Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2300415
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral subi en raison de conditions de détention indignes au centre pénitentiaire de Nouméa entre décembre 2021 et août 2023. Le requérant invoquait notamment une violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des dispositions du code de procédure pénale, en raison de la surpopulation carcérale, du manque d'espace individuel et de défaillances sanitaires. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute simple, mais a limité l'indemnisation aux périodes où le requérant n'a pas bénéficié d'un espace individuel d'au moins 3 mètres carrés, soit 41 jours. Il a accordé une somme de 380 euros, rejetant le surplus des conclusions, en application des principes dégagés par la Cour européenne des droits de l'homme et du code pénitentiaire.
Avocat : SELARL D'AVOCAT KAIGRE
Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2300417
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention indignes au centre pénitentiaire de Nouméa du 8 février 2022 au 29 août 2023. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (traitements inhumains et dégradants) et de l'article 8 (droit à la vie privée et familiale). Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour faute simple, en raison de la surpopulation carcérale et du manque d'espace individuel, mais a limité l'indemnisation à 1 080 euros, estimant que le préjudice ne concernait que 41 jours de détention dans des conditions particulièrement indignes. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et du code de procédure pénale, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'indemnisation des conditions de détention.
Avocat : SELARL D'AVOCAT KAIGRE
Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2300419
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A... d’une demande d’indemnisation pour préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa du 3 mai 2022 au 29 août 2023. Le requérant invoquait une atteinte à la dignité humaine (article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme) et au droit à la vie privée et familiale (article 8), en raison de la surpopulation carcérale, du manque d’espace individuel, de la vétusté des installations et de défaillances dans l’accès aux soins. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’administration pénitentiaire n’avait pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de l’État, au vu des travaux entrepris et de l’absence de preuve d’un traitement inhumain et dégradant caractérisé sur l’ensemble de la période. La décision s’appuie notamment sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que sur les dispositions du code de procédure pénale et du code pénitentiaire.
Avocat : SELARL D'AVOCAT KAIGRE
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501662
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B... visant à obtenir une indemnité provisionnelle de 18 000 euros pour les préjudices subis du fait de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly entre juin 2023 et septembre 2024. Le requérant invoquait notamment la surpopulation carcérale, l'absence d'intimité aux toilettes et douches, l'insalubrité des locaux, une alimentation insuffisante et des nuisances sonores. Le tribunal a reconnu que ces conditions de détention, caractérisées par un manque d'espace vital, un défaut d'hygiène et une atteinte à la dignité, constituent une violation des articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 311-1 du code pénitentiaire. Il a ainsi jugé que l'obligation de l'État à réparer le préjudice moral n'était pas sérieusement contestable et a accordé une provision de 3 000 euros, rejetant le surplus de la demande.
Avocat : LEFEBURE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401025
Le Tribunal administratif de Besançon a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation pour un accident de service survenu le 1er septembre 2015, engageant la responsabilité sans faute du groupe hospitalier de la Haute-Saône, ainsi que pour le refus fautif de monétiser ses droits à congés payés. Le tribunal a rejeté la requête comme prescrite, en application de la loi du 31 décembre 1968, considérant que le point de départ de la prescription quadriennale était la date de consolidation de l'état de santé de la requérante, intervenue avant le 3 juin 2024. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes accessoires ont été rejetées.
Avocat : NORMAND ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303044
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A... D... contestant l’arrêté du 22 mai 2023 par lequel le préfet de Vaucluse lui avait infligé une astreinte administrative de 100 euros par jour pour inexécution des mesures prescrites par un précédent arrêté du 19 mai 2022 visant à remédier à l’insalubrité de son logement à Carpentras. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, la délégation de signature au secrétaire général étant régulière. Il a également jugé que les dispositions de l’article L.511-1 du code de la construction et de l’habitation étaient applicables, le logement étant occupé par une locataire à la date du constat d’insalubrité, et qu’il n’était pas établi qu’il était devenu inoccupé et libre de location. Enfin, le recours contre l’arrêté initial du 19 mai 2022 ayant été rejeté par un jugement définitif, l’exception d’illégalité soulevée était inopérante.
Avocat : AUBERY
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303274
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en formation de magistrat seul, a rejeté les requêtes du syndicat des copropriétaires « Le Taillade 1 » tendant à l’annulation de plusieurs titres exécutoires émis par le maire de Sommières pour le recouvrement de frais de travaux de mise en sécurité. Le tribunal a jugé que la procédure d’urgence de mise en sécurité, fondée sur l’article L. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, avait été régulièrement engagée et que les titres exécutoires étaient suffisamment motivés. Il a également estimé que le syndicat requérant était propriétaire de l’ouvrage en cause et devait supporter le coût des travaux, sans que le montant facturé ne soit excessif. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes d’annulation et de décharge, ainsi que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303496
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 19 juillet 2023 par lequel le maire de Bagnols-sur-Cèze ordonnait à des propriétaires des mesures de mise en sécurité pour péril imminent. Le tribunal a jugé que les mesures prescrites (contrôle de structure et de charpente) ne reposaient pas sur un danger imminent établi, l'expert les ayant recommandées sur des hypothèses non vérifiées. La procédure a été jugée régulière, le maire pouvant agir sans contradictoire préalable sur le fondement de l'article L.511-19 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : CABINET GIL CROS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304068
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par le syndicat des copropriétaires « Le Taillade 1 » de cinq requêtes tendant à l’annulation de titres exécutoires émis par le maire de Sommières pour le recouvrement de frais de travaux de mise en sécurité exécutés d’office. Le requérant contestait notamment la régularité formelle des titres, l’absence de procédure contradictoire préalable, le défaut de notification de l’arrêté de mise en sécurité, le caractère excessif des sommes réclamées, et la propriété de l’ouvrage litigieux. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives aux pouvoirs de police du maire et à l’exécution d’office des travaux en cas de péril.
Avocat : SELARL BLANC-TARDIVEL-BOCOGNANO
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304549
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par le syndicat des copropriétaires « Le Taillade 1 » de demandes d’annulation de plusieurs titres exécutoires émis par le maire de Sommières pour le recouvrement du coût de travaux de mise en sécurité d’une voûte effondrée. Le requérant contestait la régularité formelle des titres, l’absence de procédure contradictoire préalable, le défaut de notification de l’arrêté de péril, et le caractère excessif des sommes réclamées, soutenant notamment que la voûte était un bien communal. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que les titres étaient réguliers et que la commune avait légalement mis en œuvre la procédure de péril imminent, les travaux étant justifiés par l’urgence et le syndicat étant tenu, en tant que propriétaire, d’en supporter le coût en application des articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304551
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par le syndicat des copropriétaires « Le Taillade 1 » de demandes d’annulation de plusieurs titres exécutoires émis par le maire de Sommières pour le recouvrement de frais de travaux de mise en sécurité. Le requérant contestait la régularité formelle des titres, l’absence de procédure contradictoire préalable, le défaut de notification de l’arrêté de mise en sécurité, et le caractère excessif des sommes réclamées, soutenant notamment que la voûte effondrée était une propriété communale. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les titres étaient réguliers et que la commune avait légalement mis en œuvre la procédure d’urgence de mise en sécurité sur le fondement des articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation. Il a jugé que le syndicat des copropriétaires, en tant que propriétaire de l’immeuble menacé, était tenu de supporter le coût des travaux exécutés d’office, et que le montant facturé correspondait aux prestations réellement effectuées.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501053
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. C... contestant l'arrêté du préfet de Vaucluse du 18 septembre 2024, qui avait levé la mise en sécurité des parties communes d'un immeuble à Pernes-les-Fontaines. Le tribunal a d'abord jugé la requête recevable, car l'accusé de réception du recours hiérarchique mentionnait un délai de recours plus long que le délai légal, rendant ce délai erroné opposable à l'administration. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les travaux réalisés par le propriétaire étaient conformes aux prescriptions et suffisants pour prévenir les risques de chute, et que le préfet avait donc pu légalement prononcer la mainlevée de l'arrêté initial. La décision s'appuie notamment sur les articles L.1331-22 du code de la santé publique et L.110-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501786
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné deux requêtes de M. et Mme B... concernant un immeuble leur appartenant à Robiac Rochessadoule. La première requête contestait un arrêté de mise en sécurité du 13 juillet 2023, jugé excessif car il interdisait l'accès à tout l'immeuble alors que les désordres (effondrement de plancher) ne concernaient que deux logements. Le tribunal a rejeté cette requête, considérant que les mesures étaient proportionnées au vu de l'expertise initiale, et que la mainlevée partielle intervenue en octobre 2023 était justifiée par les travaux réalisés. La seconde requête portait sur une mise en demeure de payer 36 780,38 € pour les frais de relogement des locataires évacués. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande, ramenant la créance à 32 223,17 €, estimant que certains frais étaient excessifs, mais a rejeté le surplus des conclusions des requérants. Les décisions s'appuient sur les pouvoirs de police du maire en matière de sécurité des immeubles menaçant ruine (articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation).
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502968
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise médicale judiciaire présentée par M. A..., agent de la région Nouvelle-Aquitaine. Le requérant, dont plusieurs tendinites et une épicondylite ont été reconnues comme maladies professionnelles, contestait le rapport du médecin agréé qui n'avait pas fixé de taux d'incapacité permanente partielle. Le juge a estimé que cette mesure d'expertise était utile dans la perspective d'une éventuelle action indemnitaire visant à obtenir la réparation intégrale de préjudices distincts de l'atteinte à l'intégrité physique. En revanche, la demande de l'agent visant à permettre à l'expert de s'adjoindre un sapiteur de son choix a été rejetée, une telle autorisation relevant d'une décision distincte du président du tribunal.
Avocat : CHARLES GALY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504048
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A.... Cette mesure vise à déterminer si sa prise en charge par le centre hospitalier universitaire de Bordeaux entre 2020 et 2024, notamment pour une artériopathie, a été conforme aux règles de l'art et à évaluer ses préjudices. Le tribunal a jugé la demande utile, sans préjuger des responsabilités, et a fixé la mission de l'expert. Conformément à l'article R. 621-12 du même code, les frais d'expertise sont mis à la charge de M. A..., sauf décision contraire pour des raisons d'équité.
Avocat : SCP D'AVOCATS MAATEIS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504108
Le tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la commune de Mérignac d’une demande d’expertise judiciaire, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer la nature et les causes de désordres affectant des équipements publics (maison des habitants et crèche) dans le quartier de La Glacière. La commune impute ces désordres, notamment des infiltrations d’humidité, à plusieurs entreprises intervenues dans le cadre de marchés publics de construction. Le tribunal a fait droit à cette demande en ordonnant une expertise, laquelle sera étendue aux sous-traitants et assureurs concernés, tout en rejetant la demande de mise hors de cause de la société Pyrénées Charpentes, celle-ci pouvant voir sa responsabilité discutée à l’issue des opérations. La décision applique les principes de la responsabilité contractuelle et décennale des constructeurs, ainsi que les règles de procédure d’expertise en référé.
Avocat : BARTHELEMY AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509354
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Gignac sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater des désordres affectant des immeubles situés rue Philippe Chappert, présentant un risque pour les occupants et la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert. La mission de l'expert consiste à examiner les lieux, préciser l'existence d'un péril grave et imminent, et proposer des mesures de nature à y mettre fin.
Avocat : PILONE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2204258
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. C..., ressortissant congolais, d’une demande d’indemnisation de 56 981,20 euros pour des préjudices résultant de fautes de l’État. Le tribunal a retenu deux fautes : l’illégalité de l’arrêté préfectoral du 24 mars 2017 annulé pour méconnaissance de l’article 3 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant, et la délivrance d’un récépissé n’autorisant pas à travailler, en violation de l’article R. 311-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est la condamnation de l’État à verser 2 000 euros pour préjudice moral et 1 000 euros pour troubles dans les conditions d’existence, rejetant le surplus des demandes.
Avocat : GOMMEAUX
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2204712
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. et Mme C... qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les années 2014 à 2016. Les requérants contestaient la régularité de la procédure, notamment l’absence de mise en œuvre de la procédure de l’abus de droit fiscal (article L. 64 du livre des procédures fiscales) et un manquement à la loyauté. Le tribunal a écarté ces moyens, estimant que l’administration n’avait pas entendu écarter des actes comme opposables et qu’aucune menace ou déloyauté n’était établie. Sur le bien-fondé, la décision confirme les redressements opérés sur la base des dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : STORME
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2409431
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en plein contentieux sur renvoi de la Cour Administrative d'Appel de Douai, a rejeté la requête de la commune de Calais. Celle-ci demandait l'assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFB) ou, à titre subsidiaire, non bâties, de divers ouvrages et aménagements du port de Calais (usine, centrale à béton, buffer, digue, terre-pleins, ouvrages d'art) au titre de l'année 2020. Le tribunal a considéré que la commune ne justifiait pas que ces biens, propriétés de la région Hauts-de-France et affectés au service public portuaire, étaient imposables, faute pour elle d'établir qu'ils étaient passibles de la TFB ou de la taxe foncière sur les propriétés non bâties. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la commune, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : CABINET EUROCONSULT FRANCE