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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

385 023

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507821

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 2 200 euros à Mme B... pour carence fautive dans son obligation de relogement, sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en janvier 2019, n’a reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, ni après une injonction sous astreinte de juin 2020. Le tribunal a jugé que cette carence engageait la responsabilité de l’État à compter du 31 juillet 2019, et a indemnisé les troubles dans les conditions d’existence persistants, aggravés par une procédure d’expulsion de l’hébergeante. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Avocat : THISSE

22 décembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513631

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. F... contestant un titre exécutoire émis par la Ville de Paris pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 142,63 euros. Le tribunal écarte le moyen tiré de l’irrégularité du titre, estimant que la signature du bordereau par une personne habilitée suffit et que les bases de liquidation sont précisées par référence à la décision d’indu notifiée antérieurement. Il juge également que le moyen contestant le bien-fondé de la créance est irrecevable, car la légalité de l’indu a déjà été confirmée par un jugement antérieur. Enfin, la demande de remise gracieuse est rejetée comme relevant de la compétence de l’administration et non du juge.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DESFARGES

22 décembre 2025• 6e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517483

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la contestation de Mme B... relative à un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 4 158,99 euros réclamé par la Caisse d'allocations familiales (CAF) de Paris pour la période de janvier 2023 à juillet 2024. La requérante s'est désistée de ses conclusions contre le refus de révision du montant de l'APL, ce dont le tribunal lui a donné acte. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 25 septembre 2025 du directeur général de la CAF s'était substituée à la décision implicite de rejet du recours préalable, et a donc examiné les conclusions dirigées contre cette nouvelle décision. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure s'inscrit dans le cadre des articles R.222-13 du code de justice administrative et des codes de la construction et de l'habitation, de la sécurité sociale, et des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CABINET DBKM AVOCATS (SELARL)

22 décembre 2025• 6e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521196

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la maire de Paris de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention stationnement. Le tribunal a examiné les dispositions du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l’attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. Après avoir apprécié les éléments médicaux fournis, le juge a estimé que la décision de la maire de Paris n’était entachée d’aucune erreur d’appréciation et que le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire n’était pas fondé.

22 décembre 2025• 6e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522811

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B... contestant le refus de la maire de Paris de lui délivrer la carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention stationnement. Le requérant invoquait une erreur d’appréciation de son handicap, soutenant que sa pathologie limite considérablement sa mobilité et son autonomie. La magistrate désignée a rejeté la requête, considérant que les conditions fixées par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017 n’étaient pas remplies. La décision s’appuie sur les critères de réduction importante de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, que M. B... n’a pas démontrés.

Avocat : CABINET DYADE AVOCATS (SARL)

22 décembre 2025• 6e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400835

Opposition à une contrainte de Pôle Emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d’un indu de rémunération de fin de formation de 727,65 euros. Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, constate que France Travail a annulé la contrainte en litige après réexamen de la situation du requérant. Le litige ayant perdu son objet, le tribunal prononce un non-lieu à statuer.

22 décembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400890

Le Tribunal Administratif de Bordeaux était saisi d’un litige opposant Mme A... à France Travail (anciennement Pôle Emploi) concernant le refus de versement de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). La requérante contestait la décision de l’organisme, qui estimait que son indemnisation relevait d’un employeur public en « auto-assurance » (le centre hospitalier de Rumilly), et non de France Travail. Le tribunal a examiné la compétence de la juridiction administrative, soulevée par France Travail, en application de l’article L. 5312-2 du code du travail. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision finale porte sur la compétence et le fond du refus d’indemnisation.

Avocat : MAURY

22 décembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400934

Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné les contestations de M. A... concernant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et d’allocations de logement familiale réclamés par la caisse d’allocations familiales de la Gironde. En cours d’instance, la CAF a réduit le montant des indus à 10 762,61 euros pour le RSA et à 5 533 euros pour les allocations de logement, et a rétabli les droits de M. A... à compter de mai 2024. Le tribunal a constaté que les conclusions du requérant avaient perdu leur objet à concurrence de ces réductions et de ce rétablissement, rendant le litige sans objet sur ces points. Pour le surplus, les moyens invoqués par M. A..., notamment l’erreur dans le calcul des ressources et sa situation médicale, ont été écartés comme infondés. La requête a été rejetée, sur le fondement des articles du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.

22 décembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401177

Opposition à une contrainte pour recouvrement d’un trop-perçu d’allocation de solidarité spécifique (3 190,92 euros). Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en juge social, constate que France Travail a accordé une remise gracieuse de l’indu et annulé la contrainte en litige. En conséquence, le litige a perdu son objet et il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A....

22 décembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402537

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... C... d’un recours contestant la décision du président du conseil départemental de la Dordogne fixant sa participation, en tant que débiteur d’aliments, aux frais d’hébergement de sa mère en EHPAD. Le tribunal a constaté que la décision attaquée avait été retirée et remplacée, et que le requérant était décédé, privant ainsi d’objet les conclusions en annulation. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables, faute pour le requérant d’avoir présenté une demande préalable au département, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL EXAJURIS

22 décembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402614

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation de la décision de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) de la Gironde lui accordant une remise partielle de 50 % sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 738 euros, laissant un solde de 369 euros à sa charge. Le juge a examiné la demande de remise totale au regard des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, en substituant son appréciation à celle de l'administration. Il a estimé que, même en supposant la bonne foi de M. A..., sa situation de précarité n'était pas suffisamment établie pour justifier une remise supplémentaire, compte tenu de ses ressources et charges mensuelles et de la possibilité d'un étalement des paiements. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

22 décembre 2025• Juge social
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2107048

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. D... d’une demande de condamnation du centre hospitalier de Crest pour des fautes liées à un retard de diagnostic d’une fracture vertébrale et à une prise en charge inadaptée. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le centre hospitalier n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. Les conclusions dirigées contre le docteur A... ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, la responsabilité personnelle d’un médecin relevant du juge judiciaire. La décision s’appuie sur les principes du code de la santé publique et du code de justice administrative.

Avocat : SELARL LIGAS-RAYMOND PETIT

22 décembre 2025• 5ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508748

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A... concernant sa prise en charge au centre hospitalier universitaire régional de Grenoble-Alpes à partir du 24 août 2022. La requérante s'interrogeait sur la conformité des soins postopératoires suite à une cholécystectomie compliquée d'une péritonite. Le tribunal a fait droit à la demande, jugeant la mesure utile, et a désigné un expert spécialisé en chirurgie digestive avec une mission détaillée. L’expert devra notamment décrire l’état de santé de la patiente et les soins prodigués, sans préjuger de la responsabilité de l’établissement.

Avocat : SELARL GERBI

22 décembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2216662

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., maître de conférences, qui contestait l'arrêté du 2 juin 2022 du ministre de l'agriculture. Cet arrêté retirait une précédente radiation des cadres, le replaçait en activité pour la période du 19 juillet 2018 au 10 mars 2020, puis le radiait à compter du 11 mars 2020 suite à une mise à la retraite d'office prononcée par le conseil national de l'enseignement supérieur. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires faute de demande préalable, et a écarté les autres moyens, notamment celui tiré d'un vice de procédure, en application du code général de la fonction publique et du décret n° 2005-850.

22 décembre 2025• 10ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302243

Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en plein contentieux par Mme A..., conteste un titre de perception émis le 12 avril 2022 pour un indu de rémunération d'octobre 2019, ainsi que la mise en demeure subséquente. La requérante invoque la prescription de la créance et la négligence fautive de l'administration. Le tribunal relève que Mme A... a été recrutée comme apprentie par un contrat de droit privé régi par le code du travail. En application des articles L. 1411-1 et L. 1411-4 du code du travail, le conseil de prud'hommes est seul compétent pour connaître des litiges nés de ce contrat, y compris la contestation du bien-fondé de la créance. Par conséquent, le tribunal administratif se déclare incompétent pour statuer sur la requête.

22 décembre 2025• 10ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302789

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., assistant de service social, qui contestait le refus implicite de lui accorder la prime de revalorisation prévue par le décret n° 2022-741 du 28 avril 2022. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de consultation de la commission administrative paritaire, cette consultation n'étant pas requise pour une décision d'attribution de prime. Sur le fond, il a estimé que M. B..., bien qu'appartenant au corps visé par le décret, n'exerçait pas ses fonctions à titre principal dans un établissement ou service mentionné à l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, mais au sein d'une délégation départementale de l'action sociale. Par conséquent, la demande d'annulation et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : SCP MASSE-DESSEN THOUVENIN COUDRAY

22 décembre 2025• 10ème chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302951

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de la commune de Remiremont, qui demandait la condamnation de la société Paris Nord Assurances Services (PNAS) au paiement d’une indemnité différée d’assurance de 44 713,18 euros pour des dommages causés par la grêle le 12 juin 2020. La juridiction a relevé d’office que la société PNAS n’était pas l’assureur de la commune, mais un courtier en assurance et mandataire non solidaire d’un groupement conjoint d’assureurs, conformément à l’article L. 511-1 du code des assurances et aux stipulations du contrat. En conséquence, la société PNAS n’étant pas tenue à l’obligation d’assurance, les conclusions indemnitaires dirigées contre elle ont été jugées mal dirigées et rejetées, de même que les demandes accessoires.

Avocat : GEHIN

22 décembre 2025• Chambre 3
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2303743

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de la société Banque populaire Alsace Lorraine Champagne, qui demandait la condamnation du lycée Jean Hanzelet de Pont-à-Mousson à lui verser 9 168,45 euros pour des factures impayées. Le tribunal a estimé que deux des trois factures étaient adressées à une autre société (Musicavillers) et non au lycée, et que la réalité de la prestation correspondant à la troisième facture n'était pas établie, faute de documents contractuels. En conséquence, les conclusions indemnitaires et la demande de frais d'instance ont été rejetées, le lycée n'étant pas la partie perdante.

Avocat : SCP GASSE - CARNEL - GASSE - TAESCH

22 décembre 2025• Chambre 3
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401127

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la société Autoroutes Paris-Rhin-Rhône d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis entre novembre 2018 et mars 2019 dans le département des Vosges en raison des attroupements du mouvement des « gilets jaunes ». La société invoquait la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, ainsi que la rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n’avait pas régularisé sa requête initiale dans le délai imparti, la rendant irrecevable. À titre subsidiaire, il a estimé que les conditions d’engagement de la responsabilité de l’État n’étaient pas réunies, faute de lien direct et certain entre les dommages allégués et les attroupements, et que l’administration n’était pas restée inactive.

Avocat : CABINET WHITE & CASE

22 décembre 2025• Chambre 3
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401129

Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi, après transmission par le tribunal de Paris, d’une requête de la société Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) visant à engager la responsabilité de l’État pour les préjudices subis lors du mouvement des « gilets jaunes » en Meurthe-et-Moselle (novembre 2018 à mars 2019). La société invoquait la responsabilité sans faute sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure (attroupements) et, subsidiairement, la rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions de la responsabilité sans faute n’étaient pas réunies, faute de lien direct et certain entre les dommages et un attroupement, et que la responsabilité pour rupture d’égalité n’était pas engagée, l’administration n’étant pas restée inactive et le préjudice ne présentant pas un caractère anormal et spécial.

Avocat : CABINET WHITE & CASE

22 décembre 2025• Chambre 3