Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2311586
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A..., agent public suspendu pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19, qui demandait 100 000 euros en réparation de ses préjudices. Le tribunal écarte l'exception d'irrecevabilité soulevée par la ministre de la Santé, mais juge que la loi du 5 août 2021, fondement de la suspension, est conforme à la Constitution et aux engagements européens. En conséquence, la responsabilité de l'État ne peut être engagée, et les conclusions indemnitaires sont rejetées. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont également écartées.
Avocat : CABINET BAROK AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2311595
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., agent public suspendu pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19, qui demandait 100 000 euros en réparation de sa perte de rémunération. Le tribunal a jugé que la loi du 5 août 2021, fondement légal de la suspension, n'a pas méconnu les droits constitutionnels ou conventionnels invoqués (articles 6 et 17 de la DDHC, articles 8 et 14 de la CEDH). Par conséquent, la responsabilité de l'État n'est pas engagée, la suspension étant légalement justifiée. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : CABINET BAROK AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2311596
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... B..., agent public suspendue pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19, qui demandait 100 000 euros en réparation de sa privation de rémunération. La juridiction a jugé que la loi n°2021-1040 du 5 août 2021, fondement légal de la suspension, n'a pas méconnu les droits constitutionnels ou conventionnels invoqués (articles 6 et 17 de la DDHC, articles 8 et 14 de la CEDH, article 56 du TFUE). En conséquence, le principe de responsabilité de l'État n'étant pas engagé, la demande indemnitaire a été rejetée.
Avocat : CABINET BAROK AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402745
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision de la CAF de Seine-Maritime de maintenir un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 561,46 euros après une remise partielle de 140,36 euros. La requérante invoquait un effet décourageant du rappel sur son activité professionnelle, mais le tribunal a jugé cet argument sans incidence sur ses droits, le RSA tenant compte des revenus d'activité. Statuant en application des articles L. 262-17, R. 262-37 et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, le juge a estimé que Mme A... n'établissait pas une situation de précarité financière justifiant une remise totale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de remise gracieuse.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402803
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la caisse d’allocations familiales de la Seine-Maritime de lui accorder une remise de dette pour un indu de prime d’activité de 2 165,13 euros. La requérante invoquait des difficultés financières, mais n’a produit aucun justificatif de sa situation, tandis que la caisse faisait état de revenus mensuels de 2 479 euros. Le tribunal a jugé que les conditions d’une remise de dette n’étaient pas réunies, en application des articles L. 842-1, L. 843-1 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la demande.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403169
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a rejeté les requêtes de Mme B... contestant trois indus : un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 22 866,14 euros mis à sa charge par le département de la Seine-Maritime, un indu de prime d'activité de 213,66 euros, et un indu de prime exceptionnelle de 274,41 euros mis à sa charge par la caisse d'allocations familiales. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, le défaut d'information sur le droit de communication, et la méconnaissance du contradictoire, n'étaient pas fondés. Il a également estimé que les indus étaient justifiés par l'absence de déclaration de voyages à l'étranger et de ressources, et que la demande de remise de dette pour bonne foi n'était pas recevable dans le cadre d'un recours de plein contentieux. Les décisions attaquées ont été appliquées sur le fondement des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 841-1 du code de la sécurité sociale.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403170
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a rejeté les requêtes de Mme B... contestant trois indus : un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 22 866,14 euros mis à sa charge par le département de la Seine-Maritime, un indu de prime d'activité de 213,66 euros et un indu de prime exceptionnelle de 274,41 euros mis à sa charge par la caisse d'allocations familiales. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, le défaut d'information sur le droit de communication, la méconnaissance du contradictoire et le non-respect de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, n'étaient pas fondés. Il a également jugé que les indus étaient justifiés en raison de l'absence de déclaration de voyages à l'étranger et de ressources, et que la demande de remise de dette pour bonne foi n'était pas fondée. La décision s'appuie sur le code de l'action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403172
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a examiné les demandes de Mme A... tendant à obtenir la remise totale de deux indus : un de prime d'activité (487,92 €) et un de revenu de solidarité active (725 €). Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que les revenus mensuels de l'intéressée, d'environ 2 200 euros, n'établissaient pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, relatifs à la remise des indus en cas de bonne foi ou de précarité.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403178
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a rejeté les requêtes de Mme C... contestant des indus de prime d'activité, d'aide personnalisée au logement et de prime exceptionnelle de solidarité, pour un montant total de 8 523,80 euros. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était régulièrement signée par le président de la commission de recours amiable et que le décompte de la créance était suffisamment motivé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration (article L. 212-1) et du code de la sécurité sociale (article L. 842-3).
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403179
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a rejeté les requêtes de Mme C... contestant trois indus de prestations sociales (prime d'activité, aide personnalisée au logement et prime exceptionnelle de solidarité) mis à sa charge par la caisse d'allocations familiales de Seine-Maritime. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de signature, estimant que la décision de la commission de recours amiable, incorporée au courrier de notification signé par son président, était régulière. Il a également jugé que la décision relative à l'indu de prime d'activité était suffisamment motivée en droit et en fait. Les textes appliqués sont notamment le code des relations entre le public et l'administration (article L. 212-1) et le code de la sécurité sociale (article L. 842-3).
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403182
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de M. A... contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 889,96 euros. Le juge constate que la caisse d'allocations familiales a correctement recalculé les droits en retenant le montant de pension alimentaire déclaré à l'administration fiscale (6 710 euros), et non le montant supérieur déclaré par le requérant (13 420 euros). M. A... n'ayant apporté aucun élément remettant en cause ce calcul, fondé sur les articles L. 823-1 et R. 822-2 du code de la construction et de l'habitation, sa demande est rejetée.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403225
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 798,42 euros, généré par une erreur de la caisse d’allocations familiales. Statuant en plein contentieux, le juge a rappelé que, sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, une remise peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité. Bien que l’indu résulte d’une erreur de l’administration, la requérante n’a pas démontré une situation de précarité suffisante pour justifier une remise, compte tenu de ses revenus et de ceux de son foyer.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403421
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 511,22 euros. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire, mais n’a produit aucun justificatif de ses ressources, alors que le département soutenait qu’elle pouvait rembourser sa dette. Le tribunal a appliqué les articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, estimant que les conditions de bonne foi ou de précarité n’étaient pas établies. La décision confirme le rejet de la demande de remise gracieuse.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403490
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a examiné quatre requêtes de Mme B... contestant un indu de RSA de 10 968,45 euros pour la période de décembre 2020 à septembre 2022 et une amende administrative de 1 415 euros. La juridiction a joint ces requêtes et rejeté les demandes d'aide juridictionnelle provisoire pour certaines instances. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet des requêtes comme manifestement dénuées de fondement.
Avocat : BOUDI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2300974
Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017, liées à des plus-values de cession de titres de la société Aurès Technologies. Le tribunal a rejeté les moyens de procédure, jugeant la proposition de rectification régulièrement signée par un agent compétent et la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que M. A... ne justifiait pas de la date d'acquisition des titres cédés en 2017 via Arkea Direct Bank, ni de la durée de détention nécessaire pour bénéficier de l'abattement de 85 % prévu à l'article 150-0 D 1 quater du code général des impôts. En conséquence, le tribunal a rejeté l'intégralité de sa demande de réduction des impositions.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404915
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de Mme B... tendant à l’annulation de la décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l’Essonne refusant le renouvellement de sa reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). La magistrate désignée a estimé que, malgré les symptômes liés à sa pathologie (dystrophie de la valve mitrale et hyperactivité vésicale), il ne résultait pas de l’instruction que ces troubles réduisaient effectivement ses possibilités d’obtenir ou de conserver un emploi, au sens des articles L. 5213-1 et L. 5213-2 du code du travail. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal se prononçant sur la situation de l’intéressée à la date de sa décision.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508442
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie à l’encontre de Mme C... et M. B..., propriétaires riverains, pour avoir réalisé sans autorisation des travaux de renforcement des berges et de reprofilage du talus sur le domaine public fluvial. En application des articles L. 2132-5 et L. 2124-8 du code général de la propriété des personnes publiques, le tribunal a retenu l’infraction, les contrevenants reconnaissant les faits sans invoquer de force majeure. La solution retenue est la condamnation des intéressés à une amende et à la remise en état des lieux, le juge ne pouvant les décharger de leur obligation de réparer l’atteinte au domaine public.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2409909
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... contestant une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un trop-perçu d’allocations de 11 358,50 euros, correspondant à une activité non déclarée entre 2018 et 2021. La requérante invoquait sa situation personnelle et familiale difficile, mais le tribunal a jugé que ces circonstances étaient sans incidence sur le bien-fondé de l’indu ou la légalité de la contrainte. La décision s’appuie sur l’article L. 5426‑8‑2 du code du travail, qui permet à France Travail d’émettre une contrainte pour le remboursement d’allocations indûment versées.
Avocat : PILLET
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501631
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en plein contentieux sur une demande d’attribution du revenu de solidarité active (RSA), a rejeté la requête de M. A.... Le juge a rappelé que, dans ce type de litige, il lui appartient d’examiner les droits de l’intéressé au regard des circonstances de fait, et non les vices propres de la décision attaquée. En conséquence, les moyens soulevés par M. A... (incompétence de l’auteur de l’acte, défaut de motivation, non-respect des droits de la défense) ont été écartés comme inopérants. La solution retenue est fondée sur les articles R. 262-6 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501167
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de Mme C... visant à obtenir une remise totale de sa dette de revenu de solidarité active (RSA), après que la caisse d’allocations familiales du Var ne lui a accordé qu’une remise partielle. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire. Le tribunal a rappelé que, selon l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, une remise de dette peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fausse déclaration. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles, notamment les articles L. 262-2, R. 262-6, R. 262-37 et L. 262-46.