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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

355 776

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202063

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Berthouly Construction, venant aux droits de la société Silla, qui demandait le paiement d’un solde de décompte général et une indemnisation pour allongement des délais d’exécution d’un marché de travaux conclu avec l’office public de l’habitat Drôme Aménagement Habitat (DAH). Le tribunal a considéré que la requête était irrecevable car la société n’avait pas contesté la décision expresse de rejet de son mémoire en réclamation dans le délai de six mois imparti par l’article 50 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions subsidiaires et celles présentées au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL LINK ASSOCIES

23 janvier 2026• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2302674

Le Tribunal Administratif de Marseille s'est prononcé sur la responsabilité du Grand port maritime de Marseille (GPMM) suite à la rupture de bollards ayant endommagé le navire de la société MSC. Le tribunal a retenu sa compétence, considérant que l'amarrage des navires via les bollards, ouvrages publics, relève d'un service public administratif. Il a rejeté la fin de non-recevoir tirée de l'absence de médiation préalable obligatoire. La solution retenue engage la responsabilité du GPMM pour défaut d'entretien normal des bollards, en application des principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics, et condamne le port à indemniser la société MSC.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP GOBERT & ASSOCIES

23 janvier 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305995

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait une expertise médicale et une provision de 5 500 euros après un accident de voiture survenu le 21 mai 2020, qu'elle attribuait à une bouche d'égout non scellée sur la voie publique. Le tribunal a estimé que la requérante n'avait pas établi la matérialité des faits, faute de preuves suffisantes (photographies non datées, absence de témoignages). À titre subsidiaire, il a retenu une faute de la victime, qui avait circulé sur le trottoir, ce qui exonérait totalement la métropole d'Aix-Marseille-Provence de sa responsabilité. Les conclusions d'appel en garantie de la métropole contre la société SERAMM ont également été rejetées, et les frais de justice ont été laissés à la charge de chaque partie.

Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT

23 janvier 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406023

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par le MuCEM, établissement public, d’une demande en condamnation de la société marocaine Afrikan Lagom au paiement d’une redevance d’occupation domaniale de 12 512,52 euros. Le tribunal rappelle qu’une personne publique est irrecevable à demander au juge une mesure qu’elle peut prendre elle-même via un titre exécutoire, sauf en cas de vaines tentatives d’exécution en France et d’utilité d’un jugement pour recouvrer à l’étranger. Constatant que la société débitrice, de droit marocain, ne possède aucun bien en France et que les mises en demeure sont restées infructueuses, le tribunal estime que la demande est recevable et utile au regard de la convention d’entraide judiciaire franco-marocaine du 5 octobre 1957. Il fait droit à la demande en condamnant la société à verser la somme due, assortie des intérêts au taux légal à compter du 27 septembre 2023, sur le fondement des articles L. 2125-1 et L. 2125-5 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : DINAHET

23 janvier 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600203

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant tunisien, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de séjour "salarié". Le juge a constaté que la demande de renouvellement, effectuée par voie postale le 5 novembre 2025, était complète et que le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'était pas expiré, de sorte qu'aucune décision implicite de rejet n'était née. En conséquence, la mesure sollicitée ne faisait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. Le tribunal a donc fait droit à la demande, enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre à M. A... un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État

23 janvier 2026
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301648

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait réparation pour une chute survenue le 11 novembre 2018 sur un trottoir bordant une route départementale, imputée à un amas de gravats. La juridiction a estimé que la preuve du lien de causalité entre le préjudice et l'ouvrage public n'était pas rapportée, les éléments fournis (attestations tardives et photographies) ne démontrant pas de manière suffisante la matérialité des faits. En conséquence, ni la responsabilité pour défaut d'entretien normal de la collectivité de Corse, ni celle pour carence fautive des pouvoirs de police de la commune de San Martino Di Lota (sur le fondement de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales) n'ont été retenues. La demande indemnitaire de 51 715,70 euros a donc été rejetée.

Avocat : PERES

23 janvier 2026• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400117

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus de réviser sa pension militaire d'invalidité pour aggravation de ses infirmités (séquelles de gelures aux pieds et cervicalgies) et pour l'obtention d'une pension au titre de coliques néphrétiques. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, notamment les articles L. 121-1 et L. 154-1. Il a estimé que les éléments médicaux produits ne démontraient pas une aggravation suffisante des taux d'invalidité déjà concédés ni le lien direct avec le service pour la nouvelle affection. Par conséquent, la décision de la commission de recours de l'invalidité du 9 novembre 2023 a été confirmée.

Avocat : EON

23 janvier 2026• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400508

Responsabilité pour défaut d'entretien d'un ouvrage public (route départementale n° 659). Tribunal Administratif de Bastia. Rejet de la requête de Mme B... demandant l'indemnisation de préjudices consécutifs à une crevaison due à un nid-de-poule, faute pour la requérante d'apporter la preuve de la matérialité des faits et du lien de causalité entre le dommage et l'ouvrage public. Application des principes généraux de la responsabilité pour défaut d'entretien normal.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PHELIP & ASSOCIES

23 janvier 2026• 1ère chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304097

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. A..., marchand de biens, contestant un rappel de TVA pour la période 2014-2016 suite à la vente d’un immeuble. Le tribunal a rejeté sa demande de décharge, jugeant que l’administration avait correctement appliqué les règles de compensation prévues à l’article L. 203 du livre des procédures fiscales, et non le droit à déduction, car la TVA collectée sur la vente n’avait pas été déclarée. La majoration de 40 % pour manquement délibéré a été maintenue, le requérant n’apportant pas la preuve de sa bonne foi. Les textes appliqués sont les articles 256, 257, 269 et 271 du code général des impôts, ainsi que les articles L. 203 et L. 205 du livre des procédures fiscales.

Avocat : MANSART

23 janvier 2026• 3ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304297

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de la société C2G et de sa gérante, Mme B..., qui sollicitaient la condamnation de la commune de Vaison-la-Romaine pour des préjudices subis lors de travaux publics (réfection de voirie) entre septembre 2021 et juin 2022. Les requérantes invoquaient un préjudice financier et moral, mais le tribunal a estimé que l’accès piétonnier au commerce « L’atelier du jouet » n’avait pas été rendu excessivement difficile ou impossible, et que le préjudice n’était ni anormal ni spécial au sens de la jurisprudence relative aux travaux publics. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute de l’administration pour les dommages de travaux publics, en application du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.

Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIÉS

23 janvier 2026• 3ème chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302034

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SARL Taxi Bretagne Plus, qui demandait l'indemnisation des préjudices subis du fait de décisions illégales du maire de Colpo (Morbihan) ayant refusé de renouveler ses autorisations de stationnement. Le tribunal a jugé que la commune avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité, en raison de l'illégalité de ces décisions, déjà annulées par un précédent jugement définitif. La solution retenue est fondée sur l'application des principes de la responsabilité pour faute en droit administratif, sans que le tribunal ne précise le montant de l'indemnisation dans cet extrait.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP

23 janvier 2026• 1ère Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302209

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B... d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis lors d’une chute de cheval en août 2014, lors d’un stage équestre organisé par la commune de Lanester. La requérante soutenait que la commune avait commis une faute en confiant l’encadrement à une personne mineure et non qualifiée. Le tribunal a rejeté la demande, jugeant que l’activité équestre présente des risques intrinsèques excluant la responsabilité sans faute, et que le lien de causalité direct entre la faute d’encadrement alléguée et la chute n’était pas établi. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’éducation et du code du sport.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS BAILLEUX - BALK-NICOLAS - DOUBLET

23 janvier 2026• 1ère Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401272

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., détenu, qui contestait son affectation au centre pénitentiaire du Havre. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie familiale et à son projet de réinsertion à Rennes, sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision d'affectation ne constituait pas un acte administratif susceptible de recours, sauf atteinte excessive aux droits fondamentaux. En l'espèce, M. B... n'ayant apporté aucun élément probant sur l'existence de liens familiaux ou de démarches de réinsertion, l'administration n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie familiale.

23 janvier 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2523023

Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par la communauté de communes Grand Lieu Communauté, était initialement requis d'enjoindre l'expulsion d'occupants sans titre d'un parc d'activités. La collectivité invoquait l'urgence et un risque grave d'incendie lié à des branchements électriques illicites. Cependant, la communauté de communes ayant informé le tribunal du départ volontaire des occupants, le juge des référés a constaté que la requête était devenue sans objet. Par une ordonnance du 23 janvier 2026, il a donc prononcé un non-lieu à statuer, sans tenir d'audience.

Avocat : SELARL PUBLI-JURIS

23 janvier 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304584

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B..., associé de la SCI B..., contestant un avis de mise en recouvrement émis à son encontre pour des rappels de TVA, pénalités et amendes dus par la société. Le tribunal a statué sur le principe de la solidarité fiscale de l'associé et sur le bien-fondé des impositions et amendes mises à la charge de la SCI. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats ont porté sur l'application des articles 1857 et 1858 du code civil concernant la responsabilité des associés, ainsi que sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales relatives à la TVA, aux majorations et aux amendes.

Avocat : CABINET LAURANT MICHAUD DUCEUX

23 janvier 2026• 3ème chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2300290

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la société Relyens Mutual Insurance (assureur du CHRU de Nancy) pour contester deux titres exécutoires émis par l'ONIAM, visant à recouvrer les sommes de 9 069,63 euros et 89 520,49 euros versées à un patient au titre de l'indemnisation de ses préjudices. La société requérante soutenait que ces préjudices relevaient de l'aléa thérapeutique et non d'une faute médicale, ce qui aurait dû conduire à une prise en charge par la solidarité nationale. Le tribunal a rejeté les requêtes et, faisant droit aux conclusions reconventionnelles de l'ONIAM, a condamné la société Relyens à lui verser les sommes dues, assorties des intérêts au taux légal et de leur capitalisation, ainsi qu'une pénalité de 15 % sur le fondement de l'article L. 1142-15 du code de la santé publique et le remboursement des frais d'expertise.

Avocat : SCP DUBOIS - MARRION- MOUROT

23 janvier 2026• Chambre 2
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302757

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. et Mme C..., agissant pour leur fils mineur A..., d’une demande d’indemnisation pour des préjudices résultant d’une erreur de diagnostic de torsion testiculaire par le CHRU de Nancy en octobre 2021. Le CHRU ne contestant pas sa responsabilité, le tribunal a appliqué l’article L. 1142-1 du code de la santé publique pour retenir une faute, mais a limité l’indemnisation à 70 % des préjudices, correspondant à la perte de chance de se soustraire au dommage, conformément au rapport d’expertise. La solution retenue est une condamnation partielle du CHRU, réduisant les prétentions indemnitaires des requérants en fonction de ce taux de perte de chance.

Avocat : SELARL LIME & BARRAUD

23 janvier 2026• Chambre 2
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301490

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de provision de la société Bouygues Energies et Services, qui réclamait le paiement du solde d’un marché public d’éclairage public sur l’autoroute A16. La société invoquait un décompte général et définitif signé, mais le juge a estimé que ce document, non revêtu de la signature du représentant du pouvoir adjudicateur, ne pouvait constituer un tel décompte au sens du CCAG Travaux 2009. En conséquence, la créance n’a pas été jugée comme non sérieusement contestable au sens de l’article R. 541-1 du code de justice administrative. La requête a donc été intégralement rejetée, y compris les demandes d’intérêts moratoires et d’indemnité forfaitaire.

Avocat : CABINET FRECHE & ASSOCIES

23 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2305335

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'office public de l'habitat Partenord Habitat à verser une provision à la société Demuynck. Cette décision concerne le solde du lot n° 9 « plomberie – chauffage – vmc » d'un marché de construction de logements à Aniche. La solution retenue est fondée sur l'absence de contestation sérieuse de la créance, en raison de la naissance d'un décompte général tacite, conformément aux stipulations de l'article 13.4.4 du CCAG Travaux 2014, et sur l'acquiescement aux faits par le défendeur.

Avocat : CABINET D'AVOCATS SDSK-CONSEIL

23 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403774

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de la société Blaq. Celle-ci sollicitait le versement d'intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire pour paiement tardif d'une facture par la commune de Noyelles-lès-Seclin. Le juge estime que l'obligation de la commune est sérieusement contestable, car la société n'établit pas être étrangère au retard de paiement, notamment en n'ayant pas fourni en temps utile les documents exigés par le comptable public. La requête est donc rejetée, de même que les conclusions des parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CLL AVOCATS

23 janvier 2026