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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

361 865

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306063

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A..., professeure contractuelle, qui demandait réparation pour le retrait illégal d’indemnités d’heures supplémentaires et le refus d’attribution de l’indemnité de sujétion spéciale pour la période 2019-2020. La rectrice de l’académie de Montpellier a opposé un non-lieu à statuer sur le préjudice financier, ayant régularisé la situation par le versement de 3 655,22 euros bruts en 2025. Le tribunal a constaté que l’administration avait reconnu ses fautes et procédé à l’indemnisation du préjudice matériel, mais a rejeté la demande de préjudice moral, faute d’éléments probants. La décision s’appuie sur les décrets n° 50-1253 du 6 octobre 1950 et n° 2015-476 du 27 avril 2015.

Avocat : BETROM

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306150

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de M. A..., propriétaire d’un terrain à Chaponost, contestant un arrêté de mise en demeure d’éliminer des déchets (13 avril 2023), une amende de 5 000 euros pour non-respect de cette mise en demeure (15 mai 2023), et le titre exécutoire correspondant. La juridiction a rejeté l’ensemble des demandes, jugeant que la mise en demeure était suffisamment motivée et légalement fondée sur l’article L. 541-3 du code de l’environnement, imputant la responsabilité au propriétaire du terrain. L’amende a été validée comme proportionnée et régulière, et le titre exécutoire maintenu. Les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GOUY-PAILLIER

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400174

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., médecin radiothérapeute, qui contestait les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2013 à 2016 et demandait l'imputation d'un déficit de 2017 sur les années 2018-2019. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives aux années 2013 à 2017, faute de réclamation préalable dans les délais prévus par les articles R. 196-1 et R. 196-3 du livre des procédures fiscales. Pour les années 2018-2019, il a estimé que l'administration avait légalement refusé l'imputation du déficit, M. B... n'ayant pas déposé ses déclarations de revenus malgré des mises en demeure. La demande de maintien du sursis de paiement a également été rejetée.

Avocat : SCP PORTEJOIE ET ASSOCIES

13 janvier 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400401

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la société CHB, qui contestait des rappels de TVA et une amende pour non-autoliquidation. La société invoquait des irrégularités dans la procédure de vérification de comptabilité, notamment une erreur de date dans la proposition de rectification. Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative n'impose à l'administration de préciser les dates de vérification dans la notification, et que la durée de la vérification n'avait pas excédé les limites légales, compte tenu des suspensions liées à l'état d'urgence sanitaire. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L.52 et L.80 du livre des procédures fiscales.

Avocat : INCEPTO AVOCATS FISCALITE ET CONSEIL

13 janvier 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401357

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la SAS Les Editions de Base, qui sollicitait la restitution d’un excédent de TVA de 469 624 euros pour la période 2020-2023, en raison d’une application erronée du taux de TVA. La solution retenue est fondée sur les articles 272 et 289 du code général des impôts, ainsi que sur l’article 242 nonies A de l’annexe II au même code. Le tribunal a estimé que les factures rectificatives émises par la société ne respectaient pas les exigences légales, faute de référence précise aux factures initiales et de mention expresse de leur annulation. Par conséquent, le droit à récupération de la TVA n’a pas été reconnu, et la demande a été rejetée.

Avocat : CHARVET

13 janvier 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403691

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C..., kinésithérapeute, contestant ses cotisations d'impôt sur le revenu pour 2020, après un contrôle sur pièces ayant remis en cause l'exonération en zone franche urbaine (ZFU) pour une partie de son activité. Le tribunal a constaté que les impositions supplémentaires contestées avaient été intégralement dégrevées avant l'introduction de la requête, rendant les moyens de procédure inopérants. Le litige a été limité aux cotisations primitives de 2020, pour lesquelles le requérant n'a pas démontré d'erreur. Enfin, le tribunal a fait droit à la demande de compensation d'assiette de l'administration, en application de l'article L. 203 du livre des procédures fiscales, pour corriger une erreur déclarative du contribuable ayant majoré sa base imposable.

13 janvier 2026• 4ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319526

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS OCPI EDJ, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 et 2017. La société, associée à 99,99% d’une SCI, soutenait que les sommes versées aux associés de cette SCI constituaient des charges déductibles. Le tribunal a jugé que l’administration avait correctement réintégré ces sommes dans le résultat fiscal de la SCI, en application des articles 8 et 218 bis du code général des impôts, et que la société ne pouvait se prévaloir des dispositions de l’article L. 214-69 du code monétaire et financier pour s’y opposer. La demande de décharge et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.

Avocat : CABINET LPA LAW (SELAS)

13 janvier 2026• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319886

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la SCI Batignolles Lot 09 contestant son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties (parts supplémentaires pour 2019 et part départementale pour 2020) et à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour 2020. La société invoquait une rupture d'égalité et une atteinte à son droit de propriété, mais le tribunal a jugé ces moyens non fondés. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge et des conclusions accessoires, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent le code général des impôts (notamment l'article 1383), la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, et la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CABINET BERGER, THIRY ET ASSOCIES - BTA (SELARL)

13 janvier 2026• 1re Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2321885

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS Velair, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés, de rappels de TVA et d’amendes fiscales. La société soutenait avoir été privée de la garantie de pouvoir rencontrer le supérieur hiérarchique du vérificateur, prévue par la charte des droits du contribuable (article L. 10 du livre des procédures fiscales). Le tribunal a jugé que l’administration avait proposé deux rendez-vous, mais que les courriers avaient été retournés non réclamés, et que la demande ultérieure de la société était tardive, car postérieure à la mise en recouvrement. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir soulevée par l’administration.

13 janvier 2026• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400546

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société CARE 4 B, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés. La société soutenait ne pas s'être opposée au contrôle fiscal, invoquant la défaillance de son cabinet comptable, et contestait le rejet de charges déductibles liées à des prestations de la société Shangaï Ivy Business Consulting. Le tribunal a jugé que la procédure d'imposition d'office était régulière, la société s'étant opposée au contrôle en ne permettant pas sa réalisation, et a confirmé le bien-fondé des impositions. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 74 du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.

13 janvier 2026• 1re Section - 2e Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513541

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de regroupement familial. La préfète n'ayant pas exécuté cette injonction, le tribunal a assorti celle-ci d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Avocat : MIRAN

13 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215802

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. Rech, greffier des services judiciaires, qui contestait son titre de pension émis le 23 mai 2022. Le requérant soutenait qu'un trimestre n'avait pas été pris en compte dans le calcul de sa pension, ce qui aurait dû modifier le coefficient de minoration prévu à l'article 14 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Après examen, le tribunal a jugé que le moyen n'était pas fondé, car la fraction de trimestre litigieuse était inférieure à quarante-cinq jours et devait donc être négligée conformément à l'article R. 26 du même code. Par conséquent, la demande de révision du titre de pension et la demande indemnitaire de 5 000 euros pour préjudice ont été rejetées.

Avocat : PAILLOUX

13 janvier 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2216313

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... qui demandait l’annulation de la décision de la commission de recours de l’invalidité du 16 novembre 2022 et l’octroi d’une pension militaire d’invalidité. Le requérant contestait le taux d’invalidité de 10 % attribué à ses deux infirmités (lombalgies chroniques et myélopathie cervicarthrosique), estimant justifier d’un taux cumulé de 30 %. Le tribunal a appliqué les articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre, rappelant que le taux minimum indemnisable pour une infirmité unique est de 30 %. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le refus d’attribution de la pension.

13 janvier 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302901

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait la liquidation de sa pension de retraite française. La requérante, ancienne professeure certifiée ayant poursuivi sa carrière au Luxembourg, demandait une révision de son titre de pension, notamment sur la base d’un grade supérieur et de l’application du principe de libre circulation des travailleurs dans l’Union européenne. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car elle ne comportait ni conclusions ni moyens, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. À titre subsidiaire, il a estimé que le refus de révision était fondé, la pension ayant été correctement liquidée sur la base du dernier grade et échelon effectivement détenus en France, conformément aux articles L. 5 et L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite.

13 janvier 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303389

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... demandant la révision de sa pension militaire d'invalidité. Le requérant sollicitait la prise en compte d'une nouvelle infirmité (arthrose tibio-talienne gauche) et l'aggravation de ses infirmités existantes, notamment une désinsertion rotulienne du genou gauche. Le tribunal a estimé que la nouvelle infirmité n'était pas imputable au service, car relevant d'une dégénérescence maladive sans lien direct avec les blessures initiales. Concernant l'aggravation, il a jugé que les éléments médicaux fournis ne démontraient pas une évolution suffisante pour justifier une réévaluation du taux d'invalidité. La décision s'appuie sur les articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre.

13 janvier 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304432

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné les requêtes de M. D... contestant le calcul de sa pension civile de retraite. Le requérant demandait la prise en compte de trimestres supplémentaires pour une période de congé parental et l’intégration d’un enfant de son épouse dans la bonification pour enfants. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer sur la bonification pour enfant, l’administration ayant déjà révisé la pension sur ce point par un arrêté du 2 octobre 2023. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions de M. D..., jugeant que les trimestres de congé parental n’étaient pas assimilables à des services effectifs ouvrant droit à une majoration de la durée de liquidation, et que le calcul de la durée d’assurance et du taux de pension était conforme aux articles L. 13, L. 14 et L. 18 du code des pensions civiles et militaires de retraite.

Avocat : ROUXEL FRANÇOIS

13 janvier 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519753

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de la famille B... du logement géré par l'association SOS Solidarités. La juridiction a considéré que la demande du préfet de la Loire-Atlantique était urgente et utile, car le maintien de la famille, dont les demandes d'asile ont été définitivement rejetées, compromettait le bon fonctionnement du service public d'hébergement des demandeurs d'asile. Le tribunal a rejeté l'argument des défendeurs selon lequel des circonstances exceptionnelles (situation familiale, demandes de titre de séjour en cours) feraient obstacle à la mesure, estimant que la saturation du dispositif d'accueil justifiait la libération des lieux. Un délai de trois mois a été accordé à la famille pour quitter volontairement les lieux avant que le préfet ne puisse recourir à la force publique.

Avocat : PRELAUD

13 janvier 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204160

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête des consorts F... qui demandaient la condamnation de l'État pour le décès de M. E... F..., survenu en 2006 des suites d'un cancer du poumon contracté lors d'essais nucléaires en Polynésie. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. La demande indemnitaire personnelle des requérants, présentée en 2022, était prescrite car le délai de quatre ans avait commencé à courir à compter du 1er janvier 2007, soit l'année suivant le décès. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour prescription.

Avocat : SELARL TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304520

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. B..., fonctionnaire de l'Éducation nationale, d'une demande d'indemnisation pour ses congés annuels non pris entre 2019 et 2023 en raison de congés de maladie, sur le fondement de l'article 7 de la directive européenne 2003/88/CE. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par le recteur, jugeant la requête recevable car le requérant, en tant que fonctionnaire, était dispensé du ministère d'avocat et avait exposé des moyens. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la recevabilité de la requête et l'application du droit de l'Union européenne relatif au temps de travail.

13 janvier 2026• 1ère chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308768

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... contestant la remise partielle de 697,26 euros accordée par la caisse d’allocations familiales du Nord sur un indu de prime d’activité de 1 394,52 euros. Statuant en plein contentieux, le juge unique a estimé que la requérante n’établissait pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire, et que sa bonne foi n’était pas déterminante face à une déclaration tardive de changement de situation. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur, hors manœuvre frauduleuse.

13 janvier 2026• juge unique (2)