Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404354
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le tribunal a jugé que l'état de santé de la requérante, bien qu'entraînant une incapacité de 65%, ne remplissait pas les critères légaux stricts d'une réduction importante et durable de l'autonomie de déplacement à pied ou de la nécessité d'un accompagnement systématique, tels que définis par les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309826
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de l'association du Rassemblement des Disciples de Jésus-Christ, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 à 2023. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions pour 2021 et 2023, faute d'une réclamation préalable obligatoire dans les délais légaux prévus par l'article L. 199 du Livre des Procédures Fiscales. Concernant l'année 2022, la demande a été rejetée au fond, le tribunal estimant que le local n'était pas affecté à l'exercice du culte à la date d'exigibilité de l'impôt, ne remplissant donc pas les conditions de l'exonération prévue par le code général des impôts.
Avocat : NGAFAOUNAIN
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304065
La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de taxes foncières (TF) et de cotisation foncière des entreprises (CFE). La société Linex Panneaux contestait l'assiette de ces impôts pour plusieurs années, en invoquant l'exonération de l'outillage prévue par l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la majeure partie des demandes, considérant que les immobilisations litigieuses (fondations, charpentes, équipements électriques, etc.) ne pouvaient être regardées comme de l'outillage exonéré mais constituaient des éléments de la construction elle-même, intégrés à son coût. Il a toutefois prononcé un non-lieu à statuer pour les années où des dégrèvements avaient été accordés par l'administration en cours d'instance.
Avocat : FIDAL LE MANS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304082
La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de taxe foncière sur les propriétés bâties (TF) et de cotisation foncière des entreprises (CFE). La société requérante contestait l'assiette de ces impôts locaux, en soutenant que certaines immobilisations liées à son outillage industriel devaient être exonérées en vertu de l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté les demandes principales, considérant que les éléments litigieux (fondations, charpentes, équipements électriques, etc.) constituaient des constructions ou des accessoires immobiliers indissociables, et non de l'outillage exonéré. Il a toutefois prononcé un non-lieu à statuer pour les années où des dégrèvements avaient déjà été accordés par l'administration.
Avocat : FIDAL LE MANS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303084
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux d'une société industrielle contestant les bases d'imposition de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TF) et de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2020 et 2021. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Rouen (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a déclaré partiellement irrecevable la requête concernant les communes de Montivilliers et Harfleur, faute de réclamation fiscale distincte régularisée, et a rejeté le fond de la demande pour la commune de Gonfreville-l'Orcher. Il a jugé que les installations litigieuses (traitement de l'air, sécurité, stockage automatisé, etc.) ne constituaient pas des "outillages" ou "moyens matériels d'exploitation" exonérables au sens du code général des impôts. **Textes appliqués** : Articles R.* 197-2 du livre des procédures fiscales (recevabilité des réclamations) et articles 1380, 1381 et 1382 du code général des impôts (champ d'application et exonérations de la taxe foncière sur les propriétés bâties).
Avocat : M2C AVOCAT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403027
La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de taxe foncière sur les propriétés bâties (TF) et de cotisation foncière des entreprises (CFE). Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer pour les cotisations ayant fait l'objet de dégrèvements d'office et a rejeté le surplus des requêtes, considérant que les immobilisations contestées ne relevaient pas de l'exonération pour outillage prévue par l'article 1382 du code général des impôts. Les textes appliqués sont principalement le code général des impôts et le code de justice administrative.
Avocat : FIDAL LE MANS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403028
La décision du Tribunal Administratif de Rouen porte sur des recours en matière de taxes foncières (TF) et de cotisation foncière des entreprises (CFE). La société requérante contestait l'assiette de ces impôts, en soutenant que certaines immobilisations devaient être exonérées en tant qu'outillage au sens de l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a rejeté les demandes de la société, considérant que les éléments litigieux (fondations, charpentes, équipements électriques, etc.) constituaient des constructions ou des accessoires immobiliers et non de l'outillage exonéré. Il a également prononcé un non-lieu à statuer pour les années où des dégrèvements avaient déjà été accordés par l'administration.
Avocat : FIDAL LE MANS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404447
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la requête de Mme B... A... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un indu de RSA. Le juge, se substituant à l'administration, estime que l'indu résultant de l'omission de déclarer des salaires ne permet pas de caractériser la bonne foi de l'allocataire, condition exigée par l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles pour accorder une remise. En conséquence, aucune remise de la dette n'est justifiée.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404450
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de Mme A... visant à annuler le refus de remise gracieuse d'indus d'aides sociales (APL et prime de fin d'année). Le tribunal a jugé que la remise gracieuse, subordonnée à une situation de précarité et à la bonne foi du bénéficiaire, ne pouvait être accordée car les indus résultaient d'omissions répétées de déclaration de ressources, caractérisant une fausse déclaration. La décision s'appuie sur les principes issus du code de la sécurité sociale et de la jurisprudence relative aux conditions d'octroi des remises gracieuses.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404801
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette l'opposition formée par une requérante contre une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu d'aide personnelle au logement. La juridiction estime que le moyen soulevé, contestant le bien-fondé de la dette, est inopérant car la requérante n'a pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant la caisse, comme l'exige l'article R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. La décision s'appuie également sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives à la procédure d'opposition à contrainte.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404802
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir la remise totale d'un indu d'aide au logement, après qu'une remise gracieuse de 50% lui ait été accordée par la caisse. Le juge a estimé que, bien que l'indu soit imputable à un dysfonctionnement de l'administration et que la bonne foi de la requérante ne soit pas contestée, celle-ci n'établissait pas se trouver dans une situation de précarité financière justifiant une remise totale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale relatives au recouvrement des indus.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403668
La décision concerne une demande de décharge de taxe d’habitation secondaire pour un pavillon inoccupé. Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la propriétaire. Il retient que la taxe est due au titre de l’année 2023 car, au 1er janvier, le logement était meublé et à la disposition du propriétaire, conformément aux articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404408
**Sujet principal** : Demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties au titre de 2023, fondée sur l'exonération temporaire pour construction nouvelle. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande des requérants. L'exonération de deux ans prévue à l'article 1383 du code général des impôts pour les constructions nouvelles est subordonnée au dépôt d'une déclaration (modèle H2) dans les 90 jours suivant l'achèvement des travaux. En l'espèce, la déclaration a été déposée hors délai (le 1er juin 2022 pour un achèvement le 12 janvier 2022). **Textes appliqués** : Articles 1380, 1383, 1406 et 1415 du code général des impôts.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407481
**Sujet principal** : Recours contre le refus de renouvellement d'une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de rejet du président du conseil départemental de Seine-et-Marne. Il enjoint à l'administration de procéder à une nouvelle instruction du dossier de la requérante, Mme B..., dans un délai de quatre mois. **Textes appliqués** : Les articles L. 241-3 et R. 241-12 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017, définissent les conditions d'attribution de la carte. Le tribunal relève que l'administration n'a pas suffisamment motivé son refus en ne démontrant pas que les critères médicaux de la requérante (fibromyalgie, arthrose, dépression) avaient été correctement appréciés au regard de ces textes.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411560
Sujet principal : Recours contre l'invalidation d'un permis de conduire suite à un retrait total des points. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il constate l'irrecevabilité partielle (pour deux infractions sans retrait effectif de points) et, pour les deux autres infractions, estime que le recours est irrecevable car tardif, la requête ayant été introduite hors du délai de deux mois suivant la notification de la décision attaquée, sans recours gracieux interruptif de délai produit. Textes appliqués : Articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative (délais de recours), et articles L. 410-1 et L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration (recours gracieux).
Avocat : LAPLANTE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411726
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours visant à annuler l'invalidation d'un permis de conduire pour solde nul de points et plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer concernant les infractions de 2014 et 2015, ainsi que la décision d'invalidation, car le ministre de l'Intérieur avait rétabli un solde positif de points après l'introduction de la requête. Il a rejeté les moyens du requérant contestant les autres infractions, considérant que les procès-verbaux, pris en application des articles L. 223-1 et suivants du code de la route, établissaient régulièrement les contraventions et l'identité du conducteur.
Avocat : TRITSCHLER
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405654
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. B... A... visant à annuler l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que l'absence de notification individuelle des retraits de points antérieurs, prévue par l'article L. 223-3 du code de la route, n'affecte pas la régularité de la procédure, car la décision finale de retrait total les rend opposables. Concernant la réalité des infractions, le tribunal rappelle qu'elle est établie par le paiement de l'amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route et aux articles 529 et suivants du code de procédure pénale.
Avocat : FITOUSSI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508723
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté les demandes d'un ressortissant congolais visant à annuler un refus implicite de titre de séjour et à obtenir une injonction d'en délivrer un, ainsi qu'une indemnisation. La juridiction a jugé qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, car le requérant n'avait pas encore pu enregistrer formellement sa demande en préfecture suite à son dépôt sur une plateforme en ligne, et qu'il ne détenait pas de récépissé. Elle a ainsi estimé que les conclusions étaient irrecevables, en application des articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HOCINI-BROUK
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524962
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite de renouvellement de titre de séjour opposé à un ressortissant malien. Le juge a retenu la condition d'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et a estimé qu'existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DJEDDIS
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500079
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en premier ressort, a rejeté la demande d'indemnisation de M. B... pour les préjudices résultant de l'arrêté préfectoral illégal du 6 mai 2022. La juridiction a reconnu la faute de l'État suite à l'annulation de cet arrêté par la cour administrative d'appel de Nancy, mais a estimé que le préjudice matériel allégué (impossibilité de travailler) n'était pas établi, l'intéressé ayant pu reprendre une activité rapidement après une régularisation antérieure. Le tribunal a également jugé le préjudice moral invoqué insuffisamment caractérisé pour ouvrir droit à réparation.
Avocat : BERTIN BRIGITTE