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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318381

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne une demande d'indemnisation formée par Mme L... et M. C..., agissant pour eux-mêmes et pour leur fille B..., contre l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour des préjudices résultant d'un accouchement marqué par une dystocie des épaules et une lésion du plexus brachial. Les requérants invoquent des fautes dans le suivi de la grossesse et la prise en charge de l'accouchement. Le tribunal rejette la requête, estimant qu'aucun manquement fautif n'est établi à l'encontre de l'AP-HP. Par conséquent, la mise hors de cause de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) est également prononcée, les conditions de la solidarité nationale n'étant pas remplies.

Avocat : UGGC AVOCATS

28 novembre 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2225814

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Restaurant Charly, qui sollicitait la condamnation solidaire de SNCF Réseau et de la Ville de Paris à lui verser 1 215 000 euros pour les préjudices subis lors des travaux de prolongement du RER E et du tramway T3. Le tribunal a jugé que les préjudices invoqués (perte de chiffre d'affaires, nuisances) ne présentaient pas un caractère anormal et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute des maîtres d'ouvrage. Il a également estimé que le lien de causalité entre les travaux et les pertes alléguées n'était pas établi, la baisse d'activité étant notamment imputable à la crise sanitaire. La requête a donc été rejetée, sans application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : UGGC AVOCATS

28 novembre 2025• 5e Section - 3e Chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303491

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A..., adjointe technique territoriale, qui contestait l'arrêté du 13 février 2023 par lequel la maire de Morangis l'avait placée d'office en congé de maladie ordinaire à titre conservatoire. Le tribunal a jugé que cet arrêté n'avait pas à être motivé et que la commune n'avait pas méconnu son obligation de reclassement, dès lors qu'elle avait proposé à l'agent des périodes d'immersion et saisi le conseil médical. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 85-1054 du 30 septembre 1985 relatifs au reclassement des fonctionnaires territoriaux.

Avocat : N'GUESSAN

28 novembre 2025• 2ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306576

Le Tribunal Administratif de Versailles a examiné la requête de Mme E..., agent territorial, qui demandait la condamnation de la commune de Chevannes pour harcèlement moral. La requérante invoquait une série de faits (propos diffamatoires, mise à l'écart, perte de prérogatives, dégradation des conditions de travail) survenus après l'élection d'un nouveau maire en 2020. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les éléments présentés ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. En conséquence, la commune n'a pas été reconnue fautive et la requête a été intégralement rejetée.

Avocat : SELARL BVK AVOCATS ASSOCIÉS

28 novembre 2025• 2ème chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301785

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation pour une infection nosocomiale contractée lors d’une intervention chirurgicale au CHRU de Nancy. La responsabilité de plein droit de l’établissement a été reconnue sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, l’infection étant établie et le déficit fonctionnel permanent étant inférieur à 25 %. Le tribunal a condamné in solidum le CHRU de Nancy et son assureur, la société Relyens, à verser à M. B... une somme totale de 16 234,45 euros en réparation de ses préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, incluant notamment les souffrances endurées, les déficits fonctionnels temporaires et permanents, et le préjudice esthétique.

Avocat : SCP DUBOIS - MARRION- MOUROT

28 novembre 2025• Chambre 2
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302092

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... et Mme A... contestant un redressement fiscal de 107 039 euros au titre de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux pour 2017. Les requérants contestaient la remise en cause de l'abattement renforcé de 65 % sur une plus-value de cession de titres, prévu à l'article 150-0 D quater du code général des impôts, en soutenant que la société Serson Holding était une holding animatrice. Le tribunal a jugé que la condition d'activité économique, appréciée de manière continue depuis la création de la société, n'était pas remplie, justifiant ainsi l'application de l'abattement de droit commun de 50 %.

Avocat : CABINET KPMG AVOCATS

28 novembre 2025• Chambre 2
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302217

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la société Nancy Centre Invest Hôtel, qui contestait le montant de ses cotisations de cotisation foncière des entreprises et taxes annexes pour 2022, en raison d’un désaccord sur la base locative retenue. La société a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par un jugement du 28 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le fond du litige. Aucun texte spécifique n’a été appliqué au fond, la décision se limitant à constater la volonté de la requérante.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS TZA

28 novembre 2025• Chambre 2
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503597

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant guinéen pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, demandant une injonction de convocation et de délivrance d'un récépissé de titre de séjour. En cours d'instance, l'administration a remis au requérant un récépissé valable, rendant sans objet la demande d'injonction. Le juge admet l'intéressé au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle, conformément à la loi du 10 juillet 1991, mais rejette le surplus des conclusions, dont les frais irrépétibles.

Avocat : CORSIGLIA

28 novembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2203593

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de Mme B... et de la SCI A... tendant à la décharge de la cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu et des pénalités pour manquement délibéré, consécutives à la cession d’un bien immobilier situé à Lille. La juridiction a jugé que les requérantes ne rapportaient pas la preuve que l’immeuble cédé constituait la résidence principale de Mme B..., condition nécessaire pour bénéficier de l’exonération prévue au 1° du II de l’article 150 U du code général des impôts. Les éléments fournis (avis de taxe d’habitation, charges de copropriété, certificat de scolarité) ont été jugés insuffisants pour établir cette qualification. En conséquence, le tribunal a confirmé le bien-fondé de l’imposition et des majorations appliquées, et a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : TRAITS D'UNION

28 novembre 2025• 7ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205243

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. C... et Mme D... tendant à la décharge d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu au titre de l’année 2019, consécutive à la remise en cause du crédit d’impôt transition énergétique (CITE). Les requérants contestaient la régularité de la procédure, invoquant un défaut d’entretien oral lors de leur recours hiérarchique, mais le tribunal a jugé que l’article L. 54 C du livre des procédures fiscales ne prévoit pas un tel droit et qu’un entretien avait eu lieu. Sur le fond, le tribunal a estimé que les justificatifs fournis ne démontraient pas la réalité des dépenses éligibles au CITE, et a rejeté le moyen relatif à l’amende de l’article 1740 A du code général des impôts comme inopérant. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles 200 quater du code général des impôts et L. 54 C du livre des procédures fiscales.

28 novembre 2025• 7ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2210010

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. D... et Mme C... tendant à la décharge d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018, issus de distributions de la société Design Concept. La juridiction a écarté le moyen tiré de l’irrégularité de la procédure, jugeant que la proposition de rectification avait été régulièrement notifiée à leur dernière adresse connue de l’administration, faute pour les requérants d’avoir signalé leur départ au Canada. Sur le fond, le tribunal a estimé que les intéressés n’établissaient pas avoir transféré leur domicile fiscal hors de France au sens de l’article 4 B du code général des impôts. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 4 A et 4 B du code général des impôts.

Avocat : FASSEU

28 novembre 2025• 7ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306831

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C..., détenu, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 195,65 euros pour des arriérés de salaire et 1 500 euros pour préjudice moral, estimant que sa rémunération au service général du centre pénitentiaire de Maubeuge (juin-août 2021) n'était pas conforme aux articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le ministre de la justice, rappelant que l'ordonnance de référé n'a pas autorité de chose jugée au principal. Sur le fond, il a rejeté la demande d'arriérés de salaire, considérant que la rémunération versée était conforme aux textes applicables. En conséquence, la demande de préjudice moral a également été rejetée.

Avocat : DORMIEU

28 novembre 2025• juge unique (8)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306935

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme D..., représentante légale de sa fille C..., d'une demande d'indemnisation pour le préjudice résultant de l'absence non remplacée d'un professeur de français durant l'année scolaire 2022-2023 au collège Gambetta. La requérante soutenait que la carence de l'État dans l'organisation du service public d'enseignement constituait une faute. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'administration avait pris des mesures de remplacement suffisantes, limitant le nombre d'heures non dispensées à dix-huit, et que les préjudices allégués n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et l'arrêté du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements au collège.

Avocat : PITCHER AVOCAT

28 novembre 2025• juge unique (8)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2306938

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme D..., agissant pour sa fille A..., qui demandait réparation pour des heures de cours de physique-chimie non remplacées au collège Gambetta durant l’année scolaire 2022-2023. La requérante invoquait une carence fautive de l'État dans l'organisation du service public d'enseignement, fondée sur les articles L. 122-1-1 et D. 332-1 du code de l'éducation. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que l'administration avait pris des mesures suffisantes en remplaçant l'enseignante absence à compter du 4 avril 2023, limitant la privation d'enseignement à douze heures, et que les préjudices allégués n'étaient pas établis.

Avocat : PITCHER AVOCAT

28 novembre 2025• juge unique (8)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310332

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un préjudice moral subi suite à une fouille corporelle intégrale à la maison d'arrêt de Valenciennes le 24 mars 2023. Le juge unique a considéré que la requête était irrecevable, le ministre de la justice ayant contesté la réalité même de la fouille alléguée, sans que le requérant n'apporte d'élément probant suffisant. La solution retenue est le rejet de la demande, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fondement textuel (articles 3 de la CESDH, L. 6, L. 225-1 et L. 225-2 du code pénitentiaire).

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

28 novembre 2025• juge unique (8)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310372

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l’État à l’indemniser du préjudice moral subi du fait d’une sanction disciplinaire de quatorze jours de cellule. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que le requérant n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du directeur interrégional des services pénitentiaires, conformément à l'article R. 234-43 du code pénitentiaire. Cette saisine préalable est imposée à peine d'irrecevabilité pour tout recours contentieux, qu'il soit en annulation ou indemnitaire. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

28 novembre 2025• juge unique (8)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506445

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en application du II de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation du Nord le 12 septembre 2024, qui n’a pas reçu de proposition de logement adaptée à son état de santé dans le délai réglementaire. Le tribunal a prononcé l’admission provisoire de la requérante à l’aide juridictionnelle. Constatant que la demande était fondée, le tribunal a enjoint au préfet du Nord d’attribuer un logement à Mme A... sous astreinte, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : HERBET

28 novembre 2025• Prt, magistrat désigné R.778-3
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507462

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du Nord le 28 janvier 2025, pour n'avoir reçu aucune proposition de logement adaptée dans le délai de six mois. Le préfet du Nord n'ayant pas produit de mémoire ni démontré que l'urgence avait disparu ou que l'intéressé avait refusé une offre valable, le tribunal a ordonné le logement ou le relogement de M. A... par l'État, assortissant cette injonction d'une astreinte. La solution retenue repose sur le constat que les conditions légales pour une injonction étaient réunies.

28 novembre 2025• Prt, magistrat désigné R.778-3
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503386

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme A... C..., ressortissante kazakhe, du centre d'accueil pour demandeurs d'asile qu'elle occupait indûment à Auch. La demande d'asile de l'intéressée avait été définitivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA, et une mise en demeure de quitter les lieux était restée infructueuse. Le juge a fait droit à la requête du préfet du Gers, estimant la mesure urgente et utile pour libérer une place d'hébergement, et a autorisé le recours à la force publique si nécessaire. Cette décision a été prise en application des articles L. 552-15 et L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

28 novembre 2025
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503566

Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par la commune de Bayonne afin de désigner un expert pour constater les désordres structurels d'un immeuble situé rue Pannecau, présentant un risque grave et immédiat d'effondrement pour la sécurité publique et des occupants. Après examen des pièces, notamment un rapport technique faisant état d'anomalies sur les poutres maîtresses, le juge a fait droit à la demande en désignant un expert avec une mission de 24 heures pour évaluer le péril et proposer des mesures provisoires. La solution retenue est l'organisation d'une mesure d'expertise urgente, préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité, conformément aux articles L. 511-2 et L. 511-9 du code précité.

28 novembre 2025