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Jurisprudence administrative

369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

369 339

Décisions totales

384 309

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506495

**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de communiquer une date de rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge estime que l'autorité administrative doit recevoir l'étranger et enregistrer sa demande dans un délai raisonnable. Il précise que si l'étranger démontre l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré plusieurs relances, il peut saisir le juge des référés pour enjoindre au préfet de lui communiquer une date. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) et articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (L. 431-1, L. 431-3, R. 431-3, R. 431-10, R. 431-12).

Avocat : ACTIS AVOCATS

3 avril 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2501473

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du Val-de-Marne lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de l'autorité signataire et la motivation de l'arrêté, qui se fondait sur l'absence de droit au séjour au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 611-1, 3°). Les autres moyens, dont la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.

Avocat : ACTIS AVOCATS

3 avril 2026• 10ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407215

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2023 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de Seine-et-Marne avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en constatant l'absence de ressources stables et suffisantes de la requérante, conformément aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, n'ont pas été retenus.

Avocat : PESCHANSKI

3 avril 2026• 10ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403966

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 février 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour signer la décision et que le refus, motivé par l'absence de preuve d'une résidence ininterrompue de dix ans en France, était légal au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.

Avocat : WANTOU

3 avril 2026• 10ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401072

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé les décisions du préfet de Seine-et-Marne du 18 décembre 2023 refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à un ressortissant angolais. Le tribunal a retenu un moyen d'ordre public, constatant que l'arrêté de refus de titre de séjour avait été signé par une autorité administrative incompétente, ce qui a entraîné l'annulation par voie de conséquence de l'OQTF. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de l'intéressé dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente, tout en condamnant l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés non compris dans les dépens.

Avocat : GARAVEL

3 avril 2026• 10ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401065

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a jugé que l'absence de saisine de la commission du titre de séjour par la préfète était régulière, car le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition nécessaire pour déclencher cette obligation procédurale prévue à l'article L. 435-1 du CESEDA. Le tribunal a ainsi estimé que le refus n'était pas entaché d'irrégularité sur ce point.

Avocat : BOUDIN

3 avril 2026• 10ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503002

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de rendez-vous pour une demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la demande d'admission exceptionnelle au séjour ne relevait pas de la procédure de téléservice obligatoire, mais que l'administration disposait d'un pouvoir discrétionnaire pour accorder ou refuser un tel rendez-vous, lequel n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DELBES

3 avril 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501414

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant chinois contre le refus de délivrance d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la décision préfectorale contestée était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas l'obligation d'examen sérieux de la situation personnelle du demandeur, au regard notamment de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que du code des relations entre le public et l'administration.

3 avril 2026• 8ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410256

**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement de la requête de la demanderesse. Ce désistement est prononcé car, ayant annoncé un mémoire complémentaire dans sa requête sommaire, elle ne l'a pas produit dans le délai légal de quinze jours. **Textes appliqués** : L'article R. 911-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit la sanction du désistement en cas de non-production d'un mémoire complémentaire annoncé dans le délai imparti.

Avocat : ANDUJAR

3 avril 2026• 7ème chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601076

Le Tribunal Administratif de Pau statue sur une demande de référé-suspension visant un permis de construire. Le requérant s'étant désisté de sa demande, le juge donne acte de ce désistement pur et simple. La procédure de référé est ainsi close sans examen du fond, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.

3 avril 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604704

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'un refus de visa de regroupement familial. La requête est devenue sans objet car le ministre de l'intérieur a donné instruction de délivrer les visas sollicités avant le jugement. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser 550 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour leurs frais.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

3 avril 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604686

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de la CRRV rejetant le recours contre le refus de visas de regroupement familial pour deux enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance de l'article L. 434-4 du CESEDA, erreur d'appréciation sur l'état civil) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : RIOUAL

3 avril 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309588

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle du 2 mai 2023, qui se substitue à la décision préfectorale initiale, était légale. L'administration a pu légalement apprécier l'opportunité de la naturalisation en considérant le degré d'insertion professionnelle de la requérante, au regard des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.

Avocat : REICH

3 avril 2026• 12eme chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602685

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui renonçait à sa demande d'injonction contre la préfète de l'Isère. La procédure, engagée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour mentionnant le droit au travail, est donc close sans examen au fond. L'ordonnance met fin à l'instance sans qu'aucune mesure ne soit ordonnée à l'encontre de l'administration.

3 avril 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600653

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné une demande d'injonction visant à obtenir la remise d'un titre de voyage. Le juge a constaté que le titre avait été délivré avant son ordonnance, rendant la demande sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire au requérant et en allouant une somme au titre des frais irrépétibles.

Avocat : VIAL-GRELIER

3 avril 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606181

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à contraindre l'exécution d'injonctions précédentes ordonnant au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la demande de titre de séjour d'un ressortissant étranger et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Face à l'inexécution persistante de l'administration, le juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié le dispositif des ordonnances antérieures en imposant de nouveaux délais plus stricts pour le réexamen de la demande et la délivrance du document, assortis d'astreintes financières significatives en cas de retard. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été écartée, celle-ci ayant déjà été accordée par une précédente ordonnance.

Avocat : CASAGRANDE

3 avril 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604499

**Sujet principal** : Demande en référé-liberté (article L. 521-3 CJA) visant à obtenir la convocation pour le renouvellement d'un titre de séjour et la délivrance d'un récépissé de travail. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a très probablement fait droit à la requête en enjoignant au préfet de convoquer la requérante dans un délai bref. Cette solution s'appuie sur la jurisprudence constante selon laquelle, en matière de renouvellement, un dysfonctionnement empêchant d'obtenir un rendez-vous et exposant à une perte d'emploi caractérise l'urgence. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté) et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au renouvellement des titres de séjour.

Avocat : PENTIER FRANCOISE

3 avril 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209956

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de la société de transports ambulanciers Ourson bleu, qui réclamait le paiement de frais d'attente impayés par les Hôpitaux Paris Est Val-de-Marne. Le tribunal a jugé que la facturation de ces frais d'attente était contraire aux stipulations du marché public, notamment à son article 7.1. qui prévoyait une tarification forfaitaire excluant une rémunération « au temps ». La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics.

Avocat : AERIGE AVOCATS

3 avril 2026• 10ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204497

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'une enseignante stagiaire qui demandait l'annulation de l'arrêté renouvelant son stage et sollicitait sa titularisation ainsi qu'une indemnisation pour harcèlement moral. La juridiction a jugé que le renouvellement du stage, fondé sur un avis défavorable du jury, n'était entaché ni d'erreur manifeste d'appréciation ni d'irrégularité procédurale, et que les allégations de harcèlement n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de l'arrêté du 22 août 2014 relatif au stage des enseignants.

Avocat : INGELAERE & PARTNERS AVOCATS

3 avril 2026• 10ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211505

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un professeur contestant son interdiction d'accès à son collège et sa suspension disciplinaire. Concernant l'interdiction d'accès, le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, le délai de deux mois n'ayant pas été respecté. Concernant la suspension de quatre mois, la requête a été jugée sans objet car une décision ultérieure de réintégration avait mis fin à la mesure. Les textes appliqués sont les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.

Avocat : CABINET CASSEL

3 avril 2026• 10ème chambre