Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600100
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitant de statuer sur la demande est dépourvue d'utilité, et celle tendant à un réexamen ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, sans prévenir un péril grave. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2400168
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les années 2017 à 2019, consécutives à un contrôle sur pièces. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, en mentionnant les motifs, le montant, le fondement légal et les catégories de revenus concernés. Il a également estimé que l'administration avait respecté l'article L. 76 B du même code en informant le contribuable de la teneur et de l'origine des renseignements obtenus de tiers. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A....
Avocat : CABINET TACHNOFF-TZAROWSKY
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307511
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. C... d'une demande en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2019 à 2021, assorties d'intérêts et pénalités, à la suite d'un contrôle sur pièces. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à l'indemnité d'occupation versée par l'ex-épouse, faute de réclamation préalable, conformément à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, le tribunal a rappelé qu'en l'absence de réponse à la proposition de rectification, la charge de la preuve du caractère exagéré des impositions incombe au requérant en vertu de l'article R. 194-1 du même livre. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens soulevés n'étant pas fondés.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307512
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017 et 2018, consécutives à une vérification de comptabilité de la SAS La Maison Enchantée. Les requérants contestaient leur qualité de maîtres de l'affaire et l'absence de mise en œuvre de la procédure prévue à l'article 117 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration n'était pas tenue de mettre en œuvre cette procédure préalable et a validé les impositions. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
Avocat : SYLLA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308742
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la réduction de son impôt sur le revenu pour 2022, au titre d’une pension alimentaire versée à sa mère. La requérante n’a pas démontré l’état de besoin de ses parents, les retraites perçues étant jugées suffisantes au regard du niveau de vie au Sénégal, et les justificatifs produits insuffisants. La demande de sursis de paiement a été privée d’objet, le tribunal statuant au fond. La décision applique les articles 156 du code général des impôts et 205 à 211 du code civil.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308844
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... qui contestait son imposition sur le revenu pour 2022. Celle-ci demandait la décharge de l'impôt correspondant à une somme de 8 360 euros, correspondant à des indemnités journalières indûment versées par son employeur en 2022 et remboursées en 2023. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 12 du code général des impôts, cette somme, mise à disposition de la contribuable en 2022, devait être imposée au titre de cette année, indépendamment du remboursement ultérieur. La solution retenue est le rejet de la requête.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508043
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A..., aide-soignante stagiaire au centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer, d'une demande de provision pour obtenir le versement de sa rémunération suspendue depuis juillet 2025. La requérante soutenait que cette suspension résultait d'une éviction illégale du service. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que l'obligation de payer n'était pas sérieusement contestable, car Mme A... n'avait pas justifié de son absence après le 1er juillet 2025, malgré une mise en demeure, et qu'elle avait été informée de son affectation. La décision applique les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 115-1 du code général de la fonction publique.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512158
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la commune de Quiévrechain d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir la communication de données contractuelles et sociales sous astreinte de la part de la société l’Il Ô Marmots Crespin, dans le cadre d’un contrat de délégation de service public. La commune s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par ordonnance du 12 janvier 2026, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur le fond ni d’appliquer les textes contractuels invoqués.
Avocat : ERNST & YOUNG SOCIÉTÉ D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512530
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... afin d'assurer l'exécution d'une précédente ordonnance du 18 février 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet du Nord de réexaminer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Constatant que le préfet n'avait pas exécuté ces injonctions et que l'autorisation provisoire avait expiré, le juge a prononcé une astreinte de 50 euros par jour de retard pour contraindre le préfet à procéder au réexamen sous 10 jours et à délivrer une nouvelle autorisation provisoire sous 5 jours. La décision applique les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : SCHRYVE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512790
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Courrier Plus d’un référé précontractuel visant à contester la procédure de passation d’un marché public de services de courrier lancé par le centre hospitalier de Dunkerque. La société requérante s’est désistée de l’intégralité de sa requête, y compris des conclusions relatives aux frais de justice. En conséquence, le tribunal a pris acte de ce désistement et a radié l’affaire du rôle, sans se prononcer sur le fond du litige.
Avocat : EDIFICES AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600013
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par la commune de Berck-sur-Mer pour assurer l'exécution d'une précédente ordonnance du 19 décembre 2025. Cette ordonnance enjoignait aux sociétés Groupe Partouche et Jean Metz de libérer le bâtiment du casino municipal, sous astreinte de 500 euros par jour. La commune demandait une majoration de l'astreinte à 10 000 euros par jour et l'autorisation de procéder à l'expulsion avec le concours de la force publique. Le juge des référés a rejeté l'ensemble des demandes de la commune et a également rejeté les conclusions des sociétés défenderesses tendant à ce qu'il soit mis fin aux mesures ordonnées.
Avocat : CABINET DOM & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2319535
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. B... d’une requête en annulation de titres de perception émis pour le remboursement de trop-perçus de charges locatives (2015-2017) concernant un immeuble loué au ministère de l’intérieur. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, estimant que le contrat de location en cause, conclu entre une personne privée et une personne publique, ne comportait ni clause exorbitante ni participation au service public, ce qui le qualifie de contrat de droit privé. En conséquence, le litige relève du juge judiciaire, et non du juge administratif, en application des principes généraux de répartition des compétences.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2203045
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2016 et 2017. La requérante contestait sa qualité de maître de l'affaire de la société Acci Plus Invest, mais le tribunal a jugé qu'elle en avait le contrôle exclusif, notamment via l'accès aux comptes bancaires et la participation à la gestion, et qu'elle était présumée avoir appréhendé les distributions. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, fondée sur les articles 109-1-1° et 111-c du code général des impôts.
Avocat : HADDAD
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2301862
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SARL Le Vedrignans, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2021 et 2022. La société exploitait un parc résidentiel et assurait la gestion locative d'habitations légères de loisir pour le compte de leurs propriétaires. Le tribunal a jugé que la valeur locative de ces habitations devait être incluse dans la base d'imposition de la société, car elle en avait la disposition pour les besoins de son activité professionnelle, conformément à l'article 1467 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge et de réduction des impositions.
Avocat : SCP ALCADE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305217
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SARL Le Vedrignans, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2021 et 2022. La société exploitait un parc résidentiel et assurait la gestion locative d'habitations légères de loisir pour le compte de leurs propriétaires. Le tribunal a jugé que la valeur locative de ces habitations devait être incluse dans la base d'imposition de la société, car elle en avait la disposition pour les besoins de son activité professionnelle, conformément à l'article 1467 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge et de réduction des impositions.
Avocat : SCP ALCADE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306601
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SAS Yilbat, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2018 à 2020. La société soutenait notamment l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification et la justification des frais de management et des avoirs. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, car elle précisait les motifs, le montant des rehaussements, leur fondement légal (notamment l'article 109 du code général des impôts) et la catégorie de revenus. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
Avocat : MAUREL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307286
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A... et Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2019, issues d'un contrôle sur pièces ayant remis en cause l'abattement renforcé pour durée de détention appliqué à une plus-value de cession de titres. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la notification de la proposition de rectification, en se fondant sur les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, et a jugé que la plus-value en cause ne constituait pas un revenu exceptionnel éligible au système de quotient prévu par l'article 163-0 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de la demande subsidiaire.
Avocat : SELARL D'AVOCATS THEMIS CONSEILS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401511
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation de 28 784 euros contre le centre hospitalier de Perpignan pour des préjudices liés à une prothèse de hanche. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la forclusion, estimant que la demande préalable du requérant n’était pas tardive. Sur le fond, il a retenu la responsabilité de l’hôpital pour manquement à l’obligation d’information, mais a limité l’indemnisation à un taux de perte de chance de 50 %, conformément à l’expertise. La solution s’appuie sur les articles L. 1142-1 du code de la santé publique et L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Avocat : SAINT ROCH AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401993
Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l'ONIAM à l'indemniser des préjudices résultant du décès de son épouse, qu'il imputait à une contamination transfusionnelle par le virus de l'hépatite C survenue en 1983. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car présentée sans le ministère d'avocat, comme l'exige la procédure de plein contentieux. Par ailleurs, les moyens soulevés par M. B... ont été considérés comme infondés, faute pour lui d'avoir apporté la preuve de l'existence même de la transfusion sanguine en cause, condition préalable à l'application de la présomption légale d'imputabilité prévue à l'article 102 de la loi du 4 mars 2002.
Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509683
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des parents de F... B..., majeur protégé, afin d'évaluer ses préjudices actuels. Cette décision fait suite à un jugement de 2015 ayant reconnu la responsabilité du centre hospitalier de Vienne pour des séquelles liées à sa naissance en 2007, ses préjudices n'ayant pas été réévalués depuis 2010. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expert désigné devra notamment actualiser l'état de santé de l'intéressé et évaluer ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux.
Avocat : SELARL LIGAS-RAYMOND PETIT