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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519192

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de Nantes Métropole. Celle-ci sollicitait une expertise préventive avant des travaux de déconstruction et de construction d’un local technique, susceptibles d’affecter une cave riveraine. Le juge a désigné un expert pour constater l’état initial des lieux et, le cas échéant, les désordres survenus pendant le chantier. En revanche, la demande visant à imposer à l’expert la rédaction d’un pré-rapport a été rejetée, cette modalité relevant de sa libre appréciation dans le respect du contradictoire.

Avocat : SELARL CORNET VINCENT SEGUREL

27 novembre 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2204314

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, était saisi par M. C..., agent public, et son avocat, d'un recours contre les décisions du recteur de l'académie d'Orléans-Tours refusant le remboursement intégral des honoraires de l'avocat dans le cadre de la protection fonctionnelle. Le tribunal a d'abord jugé irrecevable la requête en tant qu'elle émanait de l'avocat, faute d'intérêt à agir, les sommes dues au titre de la protection fonctionnelle n'étant dues qu'à l'agent bénéficiaire. Sur le fond, le tribunal a annulé les décisions du recteur, estimant que ce dernier ne pouvait limiter la prise en charge des honoraires à un barème forfaitaire, en méconnaissance des dispositions de l'article 5 du décret n° 2017-97 du 26 janvier 2017, qui ne prévoit pas une telle restriction.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VIGNOLA

27 novembre 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400974

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme B..., agent contractuel de l'État, d'une requête contestant un titre de perception émis pour récupérer un trop-perçu de rémunération et des indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS). Le tribunal a d'abord jugé que le litige relatif à l'indu d'IJSS relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente pour connaître de cette partie de la demande.

27 novembre 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401008

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par les ayants droit de Mme C... d'une demande d'indemnisation pour des préjudices résultant de sa prise en charge au centre hospitalier de Bourges. La requête invoquait plusieurs fautes, notamment un choix thérapeutique inadapté (laparotomie sans recours à un chirurgien expérimenté), un défaut de surveillance post-opératoire ayant retardé le diagnostic de fistules, et l'utilisation d'une VAC thérapie contre-indiquée. Le tribunal a retenu la responsabilité du centre hospitalier pour ces manquements, écartant celle de l'ONIAM, et l'a condamné à indemniser les préjudices subis. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour faute des services publics hospitaliers.

Avocat : SELARL ALCIAT JURIS

27 novembre 2025• 4ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401302

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par une secrétaire administrative contestant le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2022, fixé à 450 euros, qu'elle estimait insuffisant au regard de sa valeur professionnelle et du montant moyen de 590 euros. La requérante soutenait que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le moyen n'était pas fondé. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création du régime indemnitaire RIFSEEP.

27 novembre 2025• 1ère chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2400245

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A... d’une demande de décharge de la taxe d’habitation à laquelle il a été assujetti au titre de 2023 pour deux logements loués meublés en courte durée à Troyes. Le tribunal a jugé que, bien que les contrats de sous-location interdisent toute utilisation personnelle des locaux, cette circonstance ne suffit pas à démontrer que M. A... n’en conservait pas la disposition au 1er janvier 2023, date d’appréciation de l’imposition. En conséquence, la requête a été rejetée, sur le fondement des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.

27 novembre 2025• Juge unique - 1ère chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302221

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les requêtes de M. B... contestant le reclassement de sa maison de la catégorie 6 (considérée comme correcte depuis 2011) vers la catégorie 5M pour la taxe foncière et la taxe d’habitation. Le juge a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que l'administration avait respecté l'article 1517 du code général des impôts en procédant à ce changement de catégorie. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance des droits de la défense et a jugé que les caractéristiques du bien justifiaient son classement en catégorie 5M. Enfin, les conclusions visant à obtenir un classement pour les années futures ont été déclarées irrecevables, le juge ne pouvant fixer la valeur locative pour l'avenir.

27 novembre 2025• Juge unique - 1ère chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2300806

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2017 à 2021. Le requérant contestait la base imposable de son appartement et de son parking, mais sa réclamation préalable, déposée en mars 2023, a été jugée tardive. En application de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, le délai de réclamation expirait le 31 décembre de l'année suivant la mise en recouvrement de chaque imposition. La découverte alléguée d'une erreur lors d'une validation en ligne n'a pas été considérée comme un événement ouvrant un nouveau délai au sens de cet article.

27 novembre 2025• Juge unique - 1ère chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302306

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne était saisi par M. B..., chirurgien-dentiste, contestant le calcul de ses cotisations d'impôt sur le revenu pour 2021 et 2022, relatives à la déduction de cotisations d'assurance retraite. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé des dégrèvements partiels, rendant sans objet les conclusions principales du requérant. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes de réduction. S'agissant de la demande d'intérêts moratoires, le tribunal a jugé qu'aucun litige né et actuel n'existait entre le contribuable et le comptable public, et a rejeté cette demande. La décision applique les articles L. 208 du livre des procédures fiscales et 163 quatervicies du code général des impôts.

27 novembre 2025• 1ère chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302788

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la réduction de son impôt sur le revenu pour 2022. La requérante contestait le refus de l'administration fiscale de prendre en compte ses frais réels (2 880 euros) et ses frais de garde d'enfants (4 800 euros) déclarés tardivement. Le tribunal a jugé que Mme A... n'avait pas fourni les justificatifs nécessaires pour prouver la réalité de ses frais professionnels, comme l'exige l'article 83 du code général des impôts. Concernant les frais de garde, l'absence de justificatifs a également conduit au rejet de sa demande, sur le fondement de l'article 200 quater B du même code.

27 novembre 2025• 1ère chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302988

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de M. A... tendant à obtenir le dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023. Le requérant sollicitait l'application de l'article 1389 du code général des impôts pour un bien vacant en raison de travaux de réhabilitation. Le tribunal a jugé que la vacance n'était pas indépendante de la volonté du propriétaire, car ce dernier avait acquis un immeuble nécessitant d'importants travaux, ce qui ne constitue pas une circonstance involontaire au sens de la loi. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la position de l'administration fiscale.

27 novembre 2025• 1ère chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208697

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de la société Clésence, qui sollicitait la réduction de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020, en raison de travaux d'accessibilité pour personnes handicapées (modernisation d'ascenseurs). Le tribunal a jugé que ces travaux, bien que non spécifiquement conçus pour une catégorie particulière de handicap, améliorent effectivement l'accessibilité des logements, conformément à l'article 1391 C du code général des impôts. La solution retenue est un rejet de la requête, le tribunal estimant que les dépenses engagées ne remplissaient pas les conditions de déductibilité prévues par le texte.

Avocat : CHANCLOU

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300058

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA) d’une action subrogatoire contre le centre hospitalier de Calais, ancien employeur de M. B..., afin d’obtenir le remboursement de 49 400 euros versés à ce dernier au titre de ses préjudices moral, physique, d’agrément et esthétique. Le tribunal a fait droit à la demande en condamnant le centre hospitalier à verser cette somme au FIVA, sur le fondement de l’article 53 de la loi du 23 décembre 2000. Il a jugé que les indemnités allouées par le FIVA, réparant des préjudices personnels distincts de l’atteinte à l’intégrité physique, n’étaient ni arbitraires ni disproportionnées, et que le préjudice d’agrément était établi par les pièces du dossier. Les conclusions du centre hospitalier tendant à réduire les montants ont donc été rejetées.

Avocat : FIDAL

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511037

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 21 juillet 2025 ordonnant son expulsion. En raison de l'exécution de cette mesure d'éloignement vers le Maroc intervenue la veille de l'audience, le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet. Il a en conséquence prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes, tout en admettant provisoirement le requérant à l'aide juridictionnelle et en condamnant l'État à verser 800 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : CARDON

27 novembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511051

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 7 novembre 2025 par lequel le préfet du Nord avait mis en demeure Mme A... de quitter son logement. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car la décision privait la requérante et ses sept enfants, dont un nourrisson, de tout hébergement sans solution alternative. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, en raison d'une possible erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, le préfet n'ayant pas suffisamment évalué la situation personnelle et familiale de l'intéressée.

Avocat : EKWALLA-MATHIEU

27 novembre 2025
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2300531

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de Mme B... contestant les décisions de la CAF du Cantal du 1er mars 2023, qui lui accordaient une remise partielle de dette pour un indu de prime d'activité (laissant 1 370,45 € à sa charge) et refusaient toute remise pour un indu d'allocation de logement sociale. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour Mme B... d'avoir développé un moyen de droit dans sa requête, conformément aux exigences du code de justice administrative.

27 novembre 2025• Présidente Bader-Koza
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2300865

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de M. C... contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 2 764,29 euros pour 2021, pour lequel la CAF du Puy-de-Dôme n'avait accordé qu'une remise partielle. Le tribunal a rejeté les moyens de forme (incompétence, absence de signature) comme inopérants, la décision initiale ayant été remplacée par une décision implicite. Sur le fond, il a jugé que l'indu était fondé car M. C... avait déclaré à tort des "frais réels" correspondant en réalité à son revenu fiscal de référence. Enfin, le tribunal a rejeté la demande de remise totale de dette, estimant que la situation de précarité invoquée par le requérant n'était pas établie, et a confirmé le maintien de la somme de 1 382,14 euros à sa charge, en application des articles L. 823-9 du code de la construction et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

Avocat : SELAFA CABINET CASSEL

27 novembre 2025• Présidente Bader-Koza
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2300932

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de Mme D... contestant la remise partielle de sa dette de prime d'activité (novembre 2020 à septembre 2022) accordée par la CAF de la Haute-Loire. La requérante soutenait que l'indu était infondé car elle ne vivait pas en couple avec M. B..., contrairement aux conclusions d'une enquête. Le tribunal a jugé que la CAF n'apportait pas la preuve de l'existence d'une vie commune et d'une communauté d'intérêts suffisante pour caractériser un concubinage, se fondant sur un simple procès-verbal de contrôle. En conséquence, la décision du 22 février 2023 a été annulée et Mme D... a été rétablie dans ses droits à la prime d'activité pour la période litigieuse, sur le fondement des articles L. 842-1 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale.

Avocat : E.V.S.

27 novembre 2025• Présidente Bader-Koza
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301145

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du ministre de l'intérieur de lui restituer six points sur son permis de conduire. Le litige portait sur la date de la condamnation définitive d'une infraction routière, le requérant soutenant qu'elle devait être fixée au paiement de l'amende (8 août 2019) et non à la notification de l'ordonnance pénale (22 avril 2021). Le tribunal a jugé que, pour l'application de l'article L. 223-6 du code de la route, le délai de reconstitution des points court à compter de la condamnation définitive, et non du paiement de l'amende contraventionnelle. La solution retenue est que la notification de l'ordonnance pénale par un officier de police judiciaire le 21 mars 2021 fixe le point de départ du délai de trois ans, rendant la demande de M. A... infondée.

Avocat : TOURRET

27 novembre 2025• Présidente Bader-Koza
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301158

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. C... pour contester deux titres exécutoires émis par le département du Cantal : l’un pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 376,34 euros, l’autre pour une amende administrative de 510 euros pour omission délibérée de déclaration. Le requérant contestait la date de début de sa vie maritale et le montant des retenues déjà effectuées. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’indu était fondé sur une déclaration frauduleuse et que les titres exécutoires étaient réguliers, en application des articles L. 262-46 et L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.

27 novembre 2025• Présidente Bader-Koza