Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409421
Le Tribunal Administratif de Melun a jugé une demande en responsabilité médicale contre le centre hospitalier intercommunal de Créteil. Le sujet principal est l'engagement de la responsabilité de l'établissement pour une faute dans la prise en charge d'une torsion testiculaire chez un enfant, ayant entraîné une perte de chance de conserver l'organe. La juridiction a retenu la responsabilité de l'hôpital pour faute, en application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, et a ordonné une indemnisation, dont le montant sera déterminé par une expertise complémentaire.
Avocat : BONDAIS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307091
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande d'indemnisation des propriétaires suite au refus de la préfète de l'Essonne d'accorder le concours de la force publique pour expulser leurs locataires. La juridiction a estimé que la responsabilité de l'État ne pouvait être engagée qu'à compter du 11 juillet 2020, en raison de la trêve hivernale et de la crise sanitaire du Covid-19, et non à partir du 1er décembre 2019 comme le soutenaient les requérants. La décision s'appuie sur les articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution, ainsi que sur la loi du 11 mai 2020 relative à l'état d'urgence sanitaire.
Avocat : SELARL ALTERA AVOCATS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300736
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par la SASU Grassin d'un recours en plein contentieux contestant des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés, ainsi que le rejet de la déductibilité de certaines provisions. La juridiction a rejeté les principales demandes de la société, considérant notamment que les charges liées à une indemnité de rupture conventionnelle refacturées par une société tierce n'étaient pas déductibles au titre de l'impôt sur les sociétés, car elles ne présentaient pas un caractère propre à l'entreprise requérante. Le tribunal a appliqué les dispositions du code général des impôts, en particulier l'article 39-1, et a rejeté la demande de condamnation de l'État aux dépens.
Avocat : SELARL D'AVOCATS TEN FRANCE
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301179
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande en responsabilité de la SARL Ambulances A... contre la CPAM de la Vienne, suite à la résiliation de sa convention. La juridiction a estimé que la relaxe pénale définitive de la société ne suffisait pas à caractériser une faute de la part de la CPAM dans l'exercice de son pouvoir de sanction conventionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions de la convention nationale des transporteurs sanitaires privés et du code de la sécurité sociale.
Avocat : SELARL D'AVOCATS TEN FRANCE
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301785
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler le refus par Pôle emploi (devenu France Travail) d'une aide à la mobilité pour sa formation. Le juge a exercé son office de pleine juridiction pour examiner les droits du requérant au regard des dispositions de la délibération n°2022-56 de Pôle emploi, applicable en l'espèce. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment sur les délais de réponse et une erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés et que le refus de l'aide n'était pas entaché d'illégalité.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302358
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de M. A... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et une saisie administrative liées à une affaire de stupéfiants. Le tribunal estime que l'administration fiscale a légalement appliqué l'article 1649 quater 0-B bis du code général des impôts pour réévaluer ses revenus imposables en 2019 sur la base de la valeur vénale du cannabis saisi et des produits présumés de l'infraction. Les conclusions concernant la mainlevée de la saisie sont jugées irrecevables, car la contestation de la forme des poursuites ne relève pas du juge administratif et le recours contre la décision de rejet était tardif.
Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302470
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à réduire leurs cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 à 2023. La juridiction a jugé irrecevable la demande pour 2021, faute de réclamation préalable dans les délais prescrits par les articles R.* 190-1 et R.* 196-2 du Livre des Procédures Fiscales. Elle a également estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer pour 2023, un dégrèvement total ayant déjà été accordé par l'administration. Enfin, concernant l'année 2022, le tribunal a examiné le fond de la demande mais a conclu que les requérants ne remplissaient pas les conditions pour bénéficier du plafonnement prévu à l'article 1417 du Code Général des Impôts.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302521
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de la société Parimarni, qui contestait des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) pour les exercices 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que les dépenses de travaux engagées par la société pour des biens immobiliers n'appartenant pas à son actif constituaient un acte anormal de gestion, justifiant leur réintégration dans le résultat imposable et le rejet de la déduction de la TVA correspondante. La décision s'appuie sur les articles 39-1 du code général des impôts (CGI) pour l'impôt sur les sociétés et sur les principes généraux du droit de déduction de la TVA.
Avocat : CABINET TARAN
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302551
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu. Le litige portait sur la reprise par l'administration fiscale d'un crédit d'impôt pour la transition énergétique, au motif que la contribuable n'avait pas justifié l'éligibilité de sa dépense. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 200 quater et 1736 du code général des impôts, le bénéfice du crédit d'impôt est subordonné à la production, sur demande de l'administration, d'une facture détaillée répondant à des critères stricts, condition que Mme A... n'a pas remplie.
Conseil d'État — N° 512113
Avocat : BACHELET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607093
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une demande d'hébergement d'urgence et injonction de proposer un hébergement adapté. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande de suspension et d'injonction. Il estime que la requérante, bien que vivant dans des conditions précaires (chambre de 10m² avec ses deux enfants), n'apporte pas d'éléments suffisants pour caractériser une urgence justifiant une mesure provisoire, ni pour établir un doute sérieux sur la légalité de la décision implicite de rejet. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et les articles L. 345-2, L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles (droit à l'hébergement d'urgence).
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602843
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A... B... qui demandait l'obtention d'une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration avait, après l'introduction du recours, délivré au requérant l'attestation valable jusqu'au 15 mai 2026, rendant sa demande sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives aux mesures d'urgence.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2308451
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi d'une demande de décharge de responsabilité solidaire au paiement d'impôts, a décidé de surseoir à statuer. La juridiction a transmis le dossier au Conseil d'État pour avis, estimant que l'affaire soulève des questions de droit nouvelles et sérieuses sur l'interprétation de l'article 1691 bis du code général des impôts. Ces questions portent notamment sur la période et le cadre d'appréciation de la condition de fraude pouvant faire obstacle à la décharge.
Avocat : PACINI
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504400
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 9 000 euros présentée par un particulier contre l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) au titre de la prime de transition énergétique. Le juge a estimé que l'existence de l'obligation de paiement de l'ANAH était sérieusement contestable, car l'agence avait diligenté un contrôle sur pièces du dossier du requérant, ce qui suspendait le versement de la prime en vertu de l'article 10 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : HAYOUN DAVID
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401221
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de Mme D... visant à contester la mise à sa charge d'un indu de RSA et d'indus de prime d'activité. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de remise de dette, présentée pour la première fois devant lui, au regard des dispositions de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Il a par ailleurs estimé que les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l'auteur de la décision, à la motivation ou aux droits de la défense, n'étaient pas fondés.
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401768
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi de trois requêtes de M. E... contestant des décisions de mise en recouvrement d'indus de prestations sociales (prime exceptionnelle et RSA) prises par la CAF. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les décisions attaquées étaient légales et que les moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, etc.) n'étaient pas fondés. Les textes appliqués concernent principalement le code de la sécurité sociale et le code de l'action sociale et des familles.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605835
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Mayenne en désignant un expert. Cette décision, prise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état de trois immeubles présentant des risques pour la sécurité publique. La mission de l'expert, régie par les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative, inclut l'évaluation des dangers et la proposition de mesures pour y mettre fin.
Avocat : CABINET COUDRAY
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602761
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante dispose d'une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de séjourner régulièrement en France jusqu'à une date future. La demande d'injonction et de provision pour frais d'avocat est également rejetée, mais la requérante est admise au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : KACOU
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400431
Le Tribunal Administratif de Pau a statué sur une demande de décharge de la taxe d’habitation sur les logements vacants pour les années 2023 et 2024. Le juge a déclaré irrecevable la demande pour 2024 en raison de l'absence de réclamation préalable obligatoire auprès de l'administration fiscale, conformément à l'article R. 190-1 du Livre des Procédures Fiscales. Sur le fond, pour l'année 2023, le tribunal a rejeté la demande, considérant que le contribuable n'avait pas apporté la preuve que la vacance du logement était indépendante de sa volonté ou que le bien était inhabitable, au sens des articles 1407 bis et 232 du Code Général des Impôts et de la jurisprudence constitutionnelle.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521036
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a condamné le collège Nelson Mandela à payer à Mme B... une provision de 1 080 €, augmentée d'intérêts moratoires, pour des prestations de formation impayées. Le juge a retenu l'application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, considérant que l'existence de la dette n'était pas sérieusement contestable. En revanche, la demande d'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement a été rejetée.