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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301709

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir une remise totale de sa dette d'aide personnelle au logement (APL) de 2 176 euros, après que la CAF du Puy-de-Dôme ne lui en a accordé qu'une partielle de 1 632 euros. Le juge a reconnu la bonne foi de la requérante, l'indu provenant d'une erreur de déclaration de ses frais réels sans intention frauduleuse. Cependant, il a estimé que la situation de précarité financière invoquée n'était pas établie, faute de justificatifs suffisants concernant le caractère obligatoire de la pension alimentaire versée à son fils. En application des articles L. 821-1, R. 822-3 et R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a rejeté la requête, confirmant ainsi la remise partielle déjà accordée.

27 novembre 2025• Présidente Bader-Koza
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2207330

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande d'indemnisation de M. A..., blessé lors d'une manifestation des "gilets jaunes" le 12 janvier 2019 par un tir de lanceur de balles de défense. Le requérant invoquait la responsabilité sans faute de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, ainsi que la responsabilité pour faute. Le tribunal a jugé que les conditions de la responsabilité sans faute étaient réunies, mais a retenu une faute d'imprudence de la victime, qui s'est maintenue en connaissance de cause dans une zone de violence, pour exonérer totalement l'État. La requête a été rejetée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DUJARDIN

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300884

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SARL Carrosserie Xav’ Concept d’une demande d’indemnisation de 11 000 euros pour le non-paiement d’une facture de 8 960,16 euros, consécutive à un arrêté de réquisition du préfet du Lot du 17 janvier 2019. La préfète, mise en demeure, n’ayant pas produit de mémoire, est réputée avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a jugé que la réquisition, bien que relevant d’un besoin urgent, n’a pas donné lieu à un marché public écrit, comme l’exige l’article 15 du décret n° 2016-360 pour les besoins supérieurs à 25 000 euros HT, mais que l’absence de contrat écrit n’exclut pas le droit à indemnisation. Il a condamné l’État à verser 8 960,16 euros à la société, correspondant au coût réel des prestations, mais a rejeté les demandes de frais de relance et de préjudice moral, faute de justificatifs.

Avocat : DIVONA LEX CABINET D'AVOCATS

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302312

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL Les Artisans du chauffage et de la climatisation (A.C.C.) qui demandait l’annulation du marché de substitution conclu entre l’OPH Tarn Habitat et la SARL Lambolez-Cavailles. Le tribunal a considéré que le recours à ce marché était justifié par la carence de la société requérante à exécuter ses obligations contractuelles et à lever les réserves, malgré une mise en demeure, et que la procédure de passation n’avait pas méconnu les règles de publicité et de mise en concurrence applicables. La solution retenue s’appuie notamment sur l’article 48.3 du CCAG Travaux de 2009 et les dispositions du code de la commande publique.

Avocat : FAURE-TRONCHE

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303587

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d’une demande indemnitaire de 8 000 euros pour préjudice moral, en raison de conditions de détention indignes subies entre juillet 2021 et mai 2022 à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses. Le requérant invoquait une violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que des dispositions du code pénitentiaire, en raison d’une surface cellulaire inférieure à 3 m² et de l’insalubrité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments fournis ne démontraient pas un manquement de l’administration pénitentiaire à ses obligations. Aucune indemnité n’a été accordée, et les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : JOLY AURELIE

27 novembre 2025• Juge unique chambre 4
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303825

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C..., détenu, qui demandait la condamnation de l'État pour une fouille intégrale subie le 1er octobre 2022. Le juge a estimé que la fouille, réalisée à l'issue d'un parloir familial, était justifiée par la présomption d'introduction d'objets interdits, conformément aux articles L. 225-1 et L. 225-2 du code pénitentiaire. Aucune faute de l'administration n'ayant été retenue, la demande indemnitaire de 100 euros a été rejetée.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

27 novembre 2025• Juge unique chambre 4
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506737

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la SARL Burovana, qui sollicitait une expertise économique pour évaluer son préjudice lié aux travaux de la ligne C du métro. La société invoquait une baisse de son chiffre d’affaires, mais Tisséo Ingénierie a contesté ce lien en raison de l’éloignement géographique de quatorze kilomètres entre le commerce et les travaux. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a estimé que la demande d’expertise était frustratoire, aucun lien de causalité n’étant établi. La requête a donc été rejetée.

27 novembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2303593

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la contestation de la société Sodia Aquitaine relative à la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) pour les années 2018 et 2019. Le litige portait principalement sur l'inclusion du chiffre d'affaires de son activité "drive" dans l'assiette de la taxe. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel concernant les rappels d'acomptes, l'administration ayant accordé un dégrèvement en cours d'instance. Sur le fond, la requête a été rejetée, le juge considérant que le drive et l'hypermarché constituent un ensemble commercial unique et que la surface de vente doit inclure l'ensemble des surfaces affectées à la vente au détail, y compris le drive. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 et du code général des impôts.

Avocat : CABINET ORVA AVOCATS

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306762

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour les années 2018 à 2020. Les requérants contestaient la qualification de revenus distribués de diverses sommes versées par des sociétés qu'ils dirigeaient, invoquant notamment des vices de procédure et l'application de l'article 62 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant les rectifications opérées par l'administration fiscale, y compris la majoration de 80% pour manœuvres frauduleuses sur le fondement de l'article 1729 du code général des impôts.

Avocat : TUROT

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306837

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SAS residential MDB, qui contestait un rappel de TVA de 483 377 euros assorti de pénalités pour manquement délibéré, relatif à la vente en 2019 d’un immeuble neuf au Cap-Ferret. La société avait appliqué le régime de la TVA sur marge, mais l’administration a estimé que la vente devait être soumise à la TVA sur le prix total, car l’immeuble était neuf et la société n’avait pas acquis le bien sans droit à déduction. Le tribunal a jugé que les conditions de l’article 268 du code général des impôts n’étaient pas remplies, la société ayant construit l’immeuble et non acheté un terrain à bâtir sans TVA déductible. Les pénalités de 40 % ont été maintenues, l’intention délibérée étant caractérisée par l’application d’un régime fiscal inapproprié malgré la complexité des textes.

Avocat : SCP NATAF ET PLANCHAT

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400929

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 607,38 euros. La requérante contestait la mesure en invoquant sa situation de précarité, mais le tribunal a constaté que son opposition était irrecevable pour cause de forclusion. En effet, la contrainte avait été régulièrement signifiée le 10 janvier 2024, et la requête, enregistrée le 31 janvier 2024, était tardive au regard du délai de quinze jours prévu par l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale.

27 novembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401175

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait une pénalité de 865 euros infligée par la CAF de Lot-et-Garonne pour défaut de déclaration de sa situation de concubinage. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence du juge administratif. Il a jugé que, conformément à l'article L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale, la contestation d'une telle pénalité relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.

27 novembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401190

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus de la CAF de la Dordogne de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de prime d'activité de 1 287,42 euros. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions visant à réviser le quotient familial, cette demande ne relevant pas du contentieux de la remise gracieuse. Sur le fond, il a rappelé que l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale permet une remise de dette en cas de bonne foi ou de précarité, mais que la requérante n'a pas apporté la preuve de ces conditions. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

27 novembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401470

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir la remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 959,99 euros, pour lequel une remise partielle de 75 % lui avait déjà été accordée. Le juge a reconnu la bonne foi de la requérante, mais a estimé que sa situation de précarité ne justifiait pas une remise totale, au vu de ses ressources et charges actuelles. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la décision de la caisse d’allocations familiales de la Gironde. Cette décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui permet une remise ou réduction de dette en cas de bonne foi ou de précarité.

Avocat : VERDIER

27 novembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401568

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux sur la demande de Mme A..., était saisi d'un recours contre une décision de la caisse d'allocations familiales de la Dordogne lui accordant une remise gracieuse partielle de 50 % sur un indu d'aide personnalisée au logement. Le juge a rappelé que, pour obtenir une remise totale, la requérante devait justifier de sa bonne foi et de sa situation de précarité. Si sa bonne foi a été reconnue, le tribunal a estimé que la situation de précarité alléguée n'était pas suffisamment documentée pour justifier une remise totale. En application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, le tribunal a rejeté la requête, confirmant que la remise partielle accordée était adaptée.

27 novembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401571

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en juge social, était saisi par Mme A... d’une opposition à une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un trop-perçu d’allocation de solidarité spécifique de 14 306,64 euros. En cours d’instance, France Travail a accordé une remise gracieuse de l’indu le 23 février 2024 et annulé la contrainte. Le tribunal a constaté que le litige avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code du travail et du code de justice administrative.

27 novembre 2025• Juge social
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2405838

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de la Sarl Les Jardins de Belleville, qui sollicitait la condamnation du centre hospitalier Paul Coste-Floret à lui verser 432 000 euros au titre d’un préavis contractuel. Le tribunal a jugé que la convention du 12 juillet 1991, sur laquelle la société fondait sa demande, avait été abrogée par celle du 13 novembre 2001. Il a également estimé que l’avenant du 20 juin 2022 ne prévoyait pas d’indemnité en cas de résiliation pour motif d’intérêt général, et que le préjudice allégué n’était pas établi. La solution retenue s’appuie sur les stipulations contractuelles applicables et les principes généraux du droit de la commande publique.

Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES

27 novembre 2025• 4ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501994

Le Tribunal Administratif de Montpellier était saisi par la société Chantier Catana, qui demandait la condamnation de la SPL Sillages, gestionnaire du port de plaisance, à l’indemniser pour un défaut d’entretien d’un ponton ayant causé un accident à un client. Le tribunal a rejeté la requête en se déclarant incompétent, estimant que le litige entre un usager et le gestionnaire d’un service public industriel et commercial relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives. Cette solution s’appuie sur les principes de répartition des compétences entre les ordres de juridiction, en particulier l’article L. 2331-1 du code général de la propriété des personnes publiques.

Avocat : SELARL BERNIE MONTAGNIER AVOCATS ASSOCIES

27 novembre 2025• 4ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505397

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de Mme B... afin de déterminer l'origine et l'étendue des fissures apparues sur son immeuble, potentiellement liées à des travaux de construction d'une résidence étudiante par le CROUS. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expert devra notamment évaluer les causes des désordres, leur impact sur la solidité de l'ouvrage, et chiffrer le coût des travaux réparatoires. Les demandes de mise hors de cause de plusieurs sociétés (SMABTP, Colas France, architecte et BTP Consultants) ont été rejetées, ces dernières n'étant pas manifestement étrangères au litige.

Avocat : SCP CHRISTOL & INQUIMBERT

27 novembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505456

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de M. et Mme A... pour déterminer l'origine des fissures apparues sur leur immeuble, qu'ils attribuent à des travaux de construction d'une résidence étudiante par le CROUS de Montpellier Occitanie. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expert désigné devra notamment identifier les causes des désordres, évaluer leur gravité et chiffrer les travaux de réparation. Les demandes de mise hors de cause formulées par plusieurs sociétés (SMABTP, Colas France, architecte et bureau d'études) ont été rejetées, ces dernières n'étant pas manifestement étrangères au litige potentiel.

Avocat : SCP CHRISTOL & INQUIMBERT

27 novembre 2025