Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505778
Le Tribunal administratif de Rennes a examiné la requête de Mme A..., reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation du Morbihan, qui demandait l'attribution d'un logement adapté à ses besoins et des dommages et intérêts. La juridiction a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que l'État avait fait une offre de logement, mais que celle-ci avait été refusée par la requérante pour des motifs jugés non fondés. Le tribunal a estimé que le logement proposé était adapté et que le comportement de Mme A..., notamment son refus de la mesure d'accompagnement social, justifiait la perte de sa priorité. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du I de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LE GUEN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507779
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de Mme B... contestant la suspension puis la radiation de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) par le département du Finistère. La requérante invoquait notamment un défaut de procédure contradictoire et une erreur de fait. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la procédure de suspension et de radiation était régulière au regard des articles L. 262-37 et L. 262-39 du code de l’action sociale et des familles, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310807
Suspension du permis de conduire pour excès de vitesse. Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. C... contestant la décision du préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il juge également inopérant le moyen contestant la réalité de l'infraction, dès lors que celle-ci a donné lieu à une composition pénale. La décision est fondée sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BERNARD AVOCAT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601446
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de provision formulée par la société MRA Groupe (Ecair) au nom de M. A... L'instance a jugé que la société requérante, n'étant pas représentée par un avocat, n'avait pas la capacité d'agir en justice pour obtenir le paiement d'une somme d'argent, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. Par conséquent, la demande fondée sur l'article R. 541-1 du même code a été déclarée irrecevable.
Avocat : GIBOIRE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503838
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision ministérielle constatant la perte de validité de son permis de conduire et les retraits de points afférents. Le juge a déclaré irrecevable la contestation du retrait lié à l'infraction du 7 septembre 2024 pour tardiveté du recours, la notification régulière étant intervenue le 24 mars 2025. S'agissant des autres infractions, le tribunal a considéré que les obligations d'information préalable prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avaient été respectées, rendant les retraits de points réguliers.
Avocat : ATIAS-ROUSSEAU-HAYOUN
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300147
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme C..., médecin remplaçant, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Bagnols-sur-Cèze pour modification tardive et rupture anticipée de son contrat de travail. Le tribunal a estimé que les documents produits, émanant d'une agence d'intérim et non de l'autorité hospitalière compétente, ne démontraient pas un engagement ferme et précis du centre hospitalier sur la durée de la mission. En conséquence, la responsabilité pour faute de l'établissement n'a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Avocat : FOUCARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600881
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 279 du livre des procédures fiscales, a rejeté la demande de M. A... et Mme C... qui contestaient le refus du comptable public d'accepter leur proposition de garantie (matériel informatique et photovoltaïque) pour obtenir le sursis de paiement de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu. Le juge a estimé que les requérants n'apportaient pas d'éléments probants sur la valeur vénale actuelle des biens, leur disponibilité ou leur saisissabilité, et que le refus de l'administration était donc justifié. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : SELAS LEX BONI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304655
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B... pour contester l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, prononcée par le ministre de l'intérieur suite à plusieurs infractions routières. Le tribunal a constaté que le ministre avait retiré, en cours d'instance, la décision d'invalidation et le retrait de points lié à l'infraction du 27 mars 2022, rendant ces conclusions sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens de M. B..., jugeant que la réalité de l'infraction du 15 août 2021 était établie par l'exécution d'une composition pénale, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, et que les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du même code lui avaient été régulièrement délivrées. La requête a donc été rejetée.
Avocat : COHEN
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600367
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur la demande du préfet de la Moselle, ordonne l’expulsion de M. et Mme A... du logement HUDA qu’ils occupent sans titre à Forbach. La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge constate que le maintien des intéressés, dont les demandes d’asile ont été définitivement rejetées, fait obstacle à l’accueil de nouveaux arrivants, ce qui caractérise l’urgence et l’utilité de la mesure. Aucune contestation sérieuse n’étant soulevée, l’expulsion est autorisée avec le concours de la force publique si nécessaire.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210384
La société Hôtel Paris Voltaire conteste devant le Tribunal Administratif de Melun la valeur locative servant de base à la cotisation foncière des entreprises et taxes annexes pour son hôtel. Le tribunal rejette sa demande, estimant que l'administration a correctement déterminé la valeur locative par voie d'appréciation directe, conformément à l'article 1498 du code général des impôts, en l'absence de local-type adapté pour un établissement de cette nature et de cette date de construction. Il juge également que les références à d'autres locaux-types et aux décisions du Conseil d'État et du Conseil constitutionnel invoquées par la requérante ne sont pas pertinentes en l'espèce.
Avocat : TZA AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207785
La société Carrefour Hypermarchés contestait devant le Tribunal Administratif de Melun la valeur locative de son hypermarché, servant de base à la cotisation foncière des entreprises pour 2020 et 2021. Le tribunal a rejeté sa demande de réduction, estimant que l'administration avait légalement procédé à l'évaluation par comparaison avec un local-type approprié. La décision s'appuie principalement sur les articles 1467, 1498 du code général des impôts et les articles 324 Z et suivants de son annexe III, relatifs aux règles d'évaluation cadastrale.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210283
Le Tribunal Administratif de Melun a jugé recevable la requête de la Société des Grands Projets contestant le rejet de sa réclamation contre des titres de perception de taxe d'aménagement. La juridiction a écarté la fin de non-recevoir opposée par l'administration, considérant que la décision de rejet du 24 mars 2022, dépourvue de mention des voies et délais de recours, ne faisait pas courir le délai contentieux de deux mois prévu à l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales. Le tribunal examinera donc le fond de la demande de réduction de taxe.
Avocat : CABINET FIDAL DIRECTION INTERNATIONALE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210286
La Société des Grands Projets contestait devant le Tribunal Administratif de Melun le refus d'un abattement de 50% sur la taxe d'aménagement pour la construction de la gare de Bagneux. Le tribunal a fait droit à sa demande, considérant que la gare, en tant qu'élément essentiel du réseau de transport Grand Paris Express, est un local à usage industriel au sens de l'article L. 331-12 du code de l'urbanisme, en raison du rôle prépondérant de ses installations techniques pour la circulation des trains. L'abattement est donc applicable, entraînant une réduction de la taxe.
Avocat : CABINET FIDAL DIRECTION PARIS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210379
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des impositions locales (CFE, TSE, etc.) pour l'année 2021, fondé sur une contestation de la valeur locative retenue. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société Stop Hôtel Pasteur. Il estime que l'administration a correctement déterminé la valeur locative en appliquant la méthode de comparaison (article 1498 du CGI, ancienne version), et que les arguments de la société (neutralisation de la réforme, utilisation d'un local-type) ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Articles 1498 et 1518 A quinquies du Code Général des Impôts (CGI).
Avocat : TZA AVOCATS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503009
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 40 000 € formulée par un professeur victime d'un accident de service reconnu. Le juge a estimé que l'obligation indemnitaire de l'État, bien qu'établie sur le fondement de la responsabilité sans faute, n'était pas suffisamment certaine en son montant pour justifier l'octroi d'une provision au titre de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur la jurisprudence relative à la réparation complémentaire des préjudices non couverts par les prestations du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Avocat : RENOULT
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2503615
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de provision de 50 000 € formulée par un enseignant pour son préjudice lié à un syndrome d'épuisement professionnel reconnu imputable au service. Le juge estime que l'existence et le montant de l'obligation indemnitaire complémentaire, au-delà de la rente d'invalidité déjà perçue, sont sérieusement contestables au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur l'interprétation des articles L. 27 et L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite concernant la réparation des préjudices des fonctionnaires.
Avocat : RENOULT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602171
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de la convalquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, car son titre actuel était encore valable au moment de la décision. La juridiction a appliqué les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BECHIR
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524791
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a prononcé l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Il a été saisi d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, pour laquelle il examine les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension), la loi du 10 juillet 1991 et son décret d'application (aide juridictionnelle provisoire), ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOLOTOALA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601351
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille concerne une requête en référé (article L. 521-3 du code de justice administrative) présentée par Mme B..., ressortissante ukrainienne bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait au juge d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction et de rouvrir son dossier de demande de titre de séjour. Le tribunal rejette la requête, considérant que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 25 novembre 2025, à laquelle le juge des référés ne peut faire obstacle. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-15-1, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401135
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de la SAS PI-OEUVRE, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 2 858 euros sur l’achat d’un véhicule Ford Transit Custom. La juridiction a estimé que ce véhicule, équipé de six places assises, était conçu pour un usage mixte (transport de personnes et de marchandises), ce qui exclut le droit à déduction de la TVA en application du 6° du 2. du IV de l’article 206 de l’annexe II du code général des impôts. Le tribunal a également écarté l’application de la doctrine administrative invoquée par la société, faute pour celle-ci de démontrer que le véhicule correspondait aux catégories ouvrant droit à déduction selon les commentaires du BOFiP.