Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606653
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé) pour contraindre la préfecture à enregistrer une demande de titre de séjour et à délivrer un récépissé de travail. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il considère qu'une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour est née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par le code des étrangers. Ordonner les mesures sollicitées ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet).
Avocat : ANDERSON CHERFA AVOCAT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605908
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a radié une requête en excès de pouvoir car elle constituait un doublon d'une autre procédure identique. Le juge a ordonné la radiation de la requête redondante et le versement de ses pièces dans le dossier principal en cours d'instruction. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Avocat : MARMIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602192
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir formé par M. B... contre le renouvellement de son assignation à résidence. La juridiction relève que la mesure litigieuse a cessé ses effets avant le prononcé de la décision, rendant la requête sans objet. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601672
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de renouvellement d'une carte de résident. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant dispose d'une autorisation provisoire de séjour lui permettant de maintenir ses droits, notamment celui de travailler. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Avocat : MARZOUGUI
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2400273
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation d'une décision implicite de rejet et l'indemnisation de préjudices liés à une garde à vue. Le tribunal a jugé que la juridiction administrative n'était pas compétente pour connaître de ce litige, celui-ci se rattachant à une opération de police judiciaire relevant exclusivement de l'ordre judiciaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2604120
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une première demande de titre de séjour déposée par un parent d'enfant réfugié. Le juge a estimé que le requérant, qui n'avait jamais détenu de titre de séjour auparavant, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré la durée anormale de traitement de sa demande. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner le bien-fondé de la demande de titre de séjour.
Avocat : GOEAU-BRISSONNIERE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2604117
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la suspension du permis de conduire de M. B... Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que le requérant n'a pas démontré un préjudice grave et immédiat dans sa situation professionnelle, et que les infractions commises (conduite après usage de stupéfiants, récidive) font prévaloir les exigences impératives de sécurité routière. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : LORGET
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600444
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait une mise en demeure de payer des impôts et prélèvements sociaux au titre de 2018. Le juge estime que les moyens soulevés, concernant la régularité de constatations douanières et l'assiette de l'impôt, sont inopérants dans le cadre de ce contentieux du recouvrement, ces questions ayant déjà été jugées définitives. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet par ordonnance des requêtes fondées sur des moyens manifestement inopérants.
Avocat : SAS GARBARINI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2416130
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction. Il condamne l'Etat, partie perdante, à verser au requérant la somme de 500 euros au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision implicite de refus de titre de séjour n'est donc plus contestée.
Avocat : BERREBI-WIZMAN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410998
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant, M. B..., de sa demande d'annulation du refus implicite de titre de séjour et d'injonction au préfet. Cette décision fait suite à l'absence de réponse du requérant à une invitation à confirmer le maintien de sa requête, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond.
Avocat : GARAVEL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605493
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme D... comme manifestement irrecevable. La requérante, résidant en Arménie, n'a pas respecté l'obligation d'élire domicile sur un territoire de l'UE, de l'EEE ou en Suisse, malgré une mise en demeure de régularisation. La juridiction applique les articles R. 431-8 et R. 222-1 4° du code de justice administrative pour constater cette irrecevabilité de fond.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609130
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... pour incompétence territoriale. Le litige concernant le renouvellement de son titre de séjour relevait du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, car le requérant résidait à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Le juge a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour déterminer la juridiction compétente.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601895
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un étranger demandant son relèvement d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal estime que cette demande, relevant d'une peine complémentaire prononcée par une juridiction pénale, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative. La requête est donc rejetée comme irrecevable pour incompétence, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et des articles 131-30 du code pénal et 702-1 du code de procédure pénale.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601113
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral autorisant une battue administrative. Le juge des référés constate que le requérant n'a pas introduit de recours en annulation contre l'arrêté contesté, ce qui rend sa demande de suspension irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, qui exigent un recours au fond préalable.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601012
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant s'était borné à transmettre des échanges avec la mairie de Bourges sans formuler de moyens et conclusions. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administratif, considérant que la production ne constitue pas une requête régulière.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600932
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant avait simplement transmis une copie de son courrier au recteur sans formuler de moyens et conclusions dans sa requête, ce qui ne satisfait pas aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge applique l'article R. 222-1 du même code pour rejeter cette demande ne constituant pas un recours contentieux régulier.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603501
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de délivrance d'un permis de conduire et l'injonction d'en délivrer un. Le juge estime que le requérant, qui n'a jamais détenu de permis, ne démontre pas l'urgence extrême requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour sauvegarder une liberté fondamentale. La requête est donc rejetée comme ne présentant pas un caractère d'urgence, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406971
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction, rendues sans objet par la délivrance ultérieure d'un titre de séjour. Il rejette ses conclusions sollicitant la condamnation de l'État au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative) et des honoraires d'avocat (article 37 de la loi du 10 juillet 1991). La juridiction estime qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'allouer ces sommes.
Avocat : CANS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602442
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette par ordonnance la requête de Mme A... qui demandait la réévaluation de sa note (11/20) à un concours d’auxiliaire de puériculture. Le juge administratif estime qu’il n’a pas compétence pour réévaluer une note d’examen. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au titre de l’article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600945
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction au préfet du Gard de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet avait pris, postérieurement à l'introduction de la requête, un arrêté de refus de titre de séjour, ce qui constituait une contestation sérieuse à la demande. La solution a été prise sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatif au référé "mesures utiles".
Avocat : CUZIN-TOURHAM