Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509911

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Etat d’Esprit. Celle-ci contestait la procédure de passation d’un marché public d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour le projet autoroutier A31 bis, en invoquant notamment des manquements aux principes de transparence et d’égalité de traitement dans l’analyse des offres. Le juge a écarté les moyens de la requérante, considérant que les critères d’appréciation litigieux n’étaient pas entachés d’irrégularité et que son offre n’avait pas été dénaturée. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la commande publique.

6 janvier 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2305649

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de Mme C... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne pour manquement à l’obligation d’information et erreur médicale lors d’une ostéotomie bimaxillaire. Le tribunal a retenu un défaut d’information sur les risques spécifiques de l’intervention, engageant la responsabilité pour faute de l’hôpital, mais a rejeté les autres griefs liés à l’exécution des soins. En conséquence, il a condamné l’établissement à verser à Mme C... une indemnité de 15 000 euros au titre de la perte de chance de renoncer à l’opération et de 5 000 euros pour le préjudice d’impréparation, sur le fondement des articles L. 1111-2 du code de la santé publique et L. 761-1 du code de justice administrative. Les autres demandes indemnitaires ont été rejetées, faute de lien direct avec le manquement retenu.

Avocat : REBAUD

6 janvier 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2302697

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par plusieurs requérants, propriétaires d'une impasse privée à Irigny, demandant réparation des dommages causés par des travaux de renouvellement des canalisations d'eau potable (nuisances, dégradation de l'enrobé et perturbation de l'écoulement des eaux pluviales). Le tribunal a relevé d'office un moyen tiré de l'incompétence de la juridiction administrative, considérant que les dommages allégués, subis par des usagers d'un service public industriel et commercial de distribution d'eau, relèvent de la compétence du juge judiciaire. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

6 janvier 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2305423

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. D... d’une demande d’indemnisation par l’ONIAM des préjudices résultant d’une atteinte tronculaire du nerf ilio-inguinal, consécutive à une orchidectomie réalisée en 2013. Le tribunal a reconnu que les conditions d’indemnisation au titre de la solidarité nationale étaient réunies, conformément à l’avis de la commission de conciliation et d’indemnisation. La solution retenue a consisté à fixer la date de consolidation de l’état de santé de M. D... au 1er septembre 2016, comme le soutenait l’ONIAM, et non au 27 décembre 2018. En conséquence, le tribunal a réduit les prétentions indemnitaires du requérant, notamment en limitant les pertes de gains professionnels futurs et en rejetant plusieurs chefs de préjudice non établis, tout en accordant une indemnisation pour le déficit fonctionnel temporaire et permanent. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à l’indemnisation des accidents médicaux non fautifs.

Avocat : SELARL BIROT - MICHAUD - RAVAUT

6 janvier 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2305450

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme F... qui recherchait la responsabilité du centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône pour des préjudices subis par son fils à la naissance, en lien avec l'utilisation de forceps. Le tribunal a considéré que la requérante n'apportait pas la preuve d'une faute médicale imputable à l'établissement ni d'un lien de causalité direct et certain entre la prise en charge et les séquelles de l'enfant, en se fondant sur l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant la demande d'expertise et les frais de justice.

Avocat : AISSAOUI

6 janvier 2026• 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310151

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A..., militaire de l'armée de l'air, qui contestait la décision implicite du ministre des armées rejetant son recours contre un ordre de reversement d'un trop-perçu de solde de 15 239,36 euros. Ce trop-perçu résultait du maintien de l'indemnité de résidence à l'étranger et de la majoration familiale pendant son congé de maladie, alors qu'il n'était plus affecté à Djibouti. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les articles L. 4138-2 et L. 4123-1 du code de la défense, ainsi que sur les articles 2, 5, 15 et 20 du décret n° 97-900 du 1er octobre 1997. Il a jugé que le maintien de ces indemnités n'était prévu que pour les congés de maladie accordés à l'étranger, et que M. A... n'établissait pas que son congé avait été accordé à Djibouti ni que sa pathologie était imputable au service.

6 janvier 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2311220

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B... contestant des indus d'aide personnalisée au logement (6 079,69 €) et de revenu de solidarité active (11 549,51 €), fondés sur une reprise de vie maritale. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une irrégularité de la commission de recours amiable et une erreur d'appréciation. La caisse d'allocations familiales a fait valoir que l'indu résultait d'un double versement et non de la vie maritale, et que certains droits avaient été rétablis. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B..., confirmant le bien-fondé des indus et refusant toute remise de dette, en application des codes de la construction, de l'action sociale et de la sécurité sociale.

Avocat : MARTINEZ

6 janvier 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400348

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur la demande de la SASU M&A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (exercices 2018-2019) et de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (période 2020). La solution retenue est un non-lieu à statuer partiel concernant les intérêts de retard, dont l'administration a accordé la remise en raison de la liquidation judiciaire de la société. Sur le fond, le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, estimant que la société ne justifiait pas du caractère déductible des charges contestées dans l'intérêt de l'entreprise. Les textes appliqués sont principalement l'article 39 du code général des impôts, relatif à la déduction des charges, et l'article L. 55 du livre des procédures fiscales.

Avocat : SELARL DELAMBRE ET ASSOCIES

6 janvier 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402660

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté l’opposition de M. A... à une contrainte émise par la CAF de l’Ain pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale de 264 euros. Le requérant contestait l’inclusion du mois de mai 2022 dans l’indu, arguant avoir quitté son logement le 30 mai 2022. Le tribunal a jugé, sur le fondement des articles L. 822-10 et R. 823-12 du code de la construction et de l’habitation, que l’aide cesse d’être due dès le premier jour du mois où les conditions d’octroi ne sont plus réunies, rendant l’indu fondé pour le mois de mai. La solution retenue confirme la légalité de la contrainte et rejette l’opposition.

6 janvier 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402762

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Lyon location d’une demande d’indemnisation pour le retard de l’État à accorder le concours de la force publique afin d’exécuter une ordonnance d’expulsion du 9 janvier 2023. La responsabilité de l’État est engagée en application de l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution, l’administration disposant d’un délai de deux mois pour agir, passé lequel le préjudice subi est réparable. Le tribunal a jugé que la société ne démontrait pas avoir saisi la préfète par voie électronique comme l’exige l’article L. 431-2 du même code, et a rejeté sa requête.

Avocat : NASRI

6 janvier 2026• JU 7ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402763

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Lyon location d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi en raison du retard de l’État à prêter le concours de la force publique pour exécuter une ordonnance d’expulsion du 14 novembre 2022. La juridiction a rappelé que l’autorité de police dispose d’un délai de deux mois pour assurer l’exécution forcée, passé lequel la responsabilité de l’État peut être engagée. Elle a également précisé que, conformément à l’article L. 412-6 du code des procédures civiles d’exécution, aucune expulsion ne peut être exécutée entre le 1er novembre et le 31 mars, sauf exceptions. En l’espèce, la demande de concours ayant été formulée le 15 décembre 2022, soit en période de trêve hivernale, le tribunal a jugé que le refus de l’État n’était pas fautif et a rejeté la requête.

Avocat : NASRI

6 janvier 2026• JU 7ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403244

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Green Valor d'une demande d'indemnisation pour le retard de l'État à prêter le concours de la force publique afin d'exécuter l'expulsion de la société Buffet Palace, autorisée par une ordonnance du tribunal judiciaire de Saint-Étienne. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée sur le fondement des principes généraux de la responsabilité des personnes publiques et de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. La solution retenue a consisté à condamner l'État à verser à la société Green Valor la somme de 14 685 euros, correspondant au préjudice subi du fait du maintien dans les lieux de l'occupante entre le 28 août 2023 et le 15 janvier 2024. Le tribunal a ainsi partiellement fait droit à la demande de la société requérante, en limitant l'indemnisation au montant proposé par le préfet de la Loire.

Avocat : AQUILON AVOCATS

6 janvier 2026• JU 7ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2403721

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., détenu, qui demandait la condamnation de l'État pour une fouille intégrale subie le 24 décembre 2023 au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse. Le requérant soutenait que cette fouille, effectuée à l'issue d'un parloir, était injustifiée et constitutive d'un traitement inhumain et dégradant. Le tribunal a jugé que l'administration pénitentiaire avait justifié cette mesure par la nécessité de prévenir les risques liés à la circulation d'objets prohibés, conformément aux articles L. 225-1 et R. 225-1 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que la fouille était nécessaire et proportionnée au regard des contraintes de sécurité en détention.

Avocat : AARPI THEMIS

6 janvier 2026• JU 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404071

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme et M. A..., gérants de la société Leader Pièce Auto, qui demandaient réparation du préjudice économique subi suite à la suspension anticipée de leur accès au système d'immatriculation des véhicules (SIV). L'arrêté préfectoral du 2 novembre 2023 résiliait leur convention d'habilitation avec un délai de deux mois, mais l'accès au compte ANTS a été suspendu dès le 8 novembre 2023. Le tribunal a jugé que cette suspension anticipée constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, en violation de l'article 2 de l'arrêté du 2 novembre 2023 et des dispositions du code de la route. En conséquence, l'État a été condamné à verser aux requérants la somme de 5 000 euros en réparation de leur perte de chiffre d'affaires, et 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : RAFFIN ROCHE AVOCATS

6 janvier 2026• 6ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407119

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B... d’une opposition à une contrainte émise par la caisse de mutualité sociale agricole Alpes du Nord pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement de 165 euros. En cours d’instance, la requérante a reconnu la dette et a procédé à son remboursement, ce qui a conduit la caisse à considérer le recours comme sans objet. Le tribunal a constaté que Mme B... s’était désistée de sa requête et lui a donné acte de ce désistement. La décision se fonde sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.

6 janvier 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410822

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A..., détenu, d’une demande d’indemnisation de 100 euros pour le préjudice moral résultant d’une fouille corporelle intégrale subie le 25 juin 2024 à la maison d’arrêt de Lyon-Corbas. Le requérant soutenait que cette fouille était injustifiée et constituait un traitement inhumain et dégradant. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l’administration pénitentiaire avait justifié la mesure par des motifs de sécurité liés au comportement et aux fréquentations du détenu, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. La solution retenue est donc le rejet de la demande indemnitaire.

Avocat : AARPI THEMIS

6 janvier 2026• JU 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410865

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône de limiter la remise de sa dette d’allocation de logement sociale à 218,25 euros, et demandait une remise totale. Le juge a estimé que, bien que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, les éléments fournis ne démontraient pas une situation de précarité suffisante pour justifier une incapacité totale de remboursement. La décision s’appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, qui permettent une remise ou réduction de dette en cas de précarité, sous réserve de l’absence de fraude.

6 janvier 2026• JU Chambre Sociale
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411562

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par un détenu demandant réparation pour douze fouilles corporelles intégrales subies au centre pénitentiaire de Roanne entre mai 2023 et juillet 2024, qu'il estimait injustifiées et constitutives d'un traitement inhumain et dégradant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration pénitentiaire avait justifié ces fouilles par des motifs de sécurité et de bon ordre, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. La solution retenue s'appuie sur le principe selon lequel les fouilles intégrales, bien que subsidiaires, peuvent être légitimes si elles sont proportionnées et fondées sur des éléments objectifs, sans caractère systématique. Aucune faute de l'État n'a été retenue, et la demande indemnitaire a été rejetée.

Avocat : AARPI THEMIS

6 janvier 2026• JU 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411744

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A..., détenu, d’une demande d’indemnisation pour 17 fouilles corporelles intégrales subies entre 2021 et 2024 au centre pénitentiaire de Roanne, qu’il estimait injustifiées et constitutives d’un traitement inhumain et dégradant. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l’administration pénitentiaire avait justifié ces fouilles par des motifs liés à la sécurité et au comportement du détenu, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. La solution retenue écarte toute faute de l’État et tout préjudice indemnisable.

Avocat : AARPI THEMIS

6 janvier 2026• JU 5ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411745

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B..., détenu, qui demandait réparation pour 14 fouilles corporelles intégrales subies entre juillet 2023 et juillet 2024 au centre pénitentiaire de Moulins. Se fondant sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire, le tribunal a rappelé que ces fouilles ne doivent être ni systématiques, ni injustifiées, et doivent être subsidiaires aux fouilles par palpation. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait, mais le tribunal a statué en application de ces textes pour apprécier la légalité des fouilles et l'éventuelle faute de l'administration pénitentiaire.

Avocat : AARPI THEMIS

6 janvier 2026• JU 5ème chambre