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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2308799

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A..., qui contestait le refus implicite du maire de Boffres d'entretenir le chemin rural du Moulin desservant son habitation. Le tribunal estime que la décision n'est pas entachée de discrimination ou de détournement de pouvoir. Sur le fond, il rappelle que les communes ne sont tenues à l'entretien des chemins ruraux que si elles ont accepté d'en assumer la charge par des travaux de viabilité, ce qui n'est pas démontré en l'espèce. En conséquence, les conclusions indemnitaires fondées sur la responsabilité pour faute ou sans faute (rupture d'égalité devant les charges publiques) sont également rejetées. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 161-1 du code rural, L. 141-8 du code de la voirie routière et L. 2321-2 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : GARREAU

21 novembre 2025• 8ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500430

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en mars 2019, qui n'avait reçu aucune offre de la part de l'État. La juridiction a jugé que la carence fautive du préfet à exécuter cette décision dans le délai légal de six mois engageait la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Pour la période de responsabilité allant d'octobre 2019 à décembre 2022, le tribunal a estimé que M. A... subissait des troubles dans ses conditions d'existence, notamment en raison d'un loyer disproportionné par rapport à ses revenus. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A... une somme de 2 300 euros, tous intérêts compris à la date du jugement, en réparation de son préjudice moral et des troubles subis.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MOMMESSIN

21 novembre 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500436

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme C... A..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par une décision de la commission de médiation du 5 avril 2013, qui n'avait pas reçu d'offre de relogement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a jugé que cette carence de l'État engageait sa responsabilité pour la période postérieure au 25 mai 2023, une précédente indemnité ayant déjà été allouée. Pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence, notamment le maintien de son hébergement chez un tiers, le tribunal a condamné l'État à lui verser 900 euros, tous intérêts compris à la date du jugement. Cette décision est fondée sur les articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : MOMMESSIN

21 novembre 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503731

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 900 euros à M. A... pour carence fautive dans son relogement, sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 4 mai 2023, n’avait reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l’État à compter du 4 novembre 2023. Le tribunal a estimé que les troubles dans ses conditions d’existence, marqués par l’alternance entre la rue et l’hébergement chez des tiers, justifiaient cette indemnité, tous intérêts compris. L’État a également été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : BROCHARD

21 novembre 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401141

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. C..., agent de la commune de Brametot, d’une demande d’indemnisation fondée sur la responsabilité sans faute de la collectivité en raison d’une maladie professionnelle reconnue imputable au service. Le tribunal a rejeté l’argument de la commune selon lequel une faute de l’agent l’exonérerait de sa responsabilité, et a partiellement fait droit à la demande. Il a condamné la commune à verser à M. C... une somme totale de 10 000 euros, incluant l’indemnisation des préjudices liés au déficit fonctionnel temporaire, aux souffrances endurées, aux frais de déplacement et à l’assistance par tierce personne, sur le fondement des principes de la responsabilité sans faute de l’employeur public. La décision applique notamment les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux accidents de service et maladies professionnelles.

Avocat : CARLUIS

21 novembre 2025• 4 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404575

Le Tribunal Administratif de Rouen a condamné l'EPLEFPA de l'Eure à verser 6 859,70 euros à la société d'assurance L'Étoile pour défaut de paiement de la cotisation 2023 d'un contrat multi-périls sur récoltes (6 793,70 euros) et des frais de recouvrement (66 euros). La juridiction a appliqué les articles R. 612-6 du code de justice administrative (acquiescement aux faits faute de défense) et les clauses contractuelles du code des assurances. Les intérêts au taux légal courent à compter du 15 novembre 2023.

Avocat : G 2 & H

21 novembre 2025• 4 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405343

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la SAS Établissements Desormeaux d’un recours de plein contentieux contestant le décompte général du marché de travaux du lot n° 11 « Électricité » pour la restructuration de l’école Charles Perrault, et notamment l’application de pénalités de retard d’un montant de 8 250 euros. La société soutenait avoir respecté les délais contractuels. La commune du Grand-Quevilly a opposé l’irrecevabilité des conclusions en annulation et la tardiveté de la contestation du décompte général. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le décompte général était devenu définitif faute de contestation dans les délais prévus par le cahier des clauses administratives générales applicable.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

21 novembre 2025• 4 ème Chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2207264

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. H... D... et les sociétés la Miroiterie et les Ramoneurs Yvelinois d’une demande d’indemnisation pour le préjudice résultant de l’illégalité d’un arrêté de préemption pris le 11 janvier 2017 par le maire de Jouars-Pontchartrain. Les requérants soutenaient que cet arrêté était insuffisamment motivé et que la réalité du projet de préemption n’était pas établie, constituant une faute de nature à engager la responsabilité de la commune. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette décision s’appuie sur les articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l’urbanisme, qui encadrent l’exercice du droit de préemption urbain.

Avocat : MEILLARD

21 novembre 2025• 3ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2300797

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la demande de la SAS Demathieu Bard Holding 4 (DBH4) visant à obtenir la restitution d’un crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) au titre de l’année 2018. La société contestait le calcul du plafond d’éligibilité pour les salariés en forfait-jours et les salariés temporairement absents. Le tribunal a jugé que les rémunérations des salariés en forfait-jours doivent être appréciées en fonction de la durée légale du travail, et non d’une durée forfaitaire, et que le plafond doit être proratisé en cas d’absence, conformément à l’article 244 quater C du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête, l’administration fiscale ayant correctement appliqué les textes.

Avocat : DELSOL AVOCATS

21 novembre 2025• 1ère chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2311278

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. D... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018-2020, issues de revenus distribués par la SARL Colombes Courtage. Le requérant n'ayant pas répondu à la proposition de rectification pour 2018-2019, il lui incombait de prouver le caractère exagéré des impositions, ce qu'il n'a pas fait. Le tribunal estime que l'administration a établi le désinvestissement des sommes par la société, faute de comptabilité et de mise en réserve, et que M. D..., en tant que gérant et seul maître de l'affaire, est présumé avoir appréhendé les distributions. La solution est fondée sur les articles 109 du code général des impôts et R. 194-1 du livre des procédures fiscales.

Avocat : WENISCH

21 novembre 2025• 5ème Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 509664

20 novembre 2025ECLI:FR:CEORD:2025:509664.20251120• Juge des référés
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 509395

Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE

20 novembre 2025ECLI:FR:CEORD:2025:509395.20251120• Juge des référés
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2315128

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société britannique BGC Brokers LP, qui demandait la restitution de retenues à la source prélevées en 2020 sur des dividendes de source française. La société invoquait un double versement de dividendes dû à un dysfonctionnement de la plateforme T2S, entraînant un double prélèvement de la retenue à la source. Le tribunal a estimé que la société n'apportait pas la preuve d'un double versement des dividendes ni d'un double prélèvement de la retenue à la source, conditions nécessaires pour obtenir la restitution sollicitée. La décision a été rendue sur le fondement des articles 119 bis et 187 du code général des impôts.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

20 novembre 2025• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2315346

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société britannique La Perla Beauty (UK) Limited, qui sollicitait le remboursement d’un crédit de TVA de 642 666 euros au titre d’avril 2023. La société, établie hors de l’Union européenne, ne pouvait pas bénéficier de la procédure de droit commun (articles 242-0 A à 242-0 L de l’annexe II au CGI) car elle avait réalisé des livraisons de biens en France, ce qui la soumettait à la procédure spécifique prévue par la directive 86/560/CEE (articles 242-0 Z quater à 242-0 Z decies de la même annexe). Le tribunal a jugé que les opérations effectuées n’entraient pas dans les exceptions du 2° de l’article 242-0 O, rendant la demande irrecevable.

Avocat : CABINET ORATIO AVOCATS

20 novembre 2025• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402582

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C..., qui demandait la condamnation de l'État à lui verser un euro par an de 2019 à 2024 en réparation du préjudice moral résultant de l'illégalité d'un arrêté préfectoral d'éloignement du 23 janvier 2019, annulé le 15 avril 2019. Le tribunal a estimé qu'aucun lien de causalité direct n'existait entre cette illégalité fautive et le préjudice invoqué, consistant à devoir se maintenir dans un logement insalubre, car le bail de ce logement avait été signé le 29 janvier 2020, soit après l'arrêté annulé. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le préfet.

Avocat : JABOEUF

20 novembre 2025• 11ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2208750

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. Olivier Vagneux, conseiller municipal, qui demandait l’annulation d’un contrat de maîtrise d’œuvre pour un pôle culturel à Savigny-sur-Orge. Le juge écarte le moyen tiré de l’absence de délibération préalable du conseil municipal, constatant que le maire disposait d’une délégation valable pour passer le marché. Il admet que les crédits nécessaires n’étaient pas suffisamment inscrits au budget initial, mais estime que ce vice a été régularisé par un budget complémentaire adopté ultérieurement, et ne justifie pas l’annulation du contrat. La solution repose sur les articles L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales et les principes de stabilité des relations contractuelles.

Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES

20 novembre 2025• 8ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2208925

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de la SAS CDLK Services, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt innovation de 37 383 euros au titre de l’année 2021. La société n’a pas justifié que les dépenses de personnel déclarées étaient directement et exclusivement affectées à des opérations d’innovation, comme l’exige l’article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a estimé que la simple production d’une liste de personnels sans précision sur leurs contributions effectives ou leur volume horaire ne suffisait pas à établir l’éligibilité des dépenses. La requête a donc été rejetée.

Avocat : POUILLE

20 novembre 2025• 7éme chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2300924

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la SAS Seniors Services, qui contestait des rappels de TVA pour la période 2014-2018. La société, exerçant en « mode mandataire » des prestations de services à la personne, revendiquait l’application des taux réduits de 5,5 % et 10 % prévus aux articles 278-0-bis et 279 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que ces prestations n’étaient pas éligibles aux taux réduits, en application de l’article 86 de l’annexe III au code général des impôts, et a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du principe de neutralité de la TVA. La demande de décharge des rappels et des pénalités, ainsi que les conclusions accessoires, ont été rejetées.

Avocat : C/M/S/ BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

20 novembre 2025• 7éme chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306004

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. Olivier Vagneux, conseiller municipal, d’une demande d’annulation du refus implicite du maire de Savigny-sur-Orge de lui communiquer l’acte de mise à disposition d’une salle communale à un député. Le requérant invoquait les articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que l’article L. 2121-26 du code général des collectivités territoriales. La commune soutenait que le document n’existait pas, la mise à disposition ayant été convenue verbalement. Par un mémoire du 28 octobre 2025, M. Vagneux s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES

20 novembre 2025• Magistrat Corthier
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306075

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la demande de M. et Mme B... visant à obtenir la communication de permis de construire et de leurs dossiers, délivrés en 1978 par la commune de Viroflay. Le tribunal a constaté que la commune avait communiqué les documents demandés en cours d'instance, à l'exception d'un permis de construire n°1895 et de sa déclaration de conformité, qui n'ont jamais existé. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives à l'astreinte et aux frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : ROCHEFORT

20 novembre 2025• Magistrat Corthier