Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206390

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la SCI Valferrus de demandes de décharge partielle de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 et 2021, concernant un ensemble immobilier à Valenton. En cours d'instance, l'administration a accordé des dégrèvements partiels, notamment pour la reclassification de locaux et l'application du mécanisme de planchonnement de la valeur locative. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la société, estimant que le moyen tiré de l'application d'un coefficient de pondération de 0,2 pour valeur d'utilisation réduite, fondé sur l'article 324 Z de l'annexe III au code général des impôts, n'était pas fondé. Les requêtes ont été jugées sans qu'il soit besoin de statuer sur les montants déjà dégrevés.

Avocat : LEONARD AVOCATS

6 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208453

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société L’Equité, subrogée dans les droits de son assuré, afin d’obtenir réparation des dommages causés à un véhicule par la rupture d’une canalisation d’eau potable, ouvrage public géré par la société Véolia eau d’Ile-de-France. Le tribunal a rappelé que la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage est engagée envers les tiers pour les dommages accidentels causés par un ouvrage public, à condition que le lien de causalité direct soit établi. En l’espèce, la société requérante n’a pas démontré de manière probante que l’inondation était directement à l’origine des dommages subis par le véhicule, ni justifié de la réalité et du montant du préjudice matériel allégué. Par conséquent, le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions indemnitaires de la société L’Equité, y compris celles relatives à une prétendue résistance abusive.

Avocat : RAVAYROL

6 janvier 2026• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313756

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public fluvial par le bateau de Mme B.... Le tribunal a constaté que l’infraction était établie, le stationnement sans autorisation constituant une violation de l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a condamné Mme B... à une amende de 150 euros et lui a enjoint de libérer le domaine public sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Les difficultés financières invoquées par la contrevenante n’ont pas été retenues comme exonératoires, seuls un cas de force majeure ou un fait de l’administration pouvant l’être.

6 janvier 2026• 2ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405375

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise de sa dette d'aide personnalisée au logement (APL) de 439,39 euros. La requérante contestait un indu résultant du défaut de déclaration du changement de situation de son fils, étudiant salarié, et invoquait sa bonne foi. La caisse d'allocations familiales du Val-de-Marne ayant accordé une remise partielle de 109,85 euros en cours d'instance, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la demande en se fondant sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation, estimant que la remise partielle accordée était suffisante au regard de la situation de précarité de la requérante et de l'absence de manœuvre frauduleuse.

6 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405456

Le Tribunal administratif de Melun a examiné l'opposition formée par M. A... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de Paris pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale de 2 487 euros. Le requérant contestait le bien-fondé de l'indu en soutenant qu'il n'avait pas quitté son logement, mais la caisse a établi qu'il avait déménagé le 31 décembre 2019, ce qui le rendait inéligible à l'aide. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. A... n'avait pas justifié de l'occupation effective de son logement au titre duquel l'allocation était versée, en application des articles L. 831-1 du code de la sécurité sociale et L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation.

6 janvier 2026• 11ème chambre, JU
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504972

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a été saisi par Mme B... d’une demande d’injonction de logement après une décision favorable de la commission de médiation du Var du 6 février 2025. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée dans le délai réglementaire de six mois, le tribunal a ordonné au préfet du Var de loger la requérante avant le 1er mai 2026, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 200 euros par mois de retard à compter de cette date, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

6 janvier 2026• Juge du DALO ( art. R 778-3 )
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504978

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a été saisi par M. B... d’une demande d’injonction pour obtenir un logement, après une décision favorable de la commission de médiation du Var du 3 avril 2025. Constatant qu’aucune offre de logement n’avait été proposée dans le délai réglementaire de six mois, le tribunal a enjoint au préfet du Var de loger le requérant avant le 1er mai 2026. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter de cette date, versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement. La décision se fonde sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.

6 janvier 2026• Juge du DALO ( art. R 778-3 )
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504979

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a été saisi par M. B... afin d’obtenir le logement que la commission de médiation du Var lui avait reconnu comme prioritaire et urgent le 7 mai 2025. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai réglementaire de six mois, le tribunal a enjoint au préfet du Var de procéder au logement de M. B... avant le 1er mai 2026. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 200 euros par mois de retard à compter de cette date, versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 et L. 300-2 du code de la construction et de l’habitation.

6 janvier 2026• Juge du DALO ( art. R 778-3 )
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516025

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur une demande d’expertise médicale présentée par les parents d’un enfant mineur, a ordonné une mesure d’expertise pour déterminer les préjudices subis lors de sa prise en charge à l’hôpital Robert Debré le 17 février 2025. La demande, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile dans la perspective d’une action en responsabilité. Le tribunal a désigné deux experts (pédopsychiatre et chirurgien maxillo-facial) mais a rejeté la demande d’imposer un pré-rapport, faute de base légale. Les demandes de l’AP-HP concernant la charge des frais d’expertise ont été réservées à une phase ultérieure.

Avocat : HEURTON

5 janvier 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600003

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 556-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du maire de Saint-Rémy. Cette demande visait à désigner un expert pour constater les désordres d'un immeuble présentant un danger pour la sécurité, dans le cadre de la procédure de mise en sécurité prévue aux articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le juge a ordonné une expertise, confiant à un expert la mission de décrire l'état de l'immeuble, de proposer des mesures de nature à mettre fin au danger et de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation.

5 janvier 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401758

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de Mme A..., assistante sociale suspendue pour non-respect de l'obligation vaccinale instaurée par la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire. La requérante sollicitait la condamnation de l'État pour les préjudices subis, en invoquant notamment la méconnaissance du consentement libre et éclairé et le caractère discriminatoire de la loi. Le tribunal a jugé que la loi ne méconnaît pas les engagements internationaux invoqués, la directive CE 2001/20 étant abrogée et les déclarations d'Helsinki et de l'UNESCO n'étant pas des engagements internationaux opposables. La responsabilité de l'État n'étant pas engagée, la requête a été rejetée.

Avocat : BESSY FLORENCE

5 janvier 2026• 2ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402931

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par M. B..., agent du centre hospitalier universitaire de Toulouse, victime d’un accident de service reconnu imputable. Le juge des référés a estimé que la mesure n’était pas utile, car l’état de santé du requérant avait déjà fait l’objet de plusieurs expertises et qu’il avait pu former une demande indemnitaire préalable chiffrée sans nécessité de nouvelles investigations. La solution retenue se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’expertise à son utilité pour un litige potentiel.

Avocat : GUTIERREZ

5 janvier 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404712

Cette décision du Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, fait suite à une requête de la communauté de communes du Grand Figeac concernant l’effondrement d’un mur de soutènement survenu en décembre 2023. Le juge des référés a ordonné une expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant cette mesure utile pour déterminer l’origine des désordres et chiffrer les travaux, malgré l’existence d’un rapport d’expertise privé jugé insuffisant. En revanche, les conclusions de M. C... tendant à l’annulation de la décision de refus de travaux et à des injonctions ont été rejetées, car elles excèdent la compétence du juge des référés saisi d’une simple demande d’expertise. Les frais liés au litige ont été réservés.

Avocat : SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES

5 janvier 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501945

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, rejette la demande d'expertise de M. B.... Ce dernier, victime d'un accident de moto après avoir percuté un séparateur en béton sur la voie publique à Albi, souhaitait faire évaluer ses préjudices en vue d'engager la responsabilité de la commune et de la communauté d'agglomération. Le juge estime que la mesure d'expertise est dépourvue d'utilité, car il n'existe pas, en l'état, de lien de causalité manifeste entre l'accident et un éventuel défaut d'entretien de l'ouvrage public. Il relève que l'obstacle était suffisamment visible et signalé, et qu'il ne constituait pas un danger anormal excédant les précautions normales attendues d'un usager.

Avocat : SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES

5 janvier 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502056

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme A..., assistée de son curateur, d’une demande d’expertise et d’une provision consécutives à une chute sur une plaque d’égout à Montauban. La requête a été rejetée, le juge des référés estimant que la mesure d’expertise sollicitée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative était dépourvue d’utilité. En effet, au vu des pièces du dossier, notamment la photographie de l’ouvrage public, aucun défaut d’entretien normal n’était établi, la plaque d’égout présentant des caractéristiques antidérapantes suffisantes et ne nécessitant pas de signalisation particulière. Par conséquent, la demande de provision fondée sur l’article R. 541-1 du même code a également été rejetée, en l’absence d’obligation non sérieusement contestable de la commune.

Avocat : SELARL DEPUY AVOCATS ET ASSOCIES

5 janvier 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402872

Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par le préfet de l’Aude de deux requêtes en contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public maritime naturel. Il était reproché à l’EURL Biquet et à son gérant, M. A..., d’avoir dépassé les surfaces autorisées par leur concession de plage, en exploitant une emprise totale de 1 955 m² et une surface bâtie de 1 020 m², contre 1 500 m² et 600 m² autorisés. Le tribunal a joint les deux instances et a constaté que ces dépassements constituaient une infraction aux articles L. 2122-1 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a ainsi condamné l’EURL Biquet à une amende de 15 000 euros et M. A... à une amende de 3 000 euros, sur le fondement du décret n° 2003-172 du 25 février 2003 et de l’article 131-13 du code pénal, chacun étant également condamné à verser 200 euros au titre des frais de procédure.

5 janvier 2026• magistrat LE SIMPLE
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402873

Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur deux requêtes jointes du préfet de l’Aude concernant une contravention de grande voirie. L’EURL Biquet et son gérant, M. A..., étaient poursuivis pour avoir occupé sans titre le domaine public maritime naturel en dépassant les surfaces autorisées par leur concession de plage. Le tribunal a constaté que l’emprise totale du lot et la surface des structures excédaient les limites fixées, en violation des articles L. 2122-1 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques. En conséquence, il a condamné l’EURL Biquet à une amende de 15 000 euros et M. A... à une amende de 3 000 euros, sur le fondement du décret n° 2003-172 du 25 février 2003 et de l’article 131-13 du code pénal.

5 janvier 2026• magistrat LE SIMPLE
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501422

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par le préfet de l'Hérault d'une contravention de grande voirie pour occupation sans droit ni titre du domaine public maritime par un remblai de terre et des éléments en béton réalisés par la SAS Tamalis et autres. Le tribunal a relaxé les prévenus, estimant que les faits n'étaient pas établis sur le domaine public maritime, les dépôts litigieux étant situés sur une parcelle privée destinée à protéger le camping des flots. La solution retenue est le rejet de la requête préfectorale, fondée sur les articles L. 2122-1 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques, faute de preuve de l'appartenance des lieux au domaine public.

Avocat : BOUSQUET

5 janvier 2026• magistrat LE SIMPLE
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2504060

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Voies Navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public fluvial par le bateau de M. A... à Marseillan. Le tribunal a jugé que le stationnement sans autorisation constitue une infraction au titre des articles L. 2122-1 et L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques. M. A... a été condamné à une amende de 500 euros et à libérer le domaine sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, avec remboursement des frais de procès-verbal.

5 janvier 2026• magistrat LE SIMPLE
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2504073

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Voies Navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie visant M. A..., dont le bateau stationnait sans titre sur le domaine public fluvial du Canal du Midi. Constatant une occupation irrégulière et prolongée, le tribunal a condamné le contrevenant à une amende de 500 euros sur le fondement des articles L. 2122-1 et L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a également ordonné la libération du domaine public sous un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et mis à sa charge les frais de procédure s’élevant à 210 euros.

5 janvier 2026• magistrat LE SIMPLE