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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

359 475

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507595

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A..., ressortissant burkinabé, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour assorti d’une autorisation de travail. Le juge a estimé que l’absence de remise de ce document, malgré le dépôt d’un dossier complet, créait une situation d’urgence et d’insécurité administrative compromettant la poursuite de son contrat de travail. Cette injonction, fondée sur les articles R.431-12 et R.431-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, doit être exécutée sous huit jours, sans astreinte. L’État a également été condamné à verser 600 euros au titre des frais de justice.

Avocat : ZOLEKO TSANE

16 janvier 2026
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401041

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la société SODIAC d’une demande de condamnation de la commune de Saint-Denis à lui verser 286 118 euros, en exécution d’un traité de concession d’aménagement et d’un protocole de clôture, ou subsidiairement sur le fondement de la responsabilité quasi-contractuelle ou quasi-délictuelle. La société soutenait que la commune devait la garantir du préjudice résultant d’une condamnation prononcée à son encontre par la cour d’appel de Saint-Denis. La commune a opposé la tardiveté du recours et contesté le bien-fondé des demandes, arguant que la garantie contractuelle ne couvrait pas ce type de litige. Le tribunal a relevé d’office que la demande de sursis à statuer de la commune était devenue sans objet, l’affaire connexe étant également appelée à l’audience. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire a été examinée au regard des stipulations contractuelles et des principes de la responsabilité administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AVOCATS ET CONSEILS REUNION

16 janvier 2026• 2ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401380

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en formation de juge unique sur un recours de plein contentieux, était saisi par Mme A... contestant le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO). En cours d'instance, le préfet de La Réunion a reconnu le caractère prioritaire de la demande de l'intéressée par une décision du 13 novembre 2025. Constatant que cette décision administrative rendait le litige sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, en application des dispositions du code de la construction et de l'habitation.

16 janvier 2026• R222-13 (JU 2)
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500220

Le Tribunal administratif de La Réunion a été saisi par Mme A... d’une demande de liquidation de l’astreinte assortissant une précédente ordonnance du 22 avril 2024, laquelle enjoignait au préfet de lui proposer un logement adapté à ses besoins et capacités, sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Constatant l’inexécution persistante de cette injonction sur une période de sept mois, le tribunal a liquidé l’astreinte à hauteur de 7 000 euros, somme payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. En revanche, il a rejeté la demande de fixation d’une nouvelle astreinte majorée, faute d’éléments actualisés sur la situation. Enfin, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à l’avocat de la requérante au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : DOMITILE

16 janvier 2026• R222-13 (JU 2)
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516345

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre à Mme C..., ressortissante gabonaise, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante avait sollicité le renouvellement de sa carte de séjour "salarié" par voie postale, sans obtenir de récépissé, et le préfet n'a pas contesté le caractère complet de son dossier. Le juge a considéré que la mesure était utile et ne faisait obstacle à aucune décision administrative, le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas expiré. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

16 janvier 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301477

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande de la SCI Sophia Business Center, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui octroyer l'aide prévue par le décret n° 2022-967 du 1er juillet 2022, destinée à compenser la hausse des coûts de l'énergie. Le refus était motivé par l'existence d'une dette fiscale impayée supérieure à 1 500 euros, non couverte par un plan de règlement à la date de la demande. Le tribunal a jugé que la société justifiait avoir conclu un plan de règlement avec l'administration le 15 février 2023, soit avant le dépôt de sa demande le 1er mars 2023, et que ce plan était opposable à l'administration. Par conséquent, la condition prévue au 4° du I de l'article 2 du décret étant remplie, le tribunal a annulé la décision de rejet et enjoint à l'administration d'octroyer l'aide sollicitée.

Avocat : ALCADE & ASSOCIES

16 janvier 2026• 1ère chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302562

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la SARL Nextalema, qui contestait sept titres de perception émis pour récupérer une aide du fonds de solidarité perçue durant la crise sanitaire. La société, exploitant un bar et une vente à emporter, soutenait que son activité principale (le bar) avait été interdite d’ouverture au public, justifiant l’aide. Le tribunal a jugé que l’interdiction ne portait que sur l’activité de bar, et non sur l’ensemble de l’établissement, et que la société ne remplissait pas les conditions du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020, notamment celles relatives à l’interdiction totale d’accueil du public. En conséquence, la créance de 56 981 euros a été maintenue, et les conclusions accessoires de la requête ont également été rejetées.

Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU

16 janvier 2026• 1ère chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301436

Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes (4ème Chambre) concerne la responsabilité du centre hospitalier intercommunal (CHI) de Redon-Carentoir pour des fautes commises lors d’une intervention chirurgicale subie par Mme B... le 6 mai 2020. Le tribunal retient la responsabilité de l’établissement sur le fondement du I de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d’un défaut d’information et d’une perte de chance d’éviter une mastectomie, fixée à 50 %. Il condamne le CHI à verser à Mme B... une indemnité totale de 33 535,40 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 8 décembre 2022 avec capitalisation, et à la CPAM d’Ille-et-Vilaine la somme de 42 533,80 euros au titre de ses débours, ainsi que 1 191 euros au titre de l’indemnité forfaitaire de gestion. Les textes appliqués incluent le code de la santé publique, le code civil et le code de la sécurité sociale.

Avocat : JAMIER-JAVAUDIN

16 janvier 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600364

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de provision de M. A... qui sollicitait le versement d'une somme de 38 785,79 euros de la part de banques pour un prêt immobilier. Le juge des référés constate que le litige, opposant un particulier à des établissements bancaires pour un refus de prêt, relève du droit privé et non de la compétence du juge administratif. En application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

16 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2413150

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d’une demande d’extension d’une expertise judiciaire ordonnée le 16 juin 2025 concernant des désordres affectant le lycée international Nelson Mandela (infiltrations, déformations du bardage, dysfonctionnements des brise-soleils). Sur le fondement de l’article R. 532-3 du code de justice administrative, le juge a fait droit à la demande en rendant les opérations d’expertise communes et opposables à plusieurs nouvelles parties, dont les sociétés AXA France Iard, Cibetanche, Allianz Iard, Construction Ossature Bois, Technostor-LJM, MIC Insurance Company, Cegelec Loire Océan, et la SCP Dolley Collet (mandataire judiciaire d’Arcalia). La solution retenue vise à garantir le contradictoire et à permettre à l’expert d’instruire l’ensemble des responsabilités potentielles liées aux différents désordres.

Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL

16 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522018

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., ressortissant camerounais, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le préfet de la Sarthe a justifié avoir adressé le récépissé sollicité à l'intéressé le 18 décembre 2025. Par conséquent, le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

16 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522713

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise préventive à la demande de l'Office Public de l'Habitat Sèvre Loire Habitat. Cette mesure vise à constater l'état des immeubles riverains, notamment la propriété de M. et Mme C... située 6 rue Travot à Cholet, avant le début de travaux de construction d'un immeuble en R+4. Le tribunal a jugé la demande utile en raison de la nature et de l'importance des travaux, susceptibles de provoquer des désordres. En revanche, la demande visant à imposer à l'expert l'établissement d'un pré-rapport a été rejetée, l'expert restant libre d'organiser ses opérations dans le respect du contradictoire.

Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL

16 janvier 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300908

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la décharge de son obligation solidaire au paiement de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018, dues avec son ex-époux. La solution retenue est fondée sur l'article 1691 bis du code général des impôts, qui subordonne le bénéfice de la décharge au respect des obligations déclaratives du demandeur après la fin de l'imposition commune. Le tribunal a constaté que Mme B... avait commis des omissions déclaratives en 2019, ce qui faisait obstacle à sa demande de décharge, sans qu'il soit nécessaire d'examiner sa bonne foi ou les agissements de son ex-mari. La demande subsidiaire d'échéancier a également été rejetée, le tribunal n'étant pas compétent pour accorder une remise gracieuse.

16 janvier 2026• 3ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303054

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de la société A&G Pautout Immobilier contestant des rappels de TVA et des pénalités pour 2019-2020. La société s'est désistée de ses conclusions en décharge des droits de TVA, ce dont le tribunal lui a donné acte. L'administration fiscale a partiellement fait droit à la demande en prononçant un dégrèvement des intérêts de retard à hauteur de 2 110 euros, créant un non-lieu à statuer sur cette partie. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment la contestation de la majoration pour manquement délibéré, en application des articles 1729 et 1727 du code général des impôts.

Avocat : SELAFA FIDUCIAL SOFIRAL

16 janvier 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409627

Le Tribunal administratif de Lyon a condamné l'État à indemniser Mme A... épouse C..., ressortissante togolaise, pour le préjudice moral et les troubles dans ses conditions d'existence résultant du refus illégal de lui délivrer un titre de séjour « salarié » et de l'inexécution prolongée du jugement du 9 janvier 2024 annulant ce refus. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'illégalité fautive des décisions préfectorales, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a accordé une somme de 2 000 euros, assortie des intérêts légaux à compter du 27 mai 2024, estimant que la précarité administrative subie, l'impossibilité de se rendre aux funérailles de sa mère et les difficultés professionnelles constituaient un préjudice direct et certain.

Avocat : EKINCI

16 janvier 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506659

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de Mme B... visant à ordonner une expertise médicale sur les conditions de sa prise en charge par les Hospices civils de Lyon pour une escarre ayant conduit à une ostéite. Le juge a jugé la mesure utile et a désigné un collège d'experts. Il a également ordonné que l'expertise soit rendue commune et opposable à la société Synartis et à l'hôpital Saint-Luc Saint-Joseph, mais a rejeté la demande d'extension à l'infirmière libérale, faute d'identification suffisante.

Avocat : SELARL PERRON ET ASSOCIES AVOCATS

16 janvier 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508010

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé par Mme I..., agissant pour elle-même et son fils mineur, afin d’ordonner une nouvelle expertise médicale sur les conditions de sa naissance au centre hospitalier de Vals d’Ardèche en 2018. La requérante estimait que le rapport d’expertise judiciaire déjà réalisé était incomplet, notamment car il n’avait pas pris en compte le diagnostic ultérieur d’une leucémie chez l’enfant et n’avait pas permis de chiffrer ses préjudices. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que la requête s’apparentait à une demande de contre-expertise relevant du seul juge du fond et qu’elle ne présentait pas un caractère utile au sens de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin de statuer sur la mise hors de cause des médecins.

Avocat : REBAUD

16 janvier 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304886

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A... d’une demande d’indemnisation pour recours abusif aux contrats à durée déterminée et illégalité du non-renouvellement de son contrat par l’Intercom Bernay Terres de Normandie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conclusions indemnitaires étaient mal dirigées, l’employeur étant le centre intercommunal d’action sociale (CIAS), et que le contentieux n’était pas lié pour le grief de recours abusif aux CDD. Sur le fond, il a estimé que la décision de non-renouvellement, fondée sur l’intérêt du service, n’était pas entachée d’illégalité fautive, écartant ainsi les demandes de réparation. Les textes appliqués incluent l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : HUON SARFATI

16 janvier 2026• 4 ème Chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2404111

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement (APL) de 681,72 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a substitué son appréciation à celle de l’administration et examiné la situation de précarité de la requérante. Constatant que Mme B... n’a produit aucun justificatif de ses ressources et que la caisse d’allocations familiales du Var a établi l’absence de précarité, le tribunal a estimé que la décision attaquée n’était pas entachée d’erreur d’appréciation. La demande a été rejetée sur le fondement des articles L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

16 janvier 2026• 1ère Chambre - Juge Unique
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500850

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 4 février 2025 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales du Var refusait une remise gracieuse de dette de 69 euros à Mme B..., correspondant à un trop-perçu d'aide personnelle au logement. La juridiction a estimé que la décision était entachée d'une erreur de fait, le quotient familial de la requérante étant de 852 euros et non de 1 111 euros comme mentionné. Constatant la bonne foi non contestée de Mme B..., le tribunal lui a accordé la remise gracieuse sollicitée. Cette solution s'appuie sur les articles L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

16 janvier 2026• 1ère Chambre - Juge Unique