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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2306083

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Orange Business Services, qui contestait la résiliation pour faute de son marché public de visioconférence conclu avec le GIP Renater. Le tribunal a jugé que la résiliation était légale en raison de l'absence de mise en ordre de marche des prestations à la date prévue, constituant une faute suffisamment grave. En conséquence, la société n'a pas droit à une indemnisation pour pertes subies ou manque à gagner. Le tribunal a également validé les pénalités de retard et a condamné la société à verser au GIP Renater le solde du décompte de résiliation, soit 378 743 euros, avec intérêts moratoires. Cette décision s'appuie sur le code de la commande publique et le CCAG/TIC.

Avocat : CABINET LEXCASE (SELARL)

9 décembre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309244

Ce jugement du Tribunal Administratif de Paris concerne un litige fiscal portant sur l'imposition d'un ressortissant indien détaché en France, dont l'épouse et les enfants sont restés en Inde. Le requérant demandait une imposition commune avec son épouse et la prise en compte de ses enfants pour les années 2019 et 2020, contestant l'imposition distincte appliquée par l'administration. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la séparation géographique, même temporaire, entraînait une imposition distincte conformément au a. du 4. de l'article 6 du code général des impôts. Il a également jugé que le requérant, de nationalité indienne, ne pouvait bénéficier du mécanisme de quotient familial prévu à l'article 199 du même code, la convention fiscale franco-indienne de 1992 n'étendant pas ce bénéfice aux ressortissants indiens.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET JULIEN, JEULIN ASSOCIES (SELARL)

9 décembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400094

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... contestant un redressement fiscal. Le litige portait sur l'éligibilité au prélèvement libératoire de 7,5 % prévu à l'article 163 bis du code général des impôts d'un capital retraite suisse (deuxième pilier), perçu de manière anticipée et non unique. Le tribunal a jugé que le versement fractionné du capital, via un compte de libre passage, ne remplissait pas la condition de versement unique exigée par la loi, justifiant ainsi son imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, confirmant la position de l'administration fiscale.

Avocat : SELARL PIOTRAUT GINE AVOCATS

9 décembre 2025• 6ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 510153

Avocat : THOMAS

8 décembre 2025ECLI:FR:CEORD:2025:510153.20251208• Juge des référés
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 510430

8 décembre 2025ECLI:FR:CEORD:2025:510430.20251208• Juge des référés
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305452

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de la SARL CRASHCARS contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés, des rappels de TVA et une amende fiscale. Le tribunal a constaté qu’un dégrèvement partiel de 70 411 euros avait été accordé en cours d’instance, rendant sans objet les conclusions correspondantes. Sur le fond, la société invoquait des vices de procédure, notamment le défaut de notification de l’avis de la commission départementale des impôts, en méconnaissance de l’article R. 60-3 du livre des procédures fiscales. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement porte sur la régularité de la procédure d’imposition et l’application des articles L. 59 et R. 60-3 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET GUIDET ET ASSOCIÉS

8 décembre 2025• 7ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2109345

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015 et 2016, fondées sur des revenus distribués par la SARL Atvs Cars. La requérante soutenait qu'elle n'était que gérante de paille, sous l'emprise de son ancien compagnon, et n'avait retiré aucun bénéfice de la société. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, considérant la requête suffisamment motivée. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le litige porte sur l'application des articles 109 et 111 du code général des impôts.

8 décembre 2025• 9ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2301090

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par la SAS Sunnen de deux requêtes (n°2301090 et 2301091) visant à obtenir la décharge de retenues à la source réclamées au titre des années 2019 et 2020, pour un montant total de droits et pénalités de 328 225 euros. La société soutenait notamment que les dividendes versés à sa société mère, résidente fiscale suisse, étaient exonérés de retenue à la source sur le fondement de l'article 11 de la convention fiscale franco-suisse du 9 septembre 1966, et que la clause anti-abus de cette convention ne pouvait lui être opposée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, tant sur la régularité de la procédure que sur le bien-fondé de l'imposition, et a confirmé le bien-fondé des impositions contestées.

Avocat : CABINET SCP CANIS LE VAILLANT

8 décembre 2025• 5ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301099

Le Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) a examiné les requêtes de Mme C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (67 961 €) relatives à une plus-value immobilière réalisée en 2018. La requérante soutenait notamment que l'administration avait changé de méthode de calcul en cours de procédure et qu'elle devait bénéficier de l'exonération prévue à l'article 150 U du code général des impôts, en se prévalant de diverses doctrines administratives. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les conclusions en restitution étaient partiellement irrecevables. La décision applique les dispositions du code général des impôts relatives aux plus-values immobilières et les règles de procédure fiscale.

Avocat : REYNAUD

8 décembre 2025• 4ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301197

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de M. C..., inspecteur du permis de conduire, contestant sa mutation d’office au centre d’examen de Brignoles et le rejet de sa demande indemnitaire. Le tribunal a rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par le préfet, estimant que la décision de mutation faisait grief et n’était pas une simple mesure d’ordre intérieur. Sur le fond, il a jugé que la mutation était justifiée par l’intérêt du service et ne constituait pas une sanction déguisée, et que les moyens tirés de l’incompétence, du défaut de consultation des instances paritaires et du détournement de pouvoir n’étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. C..., y compris ses conclusions indemnitaires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : VARRON CHARRIER

8 décembre 2025• 4ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301638

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la demande de Mme D... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (249 715 euros) pour les années 2015 à 2017. Ces impositions faisaient suite à la requalification par l'administration fiscale de l'activité de M. D... (négoce de véhicules de collection) en activité commerciale professionnelle et habituelle. Le tribunal a considéré que l'administration apportait la preuve de l'exercice habituel et à but lucratif de cette activité, notamment par le nombre et le montant des ventes réalisées via la société Prestige Auto Collection. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives aux bénéfices industriels et commerciaux.

Avocat : GWENAEL SAINTILAN AVOCAT

8 décembre 2025• 4ème chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502441

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par la commune d’Ahun sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune demandait la désignation d’un expert pour constater l’état de péril d’un immeuble en ruine appartenant à M. B..., menaçant la sécurité des occupants mitoyens et des usagers du domaine public. Le juge a fait droit à cette demande en nommant un expert, avec pour mission d’examiner le bâtiment, de déterminer s’il présente un danger grave et imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. L’expert devra accomplir sa mission dans les vingt-quatre heures et associer à ses opérations le propriétaire et l’architecte des Bâtiments de France, en application des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code du patrimoine.

8 décembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2211419

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les requêtes des sociétés Volvo Holding France et Renault Trucks. Ces sociétés contestaient des rehaussements fiscaux (impôt sur les sociétés pour 2016 et CVAE pour 2013) résultant d’un accord de répartition des coûts de R&D avec la société suédoise AB Volvo, estimant que la procédure était irrégulière et que l’administration ne prouvait pas l’existence d’un avantage injustifié au sens de l’article 57 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l’administration avait démontré le caractère excessif des coûts supportés par Renault Trucks et l’existence d’un transfert de bénéfices, et a écarté le moyen tiré de l’irrégularité de la procédure.

8 décembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2216964

Le Tribunal Administratif de Montreuil était saisi par M. A..., gardien de la paix révoqué, contestant un titre de perception de 4 919,79 euros émis pour un trop-perçu de traitement et demandant réparation pour le non-versement d'indemnités journalières et de l'allocation de retour à l'emploi. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires relatives aux indemnités journalières comme portées devant une juridiction incompétente, celles-ci relevant des juridictions de la sécurité sociale. Il a également rejeté les conclusions dirigées contre le titre de perception et la demande de dommages et intérêts, en application des dispositions du code des relations entre le public et l’administration, du code de la sécurité sociale, du code du travail et du code de justice administrative.

Avocat : DIANI

8 décembre 2025• 3ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302486

Le Tribunal Administratif de Montreuil (1ère chambre) a rejeté la requête de la société Eqiom Bétons, qui demandait la décharge de rappels de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et de taxes additionnelles pour les exercices 2017 et 2018, pour un montant global de 1 086 759 euros. Le litige portait sur la qualification des charges liées à des contrats de location de véhicules avec mise à disposition de conducteurs. Le tribunal a jugé que l’objet principal de ces contrats était la mise à disposition de biens corporels (les véhicules), et que la fourniture de conducteurs constituait une prestation accessoire. En conséquence, l’intégralité des sommes versées devait être réintégrée dans la valeur ajoutée, conformément aux dispositions de l’article 1586 sexies du code général des impôts.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

8 décembre 2025• 1ère chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400061

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. C..., commandant de police, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de l’illégalité fautive des arrêtés des 12 juin 2015 et 15 juin 2018 portant nomination à un emploi fonctionnel. Le tribunal a reconnu que l’illégalité de ces décisions, annulées pour défaut d’examen comparé des mérites des candidats, constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l’État. Toutefois, il a rejeté la requête en se fondant sur l’appréciation de la cour administrative d’appel, selon laquelle M. C... ne présentait pas des mérites professionnels supérieurs à ceux du candidat retenu, ce qui excluait tout lien de causalité direct entre la faute et les préjudices allégués.

Avocat : SELARL MPPB AVOCATS

8 décembre 2025• Chambre 3
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510667

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé sur le fondement de l’article L.521-1 du code de justice administrative par M. C..., agent du SDIS du Nord, contestant l’interruption de sa rémunération et un titre de recettes pour trop-perçu. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant ne démontrant pas une atteinte grave et immédiate à sa situation financière compte tenu des revenus de son foyer. Il a également considéré qu’aucun moyen sérieux n’était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision, l’activité privée lucrative non autorisée de M. C... (gérance de SCI et location meublée) méconnaissant les articles L.123-1 et L.822-29 du code général de la fonction publique. Les conclusions présentées au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SCP SHBK AVOCATS

8 décembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510842

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 1er juillet 2025 par lequel le maire de Bully-les-Mines s’est opposé à la déclaration préalable de la société SFR pour l’implantation d’antennes de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d’urgence était satisfaite, compte tenu de l’insuffisance de couverture mobile dans le secteur concerné et des obligations de l’opérateur envers l’ARCEP. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme. La suspension est prononcée jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la requête en annulation.

Avocat : BIDAULT

8 décembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511453

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A... d'un lot de jardins familiaux appartenant au domaine public communal. La commune de Coudekerque-Branche avait résilié la convention d'occupation pour défaut d'entretien, ce qui a été jugé établi. Le juge a considéré que la libération des lieux présentait un caractère d'urgence et d'utilité, compte tenu de la liste d'attente, et qu'aucune contestation sérieuse ne s'y opposait. L'ordonnance enjoint à M. A... d'évacuer sous 48 heures, avec le concours de la force publique si nécessaire, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ROBILLARD

8 décembre 2025
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401423

Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme AD...nest, qui impute au centre hospitalier de Dax des complications survenues après une coloscopie réalisée le 4 octobre 2022 (lacération de la rate avec hémopéritoine). La requérante sollicitait cette mesure sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer si l'acte médical a été réalisé dans les règles de l'art. Le tribunal a fait droit à la demande, estimant la mesure utile, et a rejeté les demandes subsidiaires du centre hospitalier concernant l'établissement d'un pré-rapport et la communication des débours par la CPAM. Les dépens de l'expertise seront fixés ultérieurement par le président du tribunal.

Avocat : SELARLU KARINE LHOMY

8 décembre 2025