Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509817

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne un recours de Mme C... contre un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 817,11 euros notifié par la CAF de Paris. Le tribunal, statuant en formation de juge unique sur le fondement de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, a examiné les moyens de légalité externe et interne soulevés par la requérante. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a rappelé son office pour apprécier la régularité et le bien-fondé de la décision de récupération d'indu au regard des textes applicables, notamment le code de l'action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale.

Avocat : DESFARGES

22 janvier 2026• 6e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510504

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné le recours de M. B... D... contestant un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 438 euros notifié par la CAF de Paris pour l’année 2023. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure, l’absence de preuve de son absence du territoire et une demande de remise gracieuse. Le tribunal a jugé que la décision expresse du 29 octobre 2025 s’était substituée à la décision implicite initiale et a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B... D.... La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l’habitation, confirmant le bien-fondé de l’indu en raison de l’absence prolongée du requérant hors de France.

Avocat : DESFARGES

22 janvier 2026• 6e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516678

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris, statuant en formation de juge unique sur le fondement de l’article R. 222-13 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... Marquis. Celle-ci contestait le refus de la commission de médiation de Paris de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social, au motif que son hébergement était jugé acceptable. Le tribunal a appliqué les dispositions du II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, estimant que la commission n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en ne caractérisant pas l’urgence. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d’annulation et d’injonction présentées par la requérante.

22 janvier 2026• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600721

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour obtenir la remise de documents administratifs (attestation employeur, certificat de travail, solde de tout compte) et des dommages et intérêts. La ministre des armées ayant délivré les documents après l’introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a rejeté les conclusions indemnitaires, rappelant que le juge des référés n’a pas compétence pour condamner une personne publique à verser des dommages et intérêts. Les dépens ont également été rejetés, l’instance n’en ayant pas occasionné.

22 janvier 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2203585

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme C... d'une demande d'indemnisation pour des préjudices résultant d'une maladresse chirurgicale lors d'une opération du canal carpien au centre hospitalier de Dreux le 5 mai 2020, ainsi que d'un retard de diagnostic de la lésion nerveuse. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'expertise n'avait pas établi de faute médicale, la lésion relevant d'un sur-risque inhérent à l'acte, et que le retard de diagnostic n'était pas imputable exclusivement à l'hôpital. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires et de la demande d'expertise complémentaire, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont le code de la santé publique et le code de justice administrative.

Avocat : SELARL DEREC

22 janvier 2026• 4ème chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503956

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la commune de Cirey-sur-Vezouze d'une demande d'expertise en référé concernant un immeuble situé rue de la Verrerie, appartenant à M. A... B..., en raison d'un risque potentiel pour la sécurité publique. Statuant sur le fondement des articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge des référés a fait droit à la demande et désigné un expert. La mission confiée à l'expert consiste à examiner le bâtiment, dresser un constat de son état, évaluer les risques pour la sécurité des occupants et des tiers, et proposer des mesures pour mettre fin au danger, le tout devant être réalisé dans un délai de vingt-quatre heures.

22 janvier 2026
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503957

Le Tribunal administratif de Nancy, saisi en référé par la commune de Cirey-sur-Vezouze sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un immeuble situé au 5 rue de la Verrerie appartenant à M. C..., afin de prévenir un danger pour la sécurité publique. La juridiction a constaté que des éléments établissaient un risque potentiel au sens de l'article L. 511-2 du même code. Elle a désigné un expert avec pour mission de décrire l'état du bâtiment, d'évaluer les risques pour la solidité et la sécurité, et de proposer des mesures pour y remédier, dans un délai de 24 heures.

22 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512788

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Rabot Dutilleul Construction. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché public global de performance attribué au groupement Sogéa Caroni par la métropole européenne de Lille, en soulevant notamment l'irrégularité de l'offre retenue et un manquement à l'égalité de traitement. Le juge a écarté l'ensemble des moyens, dont ceux relatifs à l'absence de corridor écologique, au dépassement de surface et à la méconnaissance des règles d'urbanisme. La décision applique les dispositions du code de la commande publique et du code de l'urbanisme.

Avocat : CABINET CABANES - CABANES NEVEU ASSOCIÉS

22 janvier 2026
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502520

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de provision de M. C..., détenu au centre pénitentiaire de Riom, qui invoquait un préjudice moral résultant du dysfonctionnement prolongé de sa cabine téléphonique. Le juge a estimé que l'obligation de l'administration pénitentiaire, qui doit garantir le droit au maintien des liens familiaux prévu par le code pénitentiaire, n'était pas sérieusement contestable en raison de ce manquement. En conséquence, il a condamné l'État à verser à M. C... une provision de 1 500 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 19 juin 2025, pour le préjudice moral subi. La demande a été rejetée pour le surplus.

Avocat : SALKAZANOV

22 janvier 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2502264

Cette décision du Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé provision, concerne un litige contractuel entre la société Franfinance Location et la direction interrégionale des services pénitentiaires de Strasbourg – Grand Est. Le contrat, qualifié de marché public, portait sur la location de matériel bureautique pour la maison d’arrêt de Sarreguemines. Le tribunal a d'abord écarté l'exception d'incompétence territoriale soulevée par le ministre de la justice, jugeant que le litige relève de la compétence de la juridiction administrative, nonobstant une clause attributive de compétence au tribunal de commerce de Paris.

Avocat : COHEN AMZALLAG

22 janvier 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510503

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête des sociétés Agence d’architecture Prud’homme et LSW Architectes. Ces sociétés contestaient le rejet de leur candidature à un marché de maîtrise d’œuvre pour la construction d’un pôle entrepreneurial, lancé par la communauté de communes de Cattenom et environs. Le tribunal a jugé que les conclusions tendant à la suspension de la procédure étaient sans objet, car le recours en référé interdit déjà la signature du contrat. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du règlement de la consultation et l’absence de demande de clarification en vertu de l’article R. 2144-2 du code de la commande publique, n’étaient pas fondés.

Avocat : SCP IOCHUM & GUISO

22 janvier 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400823

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait le montant de 5 000 euros alloué par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. La requérante soutenait que ce montant ne couvrait pas l’intégralité de son préjudice. Le tribunal a appliqué l’article 3 de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et l’article 9 du décret n° 2022-394 du 18 mars 2022 modifié, fixant un barème forfaitaire. Il a jugé que la somme attribuée était conforme à ces textes, couvrant l’ensemble des préjudices subis du fait des conditions d’accueil et de vie après le rapatriement.

22 janvier 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400824

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le montant de 6 000 euros alloué par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. Le tribunal a appliqué l’article 9 du décret n° 2022-394 du 18 mars 2022, dans sa rédaction issue du décret modificatif n° 2025-256 du 20 mars 2025, pour calculer l’indemnité forfaitaire en fonction de la durée de séjour dans les structures d’accueil. Il a constaté que le requérant avait séjourné 18 mois dans un camp autre que Bias ou Saint-Maurice-l’Ardoise, ce qui lui ouvrait droit à 4 000 euros pour la première année et 1 000 euros pour l’année supplémentaire, soit un total de 5 000 euros. Dès lors, la somme de 6 000 euros déjà attribuée excédait ce montant, et la requête a été rejetée comme non fondée.

22 janvier 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405085

Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné l’État à verser 11 200 euros à Mme C... pour carence fautive dans l’exécution d’une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable du Rhône, qui l’avait reconnue prioritaire pour un relogement adapté au handicap de plusieurs membres de son foyer. La responsabilité de l’État a été engagée du 19 avril 2022 au 14 octobre 2025, faute de proposition de logement dans le délai imparti, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a écarté l’argument de la préfète du Rhône selon lequel la requérante aurait fait obstruction, faute de preuve, et a indemnisé les troubles dans les conditions d’existence subis par le foyer.

Avocat : CHERIF SARAH

22 janvier 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407596

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi de quatre requêtes par M. B..., concernant des indus de prime exceptionnelle de fin d'année (2021-2023), un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 17 769,10 euros, et une amende administrative de 3 284 euros. Le requérant contestait la légalité de ces décisions pour divers vices de forme et de fond, notamment l'absence de motivation, le défaut de justification des indus, et la violation du principe du contradictoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a confirmé le bien-fondé des créances et de l'amende. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SELARL DBKM AVOCATS

22 janvier 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407814

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B... contestant des indus de prime d'activité et d'allocation de logement sociale notifiés par la caisse d'allocations familiales du Rhône. La juridiction a constaté un non-lieu partiel à statuer, la caisse ayant ramené l'indu de prime d'activité de 3 780,49 euros à 851,74 euros après régularisation des droits. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, jugeant que les moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, absence de justification des indus) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur le code de la sécurité sociale et le code de la construction et de l'habitation.

Avocat : SELARL DBKM AVOCATS

22 janvier 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407884

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, a examiné les recours de M. A... contestant des indus de revenu de solidarité active (22 071,88 €), d’aide exceptionnelle de solidarité et de prime de fin d’année, ainsi qu’un indu d’aide personnalisée au logement (7 009,96 €). Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés, notamment l’absence de justification de la fraude, l’illégalité de la procédure de recouvrement et le défaut de motivation, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la construction et de l’habitation, sans faire droit aux conclusions accessoires ou à la demande de sursis à statuer.

Avocat : GANNE

22 janvier 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408426

Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné l'État à verser 850 euros à M. C... pour les troubles dans ses conditions d'existence, suite à l'absence de relogement après une décision de la commission de médiation du Rhône du 14 mars 2023 le déclarant prioritaire. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive entre le 14 septembre 2023 et le 31 mai 2024, date du refus d'une proposition de logement par M. C... sans motif impérieux. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande d'indemnisation pour préjudice moral a été rejetée, faute de preuve.

Avocat : MOUTOUSSAMY

22 janvier 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408989

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 13 juin 2024 par laquelle la caisse d’allocations familiales du Rhône confirmait un trop-perçu de prime d’activité de 797,55 euros réclamé à Mme B.... La requérante contestait notamment le défaut de motivation de la décision. Le tribunal a jugé que la décision attaquée ne fournissait pas d’explications suffisantes, notamment sur l’impact d’un rappel de prime de 329,13 euros versé à l’intéressée, ce qui l’a privée d’une compréhension claire du montant réclamé. Statuant en application des articles R. 222-13 et R. 772-5 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé l’annulation pour insuffisance de motivation, sans préjudice pour la caisse de reprendre une décision mieux explicitée.

22 janvier 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409049

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de Mme A... contestant les indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité qui lui avaient été notifiés. La requérante soutenait que les sommes versées par ses parents constituaient un prêt familial et non une ressource à déclarer. Le tribunal a jugé que ces versements ne pouvaient être qualifiés d'« aides et secours financiers sans caractère régulier » au sens des articles R. 262-11 du code de l'action sociale et des familles et R. 844-5 du code de la sécurité sociale, et a donc validé les décisions de la métropole de Lyon et de la caisse d’allocations familiales du Rhône.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

22 janvier 2026• JU Chambre Sociale