Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Conseil d'État — N° 494051
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603744
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a donné acte du désistement du requérant concernant sa demande principale d'injonction (article L. 521-3 du code de justice administrative). Il a en conséquence rejeté sa demande subsidiaire de condamnation de l'Etat à une somme d'argent (article L. 761-1 du CJA). La décision fait suite au retrait par l'administration de la mesure contestée (mention "48 SI" et restitution du permis), rendant la procédure sans objet.
Avocat : SERARL SIRET & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401138
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B... visant à contester la récupération d'un indu de prime d'activité. Cette décision fait suite au réexamen de son dossier par la caisse d'allocations familiales, qui a conduit à l'annulation de l'indu litigieux, privant ainsi le recours de son objet. La juridiction a appliqué les règles de procédure du code de justice administrative relatives à l'extinction de l'instance.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400995
Sujet principal : Demande d'annulation du refus de remise de dette concernant un indu d'aide personnalisée au logement (APL). Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (juge unique). Solution retenue : Il n'y a plus lieu de statuer, la dette ayant été intégralement remboursée par retenues sur prestations avant le jugement. Textes appliqués : Code de la construction et de l'habitation ; Code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2306259
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C..., professeure des écoles, qui demandait réparation pour un préjudice lié à sa mutation d'office et à une pathologie anxiodépressive. La juridiction a jugé que la notification de la mutation ne constituait pas un "accident de service" au sens de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, et n'a pas retenu de faute dans la gestion de cette mutation. Les textes applicables étaient le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
Avocat : NAJJARIAN-DUPEY AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604052
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé ou de statuer rapidement sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, sollicitant un titre en qualité de conjoint de Français, n'apportait aucun élément justifiant l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée pour défaut de démonstration d'une situation d'urgence.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400573
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme A... B... visant à annuler les décisions de récupération d'un indu d'aide au logement et de prime d'activité. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par la requérante, concernant notamment l'information sur le droit de communication et la qualification de l'agent de contrôle, n'étaient pas fondés. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation pour juger de la régularité et du bien-fondé des décisions de récupération.
Avocat : BOULARAND
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601910
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande d'une requérante visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision de refus déjà prise par le préfet, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également considéré que les conditions légales d'urgence et d'utilité n'étaient pas remplies, la requérante n'ayant pas démontré l'impossibilité d'obtenir l'attestation auprès du préfet territorialement compétent.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600889
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'un ressortissant guinéen visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'absence de document justifiant d'un séjour régulier, exposant le requérant à des risques d'éloignement et l'empêchant de travailler, et que l'obligation de délivrance de cette attestation par le préfet, prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne rencontrait aucune contestation sérieuse. En revanche, le juge a refusé d'enjoindre au préfet d'examiner la demande de titre de séjour, estimant que cette injonction ne relevait pas de sa compétence en la matière.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302952
Le Tribunal Administratif de Pau a annulé un avis de sommes à payer (2 051,23 €) émis par le centre hospitalier à l'encontre d'une agent. Le juge a retenu un vice de forme, constatant que l'avis méconnaissait l'article L. 1617-5-4 du code général des collectivités territoriales en ne mentionnant pas l'identité et la qualité de son auteur. La juridiction n'a pas examiné le bien-fondé de la créance, l'annulation pour irrégularité formelle n'emportant pas décharge automatique de la dette.
Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600689
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par deux motocyclistes accidentés. Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en l'absence d'éléments suffisants établissant un lien de causalité entre leurs préjudices et un éventuel défaut d'entretien de la route départementale ou de sa signalisation par le département du Puy-de-Dôme. Le tribunal a également rejeté la demande du département de condamner les requérants aux dépens sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : PHELIP ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306166
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'une demande d'indemnisation contre l'État pour refus du préfet des Yvelines d'accorder le concours de la force publique afin d'exécuter une décision d'expulsion. La juridiction a constaté le désistement pur et simple des requérantes, Mme B... et la société AXA France IARD. En conséquence, elle a simplement donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : BERTHAULT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2306532
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation des ayants droit d'un ancien travailleur exposé aux essais nucléaires. Le tribunal a retenu l'exception de prescription quadriennale, considérant que le délai pour agir avait expiré avant l'introduction de leur recours, en application de la loi du 31 décembre 1968. Par conséquent, il n'a pas eu à examiner le fond de la demande concernant la responsabilité de l'État.
Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604115
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a examiné une demande de provision de M. B... contre l'État pour défaut de relogement. Le juge a reconnu que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable suite à la décision d'une commission de médiation, engageant ainsi sa responsabilité. Il a condamné l'État à verser une provision de 400 euros au requérant, en application des articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400028
Sujet principal : Recours en décharge de rappels de TVA et de pénalités pour une influenceuse exerçant en EIRL. Juridiction : Tribunal Administratif de Nice (formation de première chambre). Solution retenue : La requête est rejetée. Le tribunal écarte les moyens de la requérante, jugés imprécis ou non fondés, notamment ceux relatifs à une prétendue violation des droits de la défense, à la proportionnalité des impositions et à l'application du droit à l'erreur. Textes appliqués : Code général des impôts, Livre des procédures fiscales et Code de justice administrative (notamment l'article L. 761-1 relatif aux frais irrépétibles).
Avocat : PHILIP
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603833
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de provision de Mme A... dans le cadre d'un référé. Le juge a estimé que l'obligation de l'État de la reloger, suite à une décision de la commission de médiation, n'était pas suffisamment établie comme "non sérieusement contestable" au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Cette appréciation tient compte des éléments produits, notamment concernant le dépôt du dossier de candidature en réponse à une offre de logement.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604073
**Sujet principal** : Demande d'une provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement d'urgence par l'État. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés condamne l'État à verser à la requérante une provision de 400 euros. Il rejette sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire et ne fait pas droit à sa demande de condamnation de l'État aux dépens. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions d'octroi d'une provision), ainsi que les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (cadre de l'obligation de relogement d'urgence et délais impartis au préfet).
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604216
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction autorisant le travail à un ressortissant tunisien demandant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que le silence de l'administration sur sa demande complète, alors qu'il est père de deux enfants français dont il a la charge, créait une situation préjudiciable. La décision s'appuie sur les articles L. 431-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et assortit l'injonction d'une astreinte.
Avocat : JULES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604217
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à une ressortissante tchadienne ayant demandé le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et a appliqué les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a assorti son injonction d'une astreinte et a mis une somme à la charge de l'État au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BALDÉ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604226
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande d'un étudiant marocain visant à enjoindre au préfet de le convoquer pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que l'étranger, qui n'avait pas reçu son titre de séjour expiré, n'avait pas préalablement recouru aux dispositifs d'accompagnement et de solution de substitution prévus par l'article R. 431-2 du CESEDA et ses arrêtés d'application. Par conséquent, la condition d'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas établie pour justifier une injonction en référé.
Avocat : LENGLET