Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2501717
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de provision formulée par un détenu en référé. Le requérant contestait le calcul de sa rémunération et des cotisations sociales prélevées sur son travail en classe II au sein de la maison d'arrêt de Douai. Le juge a estimé que l'existence de sa créance pour arriérés de salaire était sérieusement contestable par l'administration, ne remplissant pas la condition de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et du code de la sécurité sociale relatives à la rémunération et aux cotisations des personnes détenues.
Avocat : DORMIEU
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600897
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution du refus implicite de renouvellement du titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, au regard de l'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en lien avec l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600898
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B... Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que l'intérêt public lié à la menace pour l'ordre public, au vu des antécédents judiciaires du requérant, prévaut sur son intérêt individuel. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601016
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre son placement en disponibilité d'office pour raison de santé par le SDIS du Nord. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré la baisse de rémunération, et qu'aucun moyen ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L.514-4 du code général de la fonction publique.
Avocat : DOUCHAIN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600083
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur la demande du préfet de la Moselle, rejette la requête visant à ordonner l’expulsion de M. et Mme A... d’un logement situé dans un centre d’hébergement géré par la société Adoma, une personne morale de droit privé. Le juge relève que le dispositif de préparation au retour (DPAR) n’est pas un lieu d’hébergement pour demandeurs d’asile au sens de l’article L. 552-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’en dehors du cas prévu à l’article L. 552-15 du même code, il n’appartient qu’à la juridiction judiciaire de statuer sur une demande d’expulsion d’un occupant d’un immeuble appartenant à une personne morale de droit privé. Par conséquent, la juridiction administrative se déclare incompétente pour connaître de cette demande.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600419
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande visant à enjoindre au préfet du Bas-Rhin de statuer sur le renouvellement de sa carte de résident. La requérante invoquait l'urgence de sa situation, étant en attente de ce renouvellement depuis juin 2021. En cours d'instance, le préfet a accordé à Mme B... un rendez-vous pour l'instruction de sa demande. Le juge des référés a constaté que cette mesure rendait la requête sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304869
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... auprès de l'ONIAM pour les préjudices liés à sa vaccination contre la Covid-19. La juridiction a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'un lien de causalité direct et certain entre la vaccination et l'ensemble de ses troubles, notamment le syndrome inflammatoire arthralgique, distinct des complications cardiaques reconnues. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à l'indemnisation au titre de la solidarité nationale, qui exigent une telle preuve.
Avocat : UGGC & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400471
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de remise d'un indu d'allocation de logement familial. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation de précarité et la bonne foi des requérants n'étaient pas établies au point de justifier une remise gracieuse, notamment car l'indu provenait d'une omission déclarative significative (des frais réels) dans leur demande. La décision s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, relatifs au recouvrement et à la possible remise des prestations indûment versées.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400689
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la demande de remise totale d'un indu de prime exceptionnelle de fin d'année. Le requérant, un retraité aux faibles revenus, contestait la décision de la caisse d'allocations familiales de n'accorder qu'une remise partielle. Le tribunal, appliquant les décrets de 2021 et 2022 relatifs à cette prime, estime que la situation de précarité et la bonne foi du requérant ne sont pas établies, notamment en raison d'omissions déclaratives répétées concernant une pension d'invalidité perçue par son épouse.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401173
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la remise totale d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que le requérant, qui avait omis de déclarer une mission d'intérim, ne pouvait être considéré comme étant de bonne foi, condition exigée par l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles pour accorder une remise de dette. Par conséquent, la décision du département de l'Eure accordant une remise partielle de 30% est maintenue.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401481
La décision concerne une demande de remise totale d'un indu de prime d'activité. Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la demanderesse. Il applique les articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale, relatif aux conditions de remise d'un indu, et estime que la situation de précarité alléguée ne justifie pas, en l'espèce, l'octroi de cette remise gracieuse.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401701
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de remise d'un indu de prime d'activité. Le juge de plein contentieux a estimé que les conditions de bonne foi et de précarité prévues à l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale n'étaient pas remplies, l'indu résultant d'un manquement aux obligations déclaratives. La décision de la caisse d'allocations familiales refusant la remise est ainsi confirmée.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401836
**Sujet principal** : Demande de remise totale d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) pour omission de déclaration de ressources. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de remise de l'indu. Il considère que la requérante, qui a omis de déclarer de manière répétée les allocations chômage perçues par son fils majeur vivant au foyer, ne peut être regardée comme étant de bonne foi. **Textes appliqués** : Articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, définissant les conditions de récupération et de remise de l'indu de RSA ainsi que les obligations déclaratives de l'allocataire.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401886
**Sujet principal** : Recours contre le refus de remise totale d'un indu de prime d'activité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse. Il constate que l'indu est dû au fait qu'elle n'a pas déclaré des acomptes et retenues sur salaire dans ses déclarations trimestrielles, et estime qu'elle ne justifie pas des conditions (bonne foi ou précarité) pour obtenir une remise gracieuse de la dette. **Textes appliqués** : Articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4, R. 843-1, R. 846-5 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, relatifs au calcul, à la déclaration des ressources et à la récupération/remise des indus de prime d'activité.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401961
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la remise totale d'un indu de prime d'activité. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation de précarité et la bonne foi du requérant, conditions prévues par l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, n'étaient pas établies pour justifier une remise gracieuse. La décision se fonde sur le fait que l'indu est né d'un manquement aux obligations déclaratives de l'intéressé.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600455
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur la demande du maire de Brienon-sur-Armançon, ordonne une expertise sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation et R. 556-1 du code de justice administrative. L’expert désigné devra constater l’état d’un immeuble présentant un risque pour la sécurité, proposer des mesures pour y remédier et se prononcer dans un délai de vingt-quatre heures.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303756
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société Méridionale du Bâtiment (SMB) qui demandait la condamnation de la commune de Bouillargues au titre du solde d’un marché public de construction d’un complexe omnisport. Le tribunal a estimé que la commune n’avait commis aucune faute en ne suspendant pas le chantier pendant la crise sanitaire du Covid-19, et que la SMB n’avait pas démontré la réalité des préjudices liés à l’allongement de la durée des travaux. Les demandes subsidiaires dirigées contre les sociétés de maîtrise d’œuvre ont également été rejetées, faute de preuve d’une faute de leur part dans le dimensionnement des aciers. La solution s’appuie sur les principes du droit des marchés publics et de la responsabilité quasi-délictuelle.
Avocat : LINDITCH
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401665
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., agent territorial, qui demandait la condamnation de la communauté d’agglomération du Gard Rhodanien à l’indemniser pour des préjudices consécutifs à un accident de service reconnu imputable. Le tribunal a estimé que la créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, la consolidation de l’état de santé de l’agent étant intervenue le 19 septembre 2018, et sa demande préalable n’ayant été présentée que le 15 février 2024. Par conséquent, la requête a été rejetée, et M. B... a été condamné à verser 1 500 euros à la collectivité au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET GIL CROS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2405045
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C..., qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 518 561,71 euros pour des fautes qu'il imputait au préfet du Gard. Le requérant soutenait que le préfet avait manqué à son obligation de contrôle en délivrant des autorisations de travail saisonnier pour un emploi permanent, requalifié en contrat à durée indéterminée par la cour d'appel de Nîmes. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait commis aucune faute, car il s'était prononcé sur la base des contrats saisonniers présentés, et que l'emploi irrégulier relevait de la responsabilité exclusive de l'employeur. En l'absence de faute de l'administration, le lien de causalité avec les préjudices allégués (perte de revenus, préjudice moral, discrimination, etc.) était absent, entraînant le rejet de toutes les conclusions indemnitaires. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail, notamment l'article R. 5221-25, et du code de justice administrative.
Avocat : AJIL
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2304174
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SARL Gardiennage Eclipse Sûreté d’un recours en plein contentieux contre une saisie administrative à tiers détenteur émise par le comptable public des hôpitaux de Toulouse pour le recouvrement d’une créance de 15 542,20 euros. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’ordre public tiré de l’incompétence de la juridiction administrative, considérant que le litige, portant sur une contestation d’un acte de recouvrement, relève de la compétence du juge de l’exécution. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens de fond soulevés par la société requérante. Cette solution s’appuie sur les dispositions des articles L. 281 et R.*281-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : THIBAUD