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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301565

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SNC Vendasi, mandataire d’un groupement d’entreprises, d’une demande de condamnation de la commune de San-Martino-di-Lota au versement d’une provision de 129 996,50 euros TTC. La société requérante soutenait que cette obligation découlait d’un décompte général définitif né tacitement, faute de notification par la commune, et réclamait des indemnités pour perte de productivité liée à la crise sanitaire et interruption de chantier. La commune a opposé une fin de non-recevoir tirée du défaut de qualité pour agir de la SNC Vendasi après l’expiration du délai de garantie, en application des articles 50.6 et 13.5.2 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable au marché. Le tribunal a retenu cette fin de non-recevoir, jugeant que la SNC Vendasi n’était plus habilitée à représenter le groupement pour présenter le décompte général et la réclamation après l’expiration du délai de garantie, et a rejeté la requête.

Avocat : CAPOROSSI-POLETTI

12 décembre 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301616

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., attaché principal d’administration de l’État, qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2022, fixé à 779 euros par la DREETS de Corse. Le requérant soutenait que cette décision était entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de sa manière de servir. Le tribunal a jugé que le CIA, régi par le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, est un élément de rémunération variable modulé en fonction de l’évaluation professionnelle issue de l’entretien annuel. En l’espèce, la décision attaquée était conforme à la note de service interne définissant trois niveaux de répartition, et le requérant n’a pas démontré que son évaluation ou le montant attribué étaient entachés d’une erreur manifeste d’appréciation. Par conséquent, les conclusions à fin d’annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
12 décembre 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400073

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., agent de l'Office français de la biodiversité (OFB), qui demandait réparation de préjudices liés à une maladie professionnelle imputable au service. La juridiction a considéré que la créance de l'agent était prescrite, la date de consolidation de son état de santé ayant été fixée au 1er juillet 2017, et le délai de quatre ans prévu par la loi du 31 décembre 1968 étant expiré. Le tribunal a ainsi écarté l'argument de M. B... selon lequel la prescription n'aurait commencé à courir qu'à compter d'un rapport d'expertise déposé en 2023.

Avocat : RENOULT

12 décembre 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300757

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. B..., sous-officier de gendarmerie, contestant la décision de la commission de recours de l'invalidité du 19 avril 2023. Celle-ci lui avait accordé un taux d'invalidité temporaire de 30 % (dont 10 % imputable au service) pour une neuropathie dysimmunitaire, et un taux définitif de 10 % pour un état de stress post-traumatique. Le requérant demandait des taux plus élevés et une imputabilité totale au service, mais le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était entachée d'aucune erreur d'appréciation au regard du guide-barème et des dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : CABINET D'AVOCATS KAUFFMANN

12 décembre 2025• 1ère chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403366

Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B... contestant son assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour un logement à Auxerre au titre de 2023. Le requérant soutenait que ce bien était sa résidence principale depuis le 1er janvier 2023, contrairement à ce qu'il avait déclaré. Le tribunal a jugé que M. B... n'apportait pas la preuve que le logement constituait sa résidence principale au 1er janvier 2023, date de référence pour l'établissement de l'impôt. La solution s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, et la charge de la preuve incombant au contribuable.

12 décembre 2025• 2ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403544

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B..., un détenu, qui demandait le paiement d’heures complémentaires effectuées en mars et avril 2024. Le ministre de la justice a démontré que ces heures avaient été rémunérées sur le bulletin de paie de mai 2024, sans que le requérant n’apporte la preuve contraire. La solution retenue est fondée sur l’absence de faute de l’administration, le tribunal estimant que le paiement des heures complémentaires était établi.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

12 décembre 2025• 2ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403936

Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'application du système du quotient à l'indemnité compensatrice de congés payés perçue lors de son départ à la retraite en janvier 2023. Le tribunal a jugé que cette indemnité ne constitue ni un revenu exceptionnel ni un revenu différé au sens de l'article 163-0 A du code général des impôts, dès lors que son paiement n'est pas indépendant de la volonté de la contribuable et qu'elle est accordée annuellement. En conséquence, la condition de dépassement de la moyenne des revenus des trois années précédentes n'étant pas remplie, la réduction d'impôt sollicitée a été refusée.

12 décembre 2025• 2ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502232

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Louhans-Châteaurenaud. Cette mesure vise à déterminer les causes des désordres affectant l’école Nelson Mandela, rénovée dans le cadre d’un marché public, notamment l’effondrement d’un faux-plafond et l’apparition de moisissures. Le tribunal a également ordonné la mise en cause des assureurs de responsabilité civile décennale des constructeurs, dont la société l’Auxiliaire et la SMABTP, afin d’éclairer les opérations d’expertise. La solution retenue est l’organisation d’une expertise contradictoire, sans préjuger des responsabilités.

Avocat : ROUSSOT-LOISIER-RAYNAUD DE CHALONGE

12 décembre 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502355

Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des consorts C... concernant la prise en charge de leur fille et sœur, décédée au centre hospitalier de Chalon-sur-Saône les 27 et 28 août 2024. La mesure, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à déterminer les conditions de cette prise en charge et les causes du décès. Le tribunal a mis hors de cause le docteur F..., qui n’était pas intervenu, mais a maintenu la présence du docteur J..., médecin traitant, dans le cadre de l’expertise.

Avocat : SELARL MATHIEU BOURG

12 décembre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506776

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. A... B..., ressortissant colombien, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu que la carence de l'administration à délivrer ce document, malgré le dépôt d'un dossier complet, créait une situation d'urgence et d'utilité en privant l'intéressé de la possibilité de justifier de la régularité de son séjour et d'exercer une activité professionnelle. Cette injonction, fondée sur l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit être exécutée dans un délai de huit jours, sans qu'il soit nécessaire d'assortir la mesure d'une astreinte.

12 décembre 2025
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2301518

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de la société First Location contestant des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 à 2018. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer, l’administration ayant accordé un dégrèvement sur le rejet de la déduction pour investissement outre-mer. Sur le fond, la requête a été jugée partiellement irrecevable faute de réclamation préalable sur certains chefs de rectification, et les moyens soulevés (erreur interne, provisions pour créances douteuses, force majeure pour retard déclaratif) ont été rejetés comme non fondés. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la société, en application des dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : MICHEL-GABRIEL

12 décembre 2025• 2ème Chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2101437

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la société Vendasi, qui contestait l'attribution du lot n°1 d'un marché public de travaux à la société Maestria par la communauté de communes de Calvi-Balagne. La société requérante demandait l'annulation du contrat et une indemnisation de 674 483 euros pour perte de marge, invoquant de nombreux manquements dans la procédure de passation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'irrégularité de l'offre de la société attributaire et la partialité du pouvoir adjudicateur, n'étaient pas fondés. Il a également jugé que l'annulation ou la résiliation du contrat porterait une atteinte excessive à l'intérêt général. La décision s'appuie sur les principes du code de la commande publique, notamment les articles R. 2143-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS JL

12 décembre 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300263

Le Tribunal Administratif de Bastia était saisi par la SARL Karlou d’une demande de remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse. L’administration fiscale a partiellement fait droit à la demande en cours d’instance, entraînant un non-lieu à statuer à hauteur de 6 312 euros. Pour le surplus, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les biens litigieux (machine trempeuse, vitrine-four, petits matériels) ne constituent pas des agencements de locaux commerciaux ou des biens d’équipement amortissables en dégressif éligibles au crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts.

Avocat : ALPI

12 décembre 2025• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301190

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme A... visant à engager la responsabilité de la collectivité de Corse pour manquement à son obligation de sécurité face à une situation de harcèlement moral reconnue par la cour administrative d’appel de Marseille. La requérante sollicitait une expertise médicale et une provision de 20 000 euros pour un préjudice professionnel non encore réparé. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, estimant que l’autorité de la chose jugée attachée à l’arrêt de la cour administrative d’appel faisait obstacle à une nouvelle action indemnitaire sur le même fondement. La solution retenue s’appuie sur les principes de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du code de justice administrative.

Avocat : SELARL PIERRE-PAUL MUSCATELLI

12 décembre 2025• 1ère chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504669

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 556-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du maire de Sampigny-Lès-Maranges. Cette demande visait à désigner un expert pour constater l’état d’un immeuble menaçant ruine, appartenant à M. et Mme B..., dans le cadre de la procédure de mise en sécurité prévue aux articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation. Le juge a estimé que l’immeuble présentait un risque pour la sécurité des occupants et du voisinage. En conséquence, il a ordonné une expertise avec une mission de vingt-quatre heures pour décrire les désordres, évaluer le danger et proposer des mesures de protection.

12 décembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2205336

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de sa prise en charge au centre hospitalier de Saint-Brieuc, notamment une infection nosocomiale, un retard de diagnostic et un défaut d’information. Le centre hospitalier et son assureur se sont remis à la sagesse du tribunal sur le principe de responsabilité, à l’exception du manquement au devoir d’information. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’établissement sur le fondement des articles L. 1142-1 et L. 1111-2 du code de la santé publique. Il a condamné le centre hospitalier à verser à M. B... une somme totale de 149 628,30 euros, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation, et a également condamné l’établissement à rembourser à la CPAM d’Ille-et-Vilaine ses débours s’élevant à 48 605,44 euros, ainsi qu’une indemnité forfaitaire de gestion.

Avocat : L'HOSTIS

12 décembre 2025• 4ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2206579

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A..., ingénieur territorial, contestant le compte rendu de son entretien professionnel pour l'année 2021, estimant que l'évaluation de ses compétences ne correspondait pas à la teneur des échanges. La collectivité soutenait que le document, non signé par l'agent ni visé par l'autorité, était dépourvu d'existence juridique. Le tribunal a rejeté cette fin de non-recevoir, jugeant que la version signée par le supérieur hiérarchique et notifiée à l'agent constituait un acte faisant grief, susceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a annulé le compte rendu au motif que l'appréciation « conforme aux attentes » sur plusieurs items était entachée d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014.

12 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205534

Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné l'État à indemniser Mme D... B... et ses deux enfants pour le préjudice résultant du refus illégal de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale. Cette faute, constituée par l'illégalité des refus de visa annulés par un précédent jugement du 10 mai 2021, a engagé la responsabilité de l'État pour la période du 3 novembre 2018 au 13 septembre 2021. Le tribunal a accordé 353,70 euros pour les frais de transferts d'argent et 1 219 euros pour les frais de logement au Sénégal, mais a rejeté la demande au titre des frais de voyage faute de justificatif probant. La décision se fonde sur les principes de la responsabilité administrative pour faute, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative.

Avocat : PRONOST

12 décembre 2025• 12eme chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2208120

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme B... contestant le refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 1 426,62 euros. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du "droit à l'erreur", jugeant que la notification d'un trop-perçu et le refus de remise ne constituent pas une sanction pécuniaire au sens des articles L. 123-1 et L. 123-2 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, saisi en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, le tribunal a estimé que les requérants, disposant de ressources mensuelles d'environ 3 078 euros pour des charges de 1 829 euros, ne justifiaient pas d'une situation de précarité financière suffisante pour obtenir une remise de dette. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et de remise.

12 décembre 2025• 12eme chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213562

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de remise d’un indu de prime d’activité de 5 882,10 euros pour la période d’avril 2020 à juin 2021. Le juge a estimé que la bonne foi de l’intéressé n’était pas établie, en raison d’omissions déclaratives réitérées et de déclarations contradictoires sur sa situation professionnelle. Il a également relevé que M. A... ne justifiait pas de sa précarité financière, faute d’avoir produit les éléments demandés. La décision est fondée sur les articles L. 842-1 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

12 décembre 2025• 12eme chambre