Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401933
**Sujet principal** : Demande de décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) au titre de 2023, fondée sur une erreur de déclaration concernant une exonération en zone de revitalisation rurale (ZRR). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (6ème chambre). **Solution retenue** : Le rejet de la requête est prononcé. La requérante, exerçant une activité libérale, n'a pas valablement exercé son option pour l'exonération de CFE en ZRR dans les délais stricts prévus par le code général des impôts (CGI), et l'invocation du droit à l'erreur n'est pas recevable en l'espèce. **Textes appliqués** : Les articles 1447, 1465, 1465 A et 1477 du code général des impôts, relatifs à l'assujettissement à la CFE et aux conditions procédurales strictes pour bénéficier des exonérations en ZRR.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2305428
Le Tribunal Administratif de Lyon statue sur une demande d'indemnisation pour préjudices résultant d'une faute médicale lors d'un accouchement, déjà établie par un jugement antérieur de 2007. La juridiction doit évaluer et fixer le montant de la réparation des divers chefs de préjudice invoqués par la requérante, en tenant compte des arguments et des contre-propositions de l'établissement hospitalier défendeur, les Hospices Civils de Lyon. La décision appliquera les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de justice administrative, notamment pour le règlement des frais et dépens.
Avocat : SCP CARNOT AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406972
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SCI Les Cerisiers, qui demandait l'injonction à la commune d'Aubenas de déplacer un compteur d'eau. La juridiction a jugé la demande irrecevable, car elle ne présentait que des conclusions à fin d'injonction sans être assorties de conclusions indemnitaires préalables, ce qui est contraire aux règles de procédure du plein contentieux administratif. Le tribunal a par ailleurs écarté l'exception d'incompétence soulevée par la commune, en rappelant que les litiges relatifs au déplacement d'un ouvrage public, tel qu'un branchement d'eau, relèvent bien de sa compétence.
Avocat : SCP VEDESI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303330
**Sujet principal** : Recours en restitution de TVA pour un montant de 138 267 euros, introduit par la société Wework Paris I Tenant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (2e Section - 1re Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société comme irrecevable pour tardiveté. Il considère que le délai de recours de deux mois a couru à compter de la notification initiale du rejet partiel par l'administration fiscale (13 septembre 2022), et que la saisine ultérieure d'un conciliateur fiscal ainsi qu'un échange de courriers ne constituent pas une nouvelle réclamation régulière interrompant ce délai. **Textes appliqués** : Articles R.* 199-1 et R.* 197-3 du Livre des Procédures Fiscales (délai de recours et conditions de forme d'une réclamation contentieuse).
Avocat : CABINET DELOITTE SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2203124
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... E... et son fils M. A... C... d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’une prise en charge défaillante lors d’une opération chirurgicale subie par ce dernier le 23 juin 2006 à l’hôpital Nord (AP-HM). L’AP-HM ne contestant pas sa responsabilité, le tribunal a statué sur le montant des réparations dues, en application des principes de la responsabilité hospitalière et du code de la santé publique. La solution retenue consiste à fixer les indemnités allouées à M. C... et à Mme E..., après déduction des provisions déjà versées, en tenant compte des préjudices tels que le déficit fonctionnel permanent, les souffrances endurées et les besoins en tierce personne.
Avocat : DEGUITRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2204980
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. C... d’une demande d’indemnisation, sur le fondement de la solidarité nationale, des préjudices résultant d’un accident médical non fautif survenu le 14 mars 2016 lors d’une opération du ménisque. Le tribunal a jugé que l’accident médical non fautif ouvrait droit à réparation au titre de la solidarité nationale, en application des articles L. 1142-1 et D. 1142-1 du code de la santé publique. Il a toutefois limité l’indemnisation aux seuls préjudices non couverts par le protocole transactionnel partiel du 3 janvier 2021, rejetant les demandes relatives aux postes déjà indemnisés. La solution retenue est une condamnation partielle de l’ONIAM à verser une somme, après déduction des provisions déjà perçues.
Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303089
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande de M. C... visant à obtenir réparation de l'aggravation de son état de santé, liée à une faute commise en 2004 par le service des urgences de l'AP-HM (fracture du scaphoïde non diagnostiquée). La juridiction a reconnu l'aggravation des séquelles depuis 2020, imputable à cette faute initiale, et a appliqué le taux de perte de chance de 40 % fixé par un précédent arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille. Concernant la perte de gains professionnels futurs, le tribunal a rejeté la demande, estimant que l'expertise ne concluait pas à une inaptitude totale à toute activité professionnelle, mais seulement à une gêne pour les métiers sollicitant le poignet gauche. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité hospitalière et les dispositions du code de la santé publique.
Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307535
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de MM. B... qui sollicitaient la condamnation solidaire de l’État et de la commune de Gardanne pour le préjudice résultant de l’annulation de la vente de leur parcelle, consécutive au refus de permis de construire opposé à leurs acquéreurs. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur l’article R. 111-2 du code de l'urbanisme, n'était pas fautif, les parcelles étant situées dans une zone boisée exposée à un risque d’incendie de forêt d’aléa « exceptionnel » selon le porter à connaissance préfectoral. La solution retenue écarte toute responsabilité administrative, le refus étant légalement justifié par la nécessité de préserver la sécurité publique.
Avocat : XOUAL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2310347
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., détenu à la maison centrale d'Arles, qui demandait réparation pour 17 fouilles intégrales subies entre 2019 et 2023. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur trois fouilles, déjà indemnisées à hauteur de 300 euros par l'administration. Pour les 14 autres fouilles, le tribunal a jugé que l'administration pénitentiaire n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, en application des articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête de M. B... a donc été rejetée.
Avocat : AARPI THEMIS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400038
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme D... d’une demande d’indemnisation complémentaire dirigée contre l’ONIAM, en raison de l’aggravation de son état de santé après une colectomie subie en 2012, ayant entraîné des séquelles graves déjà partiellement indemnisées au titre de la solidarité nationale. La requérante sollicitait notamment des provisions et une indemnisation définitive pour des préjudices physiologiques et psychologiques, ainsi qu’une nouvelle expertise. Le tribunal, appliquant les dispositions du code de la santé publique relatives à la solidarité nationale, a partiellement fait droit à ses demandes en condamnant l’ONIAM à verser une somme provisionnelle de 16 000 euros pour les souffrances endurées et le déficit fonctionnel temporaire, tout en rejetant le surplus des conclusions, notamment celles relatives à l’aggravation psychologique et à l’offre insuffisante.
Avocat : SCP CABINET ROSENFELD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501653
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a été saisi par Mme B... E... et son fils M. A... C... d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’une prise en charge défaillante lors d’une opération chirurgicale subie par ce dernier le 23 juin 2006 à l’hôpital Nord, relevant de l’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille (AP-HM). L’AP-HM ne contestant pas sa responsabilité, le tribunal a condamné l’AP-HM à verser à M. C... une somme totale de 322 534 euros et à Mme E... une somme de 36 499,10 euros, sous déduction des provisions déjà versées, en réparation de leurs préjudices respectifs. Cette solution a été retenue sur le fondement des principes de responsabilité pour faute dans le service public hospitalier, en application du code de la santé publique.
Avocat : SCP CABINET ROSENFELD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515636
Le Tribunal Administratif de Marseille a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., qui a chuté au centre hospitalier de Digne-les-Bains dans la nuit du 29 au 30 avril 2024, entraînant des fractures vertébrales. La requête, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour éclairer une éventuelle action en réparation. Le centre hospitalier et son assureur ne s’y sont pas opposés. L’expert désigné devra notamment évaluer les conditions de prise en charge, rechercher d’éventuels manquements, et déterminer les préjudices subis.
Avocat : ENSEN AVOCAT
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501350
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, de proposer un logement adapté à M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 13 mars 2025. Le tribunal a écarté l'argument du préfet sur la pénurie de logements, rappelant que l'État est soumis à une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable. L'injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard passé un délai de quatre mois.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501670
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en plein contentieux, a été saisi par Mme B... pour obtenir le relogement urgent qui lui avait été reconnu par la commission départementale de médiation de la Corse-du-Sud le 17 juillet 2025. Le préfet opposait la tension du marché locatif local, mais le tribunal a rappelé que l’État est tenu à une obligation de résultat en vertu de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Constatant qu’aucune proposition de logement n’avait été faite et que l’urgence persistait, le tribunal a enjoint au préfet de loger Mme B... dans un logement de type T1 ou T2 sous quatre mois, sans assortir cette injonction d’une astreinte.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501729
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 17 juillet 2025, afin d’obtenir son relogement sous astreinte. Le juge a rappelé que l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation impose à l’État une obligation de résultat pour loger les personnes reconnues prioritaires. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été faite et que l’urgence persistait, le tribunal a ordonné à l’État de reloger M. A... dans un délai d’un mois, sous astreinte de 500 euros par mois de retard. La requête a été partiellement rejetée en ce qui concerne les conclusions indemnitaires.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501739
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation, afin d’obtenir son relogement. Le préfet de Corse-du-Sud a opposé la rareté du parc locatif et l’absence de preuve de la persistance des critères de la décision de la commission. Le tribunal a rappelé que l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation impose à l’État une obligation de résultat pour loger les personnes reconnues prioritaires. Il a ordonné le relogement de M. A... sous astreinte, constatant que l’administration n’avait pas justifié d’une offre de logement adaptée.
Avocat : VEGA
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501751
Cette décision du Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par M. C..., agent communal victime d’un accident de service le 5 juillet 2019. Le juge estime que cette mesure est utile dans la perspective d’une action en responsabilité contre la commune de Coggia, afin d’évaluer les préjudices patrimoniaux et personnels liés à la rechute de cet accident. La mission de l’expert est fixée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. En revanche, la demande de frais de justice présentée par le requérant est rejetée, la commune n’étant pas la partie perdante.
Avocat : CABINET D'AVOCATS ATEOS
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2102340
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par la SCCV Rives du moulin d’une demande d’annulation de titres exécutoires émis par la commune de Morteau pour un montant total de 122 000 euros, correspondant à des pénalités pour occupation prolongée d’un terrain communal. Le tribunal a relevé d’office que le litige, portant sur le bien-fondé de créances non fiscales issues d’une convention d’occupation précaire du domaine privé communal sans clauses exorbitantes, relevait de la compétence de la juridiction judiciaire. En conséquence, il a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sans se prononcer sur le fond. Cette solution s’appuie sur les règles de répartition des compétences entre les ordres administratif et judiciaire, en l’absence de texte attribuant le contentieux au juge administratif.
Avocat : SELARL LAURENCE BROSSET - AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2300737
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A... contestant des rappels de TVA pour la période du 26 octobre 2017 au 31 décembre 2018. L'administration avait considéré que l'activité de vente de véhicules d'occasion de M. A... s'était poursuivie de manière occulte après la radiation de son entreprise, justifiant une taxation d'office sur le fondement de l'article L. 66 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure de vérification et de l'erreur dans le calcul des sommes dues. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des rappels de TVA.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501718
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Voies Navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour circulation et stationnement sans autorisation d’un véhicule sur le domaine public fluvial (chemin de halage de la Saône). Après avoir constaté la matérialité des faits, le tribunal a condamné M. A... à une amende de 150 euros, montant minimum prévu à l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques, en raison de sa situation financière précaire. L’action domaniale a été jugée sans objet, la libération du domaine n’étant pas nécessaire.