Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500201
Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi d’une contravention de grande voirie par le directeur de l’agence des cinquante pas géométriques. Il est reproché à M. C... d’avoir, sans autorisation, édifié une construction et entreposé des déchets sur le domaine public maritime, et d’avoir supprimé des bornes d’arpentage. Le juge unique a constaté la matérialité des infractions prévues par les articles L. 2132-2 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a condamné M. C... à une amende de 1 000 euros et lui a enjoint de remettre les lieux en l’état sous astreinte.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601049
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 30 janvier 2025. La mesure sollicitée, visant à obtenir une attestation postérieure à cette décision, ferait obstacle à l’exécution de ce refus implicite. En conséquence, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans audience.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601055
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un duplicata de son titre de séjour. Le juge estime que la mesure sollicitée fait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur sa demande, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
Avocat : MICHEL-BECHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601310
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête en référé de Mme A..., qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder d'urgence à son relogement. La requérante occupait un logement ayant fait l'objet d'une interdiction définitive d'habiter, mais le juge a constaté que le propriétaire avait déjà rempli son obligation de relogement, exonérant ainsi l'État de toute obligation de substitution. La demande a donc été jugée comme faisant obstacle à une décision administrative préexistante du préfet.
Avocat : DURAND
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504375
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien. Ce dernier demandait la délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler durant l’instruction de sa nouvelle demande de titre de séjour, après l’abrogation de son expulsion. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la privation de revenus invoquée n’était pas établie, et que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, aucun texte n’imposant la délivrance d’un récépissé de travail dans cette situation. La décision s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les articles L. 431-3 et L. 433-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600367
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi en référé par le maire de la commune du Creusot sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise pour constater l'état d'un immeuble présentant un danger pour la sécurité des occupants et du voisinage. L'expert désigné devra, dans les vingt-quatre heures, décrire les désordres, proposer des mesures de mise en sécurité et évaluer l'existence d'un danger imminent. Cette décision s'inscrit dans le cadre de la procédure de police spéciale de la sécurité des bâtiments menaçant ruine, prévue aux articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600371
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur la demande du maire de Montceau-les-Mines, a ordonné une expertise d’un immeuble appartenant à la SCI Matignon, présentant un danger pour la sécurité. La décision est fondée sur les articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 556-1 du code de justice administrative. L’expert désigné devra constater l’état du bâtiment et des mitoyens, et proposer des mesures de mise en sécurité dans un délai de vingt-quatre heures.
Avocat : BOREL / DEL PRETE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600372
Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi en référé par le maire de Montceau-les-Mines sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, a ordonné une expertise pour constater les désordres d’un immeuble présentant un danger pour la sécurité. L’expert désigné devra, dans les vingt-quatre heures, décrire l’état du bâtiment, évaluer l’existence d’un danger imminent et proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s’appuie sur les articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 556-1 du code de justice administrative.
Avocat : BOREL / DEL PRETE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600201
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise et de mesures conservatoires présentée par des riverains d’un projet de parc photovoltaïque à Pimorin. Les requérants contestaient la conformité du projet aux prescriptions de sécurité incendie et l’absence d’étude d’impact thermique. Le juge a estimé que la mesure d’expertise sollicitée n’était pas utile, car le litige principal sur la légalité du permis de construire avait déjà été tranché par un jugement du tribunal, actuellement en appel. La demande a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500499
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en formation de pôle contentieux sociaux, a rejeté les requêtes de M. E... contestant d'une part, un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 31 387,20 euros pour la période de juin 2021 à juillet 2024, et d'autre part, une amende administrative de 9 302 euros. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut de contradictoire et l'absence de revenus, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : COSTE
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500947
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en formation de pôle contentieux sociaux, a examiné l'opposition de M. D... à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de Vaucluse pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité. Le requérant contestait le bien-fondé de cet indu, arguant notamment que la vie maritale retenue par la caisse n'était pas établie pour la période en litige. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a validé la contrainte. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale, notamment les articles L. 161-1-5 et R. 133-3, qui régissent la procédure de contrainte pour le recouvrement des prestations indues.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501382
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la demande de Mme F... visant à obtenir l’annulation du refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 949,80 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité pour contester la décision de la caisse d’allocations familiales de Vaucluse. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a rappelé que la remise gracieuse peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fausse déclaration frauduleuse. Il a estimé que l’indu résultait d’un manquement aux obligations déclaratives de Mme F..., ce qui excluait la bonne foi, et a rejeté sa requête. La décision s’appuie sur les articles L. 262-46 et suivants du code de l’action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501472
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a examiné la requête de M. D... contestant la décision du département de Vaucluse confirmant la fin de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le requérant soutenait ne pas avoir reçu la convocation à un entretien pour un retour prioritaire vers l’emploi. Le tribunal a rappelé qu'il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, d'examiner les droits de l'intéressé en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait, et non les vices propres de la décision attaquée. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les articles L. 262-28, L. 262-29, L. 262-34 et L. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article L. 5411-5-1 du code du travail, relatifs aux obligations des bénéficiaires du RSA et à la procédure de suspension des droits.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501783
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a examiné le recours de M. D... contre le refus de France Travail de lui accorder une rémunération de fin de formation (RFF). Le juge a rappelé qu'il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, d'examiner les droits de l'intéressé au regard des circonstances de fait et de droit, et non les vices propres de la décision attaquée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail et la délibération n° 2024-37 du conseil d'administration de France Travail, qui conditionnent le versement de la RFF à l'expiration des droits à l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). En l'espèce, le tribunal a constaté que M. D... avait épuisé ses droits à l'ARE et a ainsi fait droit à sa demande, en annulant la décision de refus et en enjoignant à France Travail de réexaminer sa situation.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501816
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné deux requêtes de M. E... concernant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 31 387,20 euros et une amende administrative de 9 302 euros, infligés par le département de Vaucluse. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la violation du contradictoire et de l'absence de revenus. La solution retenue est le rejet des deux requêtes, sur le fondement des dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : COSTE
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502081
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a examiné la demande de Mme C... visant à obtenir l’annulation du refus de la caisse d’allocations familiales du Gard de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 3 764,73 euros. Le tribunal a rappelé que, selon l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, une telle remise ne peut être accordée qu’en cas de bonne foi et de précarité de la situation du débiteur. En l’espèce, le juge a estimé que la requérante, qui invoquait une méconnaissance des règles déclaratives et des difficultés financières liées à des problèmes de santé, ne justifiait pas de sa bonne foi ni d’une précarité suffisante pour bénéficier d’une remise. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de Mme C....
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502133
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, annule la décision du 12 avril 2025 par laquelle la CAF du Gard a rejeté comme irrecevable la demande de remise gracieuse de M. B... pour un indu de RSA de 761,25 euros. Le tribunal juge que la notification à M. B... du courrier de demande de pièces complémentaires n’est pas établie, ce qui a méconnu ses droits de la défense et entaché d’irrégularité la procédure. La solution retenue est fondée sur les articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et les principes généraux du contradictoire.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502142
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu d'allocation de logement familiale de 3 297,67 euros. Le juge a estimé que M. B... ne pouvait ignorer que son fils n'était plus à sa charge, compte tenu de la durée et de la nature de l'omission déclarative, et qu'il ne remplissait donc pas la condition de bonne foi. En application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, la remise gracieuse est subordonnée à la fois à la précarité et à la bonne foi du débiteur. La solution retenue est le rejet de la demande de remise.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502312
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. D... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 133,69 euros. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le département, jugeant la requête suffisamment motivée. Sur le fond, il a examiné la demande au regard des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui conditionne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur. En l'espèce, le tribunal a estimé que l'indu résultait d'un manquement déclaratif de M. D..., caractérisant une absence de bonne foi, et que sa situation de précarité ne suffisait pas à justifier une remise gracieuse.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502373
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active de 2 444,46 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité, mais le tribunal a estimé que l'indu résultait d'un manquement à ses obligations déclaratives, caractérisant une absence de bonne foi. La solution est fondée sur les articles L. 262-46 et suivants du code de l’action sociale et des familles, qui subordonnent la remise gracieuse à la bonne foi ou à la précarité du débiteur, sauf en cas de fausse déclaration.