Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302177

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A... d'une opposition à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Charente-Maritime pour recouvrer un indu de prime d'activité de 6 242,71 euros. La requérante contestait la régularité de la procédure, faute de mise en demeure préalable, et sollicitait une remise de dette pour cause de bonne foi et difficultés financières. Le tribunal a rejeté le moyen d'irrégularité, estimant que deux mises en demeure avaient bien été adressées par lettres recommandées, avisées mais non réclamées. Il a également jugé que la contestation du bien-fondé de la créance était irrecevable, faute de recours préalable obligatoire devant la commission de recours amiable, comme l'exigent les articles L. 845-2 et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.

29 janvier 2026• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302584

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... contestant la décision de radiation de son droit au revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que l'état de santé du requérant, bien que connu des services départementaux, ne constituait pas un motif légitime l'exonérant de l'obligation de renouveler son contrat d'engagements réciproques. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 262-37 et L. 262-38 du code de l'action sociale et des familles, qui prévoient la suspension puis la radiation du RSA en cas de non-respect des engagements d'insertion. Le tribunal a ainsi confirmé la légalité de la décision de radiation.

29 janvier 2026• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302663

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B... contestant une amende administrative de 300 euros infligée par le président du conseil départemental de la Vienne pour fausses déclarations. La requérante, bénéficiaire du revenu de solidarité active, n'avait pas déclaré ses séjours prolongés en Grèce, ce qui constituait une omission délibérée selon le tribunal. La juridiction a estimé que la volonté de dissimulation était caractérisée, malgré l'absence d'intention frauduleuse alléguée, et a appliqué les articles L. 262-52 et R. 262-37 du code de l'action sociale et de la famille. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur sa recevabilité.

29 janvier 2026• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401266

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme B... tendant à obtenir la remise totale d’un trop-perçu de prime d’activité de 933,20 euros. Ce trop-perçu résultait de l’absence de déclaration de revenus de son conjoint. Le tribunal a estimé que, même en supposant sa bonne foi, la situation financière de la requérante ne justifiait pas une remise de dette, faute de preuves suffisantes de précarité. La décision est fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

Avocat : SCP BCJ

29 janvier 2026• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401568

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme B... pour contester le refus du président du conseil départemental des Deux-Sèvres de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » mention « stationnement pour personnes handicapées ». En cours d’instance, le département a finalement attribué la carte à Mme B... le 19 juillet 2024. Constatant que cette décision postérieure rendait sans objet le litige, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête. Cette solution est fondée sur le code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017.

29 janvier 2026• 2ème chambre - JU
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2401580

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. B... tendant à obtenir la remise gracieuse de dettes de prime d'activité, d'un montant total de 2 088,15 euros. Le juge a estimé que le requérant n'était pas de bonne foi, en raison de l'absence répétée de déclaration de ses pensions de retraite malgré une demande de la CAF. Il a également considéré que M. B... n'apportait pas la preuve d'une situation de précarité suffisante pour justifier une remise, sur le fondement de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

29 janvier 2026• 2ème chambre - JU
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2306092

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL BGMT, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2016 et 2017. La société invoquait notamment l'irrégularité de la procédure pour insuffisance de motivation de la proposition de rectification et contestait le bien-fondé des rehaussements, concernant une renonciation à recettes et des charges non déductibles. Le tribunal a jugé la proposition de rectification suffisamment motivée et a estimé que la renonciation à recettes constituait un acte anormal de gestion, étranger à une gestion commerciale normale, en application des articles 38 et 209 du code général des impôts.

Avocat : CABINET RSDA

29 janvier 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2400420

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande d'indemnisation de M. C..., qui estimait avoir subi des préjudices suite à l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 16 novembre 2021, annulé pour erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a reconnu que cette illégalité fautive engageait la responsabilité de l'État. Cependant, il a rejeté la demande d'indemnisation pour perte de salaires et dette d'hébergement, faute pour le requérant de démontrer un lien de causalité direct et certain entre l'illégalité et les préjudices allégués. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PONCET

29 janvier 2026• 8ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2403908

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à verser 1 500 euros à M. C..., ressortissant malien, en réparation des préjudices moral et dans les conditions d’existence subis par lui et ses enfants. Cette indemnisation fait suite à l’annulation, par un précédent jugement du 23 juin 2022, d’un arrêté préfectoral du 28 janvier 2022 refusant le renouvellement de son titre de séjour, illégalité fautive fondée sur la méconnaissance de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La période de préjudice a été appréciée jusqu’à la délivrance tardive du titre de séjour le 6 juin 2023. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MAILLARD

29 janvier 2026• 8ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500550

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d’urgence, a examiné les requêtes de M. C... D... contestant plusieurs décisions de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Maritime portant sur des indus d’aides exceptionnelles (300 euros en septembre 2022, 396,37 euros et 308,72 euros en décembre 2022 et 2023) et d’allocation de logement familiale (18 347 euros). Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance du principe du contradictoire et une erreur d’appréciation. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais les moyens soulevés par M. D... s’appuient sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.

Avocat : DESFARGES

29 janvier 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500551

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné les requêtes de M. C... D... contestant plusieurs indus d’aides sociales (aide exceptionnelle de 300 €, aides exceptionnelles de fin d’année de 396,37 € et 308,72 €, et allocation de logement familiale de 18 347 €) mis à sa charge par la CAF de la Seine-Maritime. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance du contradictoire et une erreur de droit. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions de la CAF étaient justifiées. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment l'article L. 262-46, et du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : DESFARGES

29 janvier 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405324

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé la décision du 24 mars 2025 par laquelle le président du conseil départemental de la Seine-Maritime a refusé de délivrer à Mme A... la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le tribunal a estimé que la requérante, qui souffre d’une perte d’usage d’un bras et d’une scoliose limitant son périmètre de marche à moins de 100 mètres, remplissait les conditions prévues par l’arrêté du 3 janvier 2017. Il a enjoint au département de lui délivrer cette carte pour une durée d’un an.

Avocat : MUTA

29 janvier 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500046

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait l'annulation de la décision de la CAF de la Seine-Maritime lui accordant une remise gracieuse partielle d'un indu d'aide personnelle au logement (APL) de 741,81 euros, ainsi que la remise totale de sa dette. Le tribunal a estimé que la requérante n'établissait pas sa situation de précarité, ses ressources mensuelles (supérieures à 1 500 euros) lui permettant de faire face à des charges inférieures à 900 euros. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation.

29 janvier 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500187

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait la décision de la CDAPH de la Seine-Maritime du 18 novembre 2024 lui accordant la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) à compter de cette date, et non de sa demande du 7 mars 2024. Le juge a rappelé que son office consiste à se prononcer sur le droit à la RQTH à la date de sa décision, et non sur la rétroactivité de la reconnaissance. Aucune disposition législative ou réglementaire, notamment des articles L. 5213-1 et suivants du code du travail et L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles, ne prévoit que la RQTH puisse être accordée avec un effet rétroactif à la date de la demande. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

29 janvier 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500294

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation du refus de la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime de lui accorder une remise gracieuse totale d'un indu d'aide personnelle au logement (APL) de 4 665,48 euros. Le tribunal a estimé que la situation de précarité du foyer n'était pas établie, les ressources mensuelles (plus de 3 000 euros) permettant de faire face aux charges et au remboursement du solde de la dette (2 190,89 euros). La décision se fonde sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation.

29 janvier 2026• POLE URGENCES
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2304229

Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par M. B..., détenu, d'une demande d'indemnisation pour un manque à gagner salarial suite à une erreur de taux horaire lors de son travail en détention entre novembre 2021 et mars 2022. Le tribunal a jugé que l'administration pénitentiaire avait appliqué un taux horaire erroné, non conforme aux articles D. 432-1 du code de procédure pénale et aux décrets fixant le SMIC. Il a fixé le préjudice à 331,92 euros pour 2021 et 799,68 euros pour 2022 en salaires bruts, mais a précisé que les cotisations sociales (CSG et CRDS) devaient être déduites, conformément au code de la sécurité sociale. En conséquence, l'Etat a été condamné à verser à M. B... la somme de 326,99 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 1er décembre 2022.

Avocat : THEMIS ET ASSOCIES

29 janvier 2026• 5ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305385

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Royal First Travel, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 322 404 euros en réparation du préjudice résultant du refus de l'aide « coûts fixes consolidation » pour décembre 2021 et janvier 2022. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car le recours indemnitaire était fondé sur l'illégalité d'une décision à objet exclusivement pécuniaire, devenue définitive, sans que la société n'ait contesté cette décision dans les délais. À titre subsidiaire, le tribunal a estimé qu'aucune faute de l'administration n'était établie, la société n'ayant pas fourni les pièces complémentaires dans le délai imparti. Aucune indemnité n'a donc été accordée.

Avocat : CAZELLES

29 janvier 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2306047

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société civile immobilière Maison de la Madeleine d’une demande de décharge de six titres de recettes émis par la commune de Provins pour un montant total de 14 425,80 euros, correspondant à des redevances d’occupation et de sécurisation du domaine public communal suite à l’effondrement d’un mur de sa propriété. La société soutenait que ces titres méconnaissaient les dispositions fixant les redevances pour occupation du domaine public à compter du 1er janvier 2021. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen soulevé n’était pas fondé, et a appliqué les articles L. 2122-1 et L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : BOURON

29 janvier 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2306625

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour le refus de la commune d'Alfortville de lui verser l'indemnité de fin de contrat due au terme de son contrat à durée déterminée. Le tribunal a examiné les dispositions de l'article L. 554-3 du code général de la fonction publique et de l'article 39-1-1 du décret du 15 février 1988. Il a jugé que M. B... ne pouvait prétendre à cette indemnité car il avait refusé le renouvellement de son contrat, ce qui constitue un cas d'exclusion prévu par les textes. Par conséquent, la requête de M. B... a été rejetée, et aucune faute de la commune n'a été retenue.

29 janvier 2026• 5ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307139

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par Mme B... d’un recours contestant un indu de prime d’activité de 685,56 euros, confirmé par la caisse d’allocations familiales le 14 juin 2023. En cours d’instance, la caisse a procédé à une régularisation, annulant 581,96 euros de l’indu et reversant 29,84 euros à la requérante. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer à hauteur de 611,80 euros, les conclusions étant devenues sans objet sur cette partie. Sur le solde restant de 73,76 euros, le tribunal a rejeté la requête, estimant que la prime d’intéressement perçue par Mme B... devait être incluse dans les ressources pour le calcul de la prime d’activité, conformément aux articles L. 842-3 et L. 842-4 du code de la sécurité sociale.

29 janvier 2026• 8ème chambre, JU