Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304463
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SAS RT Finances, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les années 2015 à 2017. La société demandait la décharge de ces impositions, notamment en raison de la remise en cause de passifs pour dettes de surestaries et de frais d’administration, ainsi que d’une provision. Le tribunal a estimé que les justificatifs produits par la société, principalement des documents internes, étaient insuffisants pour établir la réalité des dettes alléguées, conformément à l’article 38 du code général des impôts. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : SCP BRAUNSTEIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305117
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A... contestant un redressement fiscal fondé sur un abus de droit. L'administration avait requalifié la cession temporaire d'usufruit de ses parts dans la SCI Bernabo, estimant que les clauses limitant les distributions privaient l'usufruitier de ses droits aux bénéfices. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas démontré le caractère fictif ou frauduleux de l'opération, ni que celle-ci n'avait d'autre motif que fiscal. En conséquence, il a prononcé la décharge des impositions supplémentaires et des pénalités, en application des articles 8 du code général des impôts et L. 64 du livre des procédures fiscales.
Avocat : SELARL ASA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305417
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de la SARL Miramas Energies, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour sa centrale photovoltaïque située à Istres. Le tribunal a jugé que les ombrières de parking supportant les panneaux, constituées de poteaux métalliques fixés au sol sur des socles en béton, constituent des installations destinées à abriter des biens et des ouvrages en maçonnerie présentant le caractère de véritables constructions au sens du 1° de l'article 1381 du code général des impôts. Il a également estimé que ces installations ne relèvent pas des exonérations prévues aux 11° et 12° de l'article 1382 du même code, car elles ne sont pas de simples outillages ou matériels techniques spécifiquement adaptés à la production d'énergie. En conséquence, la société n'est pas fondée à obtenir la décharge des impositions supplémentaires.
Avocat : CABINET FIDAL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305502
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2019, consécutives à la cession de ses parts dans la SARL Ambulance Nomade Assistance. Le tribunal a jugé que la société avait valablement opté pour l’impôt sur les sociétés, cette option ayant été notifiée à l’administration et étant irrévocable, rendant inapplicable le régime des sociétés de personnes. Par conséquent, la plus-value de cession a été imposée comme une plus-value de particuliers, et non comme une plus-value professionnelle, excluant l’exonération prévue à l’article 238 quindecies du code général des impôts. La solution retenue s’appuie sur les articles 206, 239 du code général des impôts et l’article R. 123-1 du code de commerce.
Avocat : GAYDON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305813
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2020, établies suite à la découverte de cannabis lors d'une perquisition. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué la présomption de revenu imposable prévue à l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts, en retenant la valeur vénale des stupéfiants saisis. Il a écarté les arguments du requérant sur la surestimation du poids consommable et sur le prix de vente, faute de preuves suffisantes, et a confirmé le prix au détail de 9,50 euros le gramme. Enfin, les conclusions tendant au versement d'intérêts moratoires ont été déclarées irrecevables, aucun litige né et actuel n'étant établi avec le comptable.
Avocat : LEROUX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308000
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2020, établies suite à la découverte de cannabis lors d'une perquisition. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions tendant au versement d'intérêts moratoires, faute de litige né et actuel avec le comptable. Sur le fond, il a rejeté le moyen relatif à la surestimation du poids du cannabis, faute de preuve du stade de séchage des plantes. En revanche, le tribunal a considéré que M. C... vendait à des revendeurs et non à des clients finaux, justifiant l'application d'un prix de gros (3 000 euros le kilogramme) au lieu du prix de détail (9,50 euros le gramme), et a donc prononcé une réduction des impositions. La décision s'appuie sur l'article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts et l'article L. 208 du livre des procédures fiscales.
Avocat : LEROUX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2404085
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, était saisi par la SCI RCT Immobilier d’une demande de décharge de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour un local professionnel à Aubagne (années 2017 à 2019). Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer à hauteur d’un dégrèvement de 12 014 euros accordé en cours d’instance pour l’année 2017. Sur le surplus, il a rejeté les conclusions de la société, jugeant que l’administration avait correctement classé le bien dans la catégorie des locaux professionnels et appliqué la méthode d’évaluation prévue à l’article 1498 du code général des impôts.
Avocat : SELARL F.E.A.T.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501834
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d’expertise médicale à la demande des parents d’un enfant de 8 ans blessé à l’école primaire publique de Saint-Priest-sous-Aixe le 17 décembre 2024. L’enfant a subi une section de l’annulaire droit lors d’une chute dans la cour de récréation, nécessitant une hospitalisation et un suivi psychologique. La commune et son assureur, Groupama, ne se sont pas opposés à l’expertise, émettant des réserves sur leur responsabilité. L’expert désigné devra évaluer l’état de santé de l’enfant, la date de consolidation, et l’étendue des préjudices subis.
Avocat : DUBOIS DUDOGNON VILLETTE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2204757
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise s'est prononcé sur la demande de M. B..., ingénieur de l'industrie et des mines, qui réclamait le versement de l'indemnité mensuelle de technicité (IMT) pour la période de décembre 2016 à juin 2020, durant son affectation au CEREMA. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que M. B... n'était pas éligible à cette prime, car il n'appartenait pas à un corps dont la gestion relève du ministre chargé de l'économie et qu'il n'exerçait pas dans un service relevant des ministères économique et financier. La décision s'appuie notamment sur les décrets n° 2010-1568 et n° 2016-1204, ainsi que sur l'arrêté du 15 décembre 2010, qui conditionnent le bénéfice de l'IMT à ces critères.
Avocat : BESTAUX BONVOISIN MATRAY
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2301687
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme D... qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2022. La requérante soutenait qu'un bassin situé sur sa propriété à Menton était un ouvrage de rétention à usage agricole et non une piscine. Le tribunal a jugé, sur la base des clichés photographiques, que l'administration avait correctement qualifié le bassin rectangulaire de piscine à usage domestique. La décision s'appuie sur les articles 1380, 1381, 1415 et 1517 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 324 L de l'annexe III de ce code.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2302497
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SARL Marti La Madeleine, qui contestait son assujettissement à la taxe d’habitation pour l’année 2022. La société soutenait que le bien, meublé et mis en vente comme une « maison témoin », n’était pas affecté à l’habitation. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, la taxe est due dès lors que le local est meublé et que le contribuable en a la libre disposition au 1er janvier, indépendamment de son occupation effective ou de son usage commercial. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des conclusions accessoires.
Avocat : BOUDRIOT
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2303025
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017 et 2018. Le requérant invoquait une irrégularité de procédure, soutenant que la proposition de rectification et les avis d'imposition avaient été envoyés à une adresse erronée. Le tribunal a jugé que l'administration avait bien notifié ces documents à la dernière adresse communiquée par le contribuable, et que l'erreur d'adresse alléguée était sans incidence sur la régularité ou le bien-fondé des impositions. La décision s'appuie sur les articles L.57 et L.253 du livre des procédures fiscales.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406140
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. et Mme A... d’une demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2024, relative à un appartement acquis en janvier 2023. Ils contestaient le refus de l’administration de leur accorder l’exonération temporaire de deux ans prévue à l’article 1383 du code général des impôts, au motif que leur déclaration initiale était incomplète. Le tribunal a jugé que les requérants avaient effectué les démarches nécessaires dans le délai de 90 jours suivant l’acquisition, malgré des difficultés techniques sur le site internet des impôts. Il a donc prononcé la décharge de l’imposition litigieuse.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507408
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la requête de Mme A..., ressortissante marocaine. Le juge a rejeté sa demande d’injonction visant à obtenir une décision sur son titre de séjour et la suspension du délai de naissance d’une décision implicite de rejet, faute d’urgence. En revanche, il a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour mention « salarié » dans un délai de quinze jours, en application des articles R.431-12 et R.431-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette mesure a été ordonnée en raison de l’urgence et de l’utilité constatées, l’intéressée ayant déposé un dossier complet et se trouvant dans une situation précaire.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500967
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R.541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B..., professeur certifié, qui sollicitait une provision de 7 238,48 euros en réparation de préjudices financier et moral liés au défaut de versement de la majoration de traitement prévue par le décret n° 2013-965 du 28 octobre 2013 pour les fonctionnaires en service à Mayotte. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable, car l'administration avait déjà versé des rappels et que les calculs du requérant intégraient à tort des périodes de congé de longue maladie ou des taux de majoration excessifs. En outre, le préjudice moral allégué n'a pas été établi par des éléments probants. La requête a donc été rejetée, ainsi que les conclusions au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Avocat : RAMSAMY
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305221
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de la SAS Probace Meditec, qui contestait le rejet par l'administration fiscale de la déductibilité de provisions pour dépréciation de créances clients au titre des années 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, l'administration ayant indiqué le motif global de rejet (absence de diligences suffisantes en vue du recouvrement) sans devoir le préciser pour chaque créance. Sur le fond, il a estimé que la société ne justifiait pas du caractère probable de la perte, faute de démontrer des démarches de recouvrement suffisantes, et a donc validé le rehaussement d'impôt sur les sociétés. La décision s'appuie sur les articles 39 et 209 du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
Avocat : POUSSARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2516295
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille concerne un ressortissant éthiopien qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui permettre de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et de lui remettre un récépissé. Le juge des référés constate que la demande principale de carte de résident "longue durée-UE" n'est pas soumise à la procédure dématérialisée obligatoire et que le préfet n'a pas instruit ce dossier, de sorte qu'aucune décision administrative implicite de rejet n'est née. La mesure sollicitée ne faisant obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative, la requête est rejetée comme irrecevable.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401616
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. B... d’un recours contestant le rejet implicite de son recours administratif préalable obligatoire contre une décision de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) retirant la prime « MaPrimeRénov ». En cours d’instance, M. B... s’est désisté de sa requête, désistement que l’Anah n’a pas contesté. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et a donné acte de celui-ci par un jugement du 15 janvier 2026. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à un constat procédural.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501372
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C... contestant le refus de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le tribunal a estimé que les éléments fournis par le requérant, notamment son état d’invalidité et ses difficultés de déplacement, ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied inférieure à 200 mètres ou la nécessité systématique d’une aide humaine ou technique, conformément aux critères de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et de l’arrêté du 3 janvier 2017. La décision du président du conseil départemental du Calvados a donc été confirmée.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2103029
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de la société Trans Pol Frigo SP Zoo, qui contestait des cotisations supplémentaires de participation des employeurs à l’effort de construction et à la formation professionnelle continue pour 2014-2016. La société, de droit polonais, soutenait notamment que la procédure de vérification était irrégulière faute d’avoir informé le responsable de son prétendu établissement stable en France, et que l’administration ne prouvait pas l’existence de cet établissement stable justifiant son assujettissement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et les pénalités de 80 % pour activité occulte. La décision s’appuie sur les articles L. 47, L. 76, L. 176, L. 256 et R. 256-8 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l’article 1728 du code général des impôts.
Avocat : RICHARD