Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301598

La décision du Tribunal Administratif de Limoges porte sur un litige concernant la cotisation foncière des entreprises (CFE). La société requérante contestait des droits supplémentaires pour les années 2019 à 2022, en invoquant des vices de procédure et une évaluation incorrecte de la valeur locative de terrains utilisés. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés sur la régularité de la procédure étaient inopérants et que les terrains en cause, employés à un usage commercial, étaient imposables au titre de la CFE conformément aux articles 1447, 1467 et 1381 du code général des impôts.

Avocat : BOUCLIER

5 février 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2302055

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de l'EURL Bake, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement réintégré dans les résultats de la société la valeur minorée des parts de la SAS Plastilim acquises en 2019. La décision s'appuie sur les articles 38 et 38 quinquies de l'annexe III du code général des impôts, relatifs à la détermination du bénéfice imposable et à la valeur d'origine des immobilisations.

5 février 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2302233

La société Jeld-Wen France contestait devant le Tribunal Administratif de Limoges l'assiette de sa cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2021, en demandant l'application des valeurs locatives planchers prévues à l'article 1518 B du code général des impôts suite à des fusions-absorptions. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la société n'avait pas rapporté la preuve que les conditions légales pour bénéficier de ce régime dérogatoire étaient remplies. La décision s'appuie sur les articles 1447, 1467 et 1518 B du code général des impôts, ainsi que sur les principes régissant la charge de la preuve en matière fiscale.

Avocat : RGM

5 février 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401137

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. E... visant à annuler un avis de sommes à payer émis par le département de l'Indre pour le recouvrement d'une créance liée à l'aide sociale. La juridiction a jugé que l'avis était régulier, notamment car la signataire agissait en vertu d'une délégation régulière et que la mention de sa qualité, bien que sous forme d'acronyme ("DAFB"), était suffisante. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code des relations entre le public et l'administration concernant la forme des titres exécutoires.

Avocat : MONPION

5 février 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401396

**Sujet principal** : Demande en indemnisation d'une ancienne adjointe des cadres hospitaliers contre son établissement employeur, le foyer d’accueil de Boulou-les-Roses, pour préjudice moral et troubles dans ses conditions d’existence liés à la gestion fautive de son dossier d'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Limoges (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal reconnaît la responsabilité du foyer d’accueil pour illégalité fautive, établie par l'annulation judiciaire d'une première décision de calcul de l'ARE et par les erreurs persistantes dans une décision de réexamen. Il renvoie l'affaire à une expertise médicale pour évaluer le préjudice moral allégué par la requérante. **Textes appliqués** : Les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute sont appliqués, sans référence à un article spécifique autre que ceux du code de justice administrative relatifs à la procédure.

Avocat : AVOCAT FREYSSINET JULIEN

5 février 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401435

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de décharge de la taxe d’habitation 2023 présentée par le gérant d'une SARL locataire d'immeubles pour de la location saisonnière. Le tribunal a jugé que la société, qui disposait au 1er janvier 2023 de la latitude d'accepter ou de refuser les locations, avait la disposition ou la jouissance des locaux imposables au sens des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts. Par conséquent, elle était bien redevable de la taxe, le propriétaire n'étant pas substitué au locataire dans cette obligation en l'espèce.

5 février 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501807

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, rejette la demande d'expertise présentée par le propriétaire d'un étang. Le juge estime que la demande, qui vise à faire constater l'insuffisance des travaux réalisés par le Conseil Départemental sur une digue supportant une route et à évaluer un préjudice d'exploitation, relève du fond du litige et non d'une mesure d'instruction urgente. La solution est fondée sur les dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui régit le référé mesures utiles.

Avocat : SCP PIELBERG KOLENC

5 février 2026
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502056

**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale préalable dans le cadre d'un litige relatif à la prise en charge hospitalière ayant conduit au décès d'un patient. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Limoges (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande et ordonne une expertise. Il désigne un médecin expert unique (et non un collège comme le demandait l'hôpital) pour évaluer la conformité des soins. **Textes appliqués** : L'ordonnance est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure d'expertise utile en vue d'un litige principal. La mission de l'expert portera sur l'existence éventuelle de fautes dans la prise en charge.

Avocat : SEBAN AUVERGNE

5 février 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308224

La décision concerne la contestation par une société de suppléments de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) liés à la déductibilité de pénalités logistiques. Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société. Il a jugé, en application des articles 1586 ter, 1586 sexies et suivants du code général des impôts, que ces pénalités ne pouvaient être assimilées à des "services extérieurs" déductibles pour le calcul de la valeur ajoutée, leur nature étant distincte des charges de gestion courante.

5 février 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309257

Le Tribunal Administratif de Montreuil a statué sur une demande de remboursement de crédit de TVA formulée par une société espagnole. Il a prononcé un non-lieu à statuer pour la partie du crédit (11 330,42 €) déjà remboursée par l'administration en cours d'instance. Pour le surplus de la demande, le tribunal a rejeté les conclusions de la société requérante, considérant qu'elle n'avait pas démontré son droit au remboursement, en application des articles 271 du code général des impôts et 242-0 R et 242-0 W de son annexe II.

Avocat : CABINET LAURENCE-MARIE GERARD

5 février 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2110745

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi d’une demande en restitution de retenues à la source sur des dividendes perçus par un fonds d’investissement allemand. La juridiction constate le désistement pur et simple du requérant, intervenu avant jugement. En conséquence, elle donne acte de ce désistement et met fin à l’instance sans examen du fond.

Avocat : ITRS AVOCAT

5 février 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2304991

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la société Vinci visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés. Le litige portait sur l'inclusion des plus ou moins-values issues de provisions pour dépréciation de titres de participation dans le calcul du montant net des plus-values à long terme. Le tribunal a jugé que ces éléments devaient bien être pris en compte pour déterminer l'existence d'une plus-value nette imposable, conformément aux articles 39 et 219 du code général des impôts.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

5 février 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305000

La société Vinci conteste devant le Tribunal Administratif de Montreuil l'imposition de dividendes perçus de filiales étrangères, invoquant une violation du droit de l'UE et de la CEDH. Le tribunal a rejeté ses demandes principales, considérant que la législation fiscale française (notamment les articles 145, 146 et 216 du CGI) n'établissait pas de discrimination injustifiée. La demande subsidiaire d'imputation de crédits d'impôt étrangers a également été écartée, la société n'ayant pas fourni les justificatifs requis.

5 février 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409473

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, rejette la demande d'annulation du retrait total de la prime "Ma Prime Rénov'". Le requérant avait réalisé ses travaux avant l'accusé de réception de sa demande par l'Agence Nationale de l'Habitat (ANAH), méconnaissant ainsi une condition essentielle d'éligibilité posée par le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Le tribunal écarte l'invocation du droit à l'erreur (article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration), estimant que ce dispositif ne s'applique pas à la violation d'une condition substantielle d'octroi d'une aide.

5 février 2026• 5ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2206938

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de décharge d'impôts et de pénalités formulée par les requérants, assujettis à une imposition forfaitaire sur la valeur de stupéfiants saisis. La juridiction a jugé que l'administration fiscale avait satisfait à ses obligations procédurales, notamment en vertu de l'article L. 76 B du Livre des Procédures Fiscales, en informant les contribuables et en leur permettant d'accéder aux documents justificatifs. Elle a également estimé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que l'assiette forfaitaire, fondée sur l'article 1649 quater-0 B bis du Code Général des Impôts, était régulière.

Avocat : CABINET RSDA

5 février 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2217346

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de l'Association syndicale libre du centre commercial de Villeneuve-la-Garenne, qui contestait son assujettissement à deux taxes sur les surfaces de stationnement pour les années 2019 à 2021. Le tribunal a jugé que les places de stationnement du centre commercial « Qwartz » n'étaient pas exclues du champ d'application de ces impositions. La décision s'appuie sur les articles 231 ter et 1599 quater C du code général des impôts, relatifs respectivement à la taxe sur les locaux en Île-de-France et à la taxe additionnelle sur les surfaces de stationnement.

Avocat : SCHIANO-GENTILETTI FIONA

5 février 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307475

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme C... qui contestaient leur imposition au titre de la valeur de cocaïne saisie. Le tribunal a jugé que les éléments de l'affaire, notamment l'aménagement du véhicule et la mise en examen pour des infractions de trafic, caractérisaient la « libre disposition » des biens illicites par M. C..., au sens de l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts. Il a ainsi validé la présomption de revenu imposable établie par l'administration fiscale et a écarté les moyens tirés de la violation des principes constitutionnels et de proportionnalité.

Avocat : RUBIO

5 février 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312058

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'un agent public qui sollicitait une indemnisation pour harcèlement moral et discrimination liée à sa situation familiale. Le tribunal a estimé que les éléments produits, notamment une mutation justifiée par le retrait d'une habilitation et l'éloignement du domicile, n'étaient pas suffisants pour caractériser les faits allégués. La décision s'appuie sur les articles L. 131-1 et L. 133-2 du code général de la fonction publique relatifs à la non-discrimination et au harcèlement moral.

Avocat : EL HILALI DALLA-VECCHIA

5 février 2026• 4ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2316208

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (5ème Chambre) a statué sur une demande de réduction de taxe foncière sur les propriétés bâties. La SNC d'Exploitation du Parc des Expositions de la Ville de Paris demandait l'application d'un abattement de 50% sur la valeur locative de ses halls d'exposition, au titre des années 2019 et 2020, au motif qu'ils étaient affectés à un service public ou d'utilité générale. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'exploitation commerciale d'un parc des expositions ne constitue pas, en l'espèce, une activité de service public ou d'utilité générale au sens de l'article 1498 du code général des impôts, et que l'affectation partielle à de telles activités n'était pas significative.

Avocat : SCHIANO-GENTILETTI FIONA

5 février 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509391

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de provision et d'expertise présentée par les parents d'un mineur blessé lors d'une activité de paintball organisée par la commune de Sarcelles. Le juge a estimé que les éléments du dossier ne permettaient pas d'établir à ce stade une faute de la commune dans l'organisation ou la surveillance de l'activité. La décision a été rendue sur le fondement des articles R. 541-1 et R. 532-1 du code de justice administrative relatifs au référé.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

5 février 2026