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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400783

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. C..., tétraplégique, qui sollicitait la condamnation du département de Saône-et-Loire à lui verser 30 000 euros en réparation du préjudice moral subi lors de visites d’évaluation par des agents du service social départemental en 2020 et 2022. Le tribunal a estimé que les faits invoqués n'étaient pas établis et que le comportement des agents, dans le cadre de leur mission de protection de l'enfance, n'était pas constitutif d'une faute de nature à engager la responsabilité du département. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DATSE SANDRINE

27 novembre 2025• 3ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303138

Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la demande de Mme B..., professeure des écoles, qui sollicitait 10 000 euros de dommages et intérêts de la part de l'État suite à une agression par un élève. La requérante invoquait un refus de protection fonctionnelle et une faute dans l'organisation du service. Le tribunal a jugé que l'administration avait rempli son obligation de protection en prenant en charge les soins et en réorganisant la classe de l'élève, et qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 134-5 et L. 134-6 du code général de la fonction publique.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AD CONSEIL AVOCAT

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2107275

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme B..., éducatrice spécialisée, afin d’obtenir l'indemnisation de ses préjudices suite à une agression commise par une mineure placée auprès du service de l'aide sociale à l'enfance du département de la Haute-Garonne. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute du département était engagée, en raison du transfert de responsabilité lié à la prise en charge durable et globale de la mineure par l'aide sociale à l'enfance. Il a accordé à Mme B... la somme de 750 euros au titre du préjudice moral et 315 euros au titre du préjudice matériel, rejetant la demande relative aux frais de défense déjà couverts par la procédure pénale. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et la jurisprudence relative à la responsabilité des départements pour les dommages causés par les mineurs dont ils ont la charge.

Avocat : PIERSON

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2204799

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de Mme B... contre l’Université de Toulouse II – Jean Jaurès, portant sur l’indemnisation de préjudices liés à son licenciement pour abandon de poste. La requérante invoquait l’illégalité de ce licenciement, notamment pour méconnaissance de l’article 49 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 (protection après congé maternité) et absence de mise en demeure préalable. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que la créance était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant couru à compter du licenciement notifié le 1er février 2018, sans que la demande préalable d’avril 2022 ne l’ait interrompu. Aucune indemnité n’a été accordée, et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : LAPUELLE

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303155

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la demande de M. C..., détenu, qui sollicitait 250 euros en réparation du préjudice moral subi suite à une fouille intégrale jugée injustifiée le 28 mai 2023. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions à fin d'injonction de communication de documents, faute de saisine préalable de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA). Sur le fond, la requête a été rejetée, le juge estimant que la fouille était justifiée par les nécessités de l'ordre et de la sécurité au regard du comportement du requérant, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'a été retenue.

Avocat : RUFFEL

27 novembre 2025• Juge unique chambre 4
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401051

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de juge social, rejette la requête de M. B... contestant un indu de RSA de 1 101,71 euros pour la période d'août 2021 à mars 2023. Le juge estime que le requérant, bien que de bonne foi pour avoir omis de déclarer des pensions alimentaires, ne justifie pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise gracieuse de sa dette. La décision est fondée sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur. Aucun moyen n'étant soulevé contre le bien-fondé ou la régularité du titre exécutoire, la contestation de ce dernier est également rejetée.

27 novembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401090

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A... contestant la décision de la CAF de la Gironde du 18 décembre 2023, qui lui accordait une remise gracieuse partielle de 25% sur un indu d’allocation de logement sociale de 557 euros, laissant un reliquat de 417,75 euros. Mme A... demandait l’annulation totale de cette dette en invoquant sa situation de grande précarité et l’absence de déclaration d’une pension alimentaire comme seule ressource. Le tribunal, statuant en juge social, a appliqué les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui permettent une remise ou réduction de dette en cas de précarité, sauf en cas de fausses déclarations. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

27 novembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401572

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux sur la demande de Mme B..., a examiné sa contestation des décisions de la CAF de la Gironde lui ayant accordé une remise gracieuse partielle de 50% sur ses dettes de prime d'activité et d'aide personnelle au logement. La requérante sollicitait une remise totale de ces indus, invoquant sa situation de précarité et sa bonne foi. Le juge a rappelé qu'il lui appartient d'apprécier lui-même si une remise totale ou partielle est justifiée au regard des textes applicables, notamment les articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation. Si la bonne foi de Mme B... a été reconnue, le tribunal a estimé que sa situation de précarité n'était pas établie à la date du jugement, rejetant ainsi sa demande.

27 novembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401574

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la commission de médiation de la Gironde de la reconnaître comme prioritaire pour un logement social. La commission avait motivé son refus par le fait que Mme B... avait refusé une proposition de logement adaptée. Le tribunal a jugé que ce refus, sans motif légitime, faisait obstacle à ce qu'elle soit regardée comme de bonne foi, condition nécessaire pour bénéficier de la procédure de droit au logement opposable (DALO) prévue aux articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

27 novembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401584

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition formée par la SCI Chanzy et M. B... contre une contrainte émise par la CAF de la Dordogne pour le recouvrement d'un trop-perçu d'allocation de logement sociale (ALS) de 925,17 euros. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'inapplicabilité de la procédure de contrainte à l'ALS, en application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale. Il a également rejeté le moyen de prescription, considérant que les dispositions de l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale étaient applicables.

27 novembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401586

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 982,92 euros pour la période du 1er juillet 2021 au 31 août 2023, pour lequel un titre exécutoire avait été émis. Le juge a relevé d'office l'irrecevabilité du moyen portant sur le bien-fondé de l'indu, faute pour le requérant d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la contestation du bien-fondé de la créance à l'occasion du recours contre le titre exécutoire a été jugée irrecevable.

27 novembre 2025• Juge social
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2103334

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de la société Bati-Monte contestant la résiliation à ses frais et risques du lot n°5 « Bardage » d’un marché public de construction d’une salle omnisport, décidée le 26 avril 2021 par Concarneau Cornouaille Agglomération. La société demandait l’annulation de cette décision et la reprise des relations contractuelles. Le tribunal a jugé que les conclusions tendant à la reprise des relations contractuelles étaient devenues sans objet, le marché de substitution ayant été entièrement exécuté et les travaux achevés. Sur le fond, la décision ne tranche pas la légalité de la résiliation, mais le juge a appliqué les principes du contentieux contractuel et les dispositions du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2202268

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du 27 janvier 2022 par laquelle la commission de médiation de la Vendée avait refusé de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le tribunal a relevé que M. B... avait déjà été reconnu prioritaire par la commission de médiation des Pyrénées-Orientales, et qu'il n'établissait pas avoir annulé cette demande antérieurement à la décision attaquée. En application du IV ter de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, un demandeur ne peut saisir qu'une seule commission de médiation. Par conséquent, la double saisine étant interdite, la décision de la commission de médiation de la Vendée a été jugée légale.

27 novembre 2025• Président 7 : Mme BERIA-GUILLAUMIE - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206309

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de M. A... tendant à la remise totale du solde de sa dette d’allocation de logement sociale, d’un montant initial de 3 574,59 euros. Le juge a constaté que le requérant ne contestait pas le bien-fondé de l’indu et que sa situation de précarité financière n’était pas établie. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 821-1, L. 823-9 et L. 832-1 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que de l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

27 novembre 2025• Magistrat : Mme GIBSON THERY - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2208272

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi de trois requêtes distinctes, mais connexes, concernant des arrêtés du maire de Changé ordonnant la remise en état de parcelles sous astreinte. Les requérants contestaient la compétence du maire, l'absence de nécessité d'une autorisation d'urbanisme pour leurs travaux d'empierrement, et le caractère disproportionné des mesures. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, il a également rejeté les demandes de frais de justice présentées par les requérants et a mis à leur charge les frais exposés par la commune.

Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS

27 novembre 2025• 6ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2214105

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur deux requêtes de M. B... concernant des indus d'aide sociale. La première requête contestait un indu de 200 euros d'aide exceptionnelle de solidarité, versée en juin 2020. Le tribunal a rejeté cette demande, jugeant que M. B... ne démontrait pas être bénéficiaire d'une aide personnelle au logement en avril ou mai 2020, condition requise par le décret n° 2020-519 du 5 mai 2020 pour obtenir cette aide exceptionnelle. La seconde requête demandait l'annulation d'une décision de la CAF accordant une remise partielle de 262,67 euros sur un indu d'aide personnalisée au logement. Le tribunal a rejeté cette demande, considérant que la remise partielle était suffisante au regard de la situation de M. B.... Les deux requêtes ont été jointes et rejetées.

27 novembre 2025• 6ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316557

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’un recours contestant le refus de la commission de médiation de la Vendée de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement, fondé sur le II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. A..., incluant ses conclusions en annulation, injonction et indemnisation. La solution retenue est que le requérant n’a pas établi remplir les conditions légales pour bénéficier d’une telle reconnaissance, notamment en raison de l’incertitude sur son lieu de résidence et de l’absence de preuve d’une situation de handicap ou de dépendance justifiant l’urgence. Les textes appliqués sont les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

27 novembre 2025• Président 7 : Mme BERIA-GUILLAUMIE - R. 222-13
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2303014

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de la SCI RDVA 52, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux mises à la charge de son associé et gérant, M. A..., au titre de l’année 2021. La société soutenait que ces impositions n’étaient pas fondées au regard de l’article 150-U du code général des impôts, en raison d’une option pour l’impôt sur les sociétés exercée avant la cession d’un local professionnel. Le tribunal a relevé d’office l’irrecevabilité des conclusions, la société ne justifiant pas de sa qualité pour agir en son nom propre s’agissant d’impositions personnelles à M. A..., ni d’une demande préalable de sursis de paiement. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : G.C.D.C.

27 novembre 2025• 1ère chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2200187

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de la SCI Eole, propriétaire de deux locaux commerciaux à Cambrai, qui contestait sa cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2020. La société soutenait que l'administration avait mal évalué la valeur locative cadastrale en utilisant des locaux-types inadaptés ou modifiés. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les termes de comparaison proposés par l'administration, notamment les locaux-types n° 96 de Saint-Amand-les-Eaux et n° 22 de Paillencourt, étaient pertinents et que les ajustements effectués étaient justifiés. La décision s'appuie sur les articles 1380 et 1498 du code général des impôts, ainsi que sur les dispositions relatives à la révision des valeurs locatives.

Avocat : MATON

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205982

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de la société Clésence, qui sollicitait une réduction de taxe foncière sur les propriétés bâties pour des travaux de modernisation d'ascenseurs, présentés comme améliorant l'accessibilité aux personnes handicapées. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration fiscale, jugeant la réclamation préalable recevable. Sur le fond, il a interprété l'article 1391 C du code général des impôts, estimant que les dépenses doivent améliorer effectivement l'accessibilité des logements aux personnes en situation de handicap, sans exiger qu'elles soient spécifiquement conçues pour une catégorie particulière de handicap. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais il s'agit d'une décision de plein contentieux fiscal.

Avocat : CHANCLOU

27 novembre 2025• 4ème Chambre