Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507640
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de la société Elleryn contre le centre hospitalier de Gonesse pour des loyers impayés. Le juge a estimé que le bail litigieux, ayant pour seul objet le fonctionnement des services hospitaliers et ne contenant pas de clauses exorbitantes, n'était pas un contrat administratif. Par conséquent, le litige relève de la compétence de l'ordre judiciaire et non de la juridiction administrative, ce qui entraîne l'incompétence de cette dernière pour statuer sur la demande.
Avocat : RAYNALDY
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507650
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de la société La Française Immobilière contre le centre hospitalier de Gonesse pour des loyers impayés. Le juge a estimé que les baux litigieux, conclus pour les besoins de fonctionnement de l'hôpital et dépourvus de clauses exorbitantes, n'étaient pas des contrats administratifs. Par conséquent, le litige relève de la compétence de l'ordre judiciaire, et le tribunal administratif s'est déclaré incompétent pour en connaître, en application des articles L. 6 et L. 2512-5 du code de la commande publique.
Avocat : RAYNALDY
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509388
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a condamné le centre hospitalier de Gonesse à verser une provision à la société Suez RV Ile-de-France pour des factures impayées relatives à un marché public de gestion des déchets. Le juge a retenu que la créance, certaine et exigible, n'était pas sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Il a accordé la provision demandée de 106 524,87 euros, ainsi qu'une indemnité forfaitaire de recouvrement et des frais au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : DORIA AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509992
**Sujet principal** : Demande de provision sur une créance contractuelle dans le cadre d'un marché public de maîtrise d'œuvre. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il estime que l'existence de l'obligation de paiement invoquée par l'architecte à l'encontre de la commune de Puteaux est sérieusement contestable, notamment en l'absence de preuve de l'existence matérielle des marchés et de la notification du décompte. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l'octroi d'une provision au caractère non sérieusement contestable de la créance.
Avocat : CLL AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307851
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de Mme D... contestant deux refus de remise gracieuse d’indu de prime d’activité, d’un montant total de 6 925,50 euros, notifiés par la caisse d’allocations familiales de la Haute-Savoie. Ces indus résultaient de la non-déclaration d’une pension d’invalidité. Le tribunal a estimé que, malgré la bonne foi de la requérante, sa situation de précarité n’était pas suffisamment établie pour justifier une remise gracieuse, en application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a également rappelé que Mme D... pouvait solliciter un échelonnement de sa dette.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400467
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus du département de la Haute-Savoie de lui accorder une aide financière du Fonds de solidarité pour le logement (FSL) pour le maintien dans son logement. Le tribunal a estimé que la requérante n'avait pas effectué de démarches de bonne foi pour résoudre sa situation, ayant refusé sans motif valable une aide de sa caisse de retraite qui lui permettait de solder sa dette locative. La décision s'appuie sur la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 et le règlement intérieur du FSL de la Haute-Savoie, qui conditionnent l'octroi de l'aide à la recherche préalable de solutions amiables avec le créancier.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400697
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné l'opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Savoie pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement de 3 131,34 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu, invoquant un défaut de contrôle de sa déclaration par la caisse. Le tribunal a jugé irrecevable cette contestation, faute pour Mme B... d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, la requête a été rejetée.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404538
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C... qui contestait le refus du département de la Drôme de renouveler sa carte mobilité inclusion mention stationnement. Pour justifier sa décision, le tribunal a appliqué les critères stricts de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide humaine ou technique). La requérante n'a pas apporté la preuve qu'elle remplissait ces conditions, la simple détention antérieure de la carte ou la reconnaissance de travailleur handicapé étant insuffisante. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme C..., y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : RODA
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2402450
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'indemnisation de la commune de Revin pour un accident de voiture survenu sur une route enneigée et verglacée. Le tribunal a jugé que les conditions météorologiques n'étaient pas exceptionnelles pour la région et que la commune avait mis en œuvre les moyens nécessaires pour l'entretien normal de la voie publique. Par conséquent, la responsabilité de la commune n'est pas engagée, et aucune condamnation à des dépens n'a été prononcée.
Avocat : SCP DELGENES-VAUCOIS-JUSTINE
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2402538
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté les requêtes de Mme B... C... visant à annuler les décisions de la CAF de l'Aube lui réclamant le remboursement d'indus de prestations sociales (prime d'activité, aide au logement, prime exceptionnelle). Le tribunal a jugé que la CAF avait légalement considéré qu'elle vivait en couple avec M. D... A... depuis 2017, ce qui modifiait ses droits, et que la prescription de deux ans pour le recouvrement des indus, prévue par l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, était respectée.
Avocat : SCP SCRIBE-BAILLEUL-SOTTAS
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2403009
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus d'une dérogation pour percevoir le RSA en tant qu'étudiante. Le tribunal a considéré que le président du conseil départemental n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que sa situation n'était pas exceptionnelle au sens de l'article L. 262-8 du code de l'action sociale et des familles. La décision s'appuie sur le fait que la requérante n'a pas produit d'éléments suffisants pour démontrer la précarité de sa situation financière justifiant une telle dérogation.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500801
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus de remise gracieuse de deux indus de RSA. Le juge a constaté que les trop-perçus étaient fondés, la CAF ayant légitimement corrigé une erreur dans le calcul des ressources. Concernant la demande de remise gracieuse, le tribunal a estimé, en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que la situation de la requérante ne justifiait pas une telle mesure au regard des critères légaux de bonne foi ou de précarité.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500803
Sujet principal : Recours contre la mise à charge d'un indu de RSA et de prime d'activité. Juridiction : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (juge unique). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de Mme B... et confirme la décision de récupération de l'indu. Les versements reçus de son ex-mari constituent des ressources prises en compte pour le calcul du RSA, et leur remboursement ultérieur ne supprime pas le trop-perçu. Textes appliqués : Articles L. 262-2, R. 262-6, R. 262-14, R. 262-37 et R. 262-11 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208964
La commune d'Eclaibes demande réparation pour des désordres affectant son église devant le Tribunal Administratif de Lille. Le tribunal rejette la requête principale, estimant que l'action en responsabilité décennale est prescrite, le délai de dix ans étant écoulé depuis la réception des travaux. Les conclusions subsidiaires sur la responsabilité contractuelle sont également écartées, le juge administratif déclarant son incompétence pour connaître de ces demandes entre la commune et les constructeurs.
Avocat : REMPART AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411220
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le département du Nord, qui contestait un titre de perception émis par la région Hauts-de-France pour le remboursement de travaux. Le tribunal a annulé ce titre exécutoire au motif qu'il était insuffisamment motivé, car il ne mentionnait pas les bases de liquidation de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Le juge n'a pas eu à statuer sur le bien-fondé de la créance elle-même, l'annulation pour vice de forme rendant cet examen inutile.
Avocat : CABINET D'AVOCATS BCCL
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503758
**Sujet principal** : Demande d'expertise en référé dans le cadre d'une action en responsabilité pour défaut d'entretien d'un ouvrage public. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande d'expertise. Il estime qu'aucune circonstance particulière ne justifie une mesure d'instruction urgente en référé, cette appréciation relevant normalement du juge du fond saisi de l'affaire principale. **Textes appliqués** : Articles R. 532-1 et R. 625-1 du code de justice administrative, relatifs au pouvoir du juge des référés d'ordonner des mesures d'instruction.
Avocat : SELARL MEREAU - MACHEZ AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2503889
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise de la commune de Verchin concernant des désordres survenus dans l'église Saint-Omer après des travaux. Le juge a estimé, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, que l'expertise n'était pas utile. Il a motivé ce refus en relevant qu'un rapport d'expertise amiable déjà existant fournissait tous les éléments nécessaires pour un éventuel litige futur sur la responsabilité de l'entreprise Logissain.
Avocat : SELARL NEOS AVOCATS CONSEILS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512203
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un requérant visant à obtenir la communication de documents administratifs rectifiés concernant sa rémunération et ses avis d'impôt. Le juge a estimé que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, se heurtait à une contestation sérieuse, car elle tendait en réalité à obtenir de nouvelles décisions administratives plutôt qu'un simple accès à des documents. La requête a donc été jugée irrecevable dans le cadre de cette procédure d'urgence.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307405
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A..., ancien militaire, contestant le refus de la ministre des armées de lui accorder une pension militaire d'invalidité pour des acouphènes et une hypoacousie bilatérale. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. A.... Sur le fond, le jugement applique le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, notamment son article L. 2, pour déterminer si les infirmités sont imputables au service. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure indique que le requérant soutient l'imputabilité au service et un taux d'invalidité de 10% pour chaque infirmité.
Avocat : TILI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510809
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant albanais, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la précarité invoquée résultant essentiellement du maintien irrégulier de l’intéressé sur le territoire français, et ce dernier n’établissant pas de circonstances particulières justifiant un traitement prioritaire. La décision rappelle que, hors demande de renouvellement de titre de séjour, il appartient au requérant de démontrer l’urgence. Les conclusions accessoires ont été rejetées par voie de conséquence.
Avocat : BLANVILLAIN