Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311536
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un litige concernant un indu de prime d'activité. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer sur une somme de 123,03 euros, cette part de l'indu ayant déjà été annulée par la caisse. Concernant le solde de l'indu (485,94 euros), la juridiction a examiné le dossier au fond, en appliquant les dispositions du code de la sécurité sociale relatives au calcul de la prime d'activité (articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4 et R. 844-1). La décision finale sur le bien-fondé de cet indu restant n'est pas explicitement rapportée dans l'extrait fourni.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206034
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) pour des faits de contravention de grande voirie imputés à des riverains. Le tribunal a jugé que les défendeurs avaient, sans autorisation, occupé le domaine public fluvial et entravé la servitude de marchepied par diverses constructions. En conséquence, il les a condamnés à une amende et a ordonné la remise en état des lieux, en application des articles L. 2132-26, L. 2132-5 et L. 2132-6 du code général de la propriété des personnes publiques.
Avocat : SELARL WALTER & GARANCE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2300506
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de refus du Syndicat d'Action Foncière du Val-de-Marne de communiquer un document administratif. Le tribunal a jugé que la décision par laquelle le syndicat a exercé son droit de priorité sur des parcelles, sollicitée par la société Actipole Plus, était un document communicable au titre du code des relations entre le public et l'administration. Il a en conséquence enjoint au syndicat de communiquer ce document sous astreinte.
Avocat : ESTELLON
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301062
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler cinq titres exécutoires émis par Voies navigables de France (VNF) pour occupation sans titre du domaine public. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant qu'elle avait été introduite au-delà du délai raisonnable d'un an à compter de la notification des titres, malgré l'absence d'information sur les voies de recours. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative et sur le principe de sécurité juridique.
Avocat : AARPI LOIRÉ - HENOCHSBERG
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2401888
Le Tribunal Administratif de Versailles a statué sur une demande d'un détenu visant à obtenir communication de documents administratifs le concernant (dossier disciplinaire, décisions de placement, etc.) et l'annulation d'un refus implicite. Le tribunal a admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et a prononcé un non-lieu à statuer sur la plupart des documents, ceux-ci ayant été communiqués après l'introduction du recours. Concernant la décision de retrait du fauteuil roulant, dont l'administration soutenait l'inexistence, le tribunal a rejeté la demande d'annulation du refus de communication.
Avocat : CHAPELLE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2406300
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler la décision de retrait de son permis de conduire et plusieurs retraits de points. La juridiction a jugé que les conclusions relatives à la décision principale et à certains retraits étaient sans objet ou irrecevables, notamment en raison de la restitution ultérieure de points. Elle a estimé que les autres moyens, fondés sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route concernant l'information du conducteur, n'étaient pas établis.
Avocat : SELARL FRANCK COHEN AVOCAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2411519
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A... qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet des Yvelines. Le tribunal estime que l'administration n'a pas commis d'erreur en procédant à ce classement, car le requérant n'a pas répondu à une mise en demeure de produire des observations, et un éventuel retard de réception ne l'en a pas empêché. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2500734
Le Tribunal administratif de Versailles annule la décision de la préfète de l'Essonne ayant classé sans suite la demande de naturalisation de M. B..., au motif d'une erreur d'appréciation. Le tribunal estime que le requérant avait bien fourni les documents demandés dans le délai imparti, notamment son acte de naissance et son acte de mariage apostillés. Il enjoint en conséquence à la préfète de reprendre l'instruction de la demande dans un délai d'un mois, en application des articles 9 et 40 du décret du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400293
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les demandes de M. C... et Mme B... visant à obtenir la décharge de rappels de TVA, d'une amende pour défaut de déclaration de comptes bancaires à l'étranger, et de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2020 et 2021. La juridiction a jugé irrecevable la contestation de l'amende et a estimé que les activités de vente en ligne de programmes sportifs et de coaching privé de M. C... n'ouvraient pas droit à l'exonération de TVA prévue par l'article 261 du code général des impôts pour les activités sportives. Elle a également rejeté le moyen tiré d'un vice de procédure lors du contrôle fiscal.
Avocat : FEAT SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301596
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de la société CTSM, qui demandait l'annulation d'un marché public attribué par le département de la Vienne pour des visites subaquatiques. Le tribunal estime que la requérante, en tant que concurrent évincé, ne démontre pas que son éviction résulte directement d'un vice dans la procédure de passation qu'elle est habilitée à invoquer. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives aux recours des tiers contre les contrats administratifs.
Avocat : CHAVASSIEUX
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400117
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de remise gracieuse d'un trop-perçu d'aide au logement de 570 euros. La requérante, bien que se déclarant de bonne foi et dans l'incapacité de rembourser, n'a pas apporté d'éléments précis sur ses ressources et charges pour établir une situation de précarité justifiant cette remise. Le tribunal a appliqué les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise gracieuse à la preuve d'une telle précarité.
Avocat : SCP BCJ
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400139
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, a examiné le recours d'une requérante contre le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le tribunal a jugé qu'il était compétent pour statuer sur cette demande et a procédé à l'examen au fond. En application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017, il a recherché si l'état de santé de la requérante, au vu des éléments produits, remplissait les conditions légales pour l'obtention de cette carte.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400175
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de décharge d'un indu de RSA. Il a jugé que l'indu, résultant du défaut de déclaration d'une pension d'invalidité, était légalement fondé, cette ressource devant être prise en compte selon les articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a également estimé que l'argument de la bonne foi de la requérante et ses allégations d'erreur de calcul n'étaient pas de nature à remettre en cause le bien-fondé de la créance.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400314
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. C... visant à obtenir la remise gracieuse totale du solde d'un indu de RSA (1 360,97 €) ou l'octroi de délais de paiement. Le juge a estimé que le requérant, bien que de bonne foi, n'apportait pas la preuve d'une situation de précarité justifiant une remise supplémentaire, car il ne détaillait pas ses ressources et charges. La décision s'appuie sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui conditionne la remise gracieuse d'une créance de RSA à la précarité ou à la bonne foi du débiteur.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400366
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de remise gracieuse totale d'une dette de 517,49 € relative à un trop-perçu d'aide au logement. La requérante, qui avait déjà bénéficié d'une remise partielle de 75 %, n'a pas apporté la preuve d'une situation de précarité l'empêchant de rembourser le solde. Le tribunal a appliqué les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent une telle remise à la démonstration de cette précarité et à l'absence de manœuvre frauduleuse.
Avocat : SCP BCJ
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400419
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la remise gracieuse totale d'un trop-perçu d'aide au logement. Le requérant, qui avait initialement bénéficié d'une remise partielle de 35%, n'a pas apporté la preuve d'une situation de précarité justifiant une remise complète du solde de 1 327,44 euros. Le tribunal a appliqué les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise d'une dette induite à la précarité du débiteur et à son absence de manœuvre frauduleuse.
Avocat : SCP BCJ
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400443
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la remise gracieuse totale d'un indu de prime d'activité. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une situation de précarité justifiant une remise supplémentaire, malgré l'absence de manœuvre frauduleuse. La décision s'appuie sur les articles L. 845-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui régissent la récupération et la remise gracieuse des indus.
Avocat : SCP BCJ
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400731
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme C... visant à obtenir la remise gracieuse totale d'un trop-perçu de prime d'activité. Le juge a estimé que la requérante, bien que pouvant être de bonne foi, n'apportait pas la preuve d'une situation de précarité justifiant une remise au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La décision de la caisse d'allocations familiales, qui avait déjà accordé une remise partielle de 50%, est ainsi confirmée.
Avocat : SCP BCJ
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2504234
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé la désignation de Mme E... comme conseillère municipale de Marans, car elle ne remplissait pas les conditions d'éligibilité prévues à l'article L. 228 du code électoral (absence de domicile et d'attache fiscale dans la commune). En application de l'article L. 270 du même code, le tribunal a proclamé M. I... élu à ce siège, celui-ci étant le premier candidat éligible suivant sur la liste après les refus des précédents.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2309955
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à réduire ses cotisations de taxe foncière bâties pour les années 2009 à 2017. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car la réclamation préalable, présentée en juin 2023, était tardive au regard de l'article R. 196-2 du Livre des procédures fiscales. Ce texte impose que les réclamations soient présentées au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle de la mise en recouvrement du rôle d'imposition.