Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400386
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la restitution du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) au titre de travaux d'isolation réalisés en 2021. La solution retenue est le rejet pour non-respect des conditions légales : les dépenses n'ont pas fait l'objet d'un acompte versé entre 2019 et 2020, et les travaux de salle de bain n'étaient pas éligibles. Le tribunal s'est fondé sur l'article 200 quater du code général des impôts et les dispositions transitoires de la loi de finances pour 2021.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400695
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A..., sapeur-pompier volontaire, contestant son arrêté de suspension du 28 juin 2023 et son arrêté de résiliation d'engagement du 12 octobre 2023, pris par le SDIS de la Corrèze. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., estimant que les moyens soulevés (incompétence de l'auteur, défaut de motivation, irrégularité de la procédure disciplinaire, erreur d'appréciation et disproportion de la sanction) n'étaient pas fondés. Il a également rejeté sa demande indemnitaire pour perte de revenus et préjudice moral, faute d'illégalité fautive des décisions attaquées. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et de la loi n° 96-370 du 3 mai 1996 relative aux sapeurs-pompiers volontaires.
Avocat : ACCENSE PROCEDURES
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400696
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme B..., sapeur-pompier volontaire, contestant sa suspension (28 juin 2023) et la résiliation de son engagement (12 octobre 2023) par le SDIS de la Corrèze. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, le défaut de motivation, l'irrégularité de la procédure disciplinaire et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. Il a considéré que la suspension était une mesure conservatoire et non une sanction déguisée, et que la résiliation, fondée sur des manquements graves, n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et de la loi n° 96-370 du 3 mai 1996 relative aux sapeurs-pompiers volontaires.
Avocat : NORAY-ESPEIG JEROME
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2506108
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant russe, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet d'examiner sa demande de régularisation et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de justifier du dépôt de son dossier ou de relances auprès de l'administration avant la saisine du tribunal. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301012
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., qui demandait la condamnation de l'hôpital d'instruction des armées Sainte-Anne ou de l'ONIAM pour les préjudices subis après une intervention chirurgicale du 7 novembre 2012. Le tribunal a estimé, sur la base d'une expertise médicale, qu'aucune faute médicale n'était établie et qu'aucun lien de causalité direct n'existait entre l'intervention et la paralysie du releveur du pied, excluant ainsi la responsabilité de l'hôpital et l'indemnisation au titre de la solidarité nationale. La demande de contre-expertise a également été rejetée. Cette décision s'appuie sur l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.
Avocat : CFG AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301146
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande indemnitaire de la commune de La Seyne-sur-Mer contre l’association UCPA Sports Loisirs. La commune réclamait 2 494 646,50 euros pour manquements à une délégation de service public portant sur le complexe aquatique « Aquasud ». Le tribunal a jugé que la société dédiée, Loisirs sportifs Aquasud, s’était substituée à l’association dans tous ses droits et obligations contractuels, sans clause de solidarité. En conséquence, la responsabilité contractuelle de l’UCPA n’était pas engagée. La décision s’appuie sur les articles 5.1 et 5.4 du contrat de délégation.
Avocat : LINDITCH
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302578
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis de l'indemniser sur le fondement de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. La requérante soutenait avoir séjourné dans le camp Balp (Var) entre 1962 et 1964, mais ce lieu ne figure pas dans la liste des structures éligibles fixée par les décrets n° 2022-394 et n° 2023-890. En l'absence de ce critère légal, le tribunal a estimé que les conditions d'indemnisation n'étaient pas remplies et a confirmé la décision de rejet.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303862
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait la condamnation de la métropole Toulon-Provence-Méditerranée pour un défaut d'entretien normal de la voie publique suite à une chute sur un trottoir le 12 décembre 2019. Bien que la matérialité de la chute et l'existence d'un trou aient été établies, le tribunal a jugé que la défectuosité, de quelques centimètres seulement, ne constituait pas un danger excédant les risques normaux pour un usager prudent. La faute d'inattention de Mme A., qui connaissait parfaitement les lieux, a été retenue comme la cause adéquate du dommage, exonérant ainsi la collectivité de sa responsabilité.
Avocat : PHELIP & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303876
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à une infection nosocomiale contractée lors d'une intervention chirurgicale au centre hospitalier intercommunal de Toulon – La Seyne-sur-Mer (CHITS) le 5 octobre 2020. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHITS sur le fondement du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, considérant que l'infection par staphylococcus aureus présentait un caractère nosocomial. Il a écarté l'existence d'une cause étrangère exonératoire, le fait du médecin traitant ne constituant pas une telle cause. En conséquence, le tribunal a condamné le CHITS à réparer l'intégralité des préjudices subis par M. A....
Avocat : GUILLAMOT
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500796
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de la métropole Toulon-Provence-Méditerranée à lui verser 2 000 euros pour les dommages causés à son véhicule par une borne escamotable le 25 décembre 2024. Le tribunal a estimé que la métropole apportait la preuve de l’entretien normal de l’ouvrage public, grâce à une maintenance préventive mensuelle, et que la norme NF P98-310 invoquée n’était pas d’application obligatoire. Au surplus, l’imprudence de M. A..., qui n’a pas respecté les précautions d’usage mentionnées sur son autorisation d’accès temporaire, a été retenue comme la cause adéquate du dommage. La demande de la métropole au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2200586
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation pour des préjudices résultant de sa prise en charge à l'hôpital de Warwick (Royaume-Uni) entre le 31 mars et le 10 avril 2008, invoquant des fautes médicales (erreur de diagnostic, absence d'examens complémentaires). La juridiction a rejeté la requête pour incompétence, estimant que le litige, relatif à un établissement public de santé étranger, ne relevait pas du droit public français et que les règles de compétence du règlement (UE) n° 1215/2012 n'étaient plus applicables après le Brexit. En conséquence, les conclusions de la CPAM de Loir-et-Cher ont également été rejetées.
Avocat : RABILIER
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302785
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme D... et M. A... d’une demande d’indemnisation pour des infiltrations et troubles de jouissance causés par des travaux de démolition et de création d’un parking réalisés par la commune de Crévic. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la commune avait réalisé les travaux de reprise prescrits par l’expert et que les requérants avaient déjà été indemnisés par l’assurance de la commune pour leur préjudice matériel. Il a également rejeté l’appel en garantie de la commune contre la société Thiriet TP SAS, faute de lien de causalité direct entre les malfaçons alléguées et les dommages subis. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage et les dispositions des articles L. 761-1 et R. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP GASSE - CARNEL - GASSE - TAESCH
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2504122
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur demande de la commune de Nancy, a ordonné une expertise d’un immeuble situé rue du Grand Rabbin Haguenauer, susceptible de présenter un risque pour la sécurité publique au sens de l’article L. 511-2 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est la désignation d’un expert, conformément à l’article L. 511-9 du même code, afin d’examiner le bâtiment, dresser un constat des désordres, et proposer des mesures de nature à mettre fin au danger. L’expert devra remettre son rapport dans un délai de vingt-quatre heures.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2501377
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant après renvoi du Conseil d’État, a examiné les demandes de la SAS Spiess relatives à la taxe foncière sur des propriétés bâties et non bâties à Benfeld pour les années 2017 à 2020. La société sollicitait, à titre principal, la décharge ou la réduction des cotisations, en invoquant notamment l’exonération pour inexploitation prévue à l’article 1389 du code général des impôts pour les locaux couverts, et subsidiairement une méthode d’évaluation de la valeur locative fondée sur la valeur vénale ou la méthode comptable de l’article 1499 du même code. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, identiques à ceux déjà écartés par le jugement annulé, étaient infondés.
Avocat : SERRA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509449
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant albanais, afin d’obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que les courriers de la préfecture informant le requérant de l’incomplétude de son dossier avaient été envoyés à une adresse erronée, et que M. A... avait multiplié les demandes sans réponse. Considérant l’urgence et l’utilité de la mesure, le tribunal a enjoint au préfet de la Moselle de convoquer l’intéressé sous huit jours et de lui délivrer un récépissé durant l’instruction, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : OLSZAKOWSKI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516036
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de La Voulte-Sur-Rhône sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine situé rue Dauphine et rue Bernis, propriété de M. A..., en raison de désordres affectant le plancher et la toiture. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et de proposer des mesures de sécurité. L'expert devra déposer son rapport au greffe au plus tard le 13 janvier 2026, après avoir procédé à ses opérations sur place le 29 décembre 2025.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516038
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la commune de La Voulte-Sur-Rhône sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un bâtiment menaçant ruine situé rue Bernis. L'expert désigné devra examiner l'immeuble, dresser un constat de son état, évaluer l'existence d'un danger imminent pour la sécurité publique et proposer des mesures conservatoires. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1 et suivants du même code, relatifs à la police de la sécurité des immeubles.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516039
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la commune de La Voulte-Sur-Rhône sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise concernant un immeuble situé 10 rue Bernis présentant un danger pour la sécurité publique. Le juge a désigné un expert avec pour mission d'examiner le bâtiment, de constater son état ainsi que celui des mitoyens, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et de proposer des mesures de sécurité. Cette décision, prise dans le cadre d'une procédure de référé, vise à permettre à la commune de prendre un éventuel arrêté de mise en sécurité si le rapport conclut à un péril grave et immédiat.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2210719
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la SCI Primopierre, qui demandait la décharge partielle des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020, 2021 et 2022, concernant un ensemble immobilier situé 101 boulevard Murat à Paris. La société contestait le classement de locaux d’archivage en catégorie DEP 2 et l’application d’un coefficient de pondération de 0,5 pour certaines surfaces. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, fondés sur les articles 310 Q de l’annexe II et 324 Z de l’annexe III du code général des impôts, n’étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions litigieuses.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2215022
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la Société Gecina, qui demandait la décharge partielle de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour l'année 2020 concernant un immeuble situé boulevard de la Madeleine à Paris. La société invoquait l'exonération prévue au II de l'article 1521 du code général des impôts pour les locaux loués à un établissement public affecté à un service public, en l'occurrence la chambre régionale des métiers et de l'artisanat d'Île-de-France. Le tribunal a jugé que, bien que cet établissement soit un établissement public administratif, les locaux en cause ne sont pas exclusivement affectés à un service public au sens de cette disposition, car ils abritent également des activités industrielles ou commerciales. En conséquence, la demande de décharge a été rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCHIANO-GENTILETTI