Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305623

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. et Mme C... et de la SCI 3CEL, qui demandaient la condamnation de la commune de Réalmont à les indemniser pour les préjudices résultant de l’illégalité alléguée d’une mise en demeure du 23 mars 2024 et d’un arrêté de mise en sécurité du 28 mars 2023. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance des articles L. 511-2, L. 511-8 à L. 511-11 et L. 511-19 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que, à titre subsidiaire, une rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et a rejeté l’ensemble des conclusions indemnitaires, sans faire droit aux demandes présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : THEVENOT MAYS BOSSON

29 janvier 2026• Juge unique chambre 4
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300737

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme C... d'une demande d'indemnisation de 40 000 euros pour les préjudices subis du fait de son abandon en Algérie entre 1962 et 1967 et de ses conditions d'accueil indignes dans le hameau forestier des Bellugues entre 1976 et 1980. La requérante invoquait la responsabilité pour faute de l'État, et subsidiairement la responsabilité sans faute pour rupture d'égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes. Il a jugé que les conclusions relatives à l'abandon en Algérie relevaient d'un acte de gouvernement insusceptible de recours, et que les préjudices liés à l'accueil étaient déjà couverts par l'indemnisation forfaitaire prévue par la loi du 23 février 2022, dont le champ d'application était limité à la période antérieure au 31 décembre 1975.

Avocat : MCL AVOCATS

29 janvier 2026• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301320

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme D..., professeure stagiaire licenciée par le ministre de l’éducation nationale après deux échecs à la titularisation. La juridiction a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par l'administration, jugeant la requête recevable. Sur le fond, elle a estimé que l'arrêté de licenciement du 27 octobre 2022 était légal, l'auteur de l'acte disposant d'une délégation de signature régulière et la décision n'étant pas soumise à une obligation de motivation. Le tribunal a également considéré que la consultation de la commission administrative paritaire n'était pas requise et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en licenciant l'intéressée.

Avocat : CARMONA

29 janvier 2026• 3ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504510

Le Tribunal Administratif de Toulouse a homologué un accord de médiation conclu le 24 avril 2025 entre l'établissement public Tisséo voyageurs et les sociétés Poma et Altiservice. Cet accord visait à résoudre un différend relatif à l'application de pénalités dans le cadre d'un marché public de conception, réalisation et maintenance du téléphérique urbain toulousain Téléo. La solution retenue est l'homologation de l'accord, lui conférant force exécutoire sur le fondement de l'article L. 213-4 du code de justice administrative.

Avocat : BOSCO AVOCATS

29 janvier 2026• 4ème Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305505

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme A... contestant des indus de revenu de solidarité active, de prime exceptionnelle de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité, d'un montant total initial de 18 532,21 euros, notifiés par la CAF des Pyrénées-Orientales. La requérante soulevait notamment des moyens tirés du défaut de motivation, du non-respect des droits de la défense et de sa bonne foi. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A..., estimant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions de récupération des indus.

29 janvier 2026• Présidente QUEMENER
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305549

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 767,42 euros pour la période de juillet 2021 à novembre 2022. Le requérant n'a pas utilement contesté le bien-fondé de l'indu, se bornant à invoquer sa bonne foi et sa méconnaissance de l'obligation de déclarer un prêt personnel et des aides familiales, sans apporter d'éléments suffisants pour remettre en cause les constatations de l'enquête. La décision s'appuie sur les articles L. 262-2, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui définissent les ressources à déclarer pour le calcul du RSA.

29 janvier 2026• Présidente QUEMENER
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2506877

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise présentée par Mme B... visant à évaluer ses préjudices suite à une chute sur la voie publique à Juvignac. La requérante imputait l'accident à un défaut d'entretien normal de la chaussée, mais le juge a estimé la mesure inutile car un recours au fond était déjà en cours d'instruction. En application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, l'utilité de l'expertise n'était pas établie, le juge du fond pouvant ordonner une mesure similaire dans le cadre de ses pouvoirs d'instruction. Les conclusions de la métropole de Montpellier au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : BARD MAZARINE

29 janvier 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600600

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la SPL Territoire 34. Cette mesure vise à constater l'état initial des propriétés voisines susceptibles d'être affectées par des travaux de réhabilitation et de construction dans le centre-ville de Lunel. Le juge a fait application des articles R. 531-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, estimant la demande utile pour prévenir d'éventuels litiges. L'expert désigné devra décrire l'état des immeubles, déterminer les causes des éventuels dommages et évaluer le coût des travaux réparatoires.

Avocat : BCCL

29 janvier 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600652

Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi en référé par la région Occitanie-Pyrénées-Méditerranée, a ordonné une expertise pour constater les désordres affectant les façades du lycée Docteur B... à Narbonne. La solution retenue est la désignation d’un expert chargé d’examiner l’immeuble, de déterminer s’il existe un péril grave et imminent pour la sécurité des occupants, et de proposer des mesures provisoires d’urgence. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation et R. 556-1 du code de justice administrative, permettant une procédure de constatation en référé.

Avocat : RICHER ET ASSOCIES

29 janvier 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600668

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur demande de la commune de Cabrerolles, a désigné un expert pour constater les désordres d’un immeuble situé à Aigues-Vives, présentant un risque pour la sécurité publique. La solution retenue est fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, qui permet au maire de solliciter une expertise préalable à un arrêté de mise en sécurité. L’expert devra examiner le bâtiment, déterminer l’existence d’un péril grave et imminent, et proposer des mesures pour y remédier.

29 janvier 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600933

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Commune de Saint-Lattier visant à faire examiner un bâtiment menaçant ruine. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, un expert a été désigné. Sa mission consiste à constater l'état du bâtiment, à évaluer le péril imminent et à proposer des mesures de sauvegarde. L'expert doit rendre son rapport dans un délai de cinq jours suivant sa nomination.

29 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204078

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant un indu de 10 156 euros au titre du revenu de solidarité active (RSA). La décision du président du conseil départemental de la Vendée du 4 mars 2022 est confirmée. Le tribunal a retenu l'existence d'une situation de concubinage, caractérisée par une vie commune stable et continue, sur la base d'un faisceau d'indices concordants (déclarations, adresse commune, mise en commun des ressources). La solution s'appuie sur les articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article 515-8 du code civil.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

29 janvier 2026• 6ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204340

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. et Mme B... qui sollicitaient la réduction de leurs cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021. Les requérants contestaient le coefficient de situation particulière de 0,05 appliqué à leur bien, estimant qu'un coefficient négatif de -0,1 aurait dû être retenu en raison de nuisances liées à des constructions environnantes. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les articles 1496 du code général des impôts et 324 R de son annexe III, en retenant une situation ordinaire pour le coefficient de situation particulière. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : MORICE-CHAUVEAU

29 janvier 2026• Magistrat : MME FRELAUT - R 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205369

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de l'Office public de l'habitat Le Mans Métropole Habitat visant à obtenir une réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020, sur le fondement des articles 1391 C et 1391 E du code général des impôts. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé un dégrèvement de 1 810 euros en cours d'instance. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les dépenses de travaux litigieuses n'étaient pas indissociables des travaux d'accessibilité pour personnes handicapées et que leur caractère d'économies d'énergie n'était pas établi.

29 janvier 2026• Magistrat : MME FRELAUT - R 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205416

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de la SCI BMB tendant à la décharge de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour 2020, contestant le taux fixé par la communauté urbaine Angers Loire Métropole. La requérante invoquait l’illégalité de la délibération du 10 février 2020, estimant que le produit de la taxe était disproportionné par rapport aux dépenses du service, en violation de l’article 1520 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de la disproportion manifeste n’était pas fondé, sans qu’il soit besoin de statuer sur la substitution de taux demandée à titre subsidiaire par l’administration.

Avocat : LEX PUBLICA

29 janvier 2026• Magistrat : MME FRELAUT - R 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205625

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. D... tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. Le juge a estimé que la vacance de la maison d'habitation, bien que liée à un arrêté d'insalubrité, n'était pas indépendante de la volonté du propriétaire, condition requise par l'article 1389 du code général des impôts pour bénéficier du dégrèvement. L'administration a pu substituer ce motif à celui initialement retenu, sans priver le contribuable de garanties. En conséquence, la requête a été rejetée.

29 janvier 2026• Magistrat : M. BARES - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206815

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... qui demandait le plafonnement de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 en fonction de ses revenus. La requérante invoquait l'article 1391 B ter du code général des impôts, mais le tribunal a constaté que sa cotisation de 987 euros était inférieure à 50 % de son revenu fiscal de référence de 21 877 euros. Dès lors, les conditions légales du dégrèvement n'étaient pas remplies. La solution retenue est le rejet de la demande, fondée sur les articles 1391 B ter et 1417 du code général des impôts.

29 janvier 2026• Magistrat : M. BARES - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2211705

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme C... qui contestait le refus de la caisse primaire d’assurance maladie de Loire-Atlantique de lui accorder l’aide médicale d’État (AME). La requérante demandait l’annulation de la décision du 15 juillet 2022 et l’octroi de l’AME à compter du 28 février 2022. Le tribunal a considéré que Mme C... ne justifiait pas d’une résidence ininterrompue sur le territoire français depuis plus de trois mois, condition prévue par l’article L. 251-1 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du décret du 28 juillet 2005 relatif aux modalités d’admission des demandes d’AME.

29 janvier 2026• Magistrat : MME FRELAUT - R 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215704

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur la demande de Mme B... sollicitant une remise gracieuse totale ou partielle de ses dettes d’aide personnalisée au logement (APL) et de prime d’activité, pour un montant total initial de près de 5 870 euros. La magistrate désignée a rappelé que, statuant en plein contentieux, il lui appartient d’apprécier elle-même si la situation de précarité et la bonne foi de la requérante justifient une remise. Elle a constaté que les indus proviennent de l'absence de déclaration d'une pension alimentaire, ce qui constitue une fausse déclaration, excluant toute remise gracieuse en application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 845-3 du même code. En conséquence, la requête de Mme B... a été rejetée.

29 janvier 2026• Magistrat : Mme BAUFUME - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203095

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de la SARL Vertavienne de restauration, qui exploitait le restaurant « La Cantine Ô Moine » à Vertou. La société demandait la condamnation de Nantes Métropole à l’indemniser pour le préjudice subi du fait de travaux publics (pavage et réaménagement du quai) qui avaient empêché l’installation de sa terrasse du 19 mai au 4 juin 2021. Le tribunal a reconnu un lien de causalité direct entre les travaux et la perte de clientèle, mais a jugé que le préjudice invoqué n’était ni anormal ni spécial, car il n’excédait pas les sujétions normalement imposées aux riverains des voies publiques dans l’intérêt général. La requête a donc été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

29 janvier 2026• 1ère Chambre