Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600209
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé sur la demande du maire de Castifao, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette décision fait suite à l'effondrement d'une maison d'habitation située sur la parcelle cadastrée section E n° 532, afin d'évaluer les risques structurels persistants pour la sécurité des tiers. Le juge a désigné une experte avec pour mission d'examiner le bâtiment, de dresser un constat de son état, de se prononcer sur l'existence et l'imminence d'un danger, et de proposer des mesures de sécurité. L'expertise devra être réalisée dans un délai de vingt-quatre heures, en présence de la commune et des propriétaires.
Avocat : PERES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600452
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi en référé par le maire de Nuits-Saint-Georges sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, a ordonné une expertise pour constater les désordres d’un immeuble appartenant à la société Habellis. L’expert désigné devra, dans les vingt-quatre heures, décrire l’état du bâtiment, évaluer l’existence d’un danger imminent et proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s’appuie sur les articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 556-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600456
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur la demande du maire de Tamnay-en-Bazois, a ordonné une expertise sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation et R. 556-1 du code de justice administrative. La mesure vise à constater les désordres d’un immeuble présentant un danger pour la sécurité des occupants et du voisinage. L’expert désigné devra, dans un délai de vingt-quatre heures, décrire l’état du bâtiment, évaluer l’existence d’un danger imminent et proposer des mesures de mise en sécurité.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600476
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 556-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du maire de Chalon-sur-Saône visant à désigner un expert pour constater les désordres de plusieurs immeubles menaçant la sécurité publique. La solution retenue ordonne une expertise dans les 24 heures, conformément à l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, afin d’évaluer les risques et proposer des mesures de mise en sécurité. L’expert devra notamment décrire l’état des bâtiments, examiner les mitoyens, et se prononcer sur l’existence d’un danger imminent.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600477
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 556-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du maire de Migé. Cette demande visait à faire constater les désordres d'un immeuble dangereux, propriété de M. A... D..., dans le cadre de la procédure de mise en sécurité prévue aux articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné un expert avec pour mission de décrire l'état de l'immeuble, de proposer des mesures pour mettre fin au danger et de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au maire de solliciter une expertise préalable à l'adoption d'un arrêté de mise en sécurité.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2302596
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C... B..., agissant pour le compte de l'indivision B..., qui demandait la condamnation de la commune de Jonquières-Saint-Vincent à lui verser 5 400 euros en réparation du préjudice résultant d'une obligation de débroussaillement qu'il estimait illégale. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, faute pour M. B... de justifier d'un mandat exprès des autres co-indivisaires pour agir en justice, un tel acte étant qualifié d'acte d'administration nécessitant un mandat tacite ou exprès au sens des articles 815-2 et 815-3 du code civil. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans examen du fond.
Avocat : CABINET ADAES AVOCATS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303519
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société Royal Star Luxery Spa, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour 2011-2012, assortis de pénalités de 80 % pour activité occulte. La société, de droit espagnol, soutenait ne pas avoir d’établissement stable en France et dénonçait une procédure de taxation d’office irrégulière. Le tribunal a estimé que l’administration avait valablement établi l’existence d’un établissement stable en France, justifiant l’imposition sur le fondement du code général des impôts et de la convention fiscale franco-espagnole de 1995. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités.
Avocat : LEV LAW AVOCATS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303769
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SARL Chez B... contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les exercices 2010 à 2013. La société invoquait l’incompétence du signataire des avis de mise en recouvrement et la prescription des impositions. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que le signataire disposait d’une délégation régulière et que la prescription avait été interrompue par la notification d’une proposition de rectification. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 256, L. 257 A, L. 169, L. 176 et L. 189 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET CONSEILS FISCAUX REUNIS (2CFR)
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304581
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de Mme A..., infirmière libérale, contestant des amendes fiscales pour défaut de déclaration de rétrocessions d'honoraires au titre des années 2019 et 2020, infligées sur le fondement du I de l'article 1736 du code général des impôts. La requérante soutenait notamment une irrégularité de procédure, une fraude à la loi et le caractère disproportionné des sanctions. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que l'administration avait fait une exacte application des textes, notamment des articles 240 et 1736 du code général des impôts, et que les amendes n'étaient pas disproportionnées au regard des principes constitutionnels et conventionnels invoqués. En conséquence, la demande de décharge ou de réduction des amendes a été rejetée.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304747
Le Tribunal administratif de Nîmes était saisi par l'ASA d'irrigation du Terroir des 3 Châteaux contestant la déchéance partielle d'une subvention régionale (dispositif de soutien aux infrastructures hydrauliques) et le refus de prise en charge de certaines factures. La région Occitanie a soulevé un non-lieu à statuer sur la décision de déchéance partielle du 25 septembre 2023, modifiée par une décision du 25 juin 2024. Le tribunal a examiné la recevabilité des conclusions et les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le vice de procédure, l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent les règlements européens (UE) n° 1303/2013, 1305/2013 et 1306/2013, le code des relations entre le public et l'administration, et le code de la commande publique.
Avocat : CABINET AD & M
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401488
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B... contestant son assujettissement à la taxe d'habitation pour 2023. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a considéré que le bien, destiné à des locations saisonnières, restait à la disposition du propriétaire au 1er janvier de l'année d'imposition, le rendant redevable de la taxe en application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts. La demande de décharge pour les années futures a également été rejetée.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2402985
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la demande de M. B... et de la MACIF visant à engager la responsabilité du centre hospitalier d’Avignon pour la perte ou le vol de son alliance en or lors de son hospitalisation en octobre 2023. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la responsabilité de l’établissement ne pouvait être engagée car les formalités de dépôt des objets de valeur avaient été correctement accomplies, M. B... ayant signé une fiche d’inventaire. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 1113-1 et suivants du code de la santé publique, qui prévoient une responsabilité de plein droit uniquement pour les objets déposés, et une responsabilité pour faute pour les objets non déposés, faute qui n’a pas été établie en l’espèce.
Avocat : CABINET PVBF ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2404891
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge de la taxe d'habitation 2024 pour un bien à Nîmes, qu'il présentait comme destiné à la location. Le tribunal a jugé que le requérant ne démontrait pas que le local était affecté à un usage autre que l'habitation personnelle, et a donc considéré qu'il était imposable conformément à l'article 1407 du code général des impôts. Par ailleurs, les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de demande préalable auprès de l'administration, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307033
Le Tribunal Administratif de Montpellier annule la décision du 5 décembre 2023 du directeur de l’emploi, du travail et des solidarités de l’Hérault fixant le complément indemnitaire annuel (CIA) de M. B..., inspecteur du travail, à 787 euros pour 2023. La juridiction retient que l’administration n’a pas évalué l’activité de l’agent pour l’année 2022 en Seine-Saint-Denis, se limitant à un montant forfaitaire, ce qui constitue une erreur de droit au regard du décret n°2014-513 du 20 mai 2014 et de l’arrêté du 25 juillet 2016. La solution retenue est l’annulation de la décision attaquée.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600903
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Bizanet sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater les désordres d'un immeuble menaçant la sécurité publique. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d'examiner l'immeuble, de déterminer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer des mesures conservatoires. Cette décision s'inscrit dans la procédure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405535
Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à indemniser Mme C... pour la carence fautive du préfet des Alpes-Maritimes à exécuter la décision de la commission de médiation du 11 avril 2023 la reconnaissant prioritaire pour un relogement, et ce malgré une ordonnance d'injonction du 31 janvier 2024. La requérante a finalement été relogée le 6 janvier 2025. Sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour la période allant du 11 octobre 2023 au 6 janvier 2025. L'indemnité a été fixée à 250 euros par personne et par an, en réparation des troubles dans les conditions d'existence.
Avocat : FARRUGIA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405701
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. C..., reconnu prioritaire pour un relogement en février 2021, qui demandait réparation pour l'absence de proposition de logement depuis un précédent jugement indemnitaire de mars 2023. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État dans l'exécution de la décision de la commission de médiation engageait sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Pour la période postérieure au 13 mars 2023, le tribunal a condamné l'État à verser à M. C... une somme de 6 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, compte tenu de la durée de la carence et de la composition de son foyer.
Avocat : LAYET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405758
Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l'État à verser 230 euros à Mme B... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 11 avril 2023. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 11 octobre 2023, date d'expiration du délai de six mois pour proposer un logement, jusqu'au relogement effectif le 27 septembre 2024. L'indemnité a été calculée sur la base de 250 euros par personne et par an, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État. Les textes appliqués sont les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LAYET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406490
Le Tribunal administratif de Nice a condamné l'État à verser 2 750 euros à Mme B... pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement de sa famille, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 8 juin 2023. La carence fautive de l'État a été établie à compter du 8 décembre 2023, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. L'indemnité a été calculée sur la base de 250 euros par personne et par an pour les cinq membres du foyer, jusqu'à la date du jugement. La requête de Mme B..., qui demandait 30 000 euros, n'a été que partiellement satisfaite.
Avocat : FARRUGIA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406818
Le Tribunal Administratif de Nice a condamné l’État à verser 2 000 euros à Mme A... pour le préjudice moral et financier subi du fait de l’absence de relogement, suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 9 mai 2023. La carence fautive de l’État a été établie, mais le préjudice a été limité à la période allant de l’expiration du délai de six mois (9 novembre 2023) jusqu’à la signature d’un bail le 8 janvier 2026. La solution s’appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur la jurisprudence du Conseil d’État.
Avocat : BESSIS-OSTY