Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302210
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la société américaine Impérial Business LLC, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour les exercices 2011 à 2018. La société soutenait ne pas disposer d'établissement stable en France, invoquant la convention fiscale franco-américaine. Le tribunal a jugé que l'administration avait valablement établi l'existence d'un établissement stable en France, car la société y exerçait une activité occulte via son gérant, sans justifier de moyens humains ou matériels aux États-Unis. En conséquence, l'imposition a été maintenue, les stipulations de la convention fiscale ne faisant pas obstacle à l'application de la loi nationale.
Avocat : AMADORI LISA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302250
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SARL Bruno A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour les exercices 2016 et 2017. La société soutenait une irrégularité de procédure pour défaut de débat oral et contradictoire, mais le tribunal a jugé que les opérations de vérification s'étaient déroulées normalement, avec plusieurs rendez-vous et une réunion de synthèse, et que la société n'avait pas justifié d'un refus de débat. Sur le fond, le passif injustifié du compte courant d'associé a été confirmé faute de justificatifs fournis en temps utile, et les pénalités pour manquement délibéré ont été maintenues. La décision s'appuie sur les articles 38 du code général des impôts et les principes du livre des procédures fiscales.
Avocat : SELARL G.PALOUX- E.MUNDET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302284
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la demande de la fondation Dr. E... A... F..., visant à obtenir la décharge partielle ou totale du prélèvement sur les plus-values immobilières prévu à l'article 244 bis A du code général des impôts, suite à la cession d'un bien à Grasse en 2021. La fondation soutenait notamment être assimilée à une personne morale assujettie à l'impôt sur les sociétés et contestait le calcul du prix d'acquisition. Le tribunal a soulevé d'office le moyen tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, estimant que la fondation, en raison de son absence de caractère lucratif, n'était pas soumise à l'impôt sur les sociétés. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la requête, la fondation ne pouvant se prévaloir des dispositions de l'article 244 bis A du code général des impôts.
Avocat : FILOR AVOCATS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302411
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. D... qui demandait la décharge de la taxe d'habitation de 4 686 € pour l'année 2021 concernant un logement à Mougins. Le requérant soutenait que le bien était en travaux et inhabitable au 1er janvier 2021, mais le tribunal a estimé que les pièces produites (facture de travaux postérieure, attestations d'assurance mentionnant des biens mobiliers et un procès-verbal de gendarmerie évoquant des meubles) ne démontraient pas que le logement était vide de meubles et inhabitable à cette date. La solution retenue est fondée sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, qui prévoient que la taxe d'habitation est due pour tout local meublé affecté à l'habitation au 1er janvier de l'année d'imposition.
Avocat : SELARL ASKESIS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302911
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de la SCI AD, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2019. La société, qui supportait la charge de la preuve en raison d'une taxation d'office, n'a pas démontré le caractère déductible de certaines charges, notamment des éléments d'actifs cédés par sa sous-locataire. Le juge a estimé que la clause d'un avenant au contrat de sous-location ne dérogeait pas au sort des travaux prévu par le contrat initial, et que la société ne justifiait pas de la propriété des actifs en cause. La requête a donc été rejetée, sans application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ISAIA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303613
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté les demandes de M. A... tendant à la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023 concernant un bien situé à Nice. Le requérant contestait le changement d'affectation de son bien, qu'il considérait comme un local commercial destiné à la location meublée de tourisme, et non comme un local d'habitation. Le tribunal a estimé que la simple location en meublé de tourisme ne suffit pas à qualifier le bien de local commercial au regard des règles de détermination de la valeur locative, et que la procédure d'imposition avait été régulière. Les demandes de dommages-intérêts et de frais de justice ont également été rejetées.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303985
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge de cotisations de taxe d'habitation pour les années 2021 et 2022. Le tribunal a constaté que la taxe de 2021 n'avait jamais été mise en recouvrement et que celle de 2022 avait déjà fait l'objet d'un dégrèvement total avant l'introduction de la requête. En conséquence, la demande a été jugée irrecevable, faute d'intérêt à agir pour le requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : ARVET-THOUVET MARION
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304933
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. B... d’une requête en plein contentieux visant à contester le recouvrement d’une taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2021, après que l’administration a accordé un dégrèvement puis tenté de recouvrer la somme par saisie administrative à tiers détenteur. Le requérant soutenait que le dégrèvement avait éteint la créance et qu’aucun avis de mise en recouvrement n’avait été émis. En cours d’instance, M. B... s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par un jugement du 15 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant fin à l’instance sans examiner le fond du litige.
Avocat : BORGNAT
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400145
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de la SCI 2MJF, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour l'année 2022. La société soutenait que le bien, situé au Cannet, était inhabitable et en travaux au 1er janvier 2022, date du fait générateur de l'impôt. Le tribunal a estimé que les pièces produites, notamment une attestation de travaux et un contrat d'assurance, ne démontraient pas que le logement était effectivement en travaux ou non meublé à cette date. En application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, la demande de décharge a été rejetée, ainsi que les conclusions au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ASKESIS
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404709
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en matière de plein contentieux, a examiné la requête de la société Sophia Business Center contestant des mises en demeure de payer la taxe foncière pour les années 2016 à 2020. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d’annulation des mises en demeure, jugeant que la régularité en la forme des actes de poursuite relève de la compétence du juge judiciaire. Il a également constaté un non-lieu à statuer sur certaines mises en demeure retirées ou devenues sans objet, et a rejeté la demande de décharge de l’obligation de payer, les créances étant considérées comme liquides et exigibles. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : AARPI ARKHE ACOCATS - DZRLU TLA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405688
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024. La requérante n’ayant pas fait publier au fichier immobilier l’acte constatant la mutation de propriété suite à un partage successoral, elle reste, en application des articles 1402 et 1403 du code général des impôts, légalement imposable en tant qu’ancienne propriétaire. Le tribunal a donc jugé que la demande était irrecevable, sans examiner le bien-fondé de la demande d’exonération fondée sur les articles 1390 et 1391 du même code.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502525
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant après renvoi du Conseil d'État, a examiné la contestation de M. A... relative à ses cotisations de taxe d'habitation et de taxe foncière pour 2020 et 2021. Le juge a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., considérant notamment que la méthode de calcul de la valeur locative retenue par l'administration était fondée et que les moyens tirés de l'illégalité d'une délibération municipale ou de l'inconstitutionnalité des dispositions applicables étaient inopérants. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes de dégrèvement supplémentaire ni aux frais d'huissier. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : SCP GUÉRIN – GOUGEON
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503408
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C... contestant le refus d’attribution d’une carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement ». Le juge a estimé que les éléments médicaux fournis, notamment des douleurs persistantes après une arthrodèse et une rente d’invalidité, ne démontraient pas une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, telle que définie par l’arrêté du 3 janvier 2017. La décision s’appuie sur les articles L.241-3 et R.241-12-1 du code de l’action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507041
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., un apatride ukrainien, qui demandait une injonction au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir un duplicata de sa carte de séjour. Le requérant invoquait un dysfonctionnement informatique de la plateforme de prise de rendez-vous. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, faute pour M. B... d'avoir justifié avoir informé l'administration de ses difficultés malgré une mesure d'instruction en ce sens.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507065
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une société et une gérante afin d’enjoindre à la commune de Nice de réaliser une contre-visite de leur établissement, fermé par un arrêté municipal. En cours d’instance, la commune a effectué cette visite et autorisé une réouverture partielle, ce qui a conduit les requérants à se désister de leurs conclusions principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Avocat : LAVAUD
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507317
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que cette mesure se heurtait à une contestation sérieuse, car le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois sur la demande de titre de séjour avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507479
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait la modification d'une précédente ordonnance du 27 novembre 2025. La requérante sollicitait que le récépissé de demande de titre de séjour, déjà ordonné, soit assorti d'une mention autorisant le franchissement des frontières Schengen et l'ouverture de droits sociaux. Le juge estime qu'aucun élément nouveau ne justifie cette modification, car le récépissé délivré, conformément à l'article R. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne vaut pas titre de séjour et ne peut donc autoriser le franchissement des frontières.
Avocat : LELOUP
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303740
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur la requête de M. A..., associé de la SCI Théodore, contestant le rehaussement de ses revenus fonciers pour 2018-2020 suite à un contrôle sur pièces. Le tribunal a partiellement donné raison au requérant en constatant que l'administration avait déjà accordé un dégrèvement partiel de 884 euros, rendant les conclusions sur ce point sans objet. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la demande de décharge, estimant que M. A... ne justifiait pas de la réalité des dépenses de réparation et d'entretien alléguées, faute de produire des factures. En revanche, il a admis la déductibilité des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties, conformément à l'article 31 du code général des impôts, et a enjoint à l'administration de recalculer les impositions en conséquence.
Avocat : CABINET VLG VERMESSE LASBATS GUIDON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303743
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur le recours de Mme A... contestant des rehaussements de ses revenus fonciers pour 2018-2020, suite à un contrôle de la SCI Théodore. Le tribunal a constaté un dégrèvement partiel de 854 euros accordé par l'administration en cours d'instance, rendant les conclusions sans objet sur cette somme. Sur le surplus, la requérante n'a pas justifié la réalité des dépenses de réparation et d'entretien alléguées, ni démontré que les taxes foncières litigieuses étaient déductibles. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête, sur le fondement de l'article 31 du code général des impôts.
Avocat : CABINET VLG VERMESSE LASBATS GUIDON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304150
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de M. et Mme A... qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2019 et 2020. Ces imposations faisaient suite à la rectification du bénéfice de la SASU ECS Bati, dont M. A... était l'associé unique et dirigeant, considéré comme le "maître de l'affaire" et présumé avoir appréhendé les distributions. Le tribunal a jugé que les requérants, n'ayant pas répondu à la proposition de rectification pour 2019 et ayant été taxés d'office pour 2020, ne rapportaient pas la preuve du caractère exagéré des impositions. La décision s'appuie sur les articles 109 et 110 du code général des impôts, ainsi que sur les règles de charge de la preuve du livre des procédures fiscales.
Avocat : BOUSCASSE