Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500293

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi, après renvoi par la cour administrative d’appel de Paris, d’une demande indemnitaire de la Sarl Polyform et de ses associés. Ils sollicitaient la réparation des préjudices subis du fait de l’illégalité d’un arrêté de fermeture de leur atelier de construction de bateaux, pris par la direction de l’environnement sur le fondement d’une réglementation inapplicable. La Polynésie française a opposé l’irrecevabilité de la requête pour tardiveté et le caractère nouveau de certaines demandes. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions indemnitaires, jugeant que la requête était tardive et que les demandes subsidiaires constituaient des prétentions nouvelles irrecevables.

Avocat : PEYTAVIT

10 février 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500358

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la S.C.A. Tererari Poe et ses gérants pour avoir implanté sans autorisation des lignes d’élevage de nacres et une maison d’exploitation sur le domaine public maritime dans le lagon d’Apataki. Le tribunal a constaté que les installations litigieuses avaient été retirées par le contrevenant avant l’audience. En conséquence, il a relaxé les prévenus des fins de la poursuite, considérant que l’infraction avait cessé et qu’il n’y avait plus lieu de prononcer une amende ou des mesures de remise en état. La décision est fondée sur la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 relative au domaine public en Polynésie française.

10 février 2026• JUGE UNIQUE
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500361

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par la Polynésie française d’une contravention de grande voirie à l’encontre de Mme A... pour la construction d’un enrochement et d’un remblai sur le domaine public maritime à Mahina. La requérante soutenait que ces installations, réalisées sans autorisation, portaient atteinte à l’intégrité du domaine public, sur le fondement de la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004. En défense, Mme A... contestait l’empiètement, invoquant une expertise judiciaire et une demande d’occupation en cours. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration n’apportait pas la preuve suffisante de l’atteinte au domaine public, et a condamné la Polynésie française à verser 300 000 F CFP à Mme A... au titre des frais de justice.

Avocat : LAU

10 février 2026• JUGE UNIQUE
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601875

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la délivrance d’un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a jugé que faire droit à la demande du requérant reviendrait à faire obstacle à cette décision implicite, ce que l’article L. 521-3 ne permet pas. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

10 février 2026
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600254

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a été saisi par le maire de Corte sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à désigner un expert pour examiner un immeuble situé à Corte, présentant des risques potentiels pour la sécurité (escalier en bois et plancher). Le juge a fait droit à la requête en désignant un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer l'existence et l'imminence d'un danger, et de proposer des mesures de mise en sécurité. La décision s'appuie sur les articles L. 511-2, L. 511-4 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.

10 février 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504856

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., qui demandait d’enjoindre au préfet de la Côte-d’Or de l’enregistrer pour un titre de séjour. Le tribunal a constaté que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les mesures sollicitées auraient fait obstacle à l’exécution de cette décision implicite, sans prévenir un péril grave, et ne pouvaient donc être ordonnées. Les frais de procédure ont également été rejetés.

10 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2207192

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné les demandes de trois sociétés (Autocars Chauchard, Chauchard Evasion et Triangle club voyages) contestant le refus de l’administration de leur accorder des aides « coûts fixes » et « coûts fixes groupe » du fonds de solidarité pour les mois de mars à septembre 2021. La juridiction a rejeté la requête, considérant que les conclusions dirigées contre certaines décisions étaient tardives et irrecevables, et que les moyens soulevés (incompétence, vice de forme, erreur de droit, erreur d’appréciation) n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions des sociétés requérantes, y compris leurs demandes indemnitaires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent le code des relations entre le public et l’administration et les décrets n° 2020-371 et n° 2021-310 relatifs au fonds de solidarité pour les entreprises touchées par la crise sanitaire.

Avocat : SCP BONDIGUEL & ASSOCIES

10 février 2026• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505800

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise économique à la demande de la SAS LFGT31, qui exploite un commerce affecté par les travaux de la ligne C du métro. La juridiction a fait droit à la requête, non contestée par Tisséo Ingénierie, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile pour évaluer le préjudice économique allégué. L’expert devra notamment déterminer la perte de chiffre d’affaires imputable aux travaux et proposer une indemnisation, avec un suivi périodique jusqu’à la fin du chantier.

10 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507627

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi en référé par la SAS Socultur, qui demandait une expertise économique pour évaluer le préjudice subi par son commerce en raison des travaux de la ligne C du métro menés par Tisséo Ingénierie. Sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés a ordonné cette expertise, la jugeant utile pour apprécier l'impact des travaux sur le chiffre d'affaires de la société. La mission confiée à l'expert porte sur la période allant du 1er mars 2023 jusqu'à la fin des travaux, avec des rapports périodiques à déposer jusqu'en 2028.

10 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401138

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B..., qui s'est blessé en chutant dans une benne de la déchetterie de Montayral, un ouvrage public géré par la communauté de communes de Fumel Vallée du Lot. Le tribunal a reconnu la responsabilité de la collectivité pour défaut d'entretien normal, en raison de l'absence de dispositif de sécurité, et a rejeté l'exception de faute de la victime. Il a condamné la communauté de communes à verser 44 800 euros à M. B... pour ses préjudices (incidence professionnelle, préjudice d'agrément, déficit fonctionnel temporaire), avec intérêts et capitalisation, ainsi que 10 485,60 euros à la CPAM de Pau pour ses débours, plus une indemnité forfaitaire de gestion. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics et sur les articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale.

Avocat : SELARL BOISSY AVOCATS

10 février 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401227

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation du centre hospitalier Charles Perrens pour une erreur de diagnostic de bipolarité et de dépression post-partum. La requérante n'a pas démontré l'existence d'une faute, ni établi un lien de causalité entre le diagnostic allégué et le placement de son fils ou son préjudice moral. Le tribunal a appliqué l'article L. 1142-2 du code de la santé publique, qui conditionne la responsabilité des établissements de santé à une faute prouvée. Les conclusions indemnitaires et la demande de frais d'instance ont été rejetées.

Avocat : VIGREUX

10 février 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401871

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... et Mme D... d’une demande d’indemnisation pour des préjudices résultant d’une faute commise par le centre hospitalier universitaire de Bordeaux lors de sa prise en charge aux urgences en 2011. Les requérants soutenaient que l’absence de réalisation d’un scanner avec injection et une sortie prématurée avaient entraîné un retard de diagnostic d’un empyème sous-dural, justifiant un taux de perte de chance de 90 %. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital sur le fondement du I de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, mais a limité le taux de perte de chance à 5 %, estimant que les symptômes initiaux ne nécessitaient pas un tel examen et que le patient n’avait pas respecté les consignes de suivi. En conséquence, il a condamné le centre hospitalier à verser des sommes réduites aux requérants, tout en rejetant le surplus de leurs demandes.

Avocat : SELARL CABINET REMY LE BONNOIS

10 février 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503953

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné les requêtes de M. et Mme Zouairi contestant le refus du préfet de la Gironde de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à Assia Sobhi, ressortissante marocaine recueillie par le couple. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen sérieux, et une méconnaissance des articles L. 414-4 du CESEDA, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision préfectorale était légale au regard des textes applicables.

Avocat : PORNON-WEIDKNNET

10 février 2026• 5ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2203839

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société Vectalia Transport Interurbain (VTI) d’un recours en plein contentieux contestant l’attribution du lot n°1 d’un marché de transports scolaires par la région Occitanie. La requérante soutenait que son offre avait été irrégulièrement écartée, notamment en raison d’une mise en œuvre biaisée de la procédure de vérification d’offre anormalement basse et d’une violation des principes de transparence et d’impartialité dans la notation des critères techniques. Elle demandait l’annulation ou la résiliation du contrat, ainsi qu’une indemnisation de 876 849 euros pour son éviction. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant que la région n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation et que la procédure de passation était régulière au regard des principes de la commande publique et du code de la commande publique.

Avocat : FRECHE ET ASSOCIES

10 février 2026• 4ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401316

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C..., propriétaire d’un immeuble à Béziers, qui demandait la réalisation de travaux et une indemnisation pour des infiltrations d’eau dans sa cave, qu’elle attribuait au poste de relevage de la communauté d’agglomération et de son délégataire Suez Eau France. La juridiction a estimé que le lien de causalité entre l’ouvrage public et les dommages n’était pas établi, faute de preuves suffisantes, et que le préjudice n’était pas justifié dans son quantum. La demande subsidiaire d’expertise a également été rejetée, la précédente expertise n’ayant pu aboutir en raison du refus de Mme C. de poursuivre les investigations. Les conclusions indemnitaires et d’injonction ont donc été rejetées, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP JURIS EXCELL

10 février 2026• 4ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403150

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme C..., propriétaire d’une parcelle sur laquelle la communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup a réalisé des travaux d’enfouissement d’une canalisation d’eaux pluviales sans autorisation. La requérante demandait la remise en état des lieux sous astreinte ou, à titre subsidiaire, une indemnisation pour emprise irrégulière et préjudices matériel et moral. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de l’irrecevabilité de la requête, considérant qu’elle était suffisamment motivée au regard de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision semble se fonder sur les principes de la responsabilité pour emprise irrégulière et les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : SELARL VPNG AVOCATS

10 février 2026• 4ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2308212

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette l'opposition formée par Mme C... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Drôme pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 2 983,60 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu en soutenant ne pas avoir été en couple durant la période concernée. Le tribunal rappelle que, si l'opposition à contrainte est recevable sans recours administratif préalable, la contestation du bien-fondé de l'indu est subordonnée à l'exercice préalable d'un tel recours, dont la décision ne doit pas être devenue définitive. En l'espèce, la décision de la commission de recours amiable du 7 septembre 2021, rejetant le recours de Mme C..., est devenue définitive le 8 novembre 2021, soit avant l'émission de la contrainte. Par conséquent, la contestation du bien-fondé de l'indu est irrecevable, et l'opposition est rejetée.

10 février 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400427

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus du département de la Drôme de lui accorder une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La requérante invoquait une fatigabilité et des blocages de membres, mais n'a produit aucun élément médical démontrant un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, comme l'exige l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a considéré que les conditions réglementaires pour l'attribution de cette carte n'étaient pas remplies.

10 février 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401164

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du département de la Drôme de lui accorder une aide financière pour le dépôt de garantie de son logement. La décision a été prise en application de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 et du règlement intérieur du Fonds unique logement et habitat (FULH) du département. Le tribunal a constaté que les ressources mensuelles de Mme B..., soit 2 364,06 euros, correspondaient à un taux de RSA de 2,37 %, dépassant le plafond de 2,3 RSA fixé par le règlement. Dès lors, le département était tenu de refuser l'aide, sans erreur de fait ou de droit. La solution retenue est le rejet de la requête.

10 février 2026• Juge unique 5
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401575

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du département de la Haute-Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. Le juge a rappelé que, saisi en plein contentieux, il lui appartient d’apprécier si le handicap du demandeur justifie l’attribution de la carte au regard des critères fixés par le code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017. Constatant que M. B... n’apportait aucun élément médical probant démontrant une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou un besoin d’accompagnement, le tribunal a estimé que les conditions légales n’étaient pas remplies. La solution retenue est donc le rejet de la demande.

10 février 2026• Juge unique 5