Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409887
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les requêtes de M. B... contestant deux décisions 48SI du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer partiel pour la première requête, l'administration ayant retiré la décision contestée et la mention de l'infraction du 25 août 2022. Sur le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions d'annulation, jugeant que le moyen tiré du défaut d'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'était pas fondé, la réalité des infractions étant établie par les procès-verbaux.
Avocat : DE CAUMONT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409903
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B... contestant la décision 48SI du 6 juin 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points antérieurs. Le tribunal a constaté que la décision d’invalidation était devenue sans objet suite à la restitution de quatre points après un stage de sensibilisation, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point. Il a également jugé irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 13 octobre 2017 et 17 mars 2017, les points correspondants ayant été restitués avant l’introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d’information prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, considérant que les retraits de points pour les autres infractions étaient réguliers.
Avocat : DE CAUMONT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410481
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. D... contestant la décision 48SI du 6 juin 2024 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à trois infractions. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, les mentions relatives aux infractions des 6 février 2023 et 6 juillet 2021 et à la décision 48SI ayant été supprimées du relevé d'information. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable pour l'infraction du 29 mai 2023, estimant que le paiement différé de l'amende forfaitaire établissait la réception des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : FERTÉ
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410917
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... contestant la décision 48SI du 6 juin 2024 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à six infractions. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à l'infraction du 19 janvier 2022, le point correspondant ayant été restitué avant l'introduction de la requête. Pour les autres infractions, le tribunal a vérifié le respect de l'obligation d'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné la preuve de cette information pour les infractions des 13 mars 2021, 13 novembre 2022 et 12 juin 2023.
Avocat : DE CAUMONT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410985
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B... pour contester la décision 48SI du 13 juin 2024 constatant l'invalidité de son permis de conduire et les retraits de points associés. Après un désistement partiel du requérant, le tribunal a examiné le surplus des conclusions, notamment l'infraction du 2 janvier 2017. Il a jugé que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle pour le conducteur. En conséquence, le tribunal a annulé la décision 48SI et les retraits de points contestés.
Avocat : SELARL SAMSON & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411615
Le Tribunal administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B... contestant la décision 48SI du 4 juillet 2024 constatant l'invalidité de son permis de conduire et les retraits de points antérieurs. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour les infractions des 22 novembre 2023 et 15 novembre 2021, ainsi que pour la décision 48SI, leurs mentions ayant été supprimées du relevé d'information. Les conclusions relatives aux infractions des 15 juillet 2023, 26 décembre 2021 et 13 février 2020 ont été déclarées irrecevables, les points correspondants ayant été restitués avant l'introduction de la requête en application de l'article L. 223-6 du code de la route. Le surplus des conclusions de la requête a été rejeté.
Avocat : IOSCA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411723
Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête de M. A... contestant le retrait de trois points de son permis de conduire par le ministre de l'intérieur suite à une infraction du 6 décembre 2023. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il juge que la réalité de l'infraction est établie par l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. Enfin, il rappelle que la contestation de l'imputabilité de l'infraction relève du juge judiciaire et non du juge administratif.
Avocat : SIDIBE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412063
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... contestant la décision 48SI du 25 avril 2024 constatant l'invalidité de son permis de conduire et les retraits de points antérieurs. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les infractions des 24 juin 2019 et 13 août 2019 et sur la décision 48SI, ces mentions ayant été supprimées du relevé d'information. Il a également déclaré irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 11 novembre 2021, 23 août 2022, 17 novembre 2022 et 13 août 2023, les points correspondants ayant été restitués avant l'introduction de la requête en application de l'article L. 223-6 du code de la route.
Avocat : DUFOUR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317123
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la SCI du 168 boulevard Saint-Germain contestant des rehaussements d'impôt sur les sociétés pour 2019 et 2020, fondés sur la remise en cause de la valeur vénale du terrain d'assise de son immeuble locatif et, par suite, de ses dotations aux amortissements. La société soutenait que l'administration n'avait pas rapporté la preuve de la sous-évaluation du terrain, nécessaire pour justifier les rectifications. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait valablement établi l'insuffisance de la valeur du terrain en se fondant sur des termes de comparaison pertinents, conformément aux articles 39 et 209 du code général des impôts. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318529
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL Eco’Pro, qui demandait la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) d’un montant total de 670 029 euros pour les années 2016 et 2017. La société contestait l’inclusion dans son chiffre d’affaires imposable d’un chèque de 614 380 euros qu’elle estimait ne pas avoir encaissé, et l’application du taux de TVA de 20 % au lieu de 5,5 % pour certaines prestations de rénovation énergétique. Le tribunal a jugé que la société n’apportait pas la preuve, qui lui incombait en raison de la procédure d’imposition d’office, du bien-fondé de ses allégations, notamment en l’absence de justificatifs de démarches pour obtenir le paiement du chèque. La décision s’appuie sur les articles 256 et 269 du code général des impôts, ainsi que sur les articles L. 66 et L. 193 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402035
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS LOCMED TP, qui contestait des rappels de TVA, d'impôt sur les sociétés, de retenue à la source et de CVAE pour les années 2020 et 2021. La société invoquait l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification et des vices de forme de l'avis de mise en recouvrement. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification de 31 pages était suffisamment motivée au sens de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que l'avis de mise en recouvrement était régulier, l'administration n'étant pas tenue d'y détailler les montants par année d'imposition.
Avocat : CREAC'H
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403146
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société GCF France, qui demandait la décharge de suppléments de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour les années 2018 et 2019. Le litige portait sur la réintégration dans l'assiette de la CVAE des loyers versés pour la location de matériel à sa société mère italienne. Le tribunal a jugé que, bien que facturés à la journée, les matériels restaient à la disposition exclusive de la filiale française entre les chantiers, ce qui caractérisait une location continue de plus de six mois. En application de l'article 1586 sexies du code général des impôts, ces loyers ne pouvaient donc être déduits du chiffre d'affaires en tant que services extérieurs.
Avocat : CABINET TZA (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403589
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SAS L’atelier des chefs, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 et 2017. La société avait versé des commissions à la société EXTEND AM pour la gestion des relations avec les détenteurs d’actions de préférences, mais l’administration a considéré ces versements comme un acte anormal de gestion. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait à la requérante, qui n’a pas démontré que ces prestations servaient son propre intérêt plutôt que celui des souscripteurs. La décision s’appuie sur les articles 38 et 209 du code général des impôts, ainsi que sur l’article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET RICHELIEU AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405099
Le Tribunal Administratif de Paris statue sur une demande de la société Accent France, qui exerce une activité d'enseignement, visant à obtenir le remboursement d'un crédit de TVA de 100 000 euros au titre de septembre 2023. En cours d'instance, l'administration fiscale a partiellement remboursé 60 956 euros, rendant cette partie du litige sans objet. Pour le surplus, le tribunal applique les articles L. 177 du livre des procédures fiscales et 271 du code général des impôts, et estime que la société justifie du paiement de certaines factures (notamment celles de la société Sefico Nexia pour 3 907 euros) par la production de relevés bancaires. En conséquence, il accorde le remboursement partiel supplémentaire correspondant aux factures dont le paiement est établi.
Avocat : CABINET SEFICO NEXIA AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600392
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire du Havre fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. Il a désigné un expert pour examiner un mur d’enceinte présentant une déformation importante et un risque pour la sécurité publique. L’expert devra se rendre sur place dans les 48 heures, évaluer le danger, et proposer des mesures provisoires si nécessaire. Cette décision s’inscrit dans la procédure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506232
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été saisi par une caisse de compensation suisse, subrogée dans les droits d’un patient, afin d’ordonner une expertise médicale sur les conditions de sa prise en charge en France. La requérante invoquait l’article 85 du Règlement UE 883/04, étendu à la Suisse, pour justifier son intérêt à agir. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que la requérante ne justifiait pas d’un intérêt suffisant à obtenir une mesure d’instruction en France, dès lors que l’action en responsabilité relèverait, le cas échéant, des juridictions suisses et de la loi suisse. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les demandes de mise en cause des autres parties.
Avocat : LETENDRE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203412
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la demande de M. et Mme A... concernant une canalisation d'eaux pluviales implantée sur leur propriété, qu'ils estimaient constitutive d'une emprise irrégulière. Le tribunal a rejeté leur action en déplacement de l'ouvrage, considérant que la canalisation, relevant d'un busage de fossé préexistant, ne présentait pas le caractère d'un ouvrage public et qu'aucune emprise irrégulière n'était établie. La responsabilité de Nantes Métropole n'a pas été retenue, faute pour les requérants de démontrer un lien de causalité direct entre l'ouvrage et les inondations subies. Les demandes indemnitaires et d'injonction ont donc été rejetées, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CADRAJURIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303768
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., maître de conférences, qui contestait le refus de l'université d'Orléans de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral. Le tribunal a jugé que la décision de refus du 18 juillet 2023 était suffisamment motivée en droit et en fait, et que les faits invoqués par la requérante ne présentaient pas de caractère suffisamment probant pour établir l'existence d'un harcèlement moral. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et indemnitaires ont été rejetées, sur le fondement des articles L. 134-5 du code général de la fonction publique et L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : CABINET BCCL
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303812
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... contestant son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2022. Le requérant demandait notamment la réduction de cette taxe et contestait le classement de ses biens dans la catégorie "magasin de grande surface". Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du code général des impôts, notamment les articles relatifs à l'évaluation de la valeur locative, et que les moyens soulevés (violation du contradictoire, incompétence, erreur de classement, atteinte au principe d'égalité) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B..., y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : CARLHIAN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2308972
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de Mme D..., agissant en son nom et comme héritière de son enfant décédé, visant à engager la responsabilité pour faute de l’hôpital Nord Ouest de Villefranche-sur-Saône et des Hospices civils de Lyon. La requérante soutenait que des erreurs dans la prise en charge nutritionnelle et un défaut de transfert vers un établissement spécialisé avaient fait perdre à l'enfant une chance de survie. Le tribunal a rejeté l'intégralité des demandes de Mme D..., considérant qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité des établissements hospitaliers n'était établie. En conséquence, il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice et des dépens.
Avocat : SELARL RC AVOCATS