Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2200687

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL LE BLE D'OR, qui contestait une décision de remboursement d'une aide perçue au titre du dispositif d'activité partielle (14 918,38 €). Le tribunal a jugé que l'administration (la DRIEETS) était fondée à exiger ce remboursement, car la société n'avait pas produit, malgré plusieurs relances, les justificatifs nécessaires pour attester de la réalité de la réduction d'activité de ses salariés. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à l'activité partielle (articles L. 5122-1 et R. 5122-1 notamment).

Avocat : WAHRHEIT

4 février 2026• 9ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509192

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné l'extension d'une expertise technique à la compagnie Groupama Méditerranée, assureur de la commune d'Antugnac. Cette décision fait suite à une demande de M. B..., propriétaire d'un immeuble, qui souhaitait que l'assureur soit appelé dans la cause pour chiffrer l'aggravation de désordres. Le juge a considéré que cette extension présentait un caractère d'utilité pour la bonne exécution de la mission d'expertise, conformément à l'article R. 532-3 du code de justice administrative.

Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC

3 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600576

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet de se prononcer sur sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé provisoire. Cette demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est devenue sans objet après que le préfet de la Loire-Atlantique a pris une décision de rejet le 26 janvier 2026, postérieurement à l'introduction du recours.

3 février 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400849

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant un redressement fiscal au titre de l’année 2018. L’administration avait requalifié une partie de la rémunération variable de M. A..., versée par la société KPMG, en revenu exceptionnel non éligible au crédit d’impôt pour la modernisation du recouvrement (CIMR). Le tribunal a jugé que ce versement, qualifié de « bonus » et lié à des objectifs annuels, constituait un revenu exceptionnel au sens de l’article 60 de la loi de finances pour 2017, car il n’était pas susceptible d’être recueilli annuellement et présentait un caractère aléatoire. La solution retenue est le rejet de la demande de réduction des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et des intérêts de retard.

Avocat : CABINET FRANCOIS BOS

3 février 2026• 1ère chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401311

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme D... et M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2020 et 2021. Les requérants contestaient la qualification de revenus distribués par leur SCI, arguant d'une erreur d'évaluation de la surface et de la vétusté de leur logement. Le tribunal a estimé que l'administration avait correctement appliqué les articles 38 et 111 du code général des impôts, en retenant une insuffisance de loyers déclarés par la SCI. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge fiscale.

Avocat : fiscalité sociétés

3 février 2026• 1ère chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600820

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur demande de la commune de Lunel, a ordonné une expertise d’un immeuble situé place de la République présentant un risque pour la sécurité publique. La solution retenue est la désignation d’un expert chargé de constater l’état du bâtiment, d’évaluer l’existence d’un péril grave et imminent, et de proposer des mesures conservatoires. Cette décision est fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.

3 février 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2314367

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de décharge d'impôts de M. et Mme A... concernant des redressements pour les années 2014 à 2016. La juridiction estime que la procédure de notification de la proposition de rectification était régulière et que le rejet de leur comptabilité par l'administration était justifié. La décision s'appuie sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales, notamment les articles L. 48, L. 54 A et L. 57, ainsi que sur les règles régissant la charge de la preuve en matière de vérification comptable.

3 février 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503068

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme D... d'une demande de provision de 20 000 euros, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, pour obtenir réparation des préjudices subis suite à une intervention chirurgicale au CHU de Nice le 3 décembre 2024, au cours de laquelle un second dispositif intra-utérin (DIU) aurait été implanté par erreur, provoquant une infection sévère. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que l'existence d'une obligation non sérieusement contestable n'était pas établie, notamment en raison de la nécessité d'une expertise pour déterminer les responsabilités respectives du praticien libéral et de l'établissement hospitalier. Les conclusions dirigées contre M. A..., fondées sur des fautes commises dans le cadre de son activité libérale, ont été rejetées pour incompétence de la juridiction administrative.

Avocat : CABINET CHAS

3 février 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2206110

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la société Generali IARD, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser des dommages subis par son assurée lors des manifestations de "gilets jaunes" le 1er décembre 2018 au péage de Narbonne Sud. La requérante invoquait la responsabilité de plein droit de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, ou, à défaut, une faute lourde des forces de l'ordre. Le tribunal a jugé que les conditions d'engagement de la responsabilité de l'État n'étaient pas remplies, sans préciser dans cet extrait les motifs détaillés de son rejet.

Avocat : AARPI PARRINELLO VILAIN & KIENER

3 février 2026• 5ème Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307934

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les demandes de M. L... et de la société L'Equité, ainsi que celle de la CPAM de la Loire, visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Bourg-en-Bresse et des Hospices civils de Lyon. La juridiction a estimé qu'aucune faute n'était caractérisée dans la prise en charge médicale du patient par le SAMU de l'Ain et l'hôpital Louis Pradel, notamment concernant le diagnostic et le délai d'intubation. En l'absence de faute démontrée, le tribunal n'a pas retenu de perte de chance et a donc débouté les requérants de leurs demandes d'indemnisation.

Avocat : SELARL PERRON ET ASSOCIES AVOCATS

3 février 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411102

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par des propriétaires demandant le retrait d'une canalisation d'assainissement implantée sur leurs parcelles et la réparation des préjudices (pollution). La juridiction a rejeté la demande d'expertise et les conclusions en injonction de retrait, considérant notamment que la demande était prescrite. Elle a cependant retenu la responsabilité sans faute du syndicat mixte et de la communauté de communes pour les troubles anormaux de voisinage causés par l'ouvrage public, et les a condamnés in solidum à indemniser les requérants pour ce préjudice.

Avocat : SCP AXIOJURIS

3 février 2026• 6ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403855

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande en décharge de la taxe sur les logements vacants pour l'année 2023. La juridiction constate que l'administration fiscale a accordé un dégrèvement total de l'impôt contesté après l'introduction du recours. En conséquence, elle prononce un non-lieu à statuer, les conclusions du requérant étant devenues sans objet.

3 février 2026• 2e Section - 1re Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500321

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de M. Ryde, un avocat, visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de pénalités pour les années 2016 à 2018. Le tribunal a considéré que le contribuable, taxé d'office pour 2016 et 2017 pour défaut de déclaration dans les délais (articles L. 68 et L. 73 du Livre des Procédures Fiscales), n'avait pas rapporté la preuve que les sommes encaissées sur son compte bancaire à usage mixte n'étaient pas des revenus professionnels, malgré ses allégations de prêts familiaux. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant les rectifications et pénalités appliquées par l'administration fiscale.

3 février 2026• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402238

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de remboursement d'un crédit de TVA formulée par une SCI. Le tribunal a jugé que la procédure de rectification de l'administration fiscale, remettant en cause les crédits de TVA antérieurs après avoir abandonné un redressement sur la TVA collectée, était régulière. Cette décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales, notamment l'article L. 51, et considère que l'examen de nouveaux éléments justifiait ce contrôle complémentaire.

Avocat : BLONDEL AVOCATS

3 février 2026• 1 ère Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403447

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande d'indemnisation des ayants droit d'un patient décédé de la Covid-19. Les requérants sollicitaient la condamnation de l'ONIAM au titre de la solidarité nationale pour une infection nosocomiale présumée contractée lors d'une brève hospitalisation. Le tribunal a jugé que les conditions légales de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique n'étaient pas remplies, car il n'était pas établi que l'infection était survenue au cours ou au décours de cette hospitalisation.

Avocat : SELARL DE LA GRANGE & FITOUSSI

3 février 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404639

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande d'expertise médicale et de provision indemnitaire formée par un patient contre un hôpital public et un centre d'imagerie privé. Le juge a d'abord déclaré incompétent pour statuer sur les conclusions dirigées contre l'établissement privé, relevant de l'ordre judiciaire. Concernant l'hôpital public, il a estimé que les éléments du dossier ne permettaient pas d'établir, même à titre provisoire, l'existence d'une faute dans la prise en charge justifiant une expertise ou une provision. La décision s'appuie sur les articles L. 1142-1 du code de la santé publique et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : IMBERT & ASSOCIES

3 février 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408036

Le Tribunal Administratif de Melun, saisi d'une demande en responsabilité médicale contre les Hôpitaux Paris Est Val-de-Marne suite à un accouchement ayant entraîné un traumatisme crânien pour le nouveau-né, a ordonné une mesure d'instruction. La juridiction a estimé que l'état du dossier ne permettait pas de déterminer l'existence éventuelle d'une faute dans la surveillance de la parturiente, au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. En conséquence, elle a décidé de désigner un expert médical avant de statuer sur le fond de la requête.

Avocat : MALIK

3 février 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514908

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande d'expertise de la société RC Bat concernant des non-conformités sur un chantier municipal. Le juge a ordonné une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, pour constater les désordres et déterminer leur origine, tout en refusant d'étendre la mission à un audit général du chantier. La décision sur les dépens de l'expertise a été réservée.

Avocat : HOCQUARD ET ASSOCIES

3 février 2026
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2402325

Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision de la commission nationale indépendante (A...) qui n'avait accordé qu'une indemnité partielle de 8 000 euros à la requérante pour son séjour dans la cité de la Briqueterie. La juridiction a constaté une erreur de fait dans l'appréciation de la durée du séjour, qui doit être étendue jusqu'au 8 décembre 1970, et a enjoint à l'administration de recalculer l'indemnité dans un délai de deux mois. Cette solution s'appuie sur les dispositions de la loi du 23 février 2022 et du décret du 18 mars 2022 relatives à la réparation des préjudices subis par les harkis et les autres personnes rapatriées.

3 février 2026• 1ère Chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501875

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a fait droit à la demande d'un professeur des écoles visant à ordonner une expertise médicale pour évaluer les préjudices découlant d'un accident de service reconnu. La juridiction a jugé cette mesure utile dans la perspective d'une future action en indemnisation. Elle s'est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour désigner un expert et définir précisément sa mission.

Avocat : RENOULT

3 février 2026