Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA20DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400769

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête d'un agent contractuel contestant la régularité de ses contrats à durée déterminée successifs et sollicitant diverses indemnités. Le tribunal a jugé que les contrats, conclus pour faire face à un accroissement temporaire d'activité ou pour remplacer un agent absent, n'étaient pas entachés d'irrégularité et que le non-renouvellement était justifié. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret du 15 février 1988.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES

27 mars 20261ère chambre
TA20DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400111

Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la demande de la société Oriente environnement visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant une dérogation pour exploiter une installation de stockage de déchets. La juridiction estime que l'avis défavorable du Conseil national de la protection de la nature n'était pas entaché de partialité et que le préfet a exercé son pouvoir d'appréciation en toute indépendance. Le tribunal applique les dispositions du code de l'environnement, notamment l'article L. 411-2, pour constater que les conditions légales d'octroi de la dérogation (raisons impératives d'intérêt public majeur, absence de solution alternative, maintien des populations d'espèces) n'étaient pas remplies.

Avocat : LE DYLIO

27 mars 20261ère chambre
TA30DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400578

**Sujet principal** : Recours contre le montant d'une indemnité allouée par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis (CNIH). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B..., estimant que la CNIH a correctement appliqué le barème légal en lui allouant 15 000 euros. La décision attaquée n'est pas entachée d'erreur de droit. **Textes appliqués** : La décision est fondée sur la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et le décret n° 2022-394 du 18 mars 2022, qui fixent le cadre de la réparation forfaitaire en fonction de la durée de séjour dans les structures d'accueil listées, pour la période allant jusqu'au 31 décembre 1975.

27 mars 20263ème chambre
TA30DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400856

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d'indemnisation d'un ancien agent communal pour préjudice d'anxiété et troubles dans ses conditions d'existence liés à une exposition à l'amiante. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la commune de Molières-sur-Cèze était engagée pour faute, en raison d'un manquement à son obligation de sécurité envers ses agents, établi par un jugement pénal définitif. Cependant, le requérant n'a pas rapporté la preuve d'un préjudice moral d'anxiété ou de troubles dans ses conditions d'existence distincts de son exposition professionnelle. Les textes appliqués incluent le code du travail (articles L. 4121-1 et R. 4412-94 et suivants) et le code général de la fonction publique (article L. 811-1).

Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

27 mars 20263ème chambre
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401299

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui demandait réparation pour l'abrogation de son autorisation de stationnement de taxi par la commune de Mayres-Savel. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de saisine du Conseil d'État pour avis, relevant que cette faculté appartient au juge seul. Sur le fond, il a estimé que l'abrogation de l'arrêté municipal, intervenant après une mise en location-gérance de l'autorisation, ne constituait pas une illégalité fautive ouvrant droit à indemnisation, au regard des dispositions du code des transports.

Avocat : LE GULLUDEC

27 mars 20267ème Chambre
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301308

La décision du Tribunal Administratif de Grenoble porte sur une demande de restitution de TVA par une société d'aide à domicile, qui contestait l'application du taux normal de 20% au lieu du taux réduit de 5,5%. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'activité de mandataire exercée par la société ne relevait pas des services de soins à domicile ouvrant droit au taux réduit au sens de l'article 278-0 bis du code général des impôts et de la directive européenne 2006/112/CE. La juridiction a ainsi confirmé la légalité des rejets des réclamations par l'administration fiscale.

Avocat : BRAVARD AVOCATS

27 mars 20267ème Chambre
TA63DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202639

La SAS Jardiaub contestait devant le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand le rejet de sa demande de plafonnement de la cotisation économique territoriale (CET) au titre de 2020. Le tribunal a rejeté sa requête, jugeant irrecevable sa réclamation préalable car présentée hors délai. Il a appliqué les articles 1647 B sexies du code général des impôts et R. 196-2 du livre des procédures fiscales, estimant que le délai de réclamation, qui court à compter de la mise en recouvrement, était expiré au 31 décembre 2021.

27 mars 2026Chambre 1
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2329731

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'un enseignant-chercheur concernant le paiement d'heures d'enseignement effectuées pour un diplôme d'université de 2013 à 2021. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en condamnant l'université Paris I Panthéon-Sorbonne au paiement de 3 256,45 euros, correspondant aux heures postérieures au 1er janvier 2019, les créances antérieures étant prescrites au titre de la prescription quadriennale de l'article 1er de la loi du 31 décembre 1968. Les conclusions indemnitaires pour préjudice économique et moral ont été rejetées, et l'Etat a été condamné à verser 1000 euros à l'enseignant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

27 mars 20265e Section - 3e Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510485

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à indemniser un requérant pour carence fautive dans son relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État, fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, pour ne pas avoir proposé de logement social dans le délai de six mois suivant une décision de commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la situation. Il a alloué au requérant 500 euros en réparation de son préjudice et 320 euros au titre des frais irrépétibles.

Avocat : TRESOR

27 mars 20264e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510764

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser un requérant pour carence fautive dans son relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement malgré une décision de priorité de la commission de médiation. Il a alloué au requérant 800 euros en réparation de son préjudice et 800 euros au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative), rejetant le surplus de ses demandes.

Avocat : AVI KASSI

27 mars 20264e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511425

Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'un demandeur reconnu prioritaire. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation. Il a condamné l'État à verser 2 000 euros en réparation des préjudices, mais a rejeté la demande de remboursement des frais d'avocat.

Avocat : DA COSTA

27 mars 20264e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511561

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser une requérante pour carence fautive dans son relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, pour n'avoir pas proposé d'offre de logement dans le délai de six mois suivant une décision de commission de médiation la reconnaissant prioritaire. L'État est condamné à verser 22 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence et du préjudice moral, mais la demande de frays d'avocat est rejetée.

Avocat : MANELPHE

27 mars 20264e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA76DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400358

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la requête de Mme B... qui contestait un indu d'aide au logement et demandait sa remise. Le juge constate que l'indu de 842,63 euros est dû à l'omission de déclarer des pensions alimentaires perçues, et non à une erreur de l'administration. Concernant la demande de remise gracieuse, le tribunal ne l'examine pas au fond, considérant que le rejet de la contestation de l'indu rend cette demande sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus.

27 mars 2026POLE URGENCES
TA76DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400643

**Sujet principal** : Demande d'annulation du rejet d'une demande de remise gracieuse totale d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. En sa qualité de juge de plein contentieux, il estime que la situation financière de la requérante, caractérisée par un quotient familial de 1 025 euros et des charges mensuelles d'environ 970 euros, ne démontre pas une situation de précarité justifiant une remise totale de la dette. **Textes appliqués** : Les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation, qui régissent la récupération des indus et le pouvoir de remise gracieuse en cas de précarité du débiteur.

27 mars 2026POLE URGENCES
TA76DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400967

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de remise totale d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). La requérante, qui ne contestait pas la dette, ne pouvait être considérée de bonne foi, car elle n'avait pas déclaré son activité salariée alors qu'elle était allocataire expérimentée et informée de ses obligations. Le tribunal a appliqué les articles L. 262-46 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui subordonnent la remise gracieuse à la précarité et à la bonne foi du débiteur.

27 mars 2026POLE URGENCES
TA76DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401485

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a examiné un recours contre le rejet d'une demande d'annulation d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). Le juge, exerçant son pouvoir de réformation, a constaté que l'erreur de déclaration de ressources de la requérante n'était pas intentionnelle. En application des articles L. 823-1 et R. 822-3 du code de la construction et de l'habitation et de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, il a annulé la décision de la CAF et réformé les droits de l'intéressée, annulant ainsi la dette litigieuse.

27 mars 2026POLE URGENCES
TA76DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401494

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de Mme B... C... visant à annuler des décisions de la CAF de la Seine-Maritime lui notifiant des indus de prestations sociales (APL, ASF, etc.) et à en obtenir le remboursement. Le tribunal a jugé que la CAF avait légalement constaté une reprise de vie maritale avec M. D..., rendant l'intéressée indue de ces allocations, et que les décisions étaient suffisamment motivées. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale, du code de l'action sociale et des familles, et du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE

27 mars 2026POLE URGENCES
TA77DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308958

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande d'un détenu visant à obtenir une indemnisation pour préjudice moral, estimant que l'administration pénitentiaire n'avait pas commis de faute. Le requérant alléguait une violation du secret médical suite à la mention, dans un rapport de comportement, d'échanges avec un médecin lors d'une visite au quartier d'isolement. Le tribunal a jugé que cette visite, effectuée dans le cadre du suivi réglementaire des détenus isolés, ne constituait pas une consultation médicale confidentielle au sens des articles L. 1110-4 du code de la santé publique et 45 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009.

Avocat : QUINQUIS

27 mars 20265ème chambre, JU
TA78DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310591

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la société Patrimoine et rénovation, qui contestait la résiliation par la commune d'Andrésy de deux marchés de travaux pour non-conformité et défauts d'exécution. La juridiction a jugé que la résiliation était justifiée par des manquements graves du titulaire, notamment l'arrêt des travaux suite à une mise en demeure et une situation de danger grave constatée par l'inspecteur du travail. La décision s'appuie sur les stipulations du Cahier des clauses administratives générales (CCAG) – Travaux de 2009, notamment ses articles relatifs à la résiliation pour faute.

Avocat : MINERVA AVOCAT

27 mars 20262ème chambre
TA83DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601223

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a enjoint au préfet du Var de loger M. B... avant le 1er juillet 2026, assortissant cette injonction d'une astreinte. Cette décision fait suite à une reconnaissance de priorité et d'urgence par la commission de médiation DALO, l'État n'ayant pas proposé de logement adapté dans le délai légal de six mois. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, en excluant l'application du régime général d'astreinte du code de justice administrative.

27 mars 2026Juge du DALO ( art. R 778-3 )