Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2400527
**Sujet principal** : Recours contre le rejet par une commission de médiation d'une demande de reconnaissance comme prioritaire et devant être logée d'urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme A... Il considère, à la lumière des dispositions du code de la construction et de l'habitation, que la requérante ne démontre pas que son logement actuel présente les caractéristiques d'insalubrité, de dangerosité, de suroccupation ou d'indécence requises pour être reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence. **Textes appliqués** : Articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2402140
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus de la commission de médiation de la la reconnaître comme prioritaire et devant être logée d'urgence. Le tribunal a jugé que la commission avait légalement pu estimer que la requérante n'était pas de bonne foi, un critère essentiel pour bénéficier de la procédure prioritaire, en relevant des contradictions dans son dossier. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment ses articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1, relatifs aux conditions d'accès au logement social et au rôle des commissions de médiation.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2403067
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la décision de la commission de médiation de la Marne qui lui refusait la reconnaissance comme prioritaire et devant être logée d'urgence. Le juge a estimé que la décision de la commission était suffisamment motivée et que la requérante, bien que sans domicile fixe, ne démontrait pas être de bonne foi dans sa demande de logement social, condition essentielle prévue par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La demande d'injonction et la condamnation de l'État à payer une somme d'argent ont également été rejetées.
Avocat : SCP MARTEAU-REGNIER-MERCIER-PONTON
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205462
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Pharmacie Rebiai, qui demandait le remboursement d'un crédit de TVA déductible au titre de mars 2022. La juridiction a jugé que la société n'avait pas apporté les précisions suffisantes pour démontrer le bien-fondé de sa demande et a rappelé que, selon les articles 271 et 278 du code général des impôts, les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro de la COVID-19 étaient soumis à un taux de TVA de 0% pendant la période concernée, ce qui exclut tout droit à déduction. La demande de condamnation de l'État aux frais de procédure a également été rejetée au regard des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GUEY-BALGAIRIES
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400302
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné le recours de la SARL Technilogic contestant le refus de la directrice régionale des finances publiques du Grand Est de lui accorder l’aide du fonds de solidarité Covid-19 pour plusieurs mois de 2020 et 2021. La société invoquait des vices de procédure et de motivation, ainsi que son éligibilité au titre des secteurs S1 et S1bis du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette décision s’appuie sur l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020 et le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 relatifs au fonds de solidarité.
Avocat : MOITRY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601516
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune des Vans en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à évaluer les dangers présentés par un bâtiment privé menaçant la sécurité publique. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, consiste à constater l'état de l'immeuble, vérifier l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures conservatoires nécessaires.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425370
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un agent des douanes contestant le plafonnement de sa majoration d'allocation complémentaire de fonctions (ACF). Le juge a estimé que la demande indemnitaire était irrecevable, car le requérant n'avait pas chiffré son préjudice, et que le moyen tiré d'une rupture d'égalité de traitement était inopérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 2 mai 2002 relatifs à l'ACF.
Avocat : CABINET GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES (AARPI)
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2305404
La décision du Tribunal Administratif de Versailles porte sur la contestation par une entreprise de pénalités de retard provisoires infligées dans le cadre d'un marché public de travaux. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision municipale de maintien des pénalités, considérant que cette décision n'avait qu'un objet de liaison du contentieux. En revanche, l'examen au fond des conclusions indemnitaires a été engagé, sur la base des stipulations contractuelles du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et du code de la commande publique.
Avocat : SCP Jean-Philippe CASTON
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202102
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'une requérante visant à engager la responsabilité de la commune de Six-Fours-les-Plages pour ne pas l'avoir informée de l'annulation d'un permis de construire avant son acquisition immobilière. Le tribunal a jugé qu'aucune obligation légale (notamment au titre du droit de préemption urbain de l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme) n'imposait à la commune une telle information. Il a également relevé que la requérante, ayant connaissance de l'absence de certificat de conformité lors de l'achat, avait fait preuve d'imprudence en ne menant pas davantage de vérifications. Par conséquent, la commune n'a pas commis de faute engageant sa responsabilité et la demande d'indemnisation de 60 000 euros est rejetée.
Avocat : CABINET H. ANDRÉANI & V. PIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2304831
La décision concerne une demande de réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre de 2021, formulée par la SNC D’EXPLoITATION DU PARC DES EXPOSITIONS DE LA VILLE DE PARIS. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête. Il a jugé que les halls d'exposition en cause, bien qu'affectés à un service public, ne remplissaient pas les conditions pour bénéficier de l'abattement de 50% prévu par l'article 1498 du code général des impôts, leur valeur locative ayant été correctement déterminée par appréciation directe.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI FIONA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2410837
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation d'un sportif exclu définitivement d'un CREPS. Le juge a estimé que l'irrégularité procédurale ayant entraîné l'annulation de la sanction n'était pas de nature à engager la responsabilité de l'établissement, car une décision d'exclusion régulière aurait pu légalement être prise au vu des manquements répétés du requérant au règlement intérieur. La décision s'appuie sur les dispositions du code du sport et les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute.
Avocat : CABINET MEZERAC CHEVRET & ASSOCIES
Conseil d'État — N° 502515
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Conseil d'État — N° 502513
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Conseil d'État — N° 504107
Avocat : BALAT
Conseil d'État — N° 505458
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET
Conseil d'État — N° 506023
Avocat : CARBONNIER
Conseil d'État — N° 511216
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Conseil d'État — N° 511030
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400953
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus implicite de délivrance d’un permis moto. La juridiction a constaté qu’aucune décision de retrait n’avait été notifiée et que le requérant était déjà titulaire du permis depuis juin 2022. En conséquence, le recours formé contre une décision inexistante a été jugé irrecevable. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ont également été rejetées.
Avocat : GUILLOU
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600580
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé d'une fonctionnaire concernant la fin de son congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la baisse de rémunération, et qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité des décisions administratives. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Avocat : CABINET ARVIS ET BOURGEOIS AVOCATS