Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601957
**Sujet principal** : La commune d'Annay-sous-Lens demande l'expulsion en référé d'un établissement (Oasis Cuban Café) occupant sans titre une dépendance de son domaine public. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en procédure de référé. **Solution retenue** : Le juge des référés a vraisemblablement ordonné l'expulsion (la décision complète n'est pas fournie, mais la requête de la commune, fondée sur l'urgence et l'utilité, semble répondre aux critères légaux pour une telle mesure). **Textes appliqués** : La demande est principalement fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative (condition d'urgence) pour obtenir l'expulsion d'une occupation sans titre du domaine public. L'article L. 761-1 du même code est invoqué pour une condamnation aux dépens.
Avocat : SELARL GB2A AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602273
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un refus de titre de séjour et d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ancien mineur non accompagné, ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de ces décisions préfectorales. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ainsi que les règles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602600
Le Tribunal administratif de Lille rejette la demande de suspension et d'injonction formée par la société requérante contre l'arrêté municipal retirant un permis de construire tacite. Le juge des référés estime que le délai de trois mois écoulé entre la décision contestée et la saisine renverse la présomption d'urgence prévue par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner le doute sérieux sur la légalité.
Avocat : SCP LONQUEUE-SAGALOVITSCH EGLIE-RICHTERS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601402
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande du préfet de la Moselle d'expulser une famille géorgienne d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge estime que la mesure d'expulsion se heurte à une contestation sérieuse, compte tenu de la situation de grande précarité de la famille, notamment la présence de quatre enfants mineurs et l'absence de solution de relogement. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601882
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) qu'elle occupait sans titre. Le juge a fait droit à la demande du préfet de la Moselle, considérant que le maintien des occupants, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, faisait obstacle à l'accueil d'autres demandeurs et présentait un caractère d'urgence et d'utilité. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, après constat de l'infructuosité d'une mise en demeure préalable.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601942
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'une demande de référé-liberté du préfet visant à expulser des occupants d'un centre d'Accueil de Demandeurs d'Asile (CADA). Le juge des référés a pris acte du désistement pur et simple du préfet, mettant ainsi fin à la procédure. Il a également admis provisoire les occupants à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser une somme à leur avocat au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306883
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par une enseignante pour manque de diligence de l'État dans la gestion de son congé de maladie et de sa situation administrative. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, considérant que l'État n'a pas commis de faute dans la gestion de la situation de la requérante et que les préjudices allégués ne sont pas établis. **Textes appliqués** : L'article 34 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 (repris aux articles L. 822-1 et suivants du code général de la fonction publique) et l'article 34 du décret n°86-442 du 14 mars 1986, relatifs aux conditions et procédures d'octroi des congés de longue maladie et de longue durée dans la fonction publique.
Avocat : CAUTENET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404621
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) présentée par une professeure de yoga pour les années 2014 à 2023. La juridiction a jugé irrecevable la demande pour les années 2014 à 2022 en raison du délai de réclamation dépassé, conformément à l'article R. 196-2 du Livre des Procédures Fiscales. Pour l'année 2023, la requête a été rejetée au fond car l'enseignante ne remplissait pas les conditions de l'exonération prévue à l'article 1460 du Code Général des Impôts, disposant d'un local affecté à son activité et ne démontrant pas l'absence d'exclusivité de son usage.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406910
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux d'une société contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 et 2018, ainsi que la régularité de la procédure de vérification fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure. Il estime que la société ne démontre pas en quoi l'absence de restitution de certains documents saisis dans le cadre d'une enquête pénale a concrètement porté atteinte à ses droits de la défense ou au caractère contradictoire de la procédure fiscale, d'autant que l'administration a communiqué des extraits puis l'intégralité des procès-verbaux. **Textes appliqués** : Les dispositions du Livre des Procédures Fiscales relatives aux droits de la défense et au débat contradictoire lors d'une vérification de comptabilité.
Avocat : LANGEVIN AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407858
**Sujet principal** : Recours d'une société contre des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés, ainsi que contre des majorations pour manquement délibéré. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Red Transports. Il estime que la procédure de contrôle fiscal n'a pas excédé le délai légal de trois mois et que les majorations de 40% pour manquement délibéré sont justifiées. **Textes appliqués** : L'article L. 52 du Livre des Procédures Fiscales (durée du contrôle) et les dispositions du Code Général des Impôts relatives aux manquements délibérés et aux pénalités.
Avocat : INCEPTO AVOCATS FISCALITE ET CONSEIL
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400388
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par la communauté d’agglomération Cap Excellence pour contester une mise en demeure de payer une créance de plus de 18 millions d'euros relative à la vente d'eau potable. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de cette demande, relevant que le contentieux du recouvrement d'une créance non fiscale d'un établissement public local relève, en vertu des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, de la compétence du juge de l'exécution. Par conséquent, la requête a été rejetée pour incompétence.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401049
**Sujet principal** : Recours indemnitaire d'un candidat évincé contestant la régularité de la procédure de passation d'un marché public. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guadeloupe (formation de 1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'indemnisation de la société requérante. Il rappelle qu'un concurrent évincé ne peut obtenir réparation que si l'irrégularité invoquée dans la procédure de passation est en **lien direct de causalité** avec son éviction. En l'espèce, le juge estime que les irrégularités alléguées (notamment sur le caractère anormalement bas de l'offre retenue) n'ont pas causé directement l'échec de la requérante, classée troisième. **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision sur les principes généraux du contentieux des contrats administratifs et, pour l'examen des moyens, sur les dispositions du **code de la commande publique** (notamment les articles L. 2152-5 et L. 2152-6 relatifs aux offres anormalement basses).
Avocat : LAPIN RAPHAEL
Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401466
La décision concerne le refus d'accorder la protection fonctionnelle et une indemnisation à une agente municipale s'estimant victime de harcèlement moral. Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête. Le tribunal a jugé que les éléments produits par la requérante n'étaient pas suffisants pour caractériser des faits de harcèlement moral excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique, au sens des articles L. 133-2 et suivants du code général de la fonction publique.
Avocat : ARMAND
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604266
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision à un demandeur pour préjudice lié à l'absence de relogement par l'État, malgré une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable pour la période postérieure à une précédente provision, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Toutefois, le montant alloué a été fixé à 800 euros, bien inférieur aux 10 000 euros demandés, en considération de la durée de la carence et de la composition du foyer.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600988
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet du Calvados d'expulser sans délai une ancienne demandeuse d'asile d'un centre d'hébergement d'urgence (HUDA). Le juge a estimé que le maintien dans les lieux, bien qu'irrégulier depuis la fin de son droit au séjour, ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la continuité du service public pour justifier une mesure d'urgence sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile régissant la fin de l'hébergement.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304009
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... contre la commune de Nîmes pour la délivrance illégale d'un permis de construire en 2009. La juridiction a retenu l'exception de prescription quadriennale, estimant que la créance était prescrite au moment de la réclamation indemnitaire de 2023, conformément à la loi du 31 décembre 1968. Le tribunal a également mis une somme de 2 000 euros à la charge du requérant au titre des frais exposés par la commune.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401916
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de propriétaires demandant réparation pour des nuisances liées à l'installation de bornes de collecte de déchets. La juridiction a jugé que ces bornes aériennes et non fixées au sol ne constituaient pas un ouvrage public, excluant ainsi l'application du régime de responsabilité sans faute du maître d'ouvrage. En conséquence, la demande d'indemnisation et d'injonction de démantèlement a été écartée, et les requérants ont été condamnés à verser une somme au syndicat mixte pour ses frais de procédure.
Avocat : SCP CGCB ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402612
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur une demande en responsabilité médicale contre le centre hospitalier de Périgueux, suite au décès de M. B... D... après une prise en charge par le SAMU. La juridiction a retenu une faute dans l'organisation des secours, engageant la responsabilité de l'établissement public. Elle a indemnisé les préjudices des ayants droit en appliquant un taux de perte de chance, sur le fondement des règles de la responsabilité hospitalière publique.
Avocat : BABALI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406900
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande d'indemnisation d'un ressortissant turc pour préjudice financier et moral lié au refus illégal d'un titre de séjour. La juridiction a reconnu l'illégalité de la décision préfectorale du 17 janvier 2020, annulée par la cour administrative d'appel, mais a estimé que le requérant n'avait pas caractérisé le lien de causalité nécessaire entre cette faute et les préjudices allégués. La responsabilité de l'État n'est donc pas engagée.
Avocat : CESSO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307597
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une professeure des écoles demandant réparation et un reclassement rétroactif pour défaut de prise en compte de ses services antérieurs lors de sa titularisation en 2007. La juridiction a jugé que sa demande d'indemnisation était prescrite, le délai de quatre ans prévu par la loi du 31 décembre 1968 ayant commencé à courir en 2007, date à laquelle elle a eu connaissance de son classement. Les conclusions aux fins d'injonction ont également été déclarées irrecevables.
Avocat : CHARLES