Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524494

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-provision, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale de la société Cegelec Tertiaire IDF. Le juge relève que la somme provisionnelle réclamée au département des Hauts-de-Seine a été payée après l'introduction de la requête, privant celle-ci de son objet. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 541-1 du code de justice administrative pour prononcer un non-lieu à statuer sur les conclusions pécuniaires.

Avocat : MCH AVOCATS

9 février 2026
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500327

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête visant à annuler la délibération du conseil municipal du Beausset approuvant la révision de son PLU. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant l'information des conseillers municipaux et la régularité de la procédure, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de l'urbanisme.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

9 février 2026• 1ère chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510687

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par le préfet de la Moselle, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'une demande d'expulsion d'un occupant d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le préfet a ensuite déclaré se désister de sa requête. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 9 février 2026. Aucune mesure d'expulsion n'a donc été ordonnée.

9 février 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510134

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de provision formée par un contribuable contestant le prélèvement à la source et le prélèvement forfaitaire obligatoire opérés lors de la liquidation de son plan d'épargne retraite. Le juge des référés a estimé que l'existence d'une créance à l'encontre de l'État n'était pas suffisamment établie et n'était pas "non sérieusement contestable", condition requise par l'article R. 541-1 du code de justice administrative pour accorder une provision. La juridiction a notamment relevé que le contribuable n'apportait pas la preuve que les sommes litigieuses avaient effectivement été versées au Trésor public par son assureur.

Avocat : SELARL MOULINIER DULATIER ET ASSOCIES

9 février 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307068

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande d'indemnisation d'un détenu contestant la légalité d'une sanction disciplinaire de déclassement d'emploi. Le tribunal estime que l'administration pénitentiaire a respecté la procédure en convoquant en temps utile un avocat commis d'office, malgré l'absence de ce dernier à l'audience, et que cette absence ne lui est pas imputable. La décision s'appuie sur les articles R. 234-15 et R. 234-16 du code pénitentiaire relatifs aux droits de la défense.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

9 février 2026• juge unique (8)
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600182

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de Maine-et-Loire d'expulser Mme C... de son lieu d'hébergement géré par l'association ADOMA. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, notamment en raison de la situation personnelle de l'intéressée, mère isolée d'un enfant mineur scolarisé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la fin de l'hébergement.

Avocat : BEARNAIS

9 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600181

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet de Maine-et-Loire d'expulser une famille d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, malgré l'occupation prolongée du logement après le rejet définitif de la demande d'asile. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

9 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600180

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet de Maine-et-Loire visant à expulser Mme B... d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie, compte tenu de la situation de vulnérabilité particulière de l'intéressée, qui est enceinte et mère isolée de deux jeunes enfants. La juridiction a également considéré que l'application de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne faisait pas obstacle à cette appréciation.

Avocat : BEARNAIS

9 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600179

Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement du préfet de Maine-et-Loire, qui renonce à sa demande d'expulsion d'un demandeur d'asile. Le juge des référés constate que le désistement pur et simple, intervenu après l'introduction de la requête, rend sans objet la procédure engagée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il peut dès lors y être mis fin sans audience, conformément à sa mission d'office.

9 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507724

Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, avait enjoint au préfet de la Haute-Garonne de proposer un hébergement à M. A..., sous astreinte de 30 euros par jour. Constatant que l’administration a finalement relogé l’intéressé dans une résidence hôtelière à vocation sociale le 26 novembre 2025, le tribunal prononce la liquidation définitive de l’astreinte pour la période du 29 octobre au 25 novembre 2025. Il rejette la demande de majoration de l’astreinte à 200 euros par jour, l’exécution étant désormais acquise.

Avocat : BACHELET

9 février 2026• Président, magistrat désigné R.778-3
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504122

Extension du tramway de Caen – Constat préalable aux travaux. Le tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la communauté urbaine Caen La Mer et de la société Transamo. Il a désigné un expert pour constater l'état de l'immeuble situé au 134 boulevard Maréchal Leclerc à Caen, propriété du syndicat des copropriétaires de la résidence Villa Royale, avant le début des travaux d'extension du tramway prévus à partir d'avril 2026. La solution retenue est l'utilité de cette mesure de constat pour prévenir d'éventuels litiges liés aux dommages causés par les travaux.

Avocat : SELARL SALMON ET ASSOCIES

9 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601312

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant algérien, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler dans l'attente du renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Bouches-du-Rhône a convoqué l'intéressé pour retirer le récépissé sollicité, rendant les conclusions de la requête sans objet. Par une ordonnance du 9 février 2026, le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande.

9 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516374

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... qui demandait, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise médicale pour établir un lien entre sa pathologie et des violences subies, en vue d’obtenir une pension militaire d’invalidité. Le juge des référés a estimé que cette mesure d’instruction n’était pas utile, dès lors que Mme B... avait déjà saisi le tribunal d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de pension, et que le juge de ce recours pouvait lui-même ordonner une expertise s’il l’estimait nécessaire. La demande a donc été rejetée.

9 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600138

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., agent communal, qui demandait le rétablissement de ses moyens de travail. Le juge a estimé que la demande tendant à obtenir l’accès à certains logiciels et à une zone piétonne faisait obstacle à une décision administrative implicite de rejet, ce qui la rendait irrecevable. Par ailleurs, l’accès au logiciel Filr étant déjà accordé, la demande sur ce point était également irrecevable. La requête a donc été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence ou l’utilité des mesures sollicitées.

Avocat : ZAÏR NASSER

9 février 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504121

Cette décision du Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, concerne une demande de constat préalable à des travaux publics. La communauté urbaine Caen La Mer et la société Transamo ont sollicité, sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, la désignation d'un expert pour constater l'état d'un immeuble appartenant à l'État, situé sur le tracé du futur tramway. Le tribunal a fait droit à cette demande, estimant la mesure utile compte tenu du démarrage des travaux prévu en avril 2026. Il a ainsi désigné un expert chargé de constater l'état de l'immeuble avant le début du chantier.

Avocat : SELARL SALMON ET ASSOCIES

9 février 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2504123

Le Tribunal Administratif de Caen, saisi en référé par la communauté urbaine Caen La Mer et la société Transamo sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d’expertise préventive. Cette demande visait à constater l’état d’un immeuble situé à Caen avant le début des travaux d’extension du tramway, prévus à partir d’avril 2026. Le juge a fait droit à la requête, estimant la mesure utile pour prévenir d’éventuels litiges liés aux dommages causés par le chantier. Il a désigné un expert chargé de constater l’état des lieux et des propriétés riveraines potentiellement affectées.

Avocat : SELARL SALMON ET ASSOCIES

9 février 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300133

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. et Mme B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016. Les requérants contestaient notamment la motivation de la proposition de rectification concernant la valeur d’un terrain et la déductibilité d'honoraires versés par une SCI. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que les honoraires litigieux ne constituaient pas une charge déductible pour la société de personnes, mais une modalité de répartition des bénéfices.

Avocat : MICHALLON

9 février 2026• 7ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2214112

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale judiciaire concernant la prise en charge de l’enfant D... B... par les centres hospitaliers universitaires d’Angers, de Tours et de Nantes, à compter du 24 août 2014. Cette mesure vise à déterminer si les soins prodigués ont été conformes aux règles de l’art, exempts d’obstination déraisonnable et respectueux de la dignité humaine, en application des articles L. 1110-5, L. 1110-5-1, R. 4127-9 et R. 4127-37 du code de la santé publique. La mission confiée à l’expert inclut l’établissement d’un pré-rapport soumis aux observations des parties, et les frais d’expertise seront taxés ultérieurement. Les demandes des parties tendant à des réserves ou à des compléments de mission ont été prises en compte dans le cadre de cette décision.

Avocat : DEREC

9 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510603

Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain en situation irrégulière, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la précarité invoquée résultant du maintien irrégulier de l'intéressé sur le territoire et aucun élément ne justifiant un traitement prioritaire de sa demande. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Avocat : BLANVILLAIN

9 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510605

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A..., ressortissante haïtienne titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle, afin d’enjoindre au préfet du Bas-Rhin d’apposer sa nouvelle adresse sur son titre de séjour, sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative. La requérante invoquait l’urgence et l’utilité de la mesure, se trouvant dans l’incapacité de travailler en métropole. Le préfet a fait valoir que toutes les diligences nécessaires avaient été accomplies pour résoudre un blocage technique et procéder au changement d’adresse. Le juge des référés a constaté que la demande était devenue sans objet, le problème technique étant résolu, et a prononcé un non-lieu à statuer. La demande de frais de justice a été rejetée.

Avocat : BERRY

9 février 2026