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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404828

Cette décision du Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, fait droit à la demande d'expertise présentée par des propriétaires dont l'immeuble est affecté par des désordres d'humidité consécutifs à l'effondrement d'une canalisation souterraine communale. Le juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise contradictoire, jugée utile en l'absence d'opposition des parties défenderesses (la commune et le syndicat mixte). La mission de l'expert consiste notamment à constater les désordres, déterminer leurs causes et leur lien éventuel avec un ouvrage public, et proposer les travaux de remise en état.

Avocat : SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES

9 décembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405956

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C... concernant sa prise en charge par le centre hospitalier de Cahors en septembre et octobre 2023. La requérante contestait les conditions de son traitement chirurgical pour une tuméfaction inguinale, marqué par des douleurs persistantes et une seconde intervention inefficace. Le juge a estimé que l’expertise amiable déjà réalisée ne présentait pas les garanties suffisantes (absence d’examen clinique, rapport incomplet) pour éclairer un éventuel litige indemnitaire, justifiant ainsi l’utilité d’une nouvelle expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La demande de frais de la requérante a été réservée, et celle du centre hospitalier rejetée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP NORMAND & ASSOCIES

9 décembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407218

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de Mme C... visant à obtenir une expertise médicale. La requérante impute au centre hospitalier d'Albi des séquelles douloureuses et fonctionnelles à la main et au poignet gauches, consécutives à la pose d'un cathéter lors d'une intervention chirurgicale le 1er juillet 2024. Le tribunal a jugé la mesure d'expertise utile dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité, le centre hospitalier ne s'y étant pas opposé. L'expert devra notamment décrire l'état de santé antérieur et postérieur de la patiente, et déterminer si sa prise en charge a été conforme aux règles de l'art.

Avocat : BONNECARRERE-SERVIERES-GIL

9 décembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502897

Responsabilité pour infection nosocomiale (CHU de Toulouse). Le tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision des requérants. Il a estimé que l'obligation du CHU n'était pas sérieusement contestable, car le lien de causalité entre la prise en charge hospitalière et l'infection au staphylocoque n'était pas établi avec certitude, la désunion cicatricielle étant survenue plusieurs semaines après l'opération. Les demandes fondées sur le défaut d'information (article L. 1111-2 du code de la santé publique) et les préjudices des proches ont également été rejetées.

Avocat : MAYLIE

9 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207386

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande indemnitaire de Mme C... épouse B..., reconnue prioritaire pour un logement d'urgence, qui réclamait 28 500 euros pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement adapté. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet des Bouches-du-Rhône, jugeant recevable la demande d'indemnité supérieure au montant initialement réclamé. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable, ainsi que sur les principes de la responsabilité de l'État pour carence fautive dans le relogement des personnes reconnues prioritaires.

Avocat : GUARNIERI

9 décembre 2025• Ch 9B Magistrat statuant seul
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506537

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L.521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à M. B..., ressortissant tunisien, un récépissé de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a reconnu l’urgence et l’utilité de la mesure, en raison de l’absence de délivrance de ce document malgré le dépôt d’un dossier complet, créant une situation d’insécurité administrative. Toutefois, la demande d’autorisation de travail a été rejetée, le récépissé n’étant pas visé par les dispositions de l’article R.431-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’État a été condamné à verser 600 euros au titre des frais de justice.

Avocat : DIASPARRA JUSTINE

9 décembre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506815

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative par une ressortissante iranienne demandant la délivrance d'un titre de séjour "visiteur". La requérante s'est désistée de ses conclusions principales après que le préfet a conclu au non-lieu à statuer. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PACCARD

9 décembre 2025
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2203194

Le Tribunal Administratif de Mayotte a condamné la commune de Mamoudzou à verser à la société Mayotte Plomberie Sanitaire (MPS) la somme de 15 279,07 euros au titre du solde des marchés publics n°173 et 174 relatifs à des travaux de plomberie, ainsi que 10 588,40 euros pour la restitution des garanties bancaires à première demande. La commune n'ayant pas contesté les décomptes généraux acceptés par le maître d'œuvre, le tribunal a fait droit à la demande sur le fondement des stipulations contractuelles et de l'article 103 du code des marchés publics. La société MPS obtient également le versement d'intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.

Avocat : IDRISS

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303157

Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de Mme B... contestant la décision du 24 février 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a infligé une contribution spéciale de 15 000 euros pour emploi d'un travailleur étranger sans titre, sur le fondement des articles L. 8253-1 et L. 8253-4 du code du travail. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, les conclusions dirigées contre la décision du 24 février 2023 n'ayant pas été présentées dans le délai de deux mois suivant sa notification. Il a également déclaré irrecevables les conclusions contre le titre de perception et la mise en demeure de payer, faute de recours préalable obligatoire auprès du comptable public conformément à l'article 118 du décret du 7 novembre 2012.

Avocat : ZOUBERT

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304621

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. A... d'un recours en plein contentieux contre un titre exécutoire émis par le syndicat Les Eaux de Mayotte lui réclamant 2 861,43 euros pour un "remboursement de billet". Le syndicat, bien que mis en demeure, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a annulé le titre exécutoire au motif qu'il ne mentionnait pas les bases de liquidation de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, et qu'il n'était pas signé, en violation des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de la somme réclamée et a mis à la charge du syndicat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : JORION

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304708

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé le titre exécutoire émis le 31 décembre 2022 par le syndicat Les Eaux de Mayotte, réclamant à M. B... la somme de 2 861,43 euros au titre d’un « remboursement de billet ». Le tribunal a constaté que le syndicat, bien que mis en demeure, n’a produit aucun mémoire en défense, ce qui vaut acquiescement aux faits exposés par le requérant. Il a relevé que le titre exécutoire ne mentionnait pas les bases de la liquidation de la créance, en méconnaissance de l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, et ne comportait pas les mentions obligatoires prévues à l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de la somme réclamée et mis à la charge du syndicat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : JORION

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2401898

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 5 juillet 2024 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à M. C..., ressortissant comorien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de séjour de plus de sept ans du requérant, de sa pathologie cardiaque grave nécessitant un suivi médical en France, de sa scolarisation et de ses attaches familiales sur le territoire. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale" à M. C... dans un délai d'un mois. Cette solution s'appuie notamment sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MOREL JEAN JACQUES

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207051

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la demande indemnitaire de Mme B..., reconnue prioritaire pour un logement d'urgence, qui estimait que l'État avait commis une faute en ne lui proposant pas de logement adapté dans le délai légal de six mois. La requérante avait refusé une proposition de logement pour un motif d'insécurité, que le préfet a jugé non impérieux. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision implicite de rejet, la considérant irrecevable car la requête relevait du plein contentieux indemnitaire. Sur le fond, le tribunal a estimé que la proposition de logement, bien que refusée, était intervenue avant l'expiration du délai de responsabilité de l'État et que le motif d'insécurité invoqué n'était pas suffisamment impérieux pour caractériser une carence fautive de l'État. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : CHENU

9 décembre 2025• Ch 9B Magistrat statuant seul
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207383

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence, afin d'obtenir réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, appréciés en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement. La solution retenue repose sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : GUARNIERI

9 décembre 2025• Ch 9B Magistrat statuant seul
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502758

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le Syndicat de l'Estéron et du Var Intérieurs afin d’obtenir la communication de documents et la restitution de clés dans le cadre d’un contrat de délégation de service public. Le syndicat requérant s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de l’instance. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et a décidé de lui donner acte. L’instance a ainsi été close sans qu’il soit statué sur le fond du litige.

Avocat : LARIDAN

9 décembre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506561

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme A..., ressortissante sri-lankaise, une convocation en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour, ainsi qu'un récépissé, dans un délai de dix jours. La requérante, qui soutenait que la carence de l'administration l'empêchait d'obtenir un rendez-vous et de justifier de la régularité de son séjour, a vu son admission provisoire à l'aide juridictionnelle accordée. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence était remplie et que la mesure sollicitée était utile, sans faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative. Cette décision s'appuie notamment sur les articles L. 423-21 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TRAVERSINI

9 décembre 2025
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2301064

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par la société Tramext-OI d’une demande indemnitaire de 11 390,43 euros, correspondant au manque à gagner résultant de son éviction irrégulière de la procédure de passation d’un marché public de travaux pour la construction d’un escalier à Iloni, après avoir été initialement informée que son offre était retenue. La commune de Dembeni a opposé une fin de non-recevoir tirée de l’absence de demande indemnitaire préalable liant le contentieux. Le tribunal rappelle que les conclusions indemnitaires d’un concurrent évincé, qu’elles soient présentées de manière accessoire ou dans le cadre d’un recours distinct, sont soumises à l’exigence d’une décision préalable de l’administration liant le contentieux, sauf en matière de travaux publics. En l’espèce, la requête est irrecevable faute pour la société d’avoir justifié de l’existence d’une telle demande préalable. La requête est rejetée, et la société Tramext-OI est condamnée à verser 3 500 euros à la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SAIDAL NE PAS UTILISER

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304870

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 5 avril 2023 constatant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, cette notification n'affectant pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Il a également écarté les contestations relatives à l'infraction du 4 décembre 2021, le point retiré ayant été restitué, et a estimé que la réalité des autres infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément aux articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.

Avocat : SK AVOCAT

9 décembre 2025• 6e Ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305226

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 13 mars 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur avait constaté l'invalidation du permis de conduire de M. A... pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que trois des quatre retraits de points contestés (pour des infractions de 2016 et 2021) étaient irréguliers, faute pour l'administration d'avoir délivré l'information préalable obligatoire prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de reconstituer le capital de points du permis de M. A... dans un délai d'un mois.

Avocat : ATTANASIO

9 décembre 2025• 6e Ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305912

Le Tribunal administratif de Marseille annule les décisions de retrait de points du permis de conduire de M. A... B..., à savoir un retrait d'un point pour une infraction du 7 février 2020 et un retrait de trois points pour une infraction du 2 juin 2022. Le juge estime que l'administration n'a pas démontré que le requérant avait reçu l'information préalable obligatoire prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, garantie essentielle pour la régularité de la procédure. En conséquence, il enjoint au ministre de l'intérieur de restituer les quatre points retirés et condamne l'État à verser 1 500 euros à M. A... B... au titre des frais de justice.

Avocat : LE CRANE

9 décembre 2025• 6e Ch Magistrat statuant seul