Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205642
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par les consorts E... d’une demande d’indemnisation à la suite du décès de F... E..., survenu après une perforation utérine et un choc hémorragique lors d’une prise en charge au centre hospitalier intercommunal de Castres-Mazamet. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’établissement sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison de fautes commises dans la gestion des complications et du défaut d’un appareil réchauffeur accélérateur de transfusion. Il a condamné le centre hospitalier à verser diverses sommes aux requérants au titre des préjudices d’affection, économiques et des frais d’obsèques, tout en rejetant certaines demandes jugées excessives ou non justifiées. La caisse primaire d’assurance maladie du Tarn a également obtenu le remboursement de ses débours, assorti de l’indemnité forfaitaire de gestion prévue à l’article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Avocat : EL KAIM
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509309
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Saint-Guilhem-le-Désert sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater les désordres affectant plusieurs immeubles à usage commercial et d'habitation, présentant un risque pour les occupants et les tiers. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert avec pour mission de se rendre sur place, de constater l'état des bâtiments et des mitoyens, et de déterminer s'il existe un péril grave et imminent nécessitant des mesures de sécurité.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2307903
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de la SAS Carmila France. Celle-ci contestait la valeur locative de ses locaux commerciaux à Bassens pour les taxes foncières 2021 et 2022, demandant un changement de local-type de comparaison (n°8 vers n°5 ou n°1). Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III, et que la méthode de comparaison retenue était fondée. La demande de décharge partielle a donc été rejetée.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401069
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la demande de la société Alphaform, qui sollicitait la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 et 2020, en raison de l'exonération de certaines immobilisations. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en ordonnant l'exclusion des factures n°2007002106, 1998000890 et 2001001340 des bases de liquidation, conformément à la position de l'administration. En revanche, il a rejeté la demande d'exonération des installations de "sprinklage" (lutte contre l'incendie), estimant qu'elles n'étaient pas spécifiquement adaptées à l'activité industrielle de la société, comme l'exige le 11° de l'article 1382 du code général des impôts, dès lors qu'elles étaient situées dans des locaux administratifs. La solution retenue s'appuie sur les articles 1380, 1381 et 1382 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 1495 du même code.
Avocat : FIDAL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402631
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme B... qui contestait ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et de taxe d'habitation pour les années 2019 à 2023. La requérante soutenait que la procédure de rectification avait méconnu les droits de la défense et demandait une révision de la valeur locative cadastrale de son appartement. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de texte spécifique dans l'extrait fourni.
Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404480
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté l’opposition de Mme C... à la contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique (ASS) de 8 254,55 euros. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 5421-4 du code du travail et L. 351-1 du code de la sécurité sociale, le versement de l’ASS cesse lorsque le demandeur d’emploi justifie d’un droit acquis à une pension de retraite à taux plein, même si celle-ci n’est pas encore liquidée. En l’espèce, Mme C... avait acquis ce droit à compter du 1er octobre 2022, ce qui rendait l’indu fondé pour la période d’octobre 2022 à décembre 2023, indépendamment de sa bonne foi ou des erreurs alléguées de l’administration.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509491
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette la requête de la SAS IDA Coque. Celle-ci demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière et de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour 2023 et 2024, ainsi que la mise à jour de ses bases pour 2025, concernant un hypermarché. Le tribunal juge irrecevables les conclusions relatives à la taxe foncière 2023, un dégrèvement ayant déjà été accordé, et constate que la société, en acceptant l'offre de l'administration, ne présente plus de conclusions utiles. Enfin, la demande relative à la pondération des voies de circulation des parkings, fondée sur l'article 324 Z de l'annexe III au code général des impôts, est également rejetée.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208104
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête des consorts G... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Dunkerque pour des fautes commises lors de la prise en charge de M. C... G... en 2018, notamment l’oubli d’une compresse lors d’une colectomie et un retard de traitement des complications, ainsi que pour des infections nosocomiales. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital pour ces fautes et infections, entraînant une perte de chance de survie de 40 % pour le patient. En conséquence, il a condamné le centre hospitalier à verser diverses indemnités aux proches de la victime pour leurs préjudices moraux et matériels, ainsi qu’à rembourser la CPAM du Hainaut pour ses débours, le tout sur le fondement des principes de responsabilité pour faute et sans faute en matière d’infections nosocomiales, conformément au code de la santé publique.
Avocat : SCP MOUGEL-BROUWER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301489
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. et Mme B... d’une demande d’indemnisation pour les dommages subis par leur immeuble, causés par des fuites sur le réseau d’assainissement et des ruissellements d’eaux pluviales. La Métropole européenne de Lille, en tant que gestionnaire de l’ouvrage public, a vu sa responsabilité engagée sur le fondement des dommages de travaux publics. Le tribunal a retenu la responsabilité de la Métropole pour les désordres liés au réseau public, mais a écarté la responsabilité pour les eaux pluviales, considérant qu’il s’agissait de sujétions normales de voisinage. Il a condamné la Métropole à verser aux requérants une somme de 71 609,97 euros pour les travaux de réfection et 56 234,40 euros pour le préjudice locatif, en application des principes de responsabilité sans faute du maître de l’ouvrage public.
Avocat : RABIER ET CINDRIC AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308848
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a examiné la demande de M. B... visant à contester le refus de la caisse d’allocations familiales du Nord de lui verser le revenu de solidarité active (RSA) de juin à novembre 2022. Le tribunal a rappelé que le droit au RSA est subordonné à l'obligation pour le bénéficiaire de faire valoir ses droits aux prestations de vieillesse, conformément aux articles L. 262-10 du code de l’action sociale et des familles et L. 815-1 du code de la sécurité sociale. Constatant que M. B..., ayant atteint l'âge de la retraite à taux plein, n'avait pas donné suite à la demande de la caisse de solliciter sa pension de vieillesse et l'allocation de solidarité aux personnes âgées dans le délai imparti, le tribunal a rejeté sa requête. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la suspension du RSA durant la période litigieuse.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511937
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. C... pour suspendre une délibération du conseil municipal de Seclin limitant à 145 signes l'espace d'expression des élus n'appartenant ni à la majorité ni à la minorité municipale dans le mensuel local. Le juge a rappelé que l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales impose un espace d'expression suffisant et équitablement réparti pour les élus hors majorité. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse juridique porte sur le caractère potentiellement insuffisant de la limitation à 145 signes au regard de ces dispositions.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433978
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. C..., qui contestait le refus de l’hôpital Cochin-Port Royal de faire droit à son opposition à la transmission de ses données personnelles à la CAPADD. Le tribunal juge que les dispositions de la loi du 2 août 2021 relative à la bioéthique et du code de la santé publique, qui organisent la levée de l’anonymat des donneurs de gamètes, ne prévoient pas de droit d’opposition pour les donneurs antérieurs à la loi. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 21 du RGPD est écarté, et les décisions attaquées sont validées.
Conseil d'État — N° 505753
Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX
Conseil d'État — N° 505625
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Conseil d'État — N° 504640
Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET
Conseil d'État — N° 502998
Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA
Conseil d'État — N° 494048
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Conseil d'État — N° 510813
Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX
Conseil d'État — N° 510661
Avocat : Samy DJEMAOUN
Conseil d'État — N° 509354
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN