Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2006606
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la demande de la SELARL B... et Associés, exerçant une activité de chirurgie plastique, visant à obtenir la décharge de rappels de TVA pour la période 2013-2016. Le tribunal a rappelé que, conformément à l'article 261 du code général des impôts et à la jurisprudence européenne, seuls les actes de chirurgie esthétique poursuivant une finalité thérapeutique (diagnostic, soin ou guérison d'une maladie ou blessure) sont exonérés de TVA. En l'espèce, la solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement énoncée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les textes précités pour déterminer le caractère exonérable ou non des actes litigieux.
Avocat : CJF - CABINET JURIDIQUE ET FISCAL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512379
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. et Mme A... D... qui sollicitaient le remboursement anticipé de 9 165 euros d'acomptes de prélèvement à la source versés en 2025, suite à la cessation d'activité professionnelle de Mme A... D.... Le juge a estimé que l'obligation de restitution n'était pas sérieusement contestable, car les articles 204 A et 204 L du code général des impôts ne prévoient un remboursement qu'après le 31 décembre de l'année concernée, et permettent seulement l'arrêt des versements futurs, sans restitution anticipée. La demande d'indemnité pour résistance abusive et celle au titre des frais d'instance ont également été rejetées.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519913
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. G... du logement dédié aux demandeurs d'asile qu'il occupait sans droit ni titre. La juridiction a constaté que l'intéressé, débouté définitivement de sa demande d'asile par l'OFPRA, se maintenait indûment dans les lieux malgré une mise en demeure, ce qui constituait une contestation sérieuse. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été retenues en raison de la saturation du dispositif national d'accueil (99,2% d'occupation), le maintien de M. G... compromettant l'égal accès des demandeurs d'asile au service public. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PHILIPPON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520747
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de proposer un logement de type 5-6 à Mme D..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 6 mai 2025. Le tribunal a constaté qu'aucune offre n'avait été faite malgré l'obligation de résultat pesant sur l'État, et a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard. La solution retenue impose au préfet d'exécuter la décision sous un mois, sans que la saturation de l'offre de logement ne le délie de son obligation.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522036
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de la Sarthe, ordonne l'expulsion de M. A... du logement pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'il occupe sans droit. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge constate que le droit au maintien dans les lieux de M. A... a pris fin suite au rejet définitif de sa demande d'asile par la CNDA le 9 janvier 2024, et que son maintien indu compromet le bon fonctionnement du service public d'accueil des demandeurs d'asile, caractérisant ainsi une situation d'urgence et d'utilité.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300402
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., infirmière au CHRU de Tours, qui demandait l'annulation de la décision du 22 décembre 2022 refusant le versement d'une sur-rémunération pour des heures supplémentaires effectuées durant des astreintes entre mars 2020 et septembre 2022. La requérante invoquait les décrets n° 2020-718 du 11 juin 2020, n° 2021-287 du 16 mars 2021 et n° 2022-954 du 29 juin 2022 relatifs à la lutte contre l'épidémie de covid-19, ainsi que l'article 1er du Premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de texte spécifique appliqué pour le rejet.
Avocat : ATLANTIC JURIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506215
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) à verser à la société France Instal une provision de 4 800 euros au titre de l'aide "MaPrime Rénov'". La requête a été jugée irrecevable, car Mme A..., bien que bénéficiaire de la décision d'octroi de la prime, ne justifiait pas d'un intérêt à agir pour réclamer le paiement directement au profit de son mandataire, la société France Instal, cette demande relevant de la seule société mandataire. Les textes appliqués sont l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.
Avocat : HAYOUN
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302670
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de la commune de Muizon, qui sollicitait le paiement d'une indemnité différée de 774 537,67 euros par son assureur, la CMMA, au titre de la garantie "valeur à neuf" pour un gymnase détruit par un incendie en 2017. La commune contestait la clause contractuelle imposant une reconstruction sous deux ans, qu'elle jugeait nulle ou inopposable. Le tribunal a considéré que cette clause constituait une condition suspensive de l'obligation de l'assureur, non un délai de prescription, et que la commune ne démontrait pas une impossibilité absolue de respecter ce délai. La solution retenue s'appuie sur les stipulations du contrat d'assurance et les dispositions du code des assurances.
Avocat : SCP ACG & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507409
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme B..., ressortissante ukrainienne, un rendez-vous en préfecture dans un délai de quinze jours pour déposer sa demande de renouvellement de carte de séjour. La requérante justifiait d’une situation d’urgence et de l’utilité de la mesure, en raison de la carence des services préfectoraux ayant égaré son dossier, ce qui compromettait son droit au séjour et à l’exercice de son activité professionnelle. La demande d’astreinte a été rejetée, de même que celle au titre des frais de justice, faute de justificatifs.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502802
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme Foricher. Celle-ci demandait d’enjoindre au ministre des armées d’exécuter une expertise médicale décidée en juillet 2025 et de prendre en charge provisoirement ses frais de défense. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, la requérante ne démontrant pas de risque d’aggravation de son état de santé ni d’atteinte grave à ses droits dans l’attente d’une décision au fond. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, y compris celle relative aux frais de justice.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506183
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulouse concerne une demande d'expertise économique présentée par Mme A..., une professionnelle libérale paramédicale, afin d'évaluer le préjudice subi par son entreprise en raison des travaux de construction de la ligne C du métro de Toulouse. Le tribunal a fait droit à cette demande, jugeant l'expertise utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, malgré l'opposition de Tisséo Ingénierie qui réservait son dispositif d'indemnisation amiable aux seuls commerces et artisans. La solution retenue ordonne une expertise contradictoire pour déterminer le lien de causalité entre les travaux et la baisse d'activité, puis évaluer le préjudice économique, en application des articles R. 532-1 et R. 621-13 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502308
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de Mme A... qui réclamait sa rémunération pour septembre 2025 au CCAS de Pamandzi. Le juge a estimé que l’obligation de paiement était sérieusement contestable, car l’agent n’avait pas accompli son service durant la période litigieuse, ce qui permet à l’employeur public de remettre en cause le droit à traitement en application des principes de la fonction publique. La requête a donc été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner sa recevabilité.
Avocat : MENARD
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600056
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a été saisi par le maire de San Gavino di Carbini sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble menaçant ruine, dont les dalles intérieures s'étaient effondrées, et proposer des mesures de sécurité face à un péril imminent pour les tiers et les bâtiments mitoyens. Le juge des référés a fait droit à la demande en désignant un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer le danger et de proposer des mesures conservatoires, le tout dans un délai de vingt-quatre heures. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-2, L. 511-4 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501823
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision formée par la société Orange Lease contre le syndicat mixte interdépartemental du ballon d'Alsace (SMIBA). La société réclamait le paiement de loyers impayés et d'une indemnité de résiliation pour un contrat de location d'une installation téléphonique, conclu en 2021. Le tribunal a estimé que l'obligation contractuelle était sérieusement contestable, le SMIBA soutenant que le contrat avait été renégocié en 2024 et que les prestations n'avaient pas été délivrées. En conséquence, la demande de provision a été jugée infondée.
Avocat : SAPOVAL-PORLIER-ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502771
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des décisions de retrait d'agrément d'assistante familiale et de licenciement de Mme C... par les départements du Jura et du Doubs. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation financière difficile de la requérante et son anxiété ne suffisant pas à caractériser une urgence justifiant la suspension des décisions contestées. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen particulier de sa situation et de l'erreur d'appréciation, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. Les conclusions de la requérante ont donc été rejetées, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à chaque département au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DSC AVOCATS TA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522603
Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était amené à statuer sur une demande visant à contraindre l'autorité consulaire française à Islamabad à fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de demandes de visa de long séjour dans le cadre d'une procédure de réunification familiale. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a informé le tribunal qu'un rendez-vous avait été accordé le 8 janvier 2026. Par conséquent, le juge des référés a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence ou le bien-fondé de la demande.
Avocat : LEUDET
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301209
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A..., infirmière au CHRU de Tours, qui demandait le versement d'heures supplémentaires majorées effectuées pendant des astreintes entre mars 2020 et septembre 2022. La requérante invoquait les décrets n° 2020-718 et n° 2021-287 relatifs à la lutte contre l'épidémie de Covid-19, ainsi que le décret n° 2022-954. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de texte spécifique dans le considérant final, mais en s'appuyant sur les dispositions du décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002 relatives aux astreintes. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de Mme A..., incluant sa demande subsidiaire de saisine du Conseil d'État.
Avocat : ATLANTIC JURIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503629
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné le centre hospitalier de l'agglomération montargoise et son assureur à verser une provision de 1 428 123,52 euros à Mme et M. F... pour les préjudices de leur fille, née avec une paralysie du plexus brachial due à des manœuvres obstétricales fautives lors de l'accouchement du 26 octobre 2015. La responsabilité pour faute de l'hôpital a été retenue, confirmant une précédente ordonnance, sur la base du rapport d'expertise et des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique. La provision couvre les frais divers, l'assistance par tierce personne et le déficit fonctionnel temporaire, tandis que les demandes de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) ont été rejetées, sa responsabilité n'étant pas engagée.
Avocat : SELARL DEREC
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506216
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de M. C... tendant à ce que l'Agence nationale de l'habitat (Anah) soit condamnée à verser une provision de 4 800 euros à la société France Instal au titre de l'aide "MaPrime Rénov'". Le juge estime que la requête est irrecevable, car M. C..., bien que bénéficiaire de la décision d'octroi de la prime, ne justifie pas d'un intérêt à agir pour obtenir le paiement de cette somme directement sur le compte de la société mandataire, France Instal. En conséquence, l'obligation de paiement invoquée n'est pas établie avec un degré suffisant de certitude, et la demande de provision est rejetée.
Avocat : HAYOUN
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2301300
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne était saisi par un détenu demandant réparation pour onze fouilles à nu subies au retour de parloirs. Le tribunal a constaté que neuf de ces fouilles avaient déjà été indemnisées à hauteur de 900 euros, somme acceptée par le requérant, rendant ces conclusions sans objet. Pour les deux fouilles restantes (22 août 2021 et 12 février 2022), le tribunal a jugé qu'elles étaient justifiées par des présomptions d'infraction et le comportement du détenu, et donc proportionnées et légales. La requête a été rejetée, les textes appliqués étant le code pénitentiaire et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCP THÉMIS AVOCATS ET ASSOCIÉS