Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400528

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B... d’une opposition à une contrainte émise par la CAF de Meurthe-et-Moselle pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale. Le requérant contestait la prise en compte de son revenu fiscal de référence comme frais réels dans le calcul de ses droits. Par un mémoire enregistré le 1er décembre 2025, M. B... s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 30 décembre 2025, mettant ainsi fin à l’instance.

30 décembre 2025• Juge unique (Chambre 3)
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400759

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté l'opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par la CAF de Meurthe-et-Moselle pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité et d’allocation de logement sociale de 2 488,20 euros. La requérante contestait la créance en invoquant avoir informé la CAF de son mariage, mais sans remettre en cause le principe, la quotité ou l’exigibilité de la dette. Le tribunal a jugé que l’opposition n’était pas fondée, la créance étant justifiée par la régularisation de la situation de Mme B... dans le délai de prescription biennale. La décision s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.

30 décembre 2025• Juge unique (Chambre 3)
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401567

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté l'opposition formée par M. B... contre une contrainte de la CAF de Meurthe-et-Moselle pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) et d’aides exceptionnelles de fin d’année, totalisant 2 667 euros. Le requérant invoquait uniquement sa situation financière difficile pour contester le remboursement. Le juge a estimé que ce moyen, tiré de la précarité, était sans incidence sur le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance, et donc inopérant dans le cadre d’une opposition à contrainte. La décision s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que les décrets des 15 décembre 2021 et 14 décembre 2022.

30 décembre 2025• Juge unique (Chambre 3)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2003211

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par l’association Pour l’intérêt général des Evinois, qui demandait la condamnation de l’État pour carences fautives dans la police des installations classées (usine Métaleurop Nord), notamment en raison d’un défaut de réglementation, de contrôle et de dépollution des sols sur 650 hectares. La requérante sollicitait, à titre principal, la réparation en nature du préjudice écologique ou une indemnité de 7,6 millions d’euros, ainsi que des injonctions assorties d’astreintes. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, jugeant que l’État n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité, et que la prescription quadriennale était acquise pour les faits antérieurs à 2016. La décision s’appuie sur les articles L. 511-1 et suivants du code de l’environnement, ainsi que sur la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État.

Avocat : GREENLAW AVOCATS

30 décembre 2025• 1ère Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512355

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet du Nord pour ordonner l'expulsion de Mme C... et de ses enfants d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (Adoma), suite au rejet définitif de sa demande d'asile. Le juge a admis Mme C... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la demande du préfet se fonde sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit l'expulsion en cas de fin de l'hébergement, tandis que la défense invoque l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et l'absence de solution de relogement.

Avocat : LOKAMBA OMBA

30 décembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509782

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur la demande du préfet de la Moselle, a ordonné l’expulsion de M. C... et Mme B... du logement qu’ils occupent sans titre au sein d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) à Florange. La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté que le maintien des intéressés, dont les demandes d’asile ont été définitivement rejetées, faisait obstacle à l’accueil de nouveaux arrivants, caractérisant ainsi une situation d’urgence et d’utilité, et qu’aucune contestation sérieuse ne s’opposait à la mesure.

30 décembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309765

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A..., ingénieur de l'industrie et des mines, d'une demande indemnitaire dirigée contre l'État. Il contestait l'illégalité du tableau d'avancement au grade d'ingénieur divisionnaire pour 2022, estimant que le critère de mobilité retenu (avant le 1er octobre 2022) était illégal et discriminatoire, lui causant un préjudice financier. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et les textes réglementaires applicables à la promotion des agents.

Avocat : BESTAUX BONVOISIN MATRAY

30 décembre 2025• JU 7ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309766

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., ingénieure de l’industrie et des mines, qui contestait le tableau d’avancement au grade d’ingénieur divisionnaire pour 2022 et demandait réparation d’un préjudice financier de 6 707 euros. La requérante soutenait que le critère de la mobilité avant le 1er octobre 2022, utilisé pour départager les candidats, était illégal et violait le principe d’égalité de traitement. Le tribunal a considéré que ce critère n’était pas contraire aux textes applicables, notamment le code général de la fonction publique et le décret n° 88-507 du 29 avril 1988, et que l’administration n’avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée.

Avocat : BESTAUX BONVOISIN MATRAY

30 décembre 2025• JU 7ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309767

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., qui contestait la légalité du tableau d'avancement au grade d'ingénieur divisionnaire de l'industrie et des mines pour 2022 et demandait réparation. Le requérant soutenait que le critère de la mobilité avant le 1er octobre 2022 était illégal et violait le principe d'égalité. Le tribunal a jugé que ce critère, fondé sur les lignes directrices de gestion et l'arrêté fixant les taux de promotion, était légal et ne méconnaissait pas l'appréciation de la valeur professionnelle. En conséquence, la demande indemnitaire a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.

Avocat : BESTAUX BONVOISIN MATRAY

30 décembre 2025• JU 7ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401144

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par Mme A... d’une demande de décharge de l’obligation de payer des frais d’huissier (1 650 euros) liés au recouvrement de sa contribution aux frais d’hébergement de sa mère en EHPAD. La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 17 décembre 2025. Ce désistement étant pur et simple, le tribunal en a donné acte par un jugement du 30 décembre 2025, sans se prononcer sur le fond du litige ni sur les questions de compétence soulevées par les parties.

30 décembre 2025• R222-13 (JU 2)
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304396

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné les requêtes de l'association syndicale autorisée du canal de Ventavon Saint Tropez contestant la déchéance partielle de ses droits à subvention FEADER et le titre exécutoire émis pour récupérer un trop-perçu. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure contradictoire, de l'incompétence de l'autorité émettrice du titre exécutoire, et de l'éligibilité de certaines dépenses. Il a jugé que la région Provence-Alpes-Côte d'Azur avait correctement appliqué les règles de la commande publique et les stipulations du règlement (UE) n° 809/2014, et que la sanction était fondée sur des dépenses irrégulières. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, de décharge et d'injonction, et a mis à la charge de l'association les frais de justice.

Avocat : SCP ROGER, SEVAUX, MATHONNET

30 décembre 2025• 9ème Chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402126

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du département du Calvados du 27 juin 2024, qui avait repris le versement du revenu de solidarité active (RSA) à compter du 1er juin 2024 sans accorder de rappel pour les périodes antérieures (mai à juillet 2023 et février à mai 2024). Le tribunal a jugé que la suspension du RSA était légalement fondée sur les articles R. 262-37 et R. 262-83 du code de l’action sociale et des familles, combinés à l’article L. 161-1-4 du code de la sécurité sociale, en raison du défaut de production par M. B... des justificatifs requis. La reprise du versement à compter du 1er juin 2024, date de la régularisation, était conforme à ces textes, et la décision attaquée n’était entachée ni d’un défaut de motivation ni d’une erreur manifeste d’appréciation.

Avocat : CABINET SCELLES

30 décembre 2025• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2403513

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande de M. B... contestant le rejet de ses demandes de remise de deux indus de revenu de solidarité active (RSA), d’un montant total de 5 895,41 euros, pour les périodes de mai 2022 à octobre 2023. Le tribunal a rappelé que, selon l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, une remise de dette peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration. Après avoir examiné la situation de M. B..., qui a produit des documents attestant de sa précarité financière, le tribunal a estimé que les conditions pour une remise totale étaient réunies. Il a donc annulé les décisions de rejet du 28 octobre 2024 et les titres de recette correspondants, accordant à M. B... une remise intégrale des deux indus de RSA.

30 décembre 2025• 3ème chambre JU
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504749

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A... visant à suspendre l'arrêté du maire de Beaune du 5 décembre 2025 interdisant la distribution de tracts politiques sur les marchés. Cette décision fait suite à l'abrogation de l'arrêté contesté par un nouvel arrêté municipal du 26 décembre 2025, rendant la requête sans objet. Le juge a également rejeté la demande de frais de justice présentée par le requérant, faute de justificatif de dépens.

30 décembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2201608

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL Kepler, qui contestait des titres de perception émis pour la taxe d’aménagement et la redevance d'archéologie préventive. La société soutenait avoir déjà payé ces taxes pour un précédent permis de construire, devenu caduc, portant sur le même projet. Le tribunal a jugé que le second permis de construire, tacitement accordé le 7 décembre 2020, constituait une nouvelle autorisation et non un permis modificatif, et que la société n'avait pas démontré avoir renoncé à ce nouveau projet. En application des articles L. 331-6 et L. 331-30 du code de l'urbanisme, ainsi que des articles L. 524-2 et L. 524-4 du code du patrimoine, la demande de décharge a été rejetée.

30 décembre 2025• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2207401

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SELAS Egide, agissant en tant que liquidateur de la SASU Swing kids, qui demandait la décharge de rappels de TVA d’un montant total de 72 627 euros pour la période du 1er juillet 2015 au 31 mars 2019. La société soutenait que son activité de spectacle vivant était éligible au taux réduit de TVA de 5,5 %, mais le tribunal a jugé, sur le fondement des articles 256, 278 et 278-0 bis du code général des impôts, que les recettes relevaient du taux normal de 20 %. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la péremption du droit à déduction, au droit à compensation et à la majoration pour manquement délibéré, ont également été écartés comme non fondés.

Avocat : BOUBAL

30 décembre 2025• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303852

Le Tribunal Administratif de Toulouse était saisi par la société Sienna AM France, cessionnaire d'une créance de crédit d'impôt recherche (CIR) de la société I-Cube Research, d'une demande de versement d'intérêts moratoires sur le remboursement tardif de cette créance. Le litige portait sur le point de départ du calcul des intérêts moratoires prévus à l'article L. 208 du livre des procédures fiscales, la société requérante soutenant qu'il devait être fixé à la date de sa propre demande de remboursement (20 janvier 2022), tandis que l'administration fiscale retenait la date de la demande de remboursement effectuée par la société cédante (7 septembre 2022). Le tribunal a jugé que les intérêts moratoires ne courent qu'à compter de la demande de remboursement présentée par la société qui a bénéficié du crédit d'impôt, et non par le cessionnaire, et a donc rejeté le surplus des conclusions de la requête après avoir constaté un non-lieu partiel à hauteur de la somme déjà versée par l'administration.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD

30 décembre 2025• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402575

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... contestant son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2023. Le requérant, formateur indépendant et membre de la réserve sanitaire, sollicitait une exonération sur le fondement de l'article 1460 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'activité de « formateur indépendant à la survie » ne correspond pas aux professions limitativement énumérées par cet article (professeurs de sciences et arts d'agrément, membres de la réserve sanitaire pour leurs activités à ce titre). Par conséquent, la cotisation minimum de 390 euros, établie en application des articles 1447, 1478 et 1647 D du même code, a été maintenue.

30 décembre 2025• 5ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2301899

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A..., professeure des écoles, qui demandait réparation des préjudices subis en raison de la gestion de son inaptitude physique par le rectorat de Bordeaux. Le tribunal a retenu une faute de l'administration pour ne pas avoir tenu compte, lors de l'affectation de Mme A... pour l'année 2019-2020, de l'avis du comité médical préconisant un temps partiel thérapeutique, cette décision ayant été annulée par un précédent jugement. En revanche, aucune faute n'a été retenue concernant l'affectation de 2018-2019, l'administration n'étant pas tenue de consulter le comité médical et Mme A... ayant épuisé ses droits à un poste adapté. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement de la faute, en application des dispositions du code de l'éducation et de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.

Avocat : GALY ET ASSOCIES

30 décembre 2025• 1ère Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302013

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., un ingénieur de l'agriculture, qui demandait réparation des préjudices subis suite à un accident de service survenu le 17 mars 2014. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre, estimant que la créance indemnitaire était prescrite. En application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de prescription quadriennale a commencé à courir le 1er janvier suivant la consolidation de l'état de santé de M. A..., intervenue le 19 octobre 2015, et n'a pas été interrompu par sa demande préalable du 15 décembre 2022.

Avocat : SCP MASSE-DESSEN - THOUVENIN -COUDRAY

30 décembre 2025• 1ère Chambre