Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300766
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la société Guesneau Couverture contestant un titre de recettes de 11 400 euros émis par la commune de Saint-Aignan-Grandlieu pour des pénalités de retard dans l’exécution d’un marché public de travaux. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car introduite au-delà du délai raisonnable d’un an à compter de la notification du titre exécutoire, en application du principe de sécurité juridique. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen au fond, fondé sur les principes généraux du contentieux administratif et le code de justice administrative.
Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308657
Le Tribunal Administratif de Lille a condamné le centre hospitalier universitaire (CHU) de Lille à indemniser la CPAM de Roubaix-Tourcoing pour les débours exposés suite à une faute lors de l’intervention chirurgicale de Mme B... le 28 novembre 2019. La responsabilité du CHU a été engagée sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison de manquements ayant nécessité une reprise chirurgicale le 27 décembre 2019. Le tribunal a accordé à la CPAM la somme de 10 743,04 euros au titre des frais hospitaliers, médicaux, pharmaceutiques, d’appareillage et de transports, ainsi que 9 722,16 euros pour les indemnités journalières versées du 28 mai au 29 décembre 2020. L’indemnité forfaitaire de gestion prévue à l’article L. 376-1 du code de la sécurité sociale a également été mise à la charge du CHU.
Avocat : SCP SHBK AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309498
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la contestation de M. E... concernant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 304,73 euros et sa radiation du dispositif. Le requérant soulevait des moyens de procédure (absence de communication du rapport d'enquête, défaut de signature, motivation insuffisante) et contestait le bien-fondé de l'indu. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que la procédure était régulière et que l'administration avait démontré l'existence de l'indu. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2304752
Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par M. B..., surveillant pénitentiaire, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice moral subi suite à une interdiction d’accès au centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach du 11 au 17 février 2022. Le tribunal a jugé que cette interdiction, fondée sur une erreur de plume dans une ordonnance judiciaire, constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l’État. Il a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B... en réparation de son préjudice moral, ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELAS ACG REIMS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509279
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé de M. C..., ressortissant kosovar, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Moselle de le convoquer pour enregistrer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu du maintien irrégulier de l’intéressé après deux mesures d’éloignement et d’un précédent refus d’enregistrement confirmé par la justice. La décision s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510142
Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par M. A..., ressortissant albanais en situation irrégulière, d'une demande sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés a rejeté cette demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la précarité invoquée résultait du maintien irrégulier de l'intéressé sur le territoire depuis plusieurs années, malgré des mesures d'éloignement antérieures. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BLANVILLAIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317064
Le Tribunal Administratif de Paris annule le refus implicite de l'administration fiscale d'accorder à la société Mediatoon Distribution un agrément pour le transfert des déficits fiscaux de la société Medianim, dans le cadre d'une fusion-absorption. Le tribunal estime que les conditions légales posées par le II de l'article 209 du code général des impôts sont remplies, en l'absence d'observations en défense de l'administration. Il enjoint au directeur régional des finances publiques de réexaminer la demande d'agrément dans un délai de quatre mois. L'État est condamné à verser 1 200 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET HERALD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403625
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société des Etablissements A. Salvi, qui demandait la décharge de la taxe sur les véhicules de société (TVS) pour la période 2017-2019. La société invoquait l'exonération prévue à l'article 1010 du code général des impôts pour les véhicules destinés exclusivement à la location de courte durée. Le tribunal a jugé que la société n'avait pas démontré avoir exercé une activité normale de location de courte durée, faute de revenus et de preuves suffisantes de tentatives de location, et qu'elle avait utilisé les véhicules pour ses propres besoins. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge fiscale.
Avocat : CABINET MOSSER LAGARDE (SELUS)
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2506246
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait à être convoqué en préfecture pour déposer une demande de renouvellement de sa carte de résident. Le juge estime que la mesure sollicitée est dépourvue d’utilité, car les précédentes demandes de titre de séjour de l’intéressé ont été clôturées et qu’il n’a pas présenté de nouvelle demande depuis lors. La condition d’utilité, nécessaire à l’application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, n’est donc pas remplie.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208204
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015 et 2016. Le requérant contestait la régularité de la procédure d'imposition sur le fondement de l'article L. 48 du livre des procédures fiscales, mais le tribunal a jugé que cette obligation ne s'appliquait pas aux contrôles sur pièces, et qu'en tout état de cause, l'administration avait informé le contribuable des conséquences financières. M. B... supportant la charge de la preuve pour avoir laissé la proposition de rectification sans réponse, il n'a pas démontré le caractère exagéré des impositions. La requête a donc été rejetée.
Avocat : PHILIP
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208473
Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de la SASU Platinum Seafood contestant une amende pour factures de complaisance (article 1737 du CGI) et une majoration pour manquement délibéré (article 1729 du CGI). Le tribunal a prononcé la décharge de l'amende de l'article 1737, estimant que l'administration n'avait pas établi l'intention frauduleuse de la société, les omissions sur les factures pouvant s'expliquer par des impératifs de célérité. La solution retenue s'appuie sur une interprétation stricte des conditions de l'article 1737, nécessitant un élément intentionnel frauduleux.
Avocat : GUILLAUME
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209811
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales pour les années 2009 à 2011, ainsi que des pénalités correspondantes. Le tribunal a jugé que la procédure d'imposition était régulière, l'administration ayant démontré que la réponse aux observations du contribuable avait été régulièrement présentée à son domicile. Sur le fond, il a estimé que l'activité de M. B... était occulte, ce qui justifiait l'application du délai de reprise décennal prévu à l'article L. 169 du livre des procédures fiscales, et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Avocat : SULTAN AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211646
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. et Mme B... qui sollicitaient la réduction de leur impôt sur le revenu pour 2021. Les requérants contestaient le refus de l'administration de déduire une pension alimentaire de 5 445 euros versée à la mère de Mme B..., résidant à Madagascar. Le tribunal a jugé que les contribuables n'avaient pas apporté la preuve de l'état de besoin de leur parent, condition requise par les articles 205 et suivants du code civil pour la déductibilité des pensions alimentaires prévue à l'article 156 du code général des impôts. La requête a donc été rejetée.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301134
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de Mme B..., agent communal, visant à obtenir la condamnation de la commune du Val pour les préjudices subis lors de deux accidents de service en 2014 et pour un harcèlement moral allégué. Le tribunal a rappelé que la rente d'invalidité déjà perçue indemnisait forfaitairement les pertes de revenus et l'incidence professionnelle, mais n'excluait pas une indemnisation complémentaire pour d'autres préjudices personnels. Il a ainsi reconnu le préjudice d'agrément lié à l'impossibilité de pratiquer des activités de loisirs (marche, ski, randonnées, vélo), en application des principes de la responsabilité sans faute de l'employeur public. La solution retenue engage la responsabilité de la commune pour ce chef de préjudice, sans qu'il soit statué sur le harcèlement moral dans cet extrait.
Avocat : HOFFMANN
Conseil d'État — N° 496988
Avocat : SCP BUK LAMENT - ROBILLOT
Conseil d'État — N° 507198
Avocat : SCP SPINOSI
Conseil d'État — N° 506430
Avocat : SAS HANNOTIN AVOCATS
Conseil d'État — N° 506032
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Conseil d'État — N° 506028
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Conseil d'État — N° 504176
Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES