Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401072

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette la demande de Mme B... visant à annuler la décision de récupération d'un indu d'allocation de logement sociale. Le tribunal estime que l'organisme payeur était fondé à réclamer le remboursement de l'aide indûment versée, car les ressources de l'intéressée, devenue auto-entrepreneure, n'ont pas été correctement déclarées et prises en compte pour le calcul de son droit. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (articles L. 822-6, R. 822-5, R. 822-6 et L. 821-7) relatives au calcul des ressources et à la prescription.

26 mars 2026Juge unique 5
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403162

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la demande de M. A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que l'état de santé du requérant, caractérisé par des douleurs et une limitation de son périmètre de marche, ne remplissait pas les critères stricts fixés par l'arrêté du 3 janvier 2017 pris en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. La décision administrative, fondée sur un avis défavorable de la CDAPH, a donc été jugée légale.

26 mars 2026Juge unique 5
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2403373

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. et Mme B... visant à contester la récupération d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le délai de recours contentieux de deux mois ayant expiré avant son enregistrement, malgré la demande d'aide juridictionnelle des requérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours (articles R. 421-1 et suivants).

Avocat : DESFARGES

26 mars 2026Juge unique 5
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404273

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus de remise d'un indu d'allocation de logement familial de 411 euros. Le tribunal a jugé que la bonne foi de la requérante ne pouvait être retenue, l'indu étant dû à une omission déclarative de pensions alimentaires, et qu'elle n'avait pas établi la précarité de sa situation financière alléguée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives aux conditions d'octroi d'une remise gracieuse d'indu.

26 mars 2026Juge unique 5
TA38DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409058

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné un recours en plein contentieux visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement. La juridiction a jugé la requête recevable, malgré une erreur dans l'indication de la voie de recours sur la notification, car la requérante avait saisi le tribunal compétent dans le délai imparti. Sur le fond, le tribunal, s'érigeant en juge de pleine juridiction, devra examiner directement si les conditions légales et la situation de la requérante justifient l'octroi d'une remise totale ou partielle de la dette, en application des articles R. 825-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

26 mars 2026Juge unique 5
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2215492

**Sujet principal** : Recours d'une agent contractuel contre le refus de sa commune employeur de procéder à la réévaluation triennale de sa rémunération. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il déclare irrecevable pour tardiveté le recours dirigé contre la décision de refus initial (courrier du 29 juillet 2022 notifié le 2 août 2022), le délai de deux mois pour contester étant expiré. Il estime que la décision ultérieure du 28 septembre 2022 est une simple décision confirmative, ne faisant pas naître de nouveaux délais. **Textes appliqués** : Article R. 421-1 du Code de justice administrative (délai de recours contentieux de deux mois).

Avocat : MRV SOCIETE D'AVOCATS

26 mars 20266ème Chambre
TA45DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403554

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation de deux fils suite au suicide de leur mère après sa sortie d'un centre hospitalier. Le tribunal a jugé que l'établissement n'avait pas commis de faute dans la prise en charge et la décision de sortie de la patiente, considérant que son passage à l'acte n'était pas prévisible au vu de son état clinique. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives aux soins psychiatriques sans consentement et à la responsabilité médicale pour défaut de faute.

Avocat : DELOBEL

26 mars 20264ème chambre
TA51DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503192

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de France Travail mettant fin à son allocation de solidarité spécifique (ASS). Le tribunal a jugé que la cessation était légale car le requérant remplissait les conditions légales pour bénéficier d'une retraite à taux plein, conformément à l'article L. 5421-2 du code du travail. Il a également refusé de transmettre la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée, estimant que la différence de traitement critiquée était justifiée par l'objet de la loi.

26 mars 2026Juge unique - 1ère chambre
TA54DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600833

Le Tribunal administratif de Nancy, saisi en référé précontractuel, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu à statuer sur la requête de la société Pépinières Naudet. Le juge a constaté que l'Office national des forêts (ONF) avait signé les actes d'engagement du marché contesté après l'introduction du recours, ce qui a rendu la demande sans objet. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et L. 551-4 du code de justice administrative, qui régissent la saisine du juge avant la conclusion du contrat.

Avocat : AARPI BUÈS ET ASSOCIÉS

26 mars 2026
TA54DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600832

Le Tribunal administratif de Nancy, saisi en référé précontractuel, déclare qu'il n'y a pas lieu à statuer sur la requête de la société Pépinières Naudet. Le juge constate que l'Office national des forêts (ONF) a signé les actes d'engagement des marchés contestés après l'introduction du recours, ce qui prive celui-ci de son objet, conformément aux articles L. 551-1 et L. 551-4 du code de justice administrative. La demande d'allocation d'une somme au titre des frais du litige est par conséquent rejetée.

Avocat : AARPI BUÈS ET ASSOCIÉS

26 mars 2026
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205825

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SARL B... Pelerein, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour la période 2017-2021. La juridiction a estimé que les locaux en litige étaient bien affectés à l'activité commerciale taxable de la société et non à sa seule activité agricole exonérée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives à la CFE et à son assiette.

Avocat : SELARL TERRESA

26 mars 20264ème Chambre
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207651

La SARL Disci Sports International contestait devant le Tribunal Administratif de Lille la régularité et le bien-fondé de redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) et des pénalités associées pour la période 2017-2019. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que la procédure de rectification de l'administration était régulière et suffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales. Les autres moyens relatifs au rejet de la comptabilité et aux redressements eux-mêmes ont également été écartés par la juridiction.

Avocat : SELARL PHI LAW

26 mars 20264ème Chambre
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2107645

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Berry Global France Holdings pour contester des rappels d'impôt sur les sociétés, de prélèvements sociaux et des pénalités afférentes pour les années 2014 à 2016. Le litige portait principalement sur la déductibilité d'intérêts d'emprunts intra-groupes et la réintégration d'un profit sur le Trésor lié à des rappels de TVA. Le tribunal constate qu'une partie des rehaussements contestés a fait l'objet d'un dégrèvement postérieur à l'introduction de la requête, rendant ces conclusions sans objet. Sur le surplus, il applique les dispositions de l'article L. 77 du livre des procédures fiscales et de l'article 209 du code général des impôts pour statuer sur la réintégration du profit sur le Trésor au résultat imposable.

Avocat : MONS

26 mars 20264ème Chambre
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2202163

La décision concerne un recours en plein contentieux portant sur la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de rappels de TVA. Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la société Bati Conseil Deco, estimant que la charge de la preuve lui incombait en l'absence de comptabilité produite, conformément à l'article L. 192 du Livre des Procédures Fiscales. L'administration était fondée à reconstituer les produits à partir des relevés bancaires, les justificatifs fournis par la société étant jugés insuffisants pour contester les rectifications.

Avocat : SELARL PHI LAW

26 mars 20264ème Chambre
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303906

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête d'un cadre socio-éducatif visant à annuler un blâme disciplinaire. Le juge estime que l'agent a commis une faute en omettant de signaler clairement à sa hiérarchie un acte de violence (une gifle) commis par une collègue sur un mineur, se contentant de joindre le rapport de l'auteure. La sanction du blâme, fondée sur les articles L. 121-1, L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, n'est pas jugée disproportionnée au regard de la faute et des responsabilités de l'agent.

26 mars 20264ème Chambre
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602601

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d'expulsion du préfet du Nord contre un demandeur d'asile, M. A..., car ce dernier a déjà quitté le centre d'accueil (CADA) de son propre chef. Le juge constate l'absence d'urgence, rendant la mesure inutile, et accorde à M. A... le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LAPORTE

26 mars 2026
TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602644

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé précontractuel, a déclaré la requête de la société Ensio irrecevable pour non-lieu à statuer. Le juge a constaté que le marché public litigieux avait été signé avant que le pouvoir adjudicateur n'ait été officiellement informé de l'introduction du recours, conformément à l'article R. 551-1 du code de justice administrative. Dès lors, la juridiction a estimé qu'elle ne pouvait plus exercer les pouvoirs prévus à l'article L. 551-1 du même code, la signature du contrat mettant fin à la phase précontractuelle.

Avocat : RAYSSAC

26 mars 2026
TA64DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302094

**Sujet principal** : Recours en plein contentieux d'une entreprise (SAS Bati Sud) contre l'émission d'un titre exécutoire par une commune pour récupérer le coût de travaux de reprise de malfaçons. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'entreprise. Il estime que la commune était fondée, sur la base du décompte général définitif et après mise en demeure infructueuse, à faire exécuter les travaux de reprise par d'autres entreprises aux frais et risques de l'entreprise défaillante, et à émettre le titre exécutoire correspondant. **Textes appliqués** : Les stipulations du **Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) des marchés publics de travaux** (notamment les articles relatifs à la garantie de parfait achèvement et à l'exécution d'office), ainsi que les règles de la **comptabilité publique** (décret du 7 novembre 2012) concernant l'émission des titres exécutoires.

Avocat : LE CORNO

26 mars 2026CHAMBRE 1
TA64DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2302658

Le Tribunal Administratif de Pau a jugé une demande d'indemnisation de la société GRDF contre la SARL Lasserre pour l'endommagement d'une canalisation de gaz lors de travaux publics. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'entrepreneur (SARL Lasserre) pour les dommages causés aux tiers par l'exécution d'un travail public, conformément à la jurisprudence en la matière. Il a condamné la SARL Lasserre à verser 4 519,14 € pour le préjudice matériel, mais a rejeté la demande de dommages-intérêts pour résistance abusive et les frais de procédure.

Avocat : NOUAILLE

26 mars 2026CHAMBRE 1
TA67DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601519

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a été saisi d'une demande de mainlevée d'une suspension d'un arrêté de non-opposition à une déclaration préalable de travaux. Le juge a accueilli la demande, mettant fin à la suspension, au vu d'un élément nouveau : la régularisation du vice initial (non-respect d'une règle de recul) par la signature d'une servitude et la délivrance d'un nouvel arrêté municipal. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.

Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS

26 mars 2026