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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

361 474

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512118

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l’Isère d’une demande de liquidation définitive d’une astreinte prononcée le 22 avril 2025, a rejeté cette requête. L’astreinte de 500 euros par mois avait été fixée pour contraindre l’administration à loger Mme C..., reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a constaté que Mme C... avait refusé sans motif légitime une proposition de logement adapté le 19 mai 2025, ce qui dégageait l’État de ses obligations. Toutefois, ce refus étant antérieur au 1er juillet 2025, date à laquelle l’astreinte devait commencer à courir, la demande de liquidation était sans objet. La décision s’appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : GAYET

14 janvier 2026• Juge unique 1
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203341

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de la SASU Soc Cosnard, qui exploitait un hypermarché « Hyper U » à Ecommoy, et qui sollicitait l’indemnisation de son préjudice d’exploitation (91 457 euros) subi lors des blocages par des manifestants « gilets jaunes » entre le 17 novembre et le 1er décembre 2018. Le tribunal a écarté la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, estimant que les actions de filtrage et de blocage, bien que violentes, s’inscrivaient dans un mouvement national de contestation et n’avaient pas pour objet principal de causer des dommages à la société requérante, ce qui les rendait imputables à un attroupement au sens de la loi. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal n’ayant pas retenu la responsabilité sans faute de l’État ni la rupture d’égalité devant les charges publiques.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL LEXCAP RENNES

14 janvier 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215487

Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser Mme C..., ressortissante gabonaise, pour le préjudice subi du fait de l'illégalité d'un refus de séjour du 10 mai 2021, annulé par un précédent jugement. La responsabilité de l'État a été engagée pour faute, car ce refus, entaché d'une erreur d'appréciation, a placé la requérante en situation irrégulière de mai 2021 à juin 2022. Le tribunal a reconnu un préjudice matériel direct lié à la perte de l'allocation adulte handicapé et de l'aide personnalisée au logement, ainsi qu'un préjudice moral. L'État a été condamné à verser 13 940,50 euros, avec intérêts, sur le fondement des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

14 janvier 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2216887

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société AXA France, subrogée dans les droits de son assurée, afin d’obtenir réparation des préjudices matériels subis lors d’une manifestation de "gilets jaunes" le 12 janvier 2019 à Nantes. La juridiction a retenu la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, estimant que les dégradations, commises à force ouverte ou par violence, résultaient directement d’un attroupement. Le préfet n’ayant pas démontré que les auteurs agissaient en tant que groupe distinct et prémédité, l’État a été condamné à verser à AXA France la somme de 16 169,83 euros, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation.

Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES

14 janvier 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2217040

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A..., réfugiée guinéenne, d'une demande d'indemnisation pour le préjudice résultant du refus illégal de visas de réunification familiale pour ses trois enfants. Le tribunal a constaté que l'illégalité de ce refus, déjà annulé par un jugement du 21 juillet 2020, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La solution retenue est que l'administration a commis une faute en refusant les visas, puis en les délivrant tardivement, ouvrant droit à réparation pour les préjudices directs et certains. Le tribunal s'est fondé sur le principe de responsabilité pour faute de l'administration et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la réunification familiale.

Avocat : POLLONO

14 janvier 2026• 5ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300766

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Guesneau Couverture contestant un titre de recettes de 11 400 euros émis par la commune de Saint-Aignan-Grandlieu pour des pénalités de retard dans l’exécution d’un marché public de travaux. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car introduite au-delà du délai raisonnable d’un an à compter de la notification du titre exécutoire, en application du principe de sécurité juridique. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen au fond, fondé sur les principes généraux du contentieux administratif et le code de justice administrative.

Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL

14 janvier 2026• 2ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308657

Le Tribunal Administratif de Lille a condamné le centre hospitalier universitaire (CHU) de Lille à indemniser la CPAM de Roubaix-Tourcoing pour les débours exposés suite à une faute lors de l’intervention chirurgicale de Mme B... le 28 novembre 2019. La responsabilité du CHU a été engagée sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison de manquements ayant nécessité une reprise chirurgicale le 27 décembre 2019. Le tribunal a accordé à la CPAM la somme de 10 743,04 euros au titre des frais hospitaliers, médicaux, pharmaceutiques, d’appareillage et de transports, ainsi que 9 722,16 euros pour les indemnités journalières versées du 28 mai au 29 décembre 2020. L’indemnité forfaitaire de gestion prévue à l’article L. 376-1 du code de la sécurité sociale a également été mise à la charge du CHU.

Avocat : SCP SHBK AVOCATS

14 janvier 2026• 6ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309498

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la contestation de M. E... concernant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 304,73 euros et sa radiation du dispositif. Le requérant soulevait des moyens de procédure (absence de communication du rapport d'enquête, défaut de signature, motivation insuffisante) et contestait le bien-fondé de l'indu. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que la procédure était régulière et que l'administration avait démontré l'existence de l'indu. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.

Avocat : MOUTOUSSAMY

14 janvier 2026• juge unique (6)
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2304752

Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par M. B..., surveillant pénitentiaire, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice moral subi suite à une interdiction d’accès au centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach du 11 au 17 février 2022. Le tribunal a jugé que cette interdiction, fondée sur une erreur de plume dans une ordonnance judiciaire, constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l’État. Il a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B... en réparation de son préjudice moral, ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELAS ACG REIMS

14 janvier 2026• 1ère chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509279

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé de M. C..., ressortissant kosovar, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Moselle de le convoquer pour enregistrer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu du maintien irrégulier de l’intéressé après deux mesures d’éloignement et d’un précédent refus d’enregistrement confirmé par la justice. La décision s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

14 janvier 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510142

Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par M. A..., ressortissant albanais en situation irrégulière, d'une demande sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés a rejeté cette demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la précarité invoquée résultait du maintien irrégulier de l'intéressé sur le territoire depuis plusieurs années, malgré des mesures d'éloignement antérieures. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BLANVILLAIN

14 janvier 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317064

Le Tribunal Administratif de Paris annule le refus implicite de l'administration fiscale d'accorder à la société Mediatoon Distribution un agrément pour le transfert des déficits fiscaux de la société Medianim, dans le cadre d'une fusion-absorption. Le tribunal estime que les conditions légales posées par le II de l'article 209 du code général des impôts sont remplies, en l'absence d'observations en défense de l'administration. Il enjoint au directeur régional des finances publiques de réexaminer la demande d'agrément dans un délai de quatre mois. L'État est condamné à verser 1 200 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET HERALD

14 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403625

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société des Etablissements A. Salvi, qui demandait la décharge de la taxe sur les véhicules de société (TVS) pour la période 2017-2019. La société invoquait l'exonération prévue à l'article 1010 du code général des impôts pour les véhicules destinés exclusivement à la location de courte durée. Le tribunal a jugé que la société n'avait pas démontré avoir exercé une activité normale de location de courte durée, faute de revenus et de preuves suffisantes de tentatives de location, et qu'elle avait utilisé les véhicules pour ses propres besoins. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge fiscale.

Avocat : CABINET MOSSER LAGARDE (SELUS)

14 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2506246

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait à être convoqué en préfecture pour déposer une demande de renouvellement de sa carte de résident. Le juge estime que la mesure sollicitée est dépourvue d’utilité, car les précédentes demandes de titre de séjour de l’intéressé ont été clôturées et qu’il n’a pas présenté de nouvelle demande depuis lors. La condition d’utilité, nécessaire à l’application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, n’est donc pas remplie.

14 janvier 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208204

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015 et 2016. Le requérant contestait la régularité de la procédure d'imposition sur le fondement de l'article L. 48 du livre des procédures fiscales, mais le tribunal a jugé que cette obligation ne s'appliquait pas aux contrôles sur pièces, et qu'en tout état de cause, l'administration avait informé le contribuable des conséquences financières. M. B... supportant la charge de la preuve pour avoir laissé la proposition de rectification sans réponse, il n'a pas démontré le caractère exagéré des impositions. La requête a donc été rejetée.

Avocat : PHILIP

14 janvier 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208473

Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de la SASU Platinum Seafood contestant une amende pour factures de complaisance (article 1737 du CGI) et une majoration pour manquement délibéré (article 1729 du CGI). Le tribunal a prononcé la décharge de l'amende de l'article 1737, estimant que l'administration n'avait pas établi l'intention frauduleuse de la société, les omissions sur les factures pouvant s'expliquer par des impératifs de célérité. La solution retenue s'appuie sur une interprétation stricte des conditions de l'article 1737, nécessitant un élément intentionnel frauduleux.

Avocat : GUILLAUME

14 janvier 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209811

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales pour les années 2009 à 2011, ainsi que des pénalités correspondantes. Le tribunal a jugé que la procédure d'imposition était régulière, l'administration ayant démontré que la réponse aux observations du contribuable avait été régulièrement présentée à son domicile. Sur le fond, il a estimé que l'activité de M. B... était occulte, ce qui justifiait l'application du délai de reprise décennal prévu à l'article L. 169 du livre des procédures fiscales, et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SULTAN AVOCATS

14 janvier 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211646

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. et Mme B... qui sollicitaient la réduction de leur impôt sur le revenu pour 2021. Les requérants contestaient le refus de l'administration de déduire une pension alimentaire de 5 445 euros versée à la mère de Mme B..., résidant à Madagascar. Le tribunal a jugé que les contribuables n'avaient pas apporté la preuve de l'état de besoin de leur parent, condition requise par les articles 205 et suivants du code civil pour la déductibilité des pensions alimentaires prévue à l'article 156 du code général des impôts. La requête a donc été rejetée.

14 janvier 2026• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301134

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de Mme B..., agent communal, visant à obtenir la condamnation de la commune du Val pour les préjudices subis lors de deux accidents de service en 2014 et pour un harcèlement moral allégué. Le tribunal a rappelé que la rente d'invalidité déjà perçue indemnisait forfaitairement les pertes de revenus et l'incidence professionnelle, mais n'excluait pas une indemnisation complémentaire pour d'autres préjudices personnels. Il a ainsi reconnu le préjudice d'agrément lié à l'impossibilité de pratiquer des activités de loisirs (marche, ski, randonnées, vélo), en application des principes de la responsabilité sans faute de l'employeur public. La solution retenue engage la responsabilité de la commune pour ce chef de préjudice, sans qu'il soit statué sur le harcèlement moral dans cet extrait.

Avocat : HOFFMANN

14 janvier 2026• 2ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 496988

Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT

13 janvier 2026ECLI:FR:CECHS:2026:496988.20260113• 9ème chambre jugeant seule