Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2106661

**Sujet principal** : Recours en responsabilité décennale contre les constructeurs pour des désordres affectant les terrasses d'un hôpital. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a condamné solidairement les sociétés GCC et Dumez Ile-de-France (succédant à SICRA Ile-de-France) à verser au Grand Hôpital de l'Est Francilien la somme de 889 600,44 euros, assortie d'intérêts, pour réparer les désordres causés par le choix et la pose inappropriés de lames composites sur les terrasses. **Textes appliqués** : La responsabilité est engagée au titre de la **garantie décennale** (issues des articles 1792 et suivants du code civil, applicables en contentieux administratif par renvoi), et la condamnation inclut une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MONTALESCOT AILY LACAZE

12 février 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303017

Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur deux requêtes concernant le recouvrement d'indus de prestations sociales (RSA et prime de fin d'année) et une pénalité administrative. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de l'avis de paiement pour tardiveté et incompétent pour connaître de la pénalité, relevant de l'ordre judiciaire. Sur le fond, il a rejeté les moyens de la requérante, considérant que les décisions contestées étaient régulières et que les principes du contradictoire et de motivation avaient été respectés.

12 février 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309940

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la remise totale de ses dettes d'allocation de logement sociale et de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que la situation de l'intéressé ne justifiait pas une remise gracieuse totale, au regard des critères de bonne foi et de précarité prévus par les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation. La décision contestée de la caisse d'allocations familiales, accordant seulement une remise partielle, a donc été maintenue.

12 février 2026• 8ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313609

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... qui contestait la décision de la CAF de Seine-et-Marne lui réclamant un indu de 3 083,58 € au titre de la prime d'activité et de l'APL. Le juge a estimé que la décision implicite de rejet de son recours gracieux était régulière et que la CAF avait correctement constaté l'indu, fondé sur une déclaration erronée de ressources salariales pour son époux. La décision s'appuie sur les articles L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation et L. 845-2 du code de la sécurité sociale (régissant les recours administratifs préalables), ainsi que sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration (concernant la motivation des décisions).

Avocat : EOS AVOCATS

12 février 2026• 8ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307602

Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande d'indemnisation pour préjudice anormal et spécial lié aux nuisances des travaux de la ligne 15 Sud du Grand Paris express. Les requérants, riverains de l'ouvrage, ont obtenu une indemnisation partielle. Le tribunal a rejeté la majeure partie de leurs demandes, ne retenant comme préjudice anormalement subi qu'un trouble de jouissance limité, et a condamné la Société des Grands Projets à leur verser la somme de 4 125 euros, conformément aux principes de la responsabilité sans faute pour travaux publics.

Avocat : ADDEN AVOCATS PARIS

12 février 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308266

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de Mme B... visant à annuler deux titres exécutoires émis par le département du Val-de-Marne pour recouvrer des indus de RSA. La juridiction a jugé les requêtes irrecevables car Mme B... n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le fond des moyens soulevés.

Avocat : DESFARGES

12 février 2026• 8ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302710

Le Tribunal Administratif de Toulon a statué sur deux requêtes en plein contentieux visant des redressements fiscaux (TVA et impôt sur le revenu). Le tribunal a partiellement fait droit aux demandes des contribuables, prononçant la décharge de certaines cotisations contestées, notamment en constatant que l'administration n'avait pas suffisamment motivé le rejet de la comptabilité et que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires était viciée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : AURELEX AVOCATS

12 février 2026• 4ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303496

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de contribuables contestant des rectifications fiscales et des prélèvements sociaux pour les années 2011 à 2013. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale était compétente pour requalifier des dividendes en rémunération et que les autres moyens (sur la motivation, les revenus fonciers, les avantages en nature et les majorations) n'étaient pas fondés. Il a également constaté un non-lieu à statuer partiel concernant les prélèvements sociaux, un dégrèvement ayant déjà été accordé.

Avocat : FEAT SOCIETE D'AVOCATS

12 février 2026• 4ème chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303389

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi d'un litige concernant le rejet d'une demande de carte mobilité inclusion mention "stationnement" par le département de la Vienne. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet du recours administratif préalable obligatoire, considérant que le refus de délivrer la carte n'était pas légalement justifié au regard des conditions médicales de la requérante. La juridiction a enjoint au président du conseil départemental de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai d'un mois, en application des articles L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et R. 241-12-1 du même code.

Avocat : HEILMANN

12 février 2026• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400053

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi d'une demande d'annulation de décisions refusant la remise gracieuse d'un indu de RSA et notifiant une pénalité pour fausses déclarations. Le tribunal a déclaré incompétent pour statuer sur la pénalité, relevant de la juridiction judiciaire (article L. 114-17 du code de la sécurité sociale). Sur le fond, il a rejeté la demande d'annulation concernant le refus de remise gracieuse de l'indu, considérant que la requérante ne justifiait pas des conditions légales pour en bénéficier.

Avocat : AGO SIMMALA

12 février 2026• 2ème chambre - JU
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2314066

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à réduire ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2013 à 2017. Le tribunal a jugé la demande irrecevable car la réclamation préalable obligatoire, présentée le 6 septembre 2023, était hors délai. Cette irrecevabilité est fondée sur l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, qui impose de contester les impôts directs locaux au plus tard le 31 décembre de l'année suivant celle de la mise en recouvrement du rôle.

12 février 2026• 5ème Chambre (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2402897

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de décharge de la taxe d’habitation pour 2022 présentée par Mme C... L’objet principal du litige concernait l’assujettissement à cette taxe d’un logement dont elle était locataire. Le tribunal a jugé que la requérante n’apportait pas la preuve que le logement était vide de meubles au 1er janvier 2022, date de référence pour l’imposition, conformément aux articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts. Il a également écarté les moyens relatifs à la motivation de la décision de rejet et à la demande de sursis de paiement, estimant qu’ils étaient sans incidence sur le bien-fondé de l’imposition.

12 février 2026• 5ème Chambre (JU)
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 512239

Avocat : BALAT

11 février 2026ECLI:FR:CEORD:2026:512239.20260211• Juge des référés
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 511476

Avocat : SARL GURY & MAITRE

11 février 2026ECLI:FR:CEORD:2026:511476.20260211• Juge des référés
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 498240

Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET

11 février 2026ECLI:FR:CECHR:2026:498240.20260211• 4ème et 1ère chambres réunies
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 495341

Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX

11 février 2026ECLI:FR:CECHR:2026:495341.20260211• 4ème et 1ère chambres réunies
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602430

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'Établissement Public Foncier de la Vendée en désignant un expert pour constater l'état d'une propriété voisine avant des travaux de déconstruction. Le juge a estimé que cette mesure de constat préalable, fondée sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, était utile pour prévenir un éventuel futur litige. L'expert devra établir un état des lieux contradictoire avant le début des travaux prévus sur les parcelles adjacentes.

Avocat : DAVID

11 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602432

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de l’Établissement Public Foncier de la Vendée. Le juge a ordonné une expertise pour constater l'état d'un mur mitoyen avant des travaux de déconstruction, estimant cette mesure utile pour prévenir un éventuel litige. Cette décision est fondée sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de désigner un expert pour constater des faits susceptibles de donner lieu à un contentieux.

Avocat : DAVID

11 février 2026
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500874

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D... et M. B.... Cette mesure vise à évaluer la prise en charge de Mme D... par le CHU de La Réunion dans le cadre d'un parcours de procréation médicalement assistée (PMA) entre 2016 et 2019, marqué par des échecs et des relations dégradées avec le personnel. Le tribunal a jugé la demande utile pour déterminer d'éventuelles fautes, notamment le défaut de prise en compte d'une trompe bouchée, et pour évaluer les préjudices subis. L'expertise a été confiée à un gynécologue obstétricien, sans préjudice des conclusions sur les frais de justice.

Avocat : SELARL KHLIFI-ETHEVE ET ASSOCIES

11 février 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400969

Le Tribunal Administratif de Rennes était saisi par Mme A... d’un recours contre le refus de la CAF du Morbihan de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 966,27 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité. Toutefois, la CAF a fait valoir que Mme A... avait spontanément remboursé l’intégralité de sa dette le 3 juin 2024. Constatant que le litige était devenu sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, sans examiner le bien-fondé de la demande de remise gracieuse.

11 février 2026• Vice-président Contentieux sociaux