Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500962
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme B... d’une demande d’indemnisation de 5 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, après que Mme B... a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 10 février 2023 et qu’une ordonnance du 31 octobre 2023 a enjoint au préfet du Val-d’Oise de la reloger avant le 1er janvier 2024. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter cette décision engage sa responsabilité, conformément aux articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est la condamnation de l’État à verser aux requérants la somme de 5 000 euros en réparation des troubles dans leurs conditions d’existence, incluant l’insalubrité du logement et les conséquences sur la scolarité et la santé des enfants.
Avocat : ESSONO NGUEMA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2417532
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et devant être logé en urgence par la commission de médiation du droit au logement opposable le 4 novembre 2020, afin d’obtenir réparation du préjudice subi du fait de l’absence de relogement par l’État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État était établie, aucune offre de logement n’ayant été faite dans le délai de six mois suivant la décision de la commission. Pour évaluer le préjudice, il a pris en compte la situation de M. B..., menacé d’expulsion avec son épouse et leurs trois enfants mineurs, et a condamné l’État à lui verser une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d’existence. Cette décision s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
Avocat : LALANNE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502005
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par l'établissement public Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie à l’encontre de la SARL L’Esturgeon, pour occupation sans titre du domaine public fluvial. La société prévenue a soulevé des moyens tirés de la prescription de l’action publique, de l’incompétence de l’auteur de la saisine et du caractère contestable de l’infraction. Le tribunal a rejeté l’exception de prescription, estimant que la saisine du 21 février 2025 était intervenue moins d’un an après le procès-verbal du 19 août 2024, et a écarté le moyen tiré de l’incompétence faute de preuve. La solution retenue est fondée sur les articles L. 2122-1 et L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que sur l’article 9 du code de procédure pénale.
Avocat : AGN AVOCATS PARIS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508794
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour rupture de la servitude de marchepied sur le domaine public fluvial, en raison de la pose d’un portillon verrouillé par M. A... sur sa propriété. Le tribunal a constaté que M. A... avait retiré les matériaux litigieux avant l’audience, ce qui a régularisé la situation. En conséquence, il a condamné M. A... à une amende de 1 500 euros sur le fondement des articles L. 2132-16 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques, mais n’a pas prononcé d’injonction ni d’astreinte, la remise en état étant déjà effective.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403180
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a joint trois requêtes de Mme C... contestant des indus de prime d'activité (7 781,80 €), d'aide personnalisée au logement (542 €) et de prime exceptionnelle de solidarité (200 €) mis à sa charge par la CAF de Seine-Maritime. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de signature de la décision du 16 mai 2024, estimant que le courrier du président de la commission de recours amiable était régulièrement signé. Il a également jugé que la décision relative à l'indu de prime d'activité était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a appliqué les articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 842-3 du code de la sécurité sociale.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403439
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a examiné les recours de Mme B... contestant un indu de RSA de 10 968,45 euros pour la période de décembre 2020 à septembre 2022 et une amende administrative de 1 415 euros. Le tribunal a rejeté les demandes d'aide juridictionnelle provisoire pour certaines requêtes et a jugé que la requête n°2403168 était manifestement dénuée de fondement. Les décisions attaquées, fondées sur le code de l'action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale, ont été confirmées, les moyens soulevés (incompétence de l'auteur, insuffisance de motivation, irrégularité de procédure, absence d'intention frauduleuse) étant écartés.
Avocat : BOUDI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402741
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu de prime d'activité de 1 303,51 euros. La requérante soutenait un double comptage du trop-perçu pour mars à mai 2022, une déclaration correcte de ses ressources à partir de janvier 2023, et une méconnaissance de la prescription biennale. Le tribunal a jugé que les deux contrôles distincts portaient sur des omissions différentes, que la déclaration complète des ressources n'était pas établie, et que la demande de remboursement de juin 2023 pour la période de septembre 2021 à mai 2022 n'était pas prescrite. La décision s'appuie sur les articles L. 842-1, L. 843-1, R. 846-5, L. 845-4 et L. 553-1 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403008
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné le recours de Mme A... contre la décision du département de la Seine-Maritime lui accordant une remise gracieuse partielle de 56,54 euros sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 282,68 euros. Le tribunal a jugé que Mme A... ne pouvait ignorer son obligation de déclarer l'allocation de soutien familial avec recouvrement (ASFR) perçue, en application des articles L. 262-17 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles. Il a estimé que la remise déjà accordée, tenant compte de sa situation financière, était suffisante et a rejeté la requête. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de remise gracieuse partielle.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403167
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a rejeté les quatre requêtes de Mme B... contestant un indu de RSA de 10 968,45 euros pour la période de décembre 2020 à septembre 2022 et une amende administrative de 1 415 euros. La juridiction a joint les instances et a d'abord rejeté les demandes d'aide juridictionnelle provisoire pour les requêtes où elle n'avait pas été sollicitée. Le tribunal a considéré que la requête n°2403168 était manifestement dénuée de fondement, sans préciser la solution pour les autres requêtes. La décision s'appuie sur le code de l'action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale.
Avocat : MASSON & DUTAT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403168
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a joint quatre requêtes de Mme B... contestant un indu de RSA de 10 968,45 euros pour la période de décembre 2020 à septembre 2022 et une amende administrative de 1 415 euros. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des décisions, un défaut de motivation et l'absence d'intention frauduleuse. Le tribunal a rejeté les demandes d'aide juridictionnelle provisoire pour deux des requêtes et a jugé la requête n°2403168 manifestement dénuée de fondement, sans se prononcer sur le fond des autres moyens. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.
Avocat : MASSON & DUTAT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403173
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a examiné les demandes de Mme A... tendant à obtenir la remise totale de deux indus : un de prime d'activité (487,92 €) et un de revenu de solidarité active (725 €). Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que la situation financière de la requérante, qui perçoit environ 2 200 euros par mois avec deux enfants à charge, n'était pas suffisamment précaire pour justifier une remise totale. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 553-2 du même code, relatifs à la remise des indus en cas de précarité ou de bonne foi.
Avocat : DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403171
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a rejeté les requêtes de Mme B... contestant trois indus : un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 22 866,14 euros notifié par le département de la Seine-Maritime, un indu de prime d'activité de 213,66 euros et un indu de prime exceptionnelle de 274,41 euros notifiés par la caisse d'allocations familiales. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, le défaut d'information sur le droit de communication, la méconnaissance du contradictoire et le non-fondé des créances, n'étaient pas fondés. Il a également estimé que la demande de remise de dette pour bonne foi ne pouvait être accueillie. Les décisions attaquées ont été confirmées sur le fondement des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 841-1 du code de la sécurité sociale.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403222
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 674,10 euros, pour lequel une remise partielle de 40 % lui avait déjà été accordée. Le juge a estimé que la situation de précarité invoquée n’était pas suffisamment établie, M. A... bénéficiant d’une bourse annuelle de 3 828 euros et ne justifiant pas des ressources de sa mère qui l’héberge. La décision s’appuie sur les articles L. 262-1, L. 262-4 et L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, relatifs aux conditions d’octroi du RSA et aux possibilités de remise gracieuse des indus.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404044
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... demandant l’annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4149,15 euros pour la période de janvier 2022 à septembre 2023. Le juge a estimé que M. A... n’avait pas apporté de preuves suffisantes de sa situation de précarité financière, malgré une demande en ce sens, et n’a donc pas accordé la remise de dette. La décision s’appuie sur les articles L. 262-46, L. 262-17 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, qui prévoient la possibilité de remise en cas de bonne foi ou de précarité, conditions non établies en l’espèce.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600374
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme B... d’un recours en annulation contre une décision de France Travail Normandie refusant de lui verser l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que l’ARE est une prestation d’assurance chômage et que, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs à ces prestations relèvent de la compétence du juge judiciaire.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210148
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné les requêtes de la SCI Le Capricorne Quatorze, qui contestait sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 et demandait des dommages et intérêts. La juridiction a rejeté la première requête comme irrecevable pour défaut d’exposé de moyens, conformément à l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Pour la seconde requête, le tribunal a également rejeté les conclusions indemnitaires pour absence de demande préalable (article R. 421-1 du code de justice administrative) et a jugé tardive la contestation de la taxe, en application de l’article R* 199-1 du livre des procédures fiscales. Les moyens de fond soulevés par la société, notamment sur la surface et la catégorie du bien, ont été écartés comme infondés.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207863
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de la SCI Le Capricorne Quatorze contestant sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021. La première requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen, en application de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La seconde requête a été rejetée comme tardive, le délai de recours fixé par l’article R* 199-1 du livre des procédures fiscales n’ayant pas été respecté. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées pour absence de demande préalable, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301029
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de la SCI Lautin, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour un local commercial acquis en VEFA. La société invoquait l'exonération de deux ans prévue à l'article 1383 du code général des impôts pour les constructions nouvelles. Le tribunal a jugé que la SCI n'avait pas souscrit la déclaration d'achèvement des travaux dans le délai de 90 jours suivant l'achèvement réel, fixé au 11 octobre 2021 par le promoteur, et non au 24 mars 2022 comme elle le soutenait. La déclaration tardive ne permettait donc pas de bénéficier de l'exonération.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301752
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2022 pour un bien situé à Saâcy-sur-Marne. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1390 du code général des impôts, car le bien en cause ne constituait pas sa résidence principale, condition nécessaire pour les titulaires de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Par ailleurs, les conclusions à fin de remise gracieuse ont été déclarées irrecevables, cette demande relevant de la compétence de l'administration fiscale et non du juge de l'impôt.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2301833
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de la SCI Médiala, qui contestait le montant de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) due au titre de 2022 pour un local commercial. La société soutenait que la cotisation de 12 330 euros était excessive car elle ne reflétait pas sa quote-part de propriété dans l'immeuble, divisé et vendu en deux lots en août 2021. L'administration fiscale a démontré que la taxe ne portait que sur le seul local de la requérante, et non sur l'ensemble du bâtiment. Le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, la cotisation étant établie conformément aux articles 1380, 1388, 1494 et 1415 du code général des impôts, et a rejeté la requête.